samedi 30 septembre 2017

Musica et les Jeunes Talents: Contrepoints à la Clarinette

Deuxième samedi matin du Festival Musica dédié aux jeunes Talents (voir mon billet de samedi dernier). Après les compositeurs, c'est au tour des multiples talents de la clarinette avec un programme de choix "Clarinet counterpoints".
Excusez du peu, des pièces créées pour ou dédicacées à l'Accroche Note ou au trio Angster, Foltz, Kassap que les élèves de l'Académie supérieure de Musique de Strasbourg/HEAR -Haute Ecole des Arts du Rhin connaissent bien.

Pour commencer, Régénération, de Jean-Louis Agobet, pièce pour trois clarinettes justement ré-écrite pour le trio à partir d'un concerto pour trois clarinettes et orchestre et intertpétée de haute volée par Noella Carrera Carrera, Léa Castello et Sara Taboada.

La pièce Plus 1 de Jukka Tiensuu pour clarinette - Daisy Dugardin - et accordéon - Marie Bonifait a bien joué de son effet de surprise dans le dialogue où l'accordéon sursaute à la clarinette et les sons se mélangent et font douter de ce que l'on entend. Comme le dit Jukka Tiensuu dans sa "non-présentation: "L'essentiel dans une composition ne sont pas les réflexions du compositeur, mais plutôt les pensées que la musique inspire à l'auditeur et les petits émerveillements auxquels elle peut conduire. Le critique approuve.

By the Way, de Pascal Dusapin, écrite en passant (en voyage) en contrepoint de son opéra Penthesila suite à une commande d'Armand Angster est une suite de "notes de voyage", dialogue calme ou enjoué entre une clarinette - Léa Castello - et un piano - Mirae Oh. Quelques petits bijoux de densité expressive dans une interprétation habitée.

Last, de Philippe Manoury a été composé pour les membre de Accroche Note Armand Angster et Emmanuel Séjourné. Ils peuvent être fiers de l'interprétation sensible et virtuose qu'en ont faites Sarah Taboada à la clarinette basse et Elise Rouchouse au marimba, un vrai plaisir.


Musica 2017 Jeunes Talents - Face à face - Bruno Mantovani - Photo: lfdd


En contrepoint et en cachette, une très courte invention d'une troisième voix par Helmut Lachermann sur l'Invention à deux voix en ré mineur de Bach, Dritte Stimme zu J.S. Bach zweistimmige Invention interprétées en coulisse par Jean-Marc Folz (l'enseignant et "coordinateur artistique") avec Léa Castello et Sara Tabaoda.     
Enchainé, les dialogue de duos de clarinettes - Javier Blanco Gonzales, Xavier Munoz Cordido, Noella Carrera Carrera et Justin Frieh, joue dans un surprenant dialogue Face à face de Bruno Montovani. Une très belle pièce également.


Musica 2017 Jeunes Talents - Clarinet Couterpoint - Steve Reich - Photo: lfdd


Et pour finir, le New York Counterpoint de Steve Reich avec Javier Blanco Gonzales à la clarinette solo et dix autres clarinettistes en contrepoint (Noella Carrera Carrera, Léa Castello, Xavier Munoz Cordido, Daisy Dugardin, Sara Taboada, Mélanie Virbac, Hélène Colinet, Margot Carle, Justin Frieh, et Jean-Marc Foltz) et sur la musique répétitive et caractéristique de Steve Reich. Une musique où l'on perd ses points de repères mais où l'on gagne en bonheur.


La Fleur du Dimanche

Musica Minguet Quartett et Jens Peter Maintz: du Quartett au quintette de six à sept

A Musica ce vendredi 29 septembre, Carte Blanche au Minguet Quartett avec en invité Jens Peter Maintz pour un solo et une clôture à cinq.

Pour commencer, Wolfgang Rihm et son "Geste zu Vedova" en création française. L'oeuvre est un hommage à l'artiste vénitien Emilio Vedova, peintre très gestuel, dont la fondation à Venise expose actuellement ses tableaux de America. L'écriture - et l'interprétation est également très gestuelle et l'on repère bien les flèches verticales qui s'élancent vers le ciel et montent en puissance pour finir dans un soupir.


Musica 2017 - Minguet Quartett - Wolfgang Rhim - Photo: lfdd


Blossoming de Tishio Hosokawa est un hommage aux fleurs, ici une fleur de lotus sont nous pouvons très facilement imaginer  la croissance, l'éveil et la floraison, à travers les glissements tournoyant de l'un à l'autre instrumentiste, comme "des ronds dans l'eau" qui croissent et se déploient.


Musica 2017 - Minguet Quartett - Jörg Widmann - Jagdquartett - Photo: lfdd


Pour la troisième pièce, "Jagdquartett", de Jörg Widdmann, littéralement "Quartett de chasse", nous assistons à une véritable chasse à courre endiablée, une course poursuite à bride abattue, où la battue va forcément laisser quelqu'un abattu, en l'occurrence la mise à mort du violoncelle après un corps à corps époustoufflant à cor et à cris, poussés à l'unisson et non à la venaison.


Musica 2017 - Trois Strophes sur le nom de Sacher - Jens Peter Maintz - Photo: lfdd



Après ces extrémités violentes, un concentré de virtuosité contenue, avec "Trois Strophes sur le nom de Sacher", jouées par Jens Peter Maintz dans une totale maîtrise et une retenue dense. La pièce, écrite pour le soixante-dixième anniversaire de Paul Sacher ont été créées par Mstislav Rostropovitch. Les trois strophes prennent leur pleine dimension sur le magnifique violoncelle ex-Servais créé par Giovanni Grancino en 1697.


Musica 2017 -  Minguet Quartett - Jens Peter Maintz - Wolfgang Rhim - Epilog - Photo: lfdd

Epilog de Wolfgang Rihm a d'ailleurs été composé pour Jens Peter Maintz et c'est une très belle clôture de concert, en apothéose à laquelle nous participons.

La Fleur du Dimanche


vendredi 29 septembre 2017

Zad Moultaka à Musica - De Caelis et La Passion selon Marie, Combatimenti: Le Silence monte au ciel

Zad Moultaka, mis à l'honneur de Musica 2017 pour trois concerts, le troisième ce mercredi 4 octobre à l'église Sainte Aurélie, est un compositeur qui interroge notre monde à travers la musique et la voix au-delà des frontières et du temps.

Pour le premier concert avec l'Ensemble De Caelis, ce sera un dialogue par-delà les siècles avec Hildegard von Bingen et les chants qu'elle a composé au bord du Rhin à Disibodenberg dans les années 1150. Chantées a capella par Estelle Nadau, Caroline Tarrit, Eugénie de May, Marie-George Monet et Laurence Brisset, sous la direction de cette dernière, nous entrons dans la beauté de ces perles de "Gemme" dans une ambiance propre à la méditation. 


Musica - Ensemble De Caelis -  Hildegard von Bingen - Photo:lfdd

"O gemme radieuse,
pur éclat du soleil
qui s’est répandu en toi
Source jaillissante du coeur du Père,
Lui qui est son unique parole
Par laquelle il a créé la première matière du monde
qu’Eve a bouleversée"

Musica 2017 - Ensemble De Caelis -  Zad Moutalka - Photo:lfdd


Pour les cinq derniers chants du répertoire, la discrète touche électronique de note portée de Zad Moutalka nous fait monter d'un cran dans la méditation spirituelle et pour Ubi es, qui encadre ces prières, les voix invisibles nous invitent à chercher à l'intérieur de nous-même où nous (en) sommes. Bonne question!


Musica 2017 - Ensemble De Caelis -  Zad Moutalka - Photo:lfdd



Changement de formule, mais pas de registre pour la deuxième soirée consacrée à "La Passion selon Marie" où dans une sobriété de moyens et de sons, Zad Moultaka relit à son tour les Passions (celle de Matthieu de Bach et d'autres textes) en se plaçant du côté de la Mère de Jésus et de sa souffrance humaine, et aussi de son amour maternel et profondément humain:
"Comme il me ressemble,
Celui dont le silence
Parle avec Dieu !"


Musica 2017 - La Passion selon Marie - Zad Moultaka - Choeur les Elements - Concerto Soave - Photo: lfdd


Les instruments baroques du Concerto Soave se marient avec le Choeur de chambre Les Eléments, dirigé par Joël Suhubiette dans une partition sobre mais expressive et le texte en syriaque (araméen), langue d'origine du temps de Jésus nous plonge à travers les siècles dans ce drame.   

Musica 2017 - La Passion selon Marie - Zad Moultaka - Choeur les Elements - Concerto Soave - Photo: lfdd

Maria Christina Kiehr, magnifique soprano qui interprète Marie nous en transmet toute la douceur et la douleur. Et le silence se fait après ses dernières paroles : "Dors mon fils et ne pleure pas".... "Alors on fera silence"


Musica 2017 - La Passion selon Marie - Maria Christina Kiehr - Zad Moultaka - Photo: lfdd



Pour le troisième concert de Zad Moultaka, c'est une soirée de rencontre entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident, entre le contemporain et le baroque. Une belle soirée de dialogue entre Monteverdi et Zad Moultaka, ou plutôt, un chemin qui, partant d’aujourd’hui, avec une lecture du passé y retourne pour se ressourcer.


Musica 2017 - Zad Moultaka - Le Parlement de Musique - Il Combatimento - Photo: lfdd


Le concert commence donc par la pièce de Zad Moultaka Combatimento II qui reprend le dispositif instrumental et textuel du madrigal de Monteverdi et de la même durée. Mais musicalement ce sera de la musique contemporaine, bien sûr avec le superbes voix de Francesca Sorteni, soprano (Clorinde), Jean-Gabriel Saint Martin, baryton (Tancrède), tous deux membres de l’Opéra Studio de l’Opéra National du Rhin, et Frenando Guimaraes, (Testo, le narrateur), magnifique ténor qui avait interprété Orphée pour le 400ème  anniversaire de Monterverdi en gagnant le concours "L’Orféo International Singing Competition".
La musique, sobre et sensible, met en valeur ces voix et prend quelquefois des accents orientaux, des mélodies arabes.
Puis un passage dans les ténèbres, "Il Sorgere" de Zad Moultaka, avec de la musique électronique, des voix, des échos, des bruits de déflagrations et de combats, qui nous préparent au réveil, à la lumière qui revient sur le combat de ces amoureux: 
"Ô nuit, dont les profondes ténèbres ont
Recouvert sous l’oubli un acte si illustre !
Dignes pourtant de la clarté du soleil, dignes d’un vaste théâtre,
Seraient les exploits si mémorables."


Musica 2017 - Zad Moultaka - Le Parlement de Musique - Il Combatimento - Photo: lfdd


Ils vont se battre, les amants, sans merci, en ignorant leur identité, Et ce combat exténuant mènera l’amante à la mort, et juste avant à la révélation de son identité et à sa demande de baptême. 
C’est l’orchestre Le Parlement de Musique sous la direction de Martin Gester qui assure les deux interprétations, la contemporaine et la baroque sur des instruments historiques: Viola de braccio, Sarah Gomez, Basse de viole, Filipa Meneses, Violone, Peter Pudil, violons, Gilone Gaubert et Florence Stroesser, Harpe, Maris Bournisien, orgue, Aline Zilbermajc et clavecin, Martin Gester. 
Un programme très convaincant.


La Fleur du Dimanche


Concerto Soave:
Clavecin, direction: Jean-Marc Aymes, 
Orgue : Adeline Cartier, 
Viole de gambe: Sylvie Moquet, Christine Plubeau
Archiluth: Matthias Spaeter
Cornet muet: Eva Godard
Sacqueboutes: Jean-Noël Gamet, Stefan Léger
Parcussions: Claudio Bettinelli

Choeur de chambre Les éléments
Direction musicale Joël Suhubiette
Solistes
Judas, contre-ténor: Frédéric Bétous
Marie-Madeleine, alto: Sophie Toussaint
Pierre, ténor: Hugues Primard
Jean, ténor: Olivier Coiffet
Sopranos: Céline Boucard, Cécile Dibon-Lafarge, Anne-Marie Jacquin, Cyprile Meier, Eliette Parmentier
Altos: Joëlle Gay, Caroline Marçot,
Ténors: Hervé Suhubiette, Guillaume Zabé

Baryon-basses: Jean-Bernard Arbeit, Didier Chevalier, Cyrille Gautreau, Christophe Sam, Xavier Sans


Musica 2017 - Exil : "J'ai quitté ma maison"

L'exil, les éxilés, les réfugiés, les migrants, souvent ce ne sont que des chiffres, des données, des listes, une litanie de statistiques.

Pour le spectacle Exil conçu par Sonia Wieder-Atherton avec la collaboration de Sarah Koné et la Compagnie Sans Père, nous allons vers l'humain, la personne, la vie vécue. Même si ce que l'exilé, les exilés ont vécu est difficilement transmissible. "On n'arrive pas à le dire... on ne peut pas raconter une journée... on ne nous comprend pas,..." le spectacle musical, théâtral et poétique est un essai réussi de faire passer des bribes de souvenir, de tisser les fils de la mémoire, de renouer avec la vie, de se reconstruire à partir de toutes ces histoires d'exil dans l'Histoire de l'Humanité, des derniers réfugiés aux premières errances du peuple juif, en passant par la Chine, Auschwitz, le Cambodge, le Rwanda,..  


Musica 2017 - Exil - Sonia Wieder-Atherton - Comagnie Sans Père


Les jeunes de la Compagnie Sans Père donnent leur voix à ces errants, ces déracinés, ces chassés, et tentent de leur donner une présence, une vie sur ce plateau habité de cent papiers et d'une neige et de froidure de forêts d'exils. Les chants de ces jeunes et le chant du violoncelle de Sonia Wieder-Atherton, quelquefois avec des accents plus qu'humains nourissent notre empathie, et quelquefois aussi, la diagonale d'opposition entre le piano de Laurent Cabasso et le violoncelle à l'autre bout de la scène se heurtent dans les cinq mouvements du Grand Duo de Galina Oustvolskaïa qui rythment et ponctuent la pièce. 
Il faut saluer l'engagement et noter la qualité du jeu des huit jeunes impliqués dans ce spectacle: Anna Gianforcaro, Elliot Appel, Jeanne Pollacchi, Léontine Maurel-Paurd, Ludmilla Bouakkaz, Manon Iside, Matthieu Louis-Marie et Violette Clapeyron, et bien sûr le travail d'encadrement de Sarah Koné.  
Ils ont réussi à construire des existences vivantes devant nous, à faire vivre ceux dont la vie ne tient qu'à un fil. Bravo!

La Fleur du Dimanche




Moi Singe, une conférence de Kafka chantée, de la cage au cirque

Nous savions depuis Régine que l'on que "Kafka, c'est dansant" mais avec la Création Mondiale de "Moi, singe" par Januibe Tejara avec Hanatsu Miroir et Accroche Note, nous savons aussi que Kafka se chante... 

L'enjeu est de taille: le texte de Franz Kafka "Rapport pour une académie" dans lequel, avec humour et causticité Kafka nous conte les péripéties d'un singe qui pour "trouver une issue" après avoir été capturé va décider de faire entrer "les lumières du savoir ... de toutes part à la fois dans un cerveau qui s'éveille". Et ainsi de pouvoir tenir cette conférence devant les hommes et leur raconter cette histoire.


Musica 2017 - Moi singe - Januibe Tejera - Hanatsu Miroir - Accroche Note - Photo: lfdd 


Sur scène, pour la raconter, donc pour interpréter le singe devenu homme, il ne faut pas moins de deux interprètes (Françoise Kubler, soprano et Thill Mantero, Baryton, tous deux en smoking noir sérieux et de circonstance) pour conter et chanter l'histoire, en se dédoublant, en se marchant sur les pieds, en se renvoyant la balle avec allégresse et virtuosité. Les deux chanteurs sont magnifiques. Mais l'orchestre également va de sa voix accopamgner en notes et bruitages cette épopée vers la civilisation, ce conte animal. Et l'orchestre, ce n'est pas moins de six instrumentistes (Ayako Okubo aux flutes, Armand Angster et Thomas Monod aux clarinettes, Olivier Maurel aux percussions, Jean-Daniel Hégé à la contrebasse et Rémy Reber à la guitare électrique) auxquels se rajoutent Dyonisios Papanicolaou à l'informatique musicale et pour les magnifiques images vidéo Marie-Anne Bacquet.


Musica 2017 - Moi singe - Januibe Tejera - Hanatsu Miroir - Accroche Note - Photo: lfdd 


Le spectacle est total, prenant et les lumières de Raphaël Siefert et la scénographie de Jean-Baptiste Bellon nous transportent à travers les mers et les villes, d'un univers sauvage entourant le (les) pupitre(s) du (des) conférencier(s) jusqu'à une piste de cirque dérisoire et nostalgique. Ainsi va la vie qui tourne en rond, presque comme dans une cage sans issue...    


En prime, je vous offre, sans aucun rapport, la chanson de Régine "Kafka c'est dansant":



La Fleur du Dimanche   

jeudi 28 septembre 2017

L'Ensemble interconterporain à Musica: de la Musique pour les Petits et les Grands: les Solistes et Pinocchio

L'Ensemble intercontemporain, créé par Pierre Boulez en 1976 est accueilli par Musica à Strasbourg pour trois concerts.

Le premier, au TNS a été l'occasion pour 3 des 31 solistes qui le composent de montrer un aperçu de leurs talents.
D'abord, un solo de Victor Hanna sur une pièce dense et virtuose d'Enno Poppe Fell (la peau - de la bête) qui, en onze minutes a presque réussi à avoir la peau du percussionniste, Victor Hanna, qui a du jouer tout un répertoire de percussion de fanfare à lui tout seul. Et heureusement que Poppe a travaillé sur cette pièce plus de cinq ans pour en faire un "décoction".
La deuxième, Methathesis de Tolga Tüzün n'est pas plus simple puisque le contrebassite Nicolas Crosse, puisqu'il a du jouer en même temps de deux contrebasses, une couchée et la deuxième qu'il teniat, en plus de ses deux pédales d'effets pour arriver à une double décomposition du son.
Pour la troisème pièce, qui ressemble à un clip vidéo perturbé en direct, les deux solistes se retrouvent sur scène avec un autre precussionniste, Samuel Favre pour un spectacle hypnotique où même les spectateurs sont impliqués dans le jeu de lumières (épiletiques s'abstenir). Le résultat Codec Error d'Alexander Schubert est assez époustouflant, surtout la synchronisation des effets de lumière (flashes) avec le son électronique de grésillement electrique et des déplacemments de musiciens.


Ensemble intercontemporain - Codec Error - Alexander Schubert - Photo: lfdd


Le deusième spectacle est une création de Lucia Ronchetti d'après le conte de Carlo Collodi, Les aventures de Pinocchio où les instrumentistes de l'Ensemble intercontemporain vont interpréter les différents animaux que rencontre Pinocchio (joué par la soprano Juilette Allen) lors de ses aventures. Le spectacle est surtout desiné aux enfants (des représentations ont lieu le 28 septembre à 10h00 et 14h30 et le vendrdi 29 à 10h00) et dans le programme les enfants peuvent deviner que le grillon est le violoncelle (Eric-Maria Couturier), le chat, le cor (Jens McManama), le renard le violon ((Diégo Tosi), le requin-baleine la contrebasse (Nicolas Cosse), le poussin les percussions (Gilles Durot), aidés par Nicolas Berteloot. Nous assistons donc à toutes les aventures du petit pantin qui va se retrouver avec tout ce beau monde, gagner puis perdre ses cinq pièces d'or et se retrouver pendu, puis sauvé par la fée et mangé par le requin avant d'être transformé en âne (dont la noyade sera l'occasio npour les enfnats de chanter la chanson de l'âne) et, comme tout finit bien dans les contes, d'être enfin transformé en petit garçon qui pourra aller à l'école....


Ensemble intercontemporain - Pinocchio - Lucia Ronchetti - Photo: lfdd



Le dernier concert de l'Ensemble intercontemporain sera donné ce samedi 30 septembre à 20h30 au Point d'Eau d'Ostwald avec Le Encantadas d'Olga Neuwirth.

Bon Musica

La Fleur du Dimanche

Prochains sepctacles:

"Moi, singe", avec Hanatsu Miroir et Accroche Note à 18h30 salle de la Bourse 
"Exils" à 20h30 avec Sonia Wieder-Atherton et un piano (Laurent Cabasso, et huit voix parlantes et chantantes de la Compagnie Sans Père - Cité de la musique et de la danse (Auditorium)


mardi 26 septembre 2017

Musica et Barbara: Une histoire d'amour avec l'homme en Habit Rouge

Musica et l'accordéon c'est une vieille histoire d'amour...
C'était la première année, avec tous les accordéoniste d'Alsace qui jouaient du Nord au Sud pour célébrer la rencontre des fanfares et de la musique contemporaine.
Trente quatre ans après, l'accordéon s'invite sur la scène de la Cité de la musique et de la danse de Strasbourg pour célébrer l'amour d'un accordéoniste et d'un grande dame brune dont on célèbre les vingt ans de sa disparition.
L'accordéoniste, c'est un virtuose, Roland Romanelli qui, à quinze ans remporte la coupe du monde de l'accordéon et à vingt fait la rencontre de Barbara à la recherche d'un musicien qui pourrait l'accompagner en spectacle et qui va l'accompagner dans la vie un vingtaine d'année, d'abord comme musicien, très vite comme amant, puis comme arrangeur et compositeur. Puis, Roland Romanelli qui va exprimer ses doutes sur le spectacle Lily Passion, marque la rupture avec Barbara, rupture définitive. Mais pas dans la mémoire. Et cette mémoire, il la réactive pour nous avec Rébecca Mai, devenue sa femme et qui arrive à faire oublier qu'elle n'est pas Barbara. 


Musica 2017 - Barbara et l'Homme à l'habit rouge - Roland Romanelli - Rébecca Mai - Photo: lfdd

Parce que le spectacle, tendre et touchant raconte cette vie, d'amour, de création et de chanson à trois voix: Roland à l'accordéon et au piano qui nous conte, en dialogue avec Rebecca Mai, et, surgi de notre mémoire - et surtout de la mémoire auditive radiophonique, Barara qui prend place sur la scène, grande absente. Jean-Philippe Audin au violoncelle se fait discret complice de ces confession, où l'on va, de cette première rencontre aux séances d'écriture et de création, à quelques étapes de la vie de Barbara, suivre ce fil de vie, également avec les chansons qui l'ont marqué de "Le Bel âge" à "Ma plus belle histoire d'Amour", en passant par "Göttingen", "Nantes" "Gare de Lyon", "Drouot" et l'Alsace avec "Hop là" mais aussi "La petite Cantate", "A peine" et "Toi" pour finir dans un rappel "L'Aigle Noir" lors duquel une chorale "de la région" se levant comme un seul homme dans la salle a entonné les choeurs.


Musica 2017 - Barbara et l'Homme à l'habit rouge - Roland Romanelli - Rébecca Mai - Photo: lfdd

Un spectacle à la fois nostalgique mais aussi terriblement vivant et prenant.

Pour vous remettre dans l'ambiance, je vous invite à écouter quelques chansons - si vous n'en avez pas assez, rendez-vous sur mon billet du 10 septembre où je vous en proposais déjà quelques-unes.

Pour commencer l'histoire d'amour, un extrait du texte de Bel Age:
"... Il avait presque vingt ans
Et la peau si douce
cueillie du bout des dents
La fleur de sa bouche
Et j'ai feuilleté pour lui
Un livre d'images
Qu'était pas du tout écrit
Pour les enfants sages  ..." 


J'ai 

Et Hop là



Et pour finir, Toi, musique de Roland Romanelli:


.... À peine le jour s'est levé,
À peine la nuit va s'achever
Que déjà, ta main s'est glissée,
Légère, légère.
À peine sorti du sommeil,
À peine, à peine tu t'éveilles
Que déjà, tu cherches ma main
Que déjà, tu frôles mes reins.
...




La Fleur du Dimanche

lundi 25 septembre 2017

Musica fait son cinéma: Die Puppe, la poupée qui fait non, mais qui dit oui

La tradition de la musique de films à Musica est maintenant bien ancrée dans les habitudes, d'autant plus que de jeunes musiciens se plaisent à composer pour des films, muets ou non.

En ce dimanche après-midi, c'est Die Puppe d'Ernst Lubitsch, un film muet de 1919 qui sera le terrain de création réussi de Martin Smolka, musicien tchèque qui a donc composé "Der Puppenkavalier" . L'interprétation en direct par l'ensemble autrichien Phace va grandement dynamiser ce film comique par tout l'humour également contenu dans la partition.


Die Puppe- Ernst Lubitsch - Musica 2017

L'histoire, adaptée de l'opéra-comique comique français homonyme d'Edmond Audran et, plus loin, du conte "Le marchand de Sable" d'E.T.A. Hoffmann met en scène le neveu d'un Baron - le Baron de Chanterelle - qui pour assurer sa descendance va lui demander de se marier. Ce que, soutenu par sa mère, il va refuser. Et, poursuivi par les 40 prétendantes et tout le reste de la famille, il s'enfuit pour se réfugier dans un monastère. Les moines, découvrant que le Baron offrira une grosse dot qu'ils veulent récupérer, manigancent un faux mariage avec une poupée mécanique dont le créateur, Hilarius a pris sa fille comme modèle. L'apprenti d'Hilarius ayant cassé la poupée, pour s'en sortir, va faire demander à la vraie fille d'Hilarius, Ossi de prendre la place. Et c'est le début de multiples péripéties, les unes plus comiques que les autres...




Le film d'Ernst Lubitsch est très inventif pour l'époque - Lubitsch dira lui-même que c'est l'un des "plus imaginatifs" qu'il ait réalisé, et les effets de mise en scène, comme les trucages (superpositions, multiples images, travail sur la profondeur de champ et de l'espace dans les pièces, regard caméra avec apostrophe du spectateur,...) ainsi que les effets comiques de répétition ou la mise en scène en font un petit bijou. La comédienne qui interprète la fille, Ossi Oswalda, petite étoile filante dans le cinéma naissant (elle n'aura tourné que deux films) participe aussi grandement à la beauté du film. Et l'histoire en elle-même sur laquelle Ernst Lubitsch amène toute une réflexion critique sur les moeurs et le pouvoir en font plus qu'un simple film comique. 
L'ensemble PHACE qui accompagne le film sous la direction de Simeon Pironkoff parvient à soutenir le rythme endiablé du film et donne de la voix (ou des mains) quelquefois pour accentuer quelques effets comiques.



Et bien sûr tout est bien qui finit bien !
Si vous avez envie de voir le film en entier - mais avec une autre musique - c'est ici:




La Fleur du Dimanche

dimanche 24 septembre 2017

Musica le dimanche: Magnifique récital de Raquel Camarinha et Yoan Héreau

Les concerts du dimanche matin de Musica remplacent pour certains la messe dominicale et ce substitut vaut largement la messe ratée. 
Ce dimanche encore, nous avons droit à une prestation de très haute qualité puisque Raquel Camarinha dont nous avons déjà pu apprécier le chant dans La Passion selon Marc (voir jeudi 21 septembre) et dans un tout autre registre La Passion selon Sade (voir samedi 23 septembre) nous permet de la découvrir dans un tour de chant de plus d'une heure et demie (on sent vraiment sa passion pour ce qu'elle chante) où elle est magnifiquement accompagnée par Yoan Héreau au piano. Ce dernier également nous propose une interprétation totalement habitée et sensible des différentes pièces de ce répertoire.

Pour commencer, les "Ariette oubliées" de Claude Debussy, où 6 poèmes de Paul Verlaine dans une teinte plutôt mélancolique - sauf la sautillante "Chevaux de bois" sont soutenus par des airs qui nous traduisent très bien le sens et l'ambiance des textes tout en nous permettant de les comprendre clairement, efficacement traduits par les deux interprètes.

Green
Voici des fruits, voici des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches,
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.
...

Pour la deuxième série de poèmes, c'est Kaija Saariaho qui met en musique les "Chansons de Leino" du poète finlandais Eino Leino et Raquel Camarinha arrive très bien à nous chanter en noir et blanc ces petits bijoux en finnois.

Prière du Soir
Du sommeil, du sommeil, du sommeil,
pour dormir profondément.
De la neige, de la neige, de la neige,
dessus la terre noire.
.... 

Raquel Camarinha - Yoan Héreau Photo: Paul Montag

Les Blanca Variations de Thomas Adès, pièce qui se base sur une chanson séfarade avec des thèmes et variations rapides et enchevêtrés superbement maîtrisées par Yoan Héreau vont permettre à Raquel Camarinha de respirer.

Et l'on d'attaque la Life Story du même Thomas Adès sur un texte de Tennesee Williams qi n'est pas dépourvu d'humour critique et dont la chute fait appel à l'humour noir comique. Elle prouve la qualité d'expressivité dramatique de comédienne de la chanteuse, si l'on en doutait encore.

La dernière pièce du programme, Apparitions de Georges Crumb, pièce de mélodies et vocalises élégiaques pour soprano et piano amplifié pour laquelle les deux interprètes vont encore donner la quintescence de leur talent, pour le pianiste son doigté dans les multiples jeux de touches et de cordes, et pour la soprano, son chant et ses vocalises tout en finesse et en délicatesse, mais aussi en puissance. Et la boucle se boucle avec "The Night in Silence under many a Star" dans un souffle de plaisir.

Mais le plaisir n'a pas de fin et le duo nous bisse avec:
"Voici des fruits, voici des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous."

Puis, pour le plaisir, "Montparnasse" de Francis Poulenc
Et pour ne pas faire mentir le dicton "jamais deux sans trois", une - encore - magnifique interprétation du "Violon" de Poulenc....
La messe et dite et nous y avons pris beaucoup de plaisir, dans ce partage.

Pour le plaisir et si vous avez envie d'en découvrir plus du talent des deux interprètes, je vous offre en écoute le duo Raquel Camarinha, soprano et Yoan Héreau, piano avec de Manuel de Falla : Siete canciones Populares Espangolas, "Nana" lors du concert des Révélations - Victoires de la Musique Classique 2017, enregistré le mardi 3 janvier 2017 au studio 105 de la Maison de la Radio.



Bon Musica

La Fleur du Dimanche

Les vacances de la Fleur du Dimanche: Cathy caresse le bourdon dans le sens du poil

La Fleur du Dimanche est en vacances et cède son espace à l'invitée du jour: Cathy qui caresse le bourdon dangereusement.

Je lui cède la parole, l'appareil et le tourne-disque de notre enfance - et d'après.

Bourdon - Photo: Cathy G.


Bourdon - Photo: Cathy G.

Comme elle adore les collages - elle doit être un peu Dada - en guise de TVA, elle vous propose des poèmes qui sont des chansons ou des extraits de films, des chansons qui sont de la musique classique ou uniquement du texte et un texte qui est une explication de texte de justification. C'est à croire qu'elle est un peu fêlée de la cloche comme le bourdon. 
Je me permets donc, comme je sais qu'elle a de l'humour et qu'elle ne m'en voudra par pour ces remarques, de lui offrir d'abord un bout de poème de Denis Germain et la chanson de Hubert-Felix Thiéfaine dont elle cite un bout de textes et pour finir, le Vol du Bourdon version dessin animé...

Place au TVA de Cathy G.

"C’est pas pour dire, t’es pas bavard... t’as le bourdon, pour sûr... 
Ah! la la… c’est comme si je te voyais! Tu dois être un doux, toi ... un sentimental..."
Henri-Georges CLOUZOT dans "Quai des orfèvres", 1947


"J’ai comme un bourdon qui résonne au clocher de ma nostalgie"
Hubert-Félix Thiéfaine.

En voici la chanson: La ruelle des Morts






Comme elle précise: "Le bourdon ce n’est pas uniquement quand on a le cafard. C’est aussi une cloche bien particulière. Et le bourdon vocal est une note tenue, un son unique et continu."
Elle tient vraiment le bourdon par le bon bou(r) donc! Et nous fait rire par la même occasion, sans coup férir !

Du côté de Rimski-Korsakov, ce n'est pas le même son de cloche, c'est plutôt du piano pour "Le vol du bourdon":





Et dans le dessin animé la vie de bourdon n'est pas facile:




En conclusion, elle vous propose donc comme "chanson", "La mouche et le Bourdon":




Je me permets de lui renvoyer en prime, le poème de Denis Germain - Le Bourdon

Un séduisant bourdon courtisant bien des fleurs
Rentrait ivre le soir de humer les corolles - 
Bafouillant il jurait et donnait sa parole
De s'être comporté en tout bien tout honneur.

Cependant ses habits dégageaient les odeurs
Des belles visitées sans autre protocole
Que la porte forcée par l'insecte frivole
Ecumant les jardins - habile maraudeur.



Et un clin d'oeil au Bourdon par Bebert le Frelon:



Bon, on ne peut pas terminer sans prende l'ascencuer de 22 heures 43 avec Théfaine, bon voyage:




Bon Dimanche et Bonnes Vacances

La Fleur du Dimanche


Rappel : La Fleur du Dimanche en vacances a comme invité(e)s les dimanches d'été:  
Dimanche 16 juillet 2017: Sylviane Lokay Joly.
Dimanche 23 juillet 2017: Dominique-Anne Offner
Dimanche 30 juillet 2017: Philippe Lutz
Dimanche  6 août 2017:    Jean Valéra
Dimanche 13 août 2017:    Dominique Haettel
Dimanche 20 août 2017:    Philippe Colignon
Dimanche 27 août 2017:    Anne-Sophie Tschiegg
Dimanche  3 septembre:    Yvonne Sprauel 
Dimanche 10 septembre:    Béatrice S.
Dimanche 17 septembre:    Monique Z.

Participants (liste non arrêtée): Marie-Odile Biry-Fétique, Philippe Colignon, Monique C., Thomas Fehr, Annie Flaugnatti, Catherine Gangloff, Dominique Haettel, Sylviane Lokay Joly, Philippe Lepeut, Philippe Lutz, Mécheri Miloud, Dominique-Anne Offner, Raymond P., Michelle Rufenach, Yvonne Sprauel, Anne-Sophie Tschiegg, Jean Valéra,...

Musica, le concert d'ouverture du samedi: Gürzenich Orchester: le contemporain d'hier et d'aujourd'hui

Pour le concert d'Ouverture de Musica 2017, le Gürzenich Orchester de Köln, sous la direction de François-Xavier Roth - que nous avions déjà vu diriger les Siècles (voir le billet du 7 octobre 2016) - nous a réservé un panorama de choix:

Musica 2017 - Guerzenich Orchester - Francois-Xavier Roth - Photo: lfdd

D'abord - et d'entrée de salle, puisque l'orchestre jouait déjà - la création française - in situ, c'est à dire adaptée au lieu du "Ring", première partie de la Trilogie Köln de Philippe Manoury (dont nous avions eu la création de la deuxième partie l'année dernière). Comme le souhaitait Philippe Manoury, les spectateurs étaient immergés dans la musique, qui les entourait tout autour de la salle avec une formation réduite (Mozartienne) sur scène. La musique s'ourle et se construit, des percussions et des cliquetis, clochettes et cloches rythment le phrasé, tantôt calme, tantôt strident et puissant, des notes tenues ou saccadées jouent sur une multiplicité d'ambiances et de variations qui construisent cette atmosphère à la fois urbaine, industrieuse mais quelquefois bucoliques et variée.

Musica 2017 - Guerzenich Orchester - Philippe Manoury - Francois-Xavier Roth - Photo: lfdd


Suite à l'entracte, nous découvrons une orchestration par Philippe Manoury du 3ème mouvement de la Première suite d'orchestre de Claude Debussy, écrite au départ pour piano à quatre mains et dont Philippe Manoury nous dit qu'il ne l'a pas écrite comme "Debussy l'aurait orchestré... La chose aurait d'ailleurs été impossible car le recul historique fait que j'en sais plus aujourd'hui sur ce compositeur qu'il ne pouvait en savoir lui-même à l'époque de la composition de cette oeuvre...". En tout cas, nous avons apprécié cette lecture à quatre main interprétée par ce magifique orchestre capable de passer d'une oeuvre contemporaine à une classique avec la même qualité.

Musica 2017 - Gürzenich Orchester : Photo: lfdd


Il faut dire que c'est ce même orchestre qui a créé le 8 mars 1898 à Cologne, la pièce jouée en fin de programme: Don Quichotte Opus 35 de Richard Strauss. Ce poème symphonique de l'auteur de Ainsi parlait Zarathoustra, plus léger que cette oeuvre créée précédemment, recèle effectivement plus d'humour, mais tout autant, sinon plus de virtuosité et de variation et nous raconte l'histoire de Don Quichotte et de Sancho Pança, de son début de folie et son combat contre les moulins à vents jusqu'à sa mort, en passant par ses nombreuses batailles et combats (contre les moutons, les sorciers, les chevaliers) que la rencontre avec Dulcinée ou sa chevauchée dans les airs. 

Musica 2017 - Gürzenich Orchester - Edgar Moreau - Francois-Xavier Roth - Photo: lfdd


En ce qui concerne la virtuosité, en plus de celle de l'orchestre, il faut saluer celle des deux interprètes de Don Quichotte, Nathan Braude à l'alto et Edgar Moreau, le jeune prodige (Victoire du soliste instrumentiste à 20 ans an 2015) Edgar Moreau. En somme une partition variée et entraînante qui, lors de la création avait eu un énorme succès en Allemagne, mais plutôt un accueil mitigé en France. Le public de Musica fut également partagé...

Bon Musica

La Fleur du Dimanche