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C'était annoncé à l'ouverture du Festival Voix et Route Romane à Strasbourg, nous allions faire la Route des Merveilles. Le septième concert, à l'église Saint Georges à Haguenau, nous emmène sur les routes du Sud, en l'occurrence, avec les Cantigas de Santa Maria, les chants monodiques en langue du treizième siècle, le galaïco-portugais, dont certaines - sur les 427 - ont probablement été écrites par le roi de Castille Alphonse X dit Le Sage (1221-1284).
Voix et Route Romane - Canticum Novum - Photo: lfdd
Cette large palette présentée par l'ensemble Canticum Novum de Saint-Etienne, avec une variété de thèmes et d'interprétations, quelquefois des airs a capella ou des pièces instrumentales avec une belle variété d'instruments, qui vont de la vièle (Valérie Dulac, Emmanuelle Guigues, Nolwenn Le Gwern), les flûtes (Marine Sablonnière et Gwénael Bihan), même la flute kaval (Isabelle Courroy), la harpe (Marie-Domitille Murez), La nyckelharpa et la fidula (Aliocha Regnard), l'oud (Bayan Rida) le Kanun (Spyros Halaris) et les percussions (Henri-Charles Caget et Ismaïl Mesbahi) complètent
ces poèmes en hommage à la merveille de la Vierge.
Voix et Route Romane - Canticum Novum - Photo: lfdd
Les airs sont magnifiquement portés par les deux voix féminines d’Hélène Richer et de Lise Viricel, qui se complètent idéalement, et auxquelles répond celle, masculine, d’Emmanuel Bardon, le fondateur et directeur musical de l’ensemble. Les plus de vingt pièces organisées en cinq groupes nous proposent un beau panorama de ces chants monodiques et ces musiques entraînant les foules, entre prière et danse, chargées de populariser le mystère. Le choix de l'ensemble Canticum Novum de marier ces airs mariaux avec des prières arabo-andalouses, mélopées populaires de Tunisie ou de Lybie, chantées par Bayan Rida ou avec des airs du Codex de Montpellier en ancien français ou du Codex Calixtinus en latin, font se rencontrer les peuples et les cultures.
Voix et Route Romane - Canticum Novum - Photo: lfdd
Dans un brassage de pays, de langues et de religions, par la magie du pèlerinage ou de la marche (via les airs rythmés et dansants) et de l’exil voulu ou forcé, dans cette tournée de tour de chant qui démarre en Alsace pour ce nouveau programme, l’ensemble tisse des liens entre passé et présent, entre ici et ailleurs et pose ses empreintes de pas dans les oreilles des spectateurs pour les inviter à accueillir les autres cultures. La Fleur du Dimanche
Pour rappel, après le dernier concert en Alsace à Sigolsheim, le Festival Voix et Route Romane vous donne rendez-vous à Metz en Loraine samedi 22 septembre et à Saint-Dié-des-Vosges le dimanche 22 septembre
Pour la rentrée 2019/20120 l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg et son chef Marco Letonja ont fait un très beau cadeau à son public: Un concert de très haut niveau autour de l'âme russe avec, en prime le magnifique pianiste virtuose qui la représente au mieux: Nikolaï Lugansky.
Orchestre Philharmonique de Strasbourg - Stravinski - Photo: lfdd
Un programme en trois points de vues qui cernent le tournant du 19ème au 20ème siècle et, pour commencer la version orchestrale de l'archi-connu "Lac des Cygnes" de Tchaïkovski, la "suite opus 20a". Déconnectés de l'image et de la danse, nous nous retrouvons à la réinventer, en même temps que nous nous imaginons les cygnes, petits et grands dans leur environnement, ou le prince et la princesse filer le parfait amour passionné. La Scène I (acte 2, n° 10) nous plonge avec son air lancinant dans la magie du conte et la Valse (acte 1, n°2) nous entraine dans le mouvement, tandis que la Danse des petits cygnes (acte 2, n° 13/5) frétillante à souhait nous fait sourire. Changement d'ambiance avec l'Introduction et la danse de la reine des cygnes (acte 2, n° 13/5) qu'introduisent le dialogue à la harpe (Pierre-Michel Vigneau) et le violon (la super soliste Charlotte Julliard) dans une tristesse infinie. Heureusement la Danse Hongroise (Czardas, acte 3, n° 20), à la fois puissante et légère et la Scène finale (acte 4, n° 29) célèbrent la passion amoureuse. La direction limpide de Marco Letonja de cette superbe suite et l'interprétation claire et limpide de l'orchestre nous ont fait découvrir les finesses de l'orchestration et le talent des musiciens.
Pour la deuxième pièce, le virtuose Concerto pour piano n° 2 en sol mineur opus 16 de Serge Prokofiev, le prodige Nikolaï Luhgansky nous a transportés de ses doigts qui volent sur le piano. Son toucher à la fois clair et velouté nous a emmenés, secondé par l'orchestre, dans un tourbillon éblouissant. Cette pièce créée par Prokofiev à l'âge de 22 ans (mais remaniée en 1923) est variée et ses quatre mouvements ( I. Andantino- Allegretto - II. Scherzo (Vivace) - III. Intemezzo (Allegro moderato) - IV. Finale (Allegro tempestoso)) installent une atmosphère populaire et dansante tout en gardant une coloration grave et sombre. Le bis au piano de Nikolaï Luhgansky, après les nombreux rappels -mérités - du public libéra un peu de cette tension grâce à un toucher plus clair et lumineux.
La dernière partie de la soirée fut consacrée à la version orchestrée par Maurice Ravel des Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski, une série de photographies sonores de paysages ou de scénettes, lièes par une Promenade qui permit à l'orchestre de présenter différentes variations d'un thème par les instruments (trompette, vents, bassons, cordes,...) pour une douzaine de "situations imagées": un gnome qui marche, un château et son troubadour (saxophone), un chariot tiré par des boeufs, des petits poussins, un dialogue entre deux juifs (une trompette bouchée), des commères sur un marché à Limoges, des catacombes et un souterrain, une sorcière.. pour finir par La Grande Porte de Kiev, pièce grandiose pour laquelle est sonnée une énorme cloche (qui a été offerte à l'Orchestre par l'association Euterpe) et qui clôt ce magnifique concert. Si vous l'avez raté, vous pouvez le voir bientôt (en octobre) sur Arte. Sinon il vous reste la possibilité si vous êtes étudiants d'aller voir gratuitement l'Orchestre Philhamonique de Strasbourg en concert le 18 septembre à l'Université (Piazzola, Beethoven) Ou si vous êtes du côté de Hochfelden, Gambsheim ou Orschwiller vous pouvez assister à l'un des concerts décentralisés avec Bartok, Piazzola, Beethoven, le 19, 20 ou 21 septembre. Sinon, le reste de la saison promet encore de belles heures de musique... La Fleur du Dimanche
Même pendant les ouvertures de la Rentrée, le Feuilleton des expositions de l'été continue... En attendant quelques images des expositions qui démarent à partir du jeudi 12 septembre (Galerie Bertrand Gillig avec Bruno Gadenne, Christophe Tailleur qui expose Louis Danicher, WithoutArtGallery avec André Kneib, Benoit Decque et ses "pommes" à la Galerie K et Hervé Bohnert, Rosemarie Koczy et Francine Mayran chez J.P. Ritsch-Fisch), je vous invite à faire un tour à la campagne au Nord de Strasbourg. D'une part à Drusenheim - avec une escapade en Allemagne après avoir passé le Bac; avec la présentation annuelle de Plakat Wand Kunst et une bonne trentaine d'artistes français(es) et allemand(e)s à découvrir: Un premier lot:
Puis dans le Jardin de la Ferme Bleue à Uttenhoffen, où Alain Soulier et Jean-Louis Curat, après avoir présenté Morgane Salmon cet été vous invitent à revoir quelques artistes qu'ils ont accueili(e)s ces dernières années avant de fermer pour l'automne. Et là quelques images des céramiques colorées de Morganes Salmon: a venir... Et pour la suite au Jardin ,voicie le programme: du 08 au 22 septembre « Ils sont passés par ici… » Arts et divertissements sont le thème cette année des Journées Européennes du Patrimoine. C’est ainsi qu’au Jardin de la Ferme Bleue à Uttenhoffen Alain Soulier et Jean-Louis Cura ont eu l’idée pour cette occasion de sortir de leur réserve une partie des œuvres des artistes qui ont successivement occupé les lieux. Sur cette liste qui n’est pas exhaustive figure une vingtaine d’entre eux, peintres, sculpteurs, plasticiens : Rainer BONK Geneviève BOUTRY Véronique BOYER Philippe BRUNETEAU Jean-Louis CURA Christian FUCHS Tania GERTZ Antoine HELBERT Joseph KIEFFER Florence LAUBLE Aurélien LORTET Jacques LORTET Marie-Rose LORTET Edgar MAHLER Geneviève MÜNCH Brigitte PELEN Morgane SALMON Danielle SCHIFFMANN Francis SCHNEIDER Alain SOULIER Evelyne WIDMAIER C’est une manière de rendre hommage à ces créateurs qui au fil des ans ont su profiter de cet endroit au label « Jardin Remarquable » et su également étonner, amuser ou intriguer les visiteurs toujours avides de nouveautés. A suivre Bonnes Visites La Fleur du Dimanche P.S. Pour la suite au
L'on connaissait déjà l'engagement pédagogique de Bruno Bouché, le directeur artistique du Ballet de l'Opéra National du Rhin, la gran partita, spectacle chorégraphié autour de la Sérénade N° 10 en si bémol majeur de Wolfgang Amadeus Mozart, en 7 mouvements est la preuve concrète de cette volonté d'ouverture et de soutient à ses jeunes et talentueux-euses danseurs-euses.
En sept pièces, épousant les sept mouvements de cette presque symphonie de musique de chambre, sept danseurs se retrouvent chorégraphes d'eux-mêmes ou de leurs collègues pour une soirée légère et variée. Et les sept mouvements, interprétés à l'arrière de la scène par treize vents* de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg, dessinent devant nous un puzzle de sensibilités et de création diverses portées par des interprètes* de très grande qualité.
Le premier mouvement, interprété par deux hommes en maillots rétros (Pierre-Emile Lemieux-Vienne (chorégraphe) et Marin Delavaux) nous présentent avec humour une danse grotesque et comique de pantins entre élans d'athlètes et jeux sexuels enfantins (ou pas).
Suit le solo d'un chevalier nu au bras armé d'une épée et couvert d'une armure (Marwik Schmitt -chorégraphe), sorte de Saint Sébastien tiraillé entre l'envol extatique et la chute, entre l'emphase et le geste minimaliste et discret. Comme le dit dans son texte d'intention Marwik Schmitt citant Carlos Castaneda: "L'art du guerrier consiste à équilibrer la terreur d'être un homme avec la merveille d'être un homme."
Le troisième mouvement Adagio - "Tresses" est un trio où les deux femmes en robe d'un léger tissus blanc (Noemi Coin et Alice Pernao) font des arabesques élégantes dans un style néo-classique autour de l'homme à la pointe de ce triangle (Jesse Lyon - chorégraphe).
Le mouvement suivant, un menuetto alegretto, formidablement dansé et chorégraphié par Eureka Fukuoka se décline sous une sorte de pantomime entre le personnage et des fantômes qui se cachent et se révèlent derrière des rideaux de tulle.
Je vous invite à voir son improvisation "In the window" qui donne un peu l'esprit de cette chorégraphie:
Pour le cinquième mouvement, Romance, Pierre Doncq a trouvé une interprète merveilleuse en la personne de Dongting Xing(que l'on a vu en Maria noire dans Maria de Buenos Aires). Son magnifique corps se révèle au fur et à mesure avec la lumière (Marco Hollinger) dans une danse par saccade, tétanique puis sur pointes en marchant autour de la scène pour finir dans une envolée lumineuse qui s'accélère en majesté. Sa gestuelle épurée révèle le corps dans toute sa séduction.
Le sixième mouvement, en trois parties voit une chorégraphie de Mikhaël Kinley-Safronoff en superbe duo avec Monica Barbotte où les corps se répondent en toute harmonie et rythment avec stupeur et tremblements et quelques disparitions qui laissent au spectateur le soin de réinventer la chorégraphie qu'il rejoue dans sa mémoire, emporté par des fantômes qui traversent, hiératiques, la scène. Il s'achève sur un "accéléré" en symbiose avec la musique.
La pièce se termine avec un duo engagé et voltigeant, très physique de Ruben Julliard (chorégraphe) et Olivier Oguma qui dialoguent, se répètent et se répondent en une dé-marche rapide.
La soirée aura prouvé que des étincelles de création n'attendent que les brindilles de mouvement pour prendre corps dans un feu d'artifice de plaisir dansé. Plaisir partagé par le public, ravi du spectacle:
La Fleur du Dimanche A STRASBOURG - Opéra National du Rhin mardi 3 septembre 20 h mercredi 4 septembre 20 h Et si vous avez raté le spectacle du Ballet de l'Opéra National du Rhin, grâce à Szenik, vous pouvez en voir un extrait sur la chaîne Youtube, produit par Ozango et l'Opéra National du Rhin:
LA GRAN PARTITA [CRÉATIONS] Coproduction avec l'Orchestre philharmonique de Strasbourg Musique Sérénade n° 10 « Gran Partita » de Wolfgang Amadeus Mozart * Danseurs-chorégraphes: Pierre Doncq, Eureka Fukuoka, Rubén Julliard, Mikhaël Kinley-Safronoff, Pierre-Émile Lemieux-Venne, Jesse Lyon, Marwik Schmitt Danseurs: Monica Barbotte, Marin Delavaud, Ana Karina Enriquez-Gonzalez , Brett Fukuda, Rubén Julliard, Mikhaël Kinley-Safronoff, Pierre-Émile Lemieux-Venne, Jesse Lyon, Alice Pernão, Ryo Shimizu, Hénoc Waysenson, Dongting Xing * Orchestre philharmonique de Strasbourg
Hautbois: Sébastien Giot, Guillaume Lucas Clarinette/cor de basset: Sébastien Koebel, Stéphanie Corre, Manuel Pouillet, Alain Acabo Basson: Rafael Angster, Philippe Bertrand Cor: Alban Bernache, Sébastien Lenz, Patrick Cailleret, Jean-Marc Perrouault Contrebasse: Gilles Venot Ballet de l'Opéra national du Rhin
L'été a été une période de rencontres, comme je le disais dans mon billet de "fausse rentrée" du 25 août: rencontres avec des ami.e.s, connu.e.s ou inconnu.e.s et également des rencontres avec l'Art dans de multiples lieux - galeries, centres d'art, musées, fondations,... - en Alsace, Allemagne, Suisse, mais également un peu plus loin. Certaines expositions sont encore visibles - ne tardez pas si vous souhaitez voir ces oeuvres "en vrai", sinon, j'espère que les quelques images que je vais égrener au fur et à mesure des "excursions" vont vous donner envie d'aller voir les expositions suivantes. Pour commencer, passons la frontière pour aller à Baden-Baden où pas moins de trois structures l'une à côté de l'autre nous proposent toujours des expositions de très bon niveau. Et ayons une pensée particulière pour Frieder Burda, le fondateur du Musée Burda qui nous a quitté le 14 juillet 2019. C'est d'ailleurs une date symbolique puisque l'exposition en cours "Ensemble - Centre Georges Pompidou - Museum Frieder Burda" présente la collection de ces deux Musées (Frieder Burda était le seul Allemand à faire partie de la comission d'acquisition du Centre Pompidou). Et ce 14 juillet, Fête Nationale française, le Musée proposait une entrée gratuite pour les couples franco-allemands. Frieder Burda, fils d'industriel et de collectionneur a posé son acte fondateur de collectionneur en achetant en 1968 à Kassel une toile découpée de Lucio Fontana. Il a suivi et soutenu Gerhard Richter, Sigmar Polke, Max Baeckamn, Georg Baselitz et bien d'autres peintres allemands mais il a également dans sa collection des toiles tardives de Picasso et des artistes américains contemporains. L'exposition en cours permet de confronter les collections dans l'Art en France et en Allemagne. En voici un courte sélection, à commencer par une mise en abime d'une toile de Gerhard Richter et sa version par Jean-Olivier Hucleux avec le portrait du collectionneur.
Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter: Party -Jean-Olivier Hucleux: Portät Frieder Burda - Photo: lfdd
Et quelques oeuvres de Jean-Michel Othoniel, Sigmar Polke, Gerhard Richter, Markus Lüpertz, Georg Baselitz et une composition photographique de Maurice Tabard.
Musée Frieder Burda - Ensemble: Jean-Michel Othoniel - Photo: lfdd
Musée Frieder Burda - Ensemble: Sigmar Polke - Cameleonardo da Willich - Photo: lfdd
Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd
Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd
Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd
Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd
Musée Frieder Burda - Ensemble: Markus Lupertz - Execution - Georg Baselitz - Dresdner Frauen Giebe - Photo: lfdd
Musée Frieder Burda - Ensemble: Maurice Tabard - Composition - Photo: lfdd
Juste à côté du Musée Frieder Burda, il y a même un passage qui joint les deux bâtiment, à la Kunsthalle, vous pouvez actuellement voir l'exposition Nina Canell jusqu'au 20 octobre. Si vous avez raté la précédente, "Psyche als Schauplatz des Politischen - La Psyché comme scène du Politique", c'est bien dommage, elle était "gratinée"... En voici quelques vues:
Kunsthalle Baden-Baden - Psyche als Schauplatz des Politischen - Photo: lfdd
Kunsthalle Baden-Baden - Psyche als Schauplatz des Politischen - Photo: lfdd
Kunsthalle Baden-Baden - Psyche als Schauplatz des Politischen - Photo: lfdd
Le troisième musée, à Baden-Baden, le LA8, Musée des Sciences et des techniques avu sa précédetne exposition s'achever (Schein oder Sein - Paraitre ou être) ddié à la représentation de la représentation de soi. Vous en aurez quelques images bientôt. La prochaine "Die Welt von Oben - der Traum vom Fliegen im 19en Jahrhundert" - Le Monde vu d'en haut - le rêve de voler au 19ème siècle démarera le 28 spetmebre 2019. Nous en parlerons. Une autre exposition à ne pas rater en Allemange, c'est à Durbach, le Musée Hurrle expose sous le titre "Kunst Cosmos Oberrhein" jusqu'au 13 octobre un large panorama des artistes (plus d'une centaine vraimaent importants) ayant travaillé dans le Rhin Supérieur de part et d'autre du Rhin. Une exposition majeure à ne pas rater. Quelques images pour commencer:
Musee Hurrle - Daniel Depoutot - Photo: lfdd
Musee Hurrle - Dan Stephan - Eux trois - Photo: lfdd
Musee Hurrle - Gérard Haug - Petit conte pour enfant sage - Photo: lfdd
Musee Hurrle - Eva Schaeuble- Episode - Photo: lfdd
Pour sa vingt-septième édition, le Festival Voix et Route Romane sous la houlette de Denis Lecoq et sa formidable équipe de passioné.e.s explore les voies du merveilleux à tous les niveaux, dans le coeur humain, la nature, les femmes, les miracles (Saint Nicolas ou la femme et la Vierge), la culture persane, les métamorphoses ou l'amour... L'amour qui nous guidera beaucoup dans cette série de onze concerts du Nord au Sud de l'Alsace - de Surbourg à Sigolsheim en faisant même un saut en Lorraine à Metz et dans les Vosges à Saint-Dié. L'ouverture, le vendredi 30 août à Strasbourg, dans l'église Saint-Etienne, comme l'année dernière ( voir le billet du 31 août 2018 - Voyage dans l'espace et le temps roman avec la voix dans tous ses états) a joué sur l'amour, surtout courtois et les airs de troubadours, anonymes ou des poètes comme Guillaume Dufay (1397 env. - 1474) ou Gilles Binchois ( env. 1400 - 1460) ou encore Jabob Selenches ou Hayne van Ghizeghem... et Charles d'Orléans.
L'ensemble Speculum Musicae - Le Miroir de Musique de Bâle sous la direction artistique de Baptiste Romain, nous a proposé une belle variation de morceaux instumentaux - sur des instruments anciens comme la vièle à archet (Baptiste Romain et Elisabeth Rumsey), luth et giterne (Marc Lewon), harpe et organetto (Claire Piganiol) et également cornemuse (Baptiste Romain) et de pièces vocales soit en choeur (Jessica Jans, soprano - Dina König, contralto - Jacob Lawrence, ténor - Vincent Lièvre-Picard, ténor) soit en pièces solo ou duo voix et instruments, allant vers une variéte d'interprétations au fur et à mesure de la soirée. Pour la pièce (anonyme) "Belle que rose vermeille" par exemple, Jessica Jans chante en enluminures ce tendre et beau poème d'amour.
Les pièces portent toutes une atmosphère douce et très intime - quelques-unes jouant sur le désir et la séduction. Pour "Ne je ne dors ne je ne veille" de Guillaume Dufay, la douceur de l'interprétation contraste avec l'embrasement des sens. Nous passons par une déclinaison de l'amour courtois - il est question de rose et de balade gracieuse - et les thèmes deviennent plus osés (la puce à l'oreille qui empêche de dormir: Ostez la moy de mon oreille - cest pusse qui me reveille...) et alternent avec l'attente amoureuse (Las, pourray je mon martire celer, De quatre nuys kes trois veillier,). L'entrée en scène de la cornemuse jouée par Baptiste Romain dans la pièce de Hugo de Latins "Chanter ne scay ce poysse moy" revigore l'assemblée par son allure dansante et un peu martiale, de même que la très dansante "Amour servir et honourer" d'après Arnold de Lantins. Le poème de Charles d'Orléans "Quant je fus prins au pavillon" étant le summum de la la chanson d'amour enflammée: "Quant je fus prins au pavillon de ma dame, tres gente et belle je me brulé a la chandelle aisni que fait le papillon. Je rougy comme vermeillon aussi flambant q'une estincelle, Quant je fus prins au pavillon de ma dame, tres gente et belle."
Après cette belle et envoûtante soirée de inaugurale, dont le rappel fut un chant religieux de Saint Bernard de Clairvaux, la suite du programme promet encore de beaux moments d'enchantements dans de magnifiques lieux égrenés tout au long de la Route Romane*. Le festival qui se déroule sur quatre week-ends, se termine en Lorraine pour le dernier week-end le 21 et 22 septembre (un service de bus est prévu à partir de Strasbourg). Bons concerts La Fleur du Dimanche * Le programme complet est sur le site de Voix & Route Romane: https://www.voix-romane.com/
La pause aura duré un mois, un mois de repos, de voyages, de rencontres amicales, sympathiques et chaleureuses... et de découvertes floristiques. Et les retrouvailles surprise d'une fleur rare, vue il y a deux ans dans une cour du Marais à Paris: L'Oeil de Paon ! Souvenez-vous, en juillet 2017 dans mon billet (Le Blob de l'été n'était pas une blague et le Blog appelle à l'aide) j'avais demandé de l'aide pour identifier cette fleur revenue récemment dans les "souvenirs" des réseaux sociaux et dont une amie avait retrouvé le nom*.
Je l'ai vue, de nuit, dans une rue d'un village du Haut-Doubs, fermée, pointue, ressemblant à une tulipe et, le lendemain, ouverte et géante:
Oeil de Paon - Photo: lfdd
La pluie là-dessus la nuit suivante l'a bien transformée:
Oeil de Paon sous la pluie - Photo: lfdd
Elle n'était pas seule:
Oeil de Paon - Photo: lfdd
Comme c'est la rentrée - littéraire aussi, j'écris neuf, en clin d'oeil à un sondage et pour vous annoncer qu'un livre inédit de neuf nouvelles de Marcel Proust vous permettra de vous coucher de bonne heure et de lire ces nouvelles. De mon côté, je ne me prends pas pour un écrivain et ne fais pas non plus ce qu'Aurélien Bellanger révèle au Monde (cf. l'extrait ci-dessous), je ne me fais pas payer:
Je vous offre juste une citation du livre d'Odessa Moshfegh "Mon année de repos et de détente" dans l'article d'Adrienne Boutang "L'abus de psychotropes est avantageux pour la personnalité"
Dans cet article apparaît le mot "Onomastique" et curieusement sur la page précédente, au sujet du livre "Forêt-Furieuse" de Sylvain Pattieu dans l'article de Nils C. Ahl, le mot a pour ainsi dire traversé la feuille. Mystère des mots... Mystère de la musique aussi, j'entends le disque de Selena Gomez "Revival" avec "Camouflage" que je vous propose ci-dessous, ainsi que les deux versions de son clip de "I Can't Get Enough" et je découvre d'une part que pour guérir de son addiction à Instagram (elle a 150 millions de "followers") elle consulte son compte sur le téléphone d'une amie et ... qu'elle joue dans le prochain Woody Allen avec Elle Fanning et le superbe Timothée Chalamet. Voici la bande annonce:
Selena Gomez Camouflage avec les paroles:
benny blanco, Tainy, Selena Gomez, J. Balvin - I Can't Get Enough (Official Music Video)
J Balvin, Selena Gomez, No Puedo Mas -(Official Video)
Et pour finir, pour celles et ceux qui n'ont pas aimé la "relève", un hommage aux "vieux" chanteurs:
Bon Dimanche La Fleur du Dimanche *C'est un Tigridia pavonia, l’espèce la plus connue du genre Tigridia, de la famille des iridacées. Les noms communs incluent le lis du capuchon, la fleur de paon mexicain, l’iris du tigre et la fleur de tigre. L'espèce est répandue dans une grande partie du Mexique, ainsi qu'au Guatemala, en El Salvador et au Honduras, d'après Wikipédia.