dimanche 5 avril 2020

Couleur 19: Peur bleue, colère noire et verte nature

Une photo de fleurs, une vidéo, un TVA et des chansons pour ce dimanche.
La fleur, à vous de trouver:


Feuilles et fleurs de confinement - Photo: lfdd

Pour le TVA, je reviens creuser le sujet du stress et du fatalisme dont 
Bertrand Picard  a parlé le 28 mars dans l'épisode 10 de Court-19: Prenons de la hauteur.


Feuilles et fleurs de confinement - Photo: lfdd

Aujourd'hui je profite de la tribune de Roger-Pol Droit dans le Monde des livres de vendredi 3 avril qui nous parle de la peur et de l'angoisse (la peur a un sujet, l'angoisse n'en a pas) et nous cite Kierkegaard à propos de l'hypocondriaque qui "a peur du moindre rien mais quand c'est le tour des vrais événements, il commence alors à respirer, et pourquoi? Parce que cette réalité grave n'est cependant pas si terrible que le possible qu'il avait formé de lui-même et dont la formation employait toute sa force, tandis qu'à présent il peut l'employer toute contre la réalité."
Comme le dit Roger-Pol Droit en parlant de Socrate qui explique au général Lachès: "Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de se battre malgré la trouille. En revanche, on ne se délivre pas de l'angoisse. Il arrive évidemment d'en être plus ou moins transi. Mais personne ne peut s'en dire tout à fait totalement exempt, à jamais délivré, puisque l'angoisse est métaphysique, religieuse, existentielle, indépassablement humaine. [...] l'angoisse est sans couleur, alors que la peur est bleue"
Bleue comme la terre!

Je cite Eugène Ionesco
"J'aime ma névrose. Je ne veux pas guérir. C'est de là que me vient cette peur bleue, cette panique dès la nuit."
Mais il vaut mieux entre dans une colère noire pour s'en débarrasser!

Ou alors, faire zen, et quoi de mieux pour se calmer que de se mettre dans un coin de nature bien verte. Alors, avec la vidéo, je vous emmène dans la verdure en plein coeur de la ville, avec les oiseaux qui chantent et la rivière qui coule, relaxant, non? Respirez!




Si une vision ne vous suffit pas à vous relaxer, laisser tourner en boucle...


Pour les chansons, tout d'abord, par le groupe Peur Bleue - Malgré tout



Et plein de couleurs, jaune, rouge, noir.... 





Et encore plein de musiciens de l'Orchestre National de France qui, de chez eux, jouent le Boléro de Ravel - un sacré challenge:





Portez-vous bien,

La Fleur du Dimanche  

vendredi 3 avril 2020

Résumé des Court-19, les 14 épisodes précédents avec Fleurs, TVA, vidéos et chansons

En ces temps de chamboulement, je vous ai proposé pendant 14 jours une photo de fleurs, une vidéo, un TVA et des chansons... 
Ces 14 jours ont été longs, mais vous avez sans doute aussi été très occupé(e)s et vous n'avez pas pu suivre l'ensemble des épisodes.
Je vous fais donc ici un court "résumé" des épisodes précédents et vous offre une poignée de fleurs déjà en floraison (oui, déjà...), Les glycines:


Glycines en fleur - Photo: lfdd


Episode 1: Frêne ... ou Freine

La photo de l'épisode 1 était une fleur d'érable à feuilles pennées (au départ je pensais que c'était un frêne, induite en erreur par un première identification).
Le TVA est le texte de la chanson en V.O. et sa traduction
La vidéo vous offre les mêmes fleurs en mouvement et les oiseaux en fond sonore
Pour les chansons, d'abord "J'ai demandé au frêne" une chanson d'amour russe et sa version en français et puis la chanson "Frêne" de Louise O'sman, vous la connaissiez? Non? Alors écoutez tout cela ici:
Court-19 : Episode 1 - Frène dans le virage


Episode 2: Le printemps loin des foulles que...

Pour l'épisode 2, les fleurs sont, une fleur de pissenlit précoce et des fleurs de saule.
Le TVA parle de la "modestie" (avec une définition originale) et du courage et un poème de Jacques Darras.
La vidéo, sous le saule, offre un spectacle de Printemps entre deux foulques.
Pour les chansons, je vous fais découvrir Clara Ysé, Birds on a Wire et la référence Léonard Cohen.
Court-19 : Episode 2 - Le printemps du courage loin des foulques


Episode 3: Le printemps est passé, brrr...

Pour l'épisode 3, les fleurs sont en bourgeons, les fleurs de poirier en ce jour de Printemps et le TVA (texte du TVA) va nous mettre le Poème "Printemps" de Jehan Rictus au goût du jour - en version rap avec le (Bien nommé ?) Virus!
La vidéo, surprenante présent de drôles de bestioles - je vous laisse en deviner le contenu. Dites-moi ce que vous y avez vu:
Court-19 : Episode 3 - Le jour du printemps est passé, un coup de froid aussi


Glycines en fleur - Photo: lfdd

Episode 4: Le rire est-il con... finé?

Pour l'épisode 4, variation autour du cerisier: un cerisier en fleurs, un autre du Japon, et un disparu, mais où? Avez-vous une réponse? Je les attends.
Le TVA est conséquent, il présente l'enquête historique "La civilisation du rire" réalisée par l'historien Alain Vaillant.
Pour la vidéo, une variation chantée autour des Serres chaudes dans une église froide...
Et en prime les fleurs de poirier et une superbe panorama de chansons pleines d'humour (Claude François, Gainsbourg X2, Serge Reggiani et Ramon Pipin (celui d'Au Bonheur des Dames) Que du lourd!
Court-19 : Episode 4 - Le rire est-il confiné, l'humour est-il con fini ?


Episode 5: Arrêter le manège...

Pour l'épisode 5, la fleur dont le nom m'a été "soufflé" par l'amie Dominique-Anne, est un bergénia (X2).
Le TVA, revient par le biais d'un hasard (d'une rencontre) avec le "Journal 2018" d'Albert Strickler - un feuilleton quotidien qui va lui aussi revenir plus loin - à Jehan Rictus (cité à l'épisode 3) dont nous apprenons (par A. Strickler) qu'il a battu le record de longueur du "Journal" d'Amiel an écrivant 35.000 pages... La Fleur du Dimanche a encore du pain sur la planche (Albert Strickler avec ses 500 pages annuelles encore quelques années...)
La vidéo, que je vous conseille est "historique", c'est un petit manège qui était installé dans une petite salle à Venise lors de la Biennale 2009 dont je disais: "Tourne le manège et sa musique lancinante, une oeuvre de Choe U-ram: Merry-go-round de 2009, dans l'exposition "Wo is Alice?" organisée par le National Museum of Contemporary Art de Corée, au Spazio Lightbox, Cannaregio, calle Fontana 3831 à Venise - Italie."
Pour les chansons tout tourne autour... du manège.


Episode 6: Hommage aux 1001

Pour l'épisode 6, un hommage (appuyé) au groupe des 1001 (les deux artistes féminines qui font de la vie de l'art ou de l'art de la vie de mille et une manière). A l'occasion d'un (presque) pari d'avoir 1001 ami(e)s et 1001 fleurs sur Facebook, j'ai créé ce groupe 1001 Fleurs - 1001 amis en commençant à publier toutes les fleurs parues sur le blog de La Fleur du Dimanche et en "ouvrant" le groupe à toutes celles et tous ceux qui aiment les fleurs pour les partager.
Le chiffre de 1001 fleurs partagées est arrivé bien avant que j'aie pu publier 1001 fleurs (j'en suis à 170 - presqu'autant que de membres du groupe) et 818 amis (j'approche des mille...).
C'est aussi l'occasion de présenter le travail des "1001" qui est exposé (mais non visible" actuellement) à Pfaffenhoffen, ainsi que leurs propositions sur internet.
La vidéo est une séance de "Travaux pratiques" qu'elles envoient à leurs abonnés: en cette période de confinement: "Se tourner les pouces"


Glycines en fleur - Photo: lfdd


A suivre...

Portez-vous bien

La Fleur du Dimanche

mercredi 1 avril 2020

Post-Corot: David Hockey vous offre 10 peintures via La Fleur du Dimanche

Ce n'est pas un Poisson d'Avril, David Hockney qui vit dans une maison qu'il a achetée en Normandie vous offre en ces temps de chamboulement  dix peintures qu'il a réalisé sur son Ipad - dont une animée....
Elle ont été offertes via la BBC qui a échangé avec lui et a publié ces dessins dans un article de Will Gompertz éditeur d'art "David Hockney shares exclusive art from Normandy, as 'a respite from the news'" 
Sans plus attendre, les voici:



Et voici celle animée:


Vous pouvez voir l'animation en "plein écran" en cliquant en bas à droite de l'écran sur le bouton:

Le voici dans son jardin à sa table à dessin avec son chien Ruby, une photo de Jean-Pierre Gonçalves de Lima:




Je vous offre en prime les quatre vues de sa maison, si vous passez dans le coin, dites-lui bonjour de ma part:




Portez-vous bien

La Fleur de Dimanche

Court-19 : Episode 14 - Dernier épisode - Consigné pour avoir acheté des fleurs

En ces temps de chamboulement, une photo de fleurs, une vidéo, un TVA et des chansons... 
Il vaut mieux rester à l'intérieur... La preuve?
La Fleur ayant voulu chercher sa fleur quotidienne se retrouve derrière les barreaux:


La Fleur Consignée - Photo: lfdd


En espérant pouvoir ressortir bientôt


Portez-vous bien 

La Fleur du Dimanche

mardi 31 mars 2020

Court-19 : Episode 13 - Des nouvelles d'Allemagne: Porter un nom avec courage - Ne m'oubliez pas.

En ces temps de chamboulement, une photo de fleurs, une vidéo, un TVA et des chansons...
La photo du jour, le myosotis, aussi appelé "oreilles de souris", qui est d'ailleurs la traduction de son nom grec (mys, myós, « rat, souris » et οὖς, ωτός / oûs, ōtós, « oreille », en référence aux feuilles arrondies et velues):


Myosotis - Vergissmeinnicht - Photo: lfdd

En allemand elle est aussi appelée Vergissmeinnicht, car selon une légende, un chevalier et sa dame se promenaient le long d'une rivière. Quand il se pencha pour lui cueillir une fleur, il perdit l'équilibre et tomba à l'eau. Il allait se noyer et lança la fleur vers sa dame en criant "Vergiss mein nicht" (Ne m'oubliez pas).

Pour le TVA, l'histoire est celle de Ferdinand von Schirach, né en 1964. Son grand-père, Baldur était le chef des "Jeunesses hitlériennes" à Vienne et responsable de la déportation de 185.000 juifs des environs de Vienne - C'est aussi à lui, entre autres, que l'on attribue (à tort la citation "Quand j'entends le mot «culture», je sors mon revolver". Ferdinand von Schirach, d'abord juriste (même s'il entreprend ces études tardivement - ile devient avocat en droit criminel en 1994), écrit mais ne publie son premier recueil de nouvelles "Crimes" qu'en 2009. Il le signe de son nom, alors que son cousin Benedict von Schirach choisit un pseudonyme de Wells poue ses livres. Il l'explique ainsi dans l'article de Nicolas Weil "L'éclat du droit" de Nicolas Well dans le Mode des Livres du 6 mars 2020:
"Je ne suis pas coupable des crimes commis par mon grand-père, mais je porte une responsabilité associée à ce nom, qui consiste à faire en sorte que ces crimes ne se reproduisent plus. Prendre cette responsabilité représente une grande partie de ma vie. Tout ce que j'écris en participe un peu.
Il ajoute aussi:
"Je veux monter que nous passons notre vie à pardonner à tous, à notre partenaire, à nos enfants... mais pas à nous-mêmes. Nous nous jugeons impardonnables."
A propose de la justice, il dit:
"Au Moyen-Age régnait en Europe la "pénalité automatique", qui jugeait le fait et non le pourquoi du crime. On tranchait la main d'un voleur de pommes sans se préoccuper de ses motivations. Depuis les Lumières, la perspective a changé. La sanction correspond au degré de culpabilité de l'accusé et non au fait lui-même, et 'est ce qu'on évalue dans un procès aujourd'hui. Qu'un meurtrie tue avec un revolver ou un couteau n'a plus pour moi aucun intérêt."
Ce juriste précis et tranchant n'écrit que des nouvelles:
"Dans un procès pénal, on passe un homme en revue en cinq, six, ou même huit jours, depuis son enfance jusqu'au meurtre de sa femme. La nouvelle force aussi à la limpidité et la sobriété. Jamais je n'écrirai un roman de 800 pages. Au contraire, mon ambition est de parvenir à une forme encore plus brève."
Il avoue d'ailleurs sur son écriture:
"J'écris très lentement. Une page par jour est beaucoup pour moi, et je réécris chaque passage une vingtaine de fois."
Et conclut:
"Dans chacun de mes livres, je ne puis trouver que deux ou trois phrases qui me donnent entière satisfaction."
Pour vous laisser juge, voici un "extrait" de son dernier livre "Sanction":





La vidéo du jour, ce seront ces cygnes qui nous font penser à un roi allemand:





Pour les chansons, tout d'abord, je vous demanderai de ne pas oublier une grande chanteuse française qui est devenue célèbre en Allemagne, la demoiselle Mireille, d'Avignon et qui ici chante en Allemand "Un dimanche à Avignon - Vergissmeinnicht":





Et du côté Autrichien, les Myosotis existent aussi, grâce à Solarkreis:




Et puis Johnny qui chante "Ne m'oublie pas":



Et puis se souvenir de Christophe, qui chante les "Mots Bleus", bleus comme les myosotis:





Portez-vous bien

La Fleur du Dimanche

lundi 30 mars 2020

Court-19 : Episode 12 - Court instant avec Albert Strickler, poète, diariste, éditeur,...

En ces temps de chamboulement, une photo de fleurs, une vidéo, un TVA et des chansons...
Comme photo du jour, je vous offre les fleurs - très discrètes - que j'ai découvertes dans un petit jardin de ville débordant de la clôture découvertes lors d'une "sortie officielle d'aération",ce sont des Akebia quinata:


Fleurs discrètes - Akebia quinata - Photo: lfdd

Fleurs discrètes - Akebia quinata - Photo: lfdd

Fleurs discrètes - Akebia quinata - Photo: lfdd

Pour le TVA, vous l'aurez deviné, je vais faire court et vous proposer quatre (!) phrases du Journal 2018 - Le coeur à tue-tête d'Albert Strickler dont Jean Chalon un de ses auteurs préférés a dit en quatrième de couverture qu'il a: "tenté et réussi l'impossible: mélanger le quotidien et l'universel, les évéèments extérieurs et les évènements intimes. ... C'est une vrai leçon de vie qu'il donne dans chacun des volumes de son Journal..":

"Le chant du merle cueille les cerises à même le ciel."

"Souffrir d'apnée du soleil! "


"Quand mes proches ont quitté le beau parc pour déjouer les bouchon de la route du retour, je sens m'envahir un indicible spleen qui berce ma grande fatigue... ou le contraire. J'écoute les "tubes" de Cachou-Cachou, comme remontant d'une cité engloutie, celle d'un ancien monde, me laisse oppresser par le parfum des roses qui m'avaient si légèrement enivré quelques heures plus tôt, hésite à aller revoir une dernière fois le ballet bleuâtre des libellules déprimées autour des nénuphars roses, boite difficilement jusqu'à la voiture, y pose mes cadeaux, vins et livre, puis roule vers le Tourneciel comme à travers l'air tremblé de larmes, m'effondre sur la terrasse pour y lire "Parce que l'oiseau" de Fabienne Raphoz, dont je découvre les premières pages en même temps qu'un rouge-queue qui, sur la rambarde de la terrasse, agite frénétiquement sa queue, comme pour battre la mesure de ma lecture qu'il semble suivre par-dessus mon épaule..."


Pour la vidéo du jour, je vous offre un voyage mystérieux dans une église avec ses statues recouvertes d'un drap, accompagnés par la voix de Geneviève Charras:




Et pour les chansons, j'ai eu la curiosité de chercher Cachou-Cachou que je vous propose de regarder:




Sachez qu'Albert Strickler, avant d'être a la retraite, et parmi ses nombreux métiers et postes a dirigé l'ESAT de Sélestat, maintenant nommé l'Evasion, et qu'il est à l'origine de l'orientation artistique de cet établissement.

Pour le reste de la musique, je vous mets François-René Duchâble, un musicien que ce mélomane apprécie tout particulièrement:

D'abord avec un de ses concerts d'adieu:


Puis pour un concert surprise au Musée du quai Branly:





Portez-vous bien

La Fleur du Dimanche

dimanche 29 mars 2020

Court-19 : Episode 11 - Court avec le temps, cours avec le temps

En ces temps de chamboulement, une photo de fleurs, une vidéo, un TVA et des chansons...
Comme photo du jour, je vous offre les primevères qu'un ami, Bertrand Gillig qui passe son confinement dans une belle campagne bourguignonne avait partagé sur le groupe des 1001 fleurs - 1001 amis:

Primevères dans les champs - Photo:Bertrand Gillig

En ce court dimanche de passage à l'heure d'été, d'une année qui est supposée longue, surtout que le temps nous le comptons actuellement, juste deux mots sur le titre et son jeu de mots. 
D'une part, le temps, chose relative, comme le dirait Einstein et surtout les spécialistes de la physique quantique (il parait qu'il y a des endroits de l'Univers où l'on peut remonter le temps - on peut déjà vieillir moins vite dans l'espace - je l'ai entendu à la radio mais n'ai plus la référence), quand il passe, raccourcit aussi avec l'âge (proportionnellement avec ce qu'on a déjà vécu), bien que ce ne soit pas actuellement une expérience très probante. Mais, à bien y regarder, les quelques jours passés en confinement sont passés très vite, ce qui est difficile, c'est de penser à ceux qui vont venir...
Bon, quand ils seront passés, on se rendra compte qu'on n'a pas fait ce qu'on pensait pouvoir faire et on va recommencer à courir après le temps....

Je fais une pause pour vous rappeler avec la photo que j'ai faite avant-hier qu'il y a un an, il neigeait sur Strasbourg (voir mon billet sur le changement d'heure du 25 mars 2019). Vous remarquerez aussi que les fleurs ont pris du retard avec l'épisode de froid des derniers jours....


Bonnet blanc sous ciel bleu - Photo: lfdd

Court, aussi, c'est ce que je m'étais promis de faire avec cet épisode - déjà le onzième de ce "journal de confinement" mais je me rend compte que je déborde, donc, bref, faisons court et pour le TVA,  une citation, de Simone de Beauvoir dans "Mémoires d'une jeune fille rangée":
Un seul printemps dans l'année..., et dans la vie une seule jeunesse.

Je vous rajoute un deuxième TVA, citation du journaliste et écrivain Christophe Ono-dit-Biot, confidence qu'il livre dans Fisheye dont je vous ai parlé récemment (Ce que dit la photographie...) et que je ne pourrai plus mettre ailleurs hors contexte - comme vous avez un peu de temps pour réfléchir (et lire):
"J'ai toujours détesté faire une seule chose, la vie est riche et variée. Je suis curieux, j'adore écouter quelqu'un qui parle de son métier. Ou en un instant passer de l'apnée en compétition au séquençage ADN. Pour moi, ce n'est pas de la dispersion, c'est de la curiosité. J'aime l'image des grands savants de la Renaissance qui éteaint universalistes. Curieux de tout."

Cela me revient, je vous avais gardé ce texte en réponse à une lectrice (et même plusieurs) qui me demandai(en)t où je trouvais tout cela (la question serait plutôt: Pourquoi je vous en parle?).

Bon, le film sera court aussi pour vous donner l'ambiance de cette semaine (écoutez bien la bande son) - Une plante grasse confinée sur le balcon:




Et pour le choix musical, faisons court, donc pas de Léo Ferré "Avec le temps":
https://youtu.be/ZH7dG0qyzyg
Ni "Le temps" de Charles Aznavour;
https://youtu.be/O0NRTe7LoxU
Ni "Le temps qui reste" de Serge Reggiani:
https://youtu.be/BtVTkaUo4ew
Ni  "Il est trop tard" comme le disait Georges Moustaki:
https://youtu.be/T2cGlSbvSh4
Même pas Michel Fugain car, "
Je n'aurai pas le temps":
https://youtu.be/ukqxHYOYeRA

Non, juste, parce qu'elle est courte, la chanson de Renaud:




Et pour vous expliquer que les chansons d'aujourd'hui, celles qui se vendent font moins de 3 minutes (on est passé de 4 à 3 minutes en 10 ans), avec comme autre règle, c'est que le refrain démarre avant 20 secondes! - Et comme elles sont écoutée en streaming, on les rejoue plusieurs fois (jackpot!). Par exemple "Djadja" d’Aya Nakamura, 2 minutes 50, 3e meilleure vente streaming de 2018:





Sinon, je vous ai trouvé une "série" plus de 20 chansons courtes (vous ne pouvez écouter que les deux-trois premières), c'est Walli:





Dans le domaine du court, mais je n'ai pas trouvé en ligne, vous avez Jaques Rebotier avec ses "Musiques pour répondeur" dont un "Quatresaisons de Vivaldi" hilarant... en écho à la chanson de Walli:
"Si vivaldi était né
Dans la forêt équatoriale
Est-ce qu'il aurait composé
Les deux saisons?"

Je vous mets pour compenser, l'épisode N° 12 de son journal de confinement:




Et pour finir, avec la chanson la plus courte de tous les temps, Raymond Devos:

 


Portez-vous bien

La Fleur du Dimanche