Blog culturel sur les Arts: littérature, danse, théâtre, musique, classique ou contemporaine, jazz, concerts, Arts plastiques, expositions, et des photos de fleurs.
En fait ce n'est pas une chanson, au départ, c'est un air dansé qui se répète, que les neuf moins un interprètes (alors qu'on nous en a annoncé neuf) répètent - ou font semblant de répéter dans une construction déconstruite qui se répète. D'ailleurs, l'air est aussi une boucle répétitive fabriquée en direct. On l'aura donc compris, Mêmede Pierre Rigal est une variation sur la répétition. Et nous en aurons des multiples, des répétitions, et des variations... Poussant au comique, ou à ses limites ce processus, le comique de répétition ou la répétition comique du même avec ses variations. Au point de devoir recommencer du début. Ce qui arrive très vite, même avec la boucle musicale que, par inadvertance l'un des interprètes remet à zéro. L'occasion pour nous de comprendre sa construction, faite de quelques sons, de phrases apparemment - mais cette apparence est trompeuse - improvisées et de sons divers.
Même - Pierre Rigal - Photo: Pierre Grosbois
Le spectacle va, à partir du moment où le retardataire est arrivé, nous proposer, en danse, en musique, en paroles et en chansons de multiples déclinaisons de ce que qui pourrait ressembler à une répétition: que ce soit, comme cela a commencé, la reprise et la répétition d'une même scène - ou phrase chorégraphique ou musicale - dans le même rythme, au ralenti ou en accéléré, ou à l'envers, même en effet larsen sonore ou vidéo (une belle invention chorégraphique et esthétique, - ou avec des variantes, par exemple pour des scènes déjà jouées, qui se rejouent avec un glissement des voix de l'un(e) à l'autre personnage, donnant à la scène un air un peu étrange, d'inquiétante étrangeté, de dissociation de soi. Un peu comme si je deviens un autre, tout en étant moi-même. Les moments d'échanges, entre le brûle-pourpoint et le bâton-rompu sont également des moments de bravoure.
Même - Pierre Rigal - Photo: Pierre Grosbois
La pièce est également très souvent ponctuée par de la musique, le groupe Microréalité qui prend les mêmes comme musiciens, et de très beaux moment chantés, en particuliers avec Mélanie Chartreux. La musique est tout aussi déconcertante que la danse, entre le rock et le punk bruitiste. L'orchestre au grand complet avec guitare, basse, piano-synthétiseur, batterie et voix donnent l'élan et le rythme à cette folie délirante et ne laissent pas de répit dans ce rythme endiablé où l'on perds se repaires et où le même n'est jamais pareil. Au point que quand on arrive à la fin, on se demande si cela ne ressemble pas à un début et que l'on a envie de rejouer la pièce au jeu des sept erreurs.
Même - Pierre Rigal - Photo: Pierre Grosbois
Mais non, on va plutôt se la rejouer, plutôt qu'en blanc dans ce décor blanc et plat, en noir sur fond de montagne, dans une version "négative" mais toujours avec humour et en gardant la banane. Et en se remémorant quelques passages de franc délire et rire.
Création de Pierre Rigal pour le Festival Montpellier Danse les 6, 7 et 8 juillet 2016 Sur une musique en direct de Microréalité Avec Pierre Cartonnet, Mélanie Chartreux, Antonin Chaumet, Gwenaël Drapeau, Julien Lepreux, Pierre Rigal, Denis Robert, Juliette Roudet, Crystal Shepherd-Cross Collaboration artistique et costumes Roy Genty Collaboration à l’écriture des textes Serge Kribus Lumière Frédéric Stoll Sonorisation George Dyson
Thomas Jolly, a mis en scène le spectacle-fleuve Henri VI dont il présente l'intégrale à Avignon en 2014 et qui lui vaut leMolière du Théâtre Public en 2015. Il est artiste associé au TNS depuis 2016 - il a dirigé la mise en scène de la pièce créée par le Groupe 42 - promotion des étudiants de l'école en 2017 "Le Radeau de la Méduse," également présenté au Festival d'Avignon et est revenu avec la mise en scène de Thyeste en 2018 et est également comédien - entre autres "Mithridate" mis en scène par Eric Vignier vu au TNS en 2021.
Le Dragon- Evgeni Schwartz - Thomas Joly - TNS - Photo: Nicolas Joubard
Il nous revient avec une pièce du Russe Evgeni Schwartz écrite en 1943-44 Le Dragon.
C'est un conte fantastique et moral où la machinerie et les effets spéciaux sont spectaculaires. La scénographie et les décors de Bruno de Lavenère est efficace et nous plonge dans une belle ambiance fantastique, d'abord dans la maison de Charlemagne, un vieil archiviste dont la fille Elsa est promise au Dragon qui met la ville sous sa domination, puis dans les différents lieux où va se dérouler l'action. L'ambiance est sombre et oppressante quand débarque le "héros professionnel" Lancelot qui apprend cette nouvelle de la bouche du chat, un beau personnage, qui nous embarque dans ce conte de fée qui n'en est pas un. La mise en scène est entraînante, pleine de rebondissements et cette histoire bourrée d'humour et de comédie aussi, de danse même, nous présente les mécanismes cachés de la soumission et d'opposition au changement à l'ouvre dans nos sociétés. La pièce d'Evgeni Schwartz ciblait bien sûr à la fois le fascisme en Allemagne et le régime communiste (la pièce d'ailleurs été censurée), mais également la soumission ordinaire.
Le Dragon- Evgeni Schwartz - Thomas Joly - TNS - Photo: Nicolas Joubard
Thomas Jolly nous dit dans le programme de salle:
"Un tyran, même s’il s’est d’abord imposé par la force, ne peut pas dominer et exploiter une société sans la collaboration plus ou moins consciente de cette société-même. C’est une philosophie politique extrêmement fine mais connue, dont parle La Boétie dans le Discours de la servitude volontaire. Ce que montre Schwartz, c’est que tout pouvoir qui s’impose − pas forcément d’ailleurs par la force des armes − a forcément besoin, pour asservir et oppresser une société durablement, de la collaboration servile ou de l’inconscience ou de la résignation d’une partie conséquente de ses membres. La pièce interroge la différence entre la liberté − incarnée, dans un premier temps, par Lancelot − et la servitude, volontaire ou involontaire, portée par les habitants."
Le Dragon- Evgeni Schwartz - Thomas Joly - TNS - Photo: Nicolas Joubard
La pièce ne s'arrête pas à la fin de l'Acte II à la mort du Dragon, mais nous montre la sournoise mise en place d'une dictature et d'un "Etat d'urgence" par le bourgmestre, alors qu'un début d'autonomie émergeait et qu'une partie de la population avait participé au combat contre le Dragon. Peine perdue:
"Les codes comportementaux sont restés exactement identiques : les gens retombent dans les mêmes travers et le processus d’asservissement est reproduit − le système n’a pas changé. "
Le Dragon- Evgeni Schwartz - Thomas Joly - TNS - Photo: Nicolas Joubard
Et les trois têtes du Dragon sont bien tombées, mais comme le dit Elsa:
"Je savais que Lancelot allait mourir pour rien. Il a tué le dragon et c’est pire qu’avant. Le dragon avait trois têtes, il en a cent, cent mille maintenant, toutes plus humaines les unes que les autres. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas voir vos vraies têtes, vos têtes de tigres, de chacals, de vautours, vos têtes de crocodiles et de serpents ? Avec des cœurs de pierre."
A méditer... chacun de son côté... ou ensemble.
La Fleur du Dimanche
Tournée
Charleroi (Belgique), Palais des Beaux-Arts de Charleroi, du 18 au 19 février Martigues, Les Salins - Scène nationale, du 10 au 11 mars
Grenoble, MC2:, du 23 au 25 mars
La Rochelle, La Coursive - Scène nationale, du 30 au 31 mars
Rouen, Centre dramatique national, du 8 au 9 avril
Paris, Grande Halle de la Villette, du 14 au 17 avril
Lille, Théâtre Du Nord – Centre dramatique national, du 27 au 30 avril
COPRODUCTION
Texte Evgueni Schwartz
Texte français Benno Besson
Mise en scène Thomas Jolly*
Avec Damien Avice, Bruno Bayeux, Moustafa Benaïbout, Clémence Boissé, Gilles Chabrier, Pierre Delmotte, Hiba El Aflahi, Damien Gabriac, Katja Krüger, Pier Lamandé, Damien Marquet, Théo Salemkour, Clémence Solignac, Ophélie Trichard et un enfant en alternance Mathis Lebreton, Adam Nefla, Fernand Texier Collaboration artistique Katja Krüger Scénographie Bruno de Lavenère Lumière Antoine Travert Musique originale et création son Clément Mirguet Costumes Sylvette Dequest
Consultante langue russe Anna Ivantchik Accessoires Marc Barotte, Marion Pellarini Maquillage et régie maquillage Catherine Nicolas avec la collaboration d’Élodie Mansuy Régie générale Jérôme Marpeau Régie lumière Antoine Travert, Doriane Genet Régie son Marion Laroche Régie plateau Pascal Da Rosa Régie accessoires Judith Lanjouere
Décors réalisés par les ateliers du Théâtre Royal des Galeries, Bruxelles Participation à la construction des décors, mobilier et accessoires de l’atelier de décors de la ville d’Angers
*Thomas Jolly est artiste associé au TNS. Le texte est publié aux éditions Lansman.
Cette soirée de concert "Dialogues" de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, placé sous la direction du jeune chef Aziz Shokhakimov est l'occasion de découvrir le talent du soliste Jérôme Comte avec deux pièces qui lui permettent de pleinement dévoiler son talent de clarinettiste.
La première pièce "Con Brio, ouverture de concert d'après Beethoven" de Jörg Widmann est bien nommée pour débuter les réjouissances. Ecrite par Jörg Widmann en 1973, alors qu'il avait 35 ans pour répondre à une demande du chef Marriss Johnson pour être jouée par l'Orchestre symphonique de la radio bavaroise dans un programme consacré à Beethoven, il dialogue effectivement avec les symphonies N° 7 et 8, mais uniquement dans l'esprit. Effectivement, le style y est, le rythme, les sonorités, les timbres rappellent le maître. Avec les percussions, les trompettes, les cordes, l'esprit plane. Mais le jeu est nerveux, saccadé, haché, de belles envolées en vol plané et les flutes trillent, les vents murmurent, les cordes sont frappées. Le pièce est un beau challenge pour l'orchestre. Mais comme le dit Jorg Widmann, surpris lui-même, cette pièce "complexe", c'est une des pièces les plus jouée par les orchestres du monde entier.
Dialogues - Philippe Hurel - OPS - Aziz Shokhakimov - Jérôme Clément - Photo: lfdd
Avec "Quelques traces dans l'air", le concerto pour clarinette et orchestre de Philippe Hurel, Jérôme Comte retrouve une pièce qui lui était dédiée par le compositeur et qu'il avait créée le 1er juin 2018. C'est également une pièce difficile pour les musiciens et l'orchestre. Dans son dispositif, le soliste se retrouve "multiplié" et dialogue avec les deux clarinettes de l'orchestre et quelquefois avec d'autres instruments (flutes, hautbois, cors,..) et même l'ensemble de l'orchestre. Le résultat tend vers un effet de composition électrocacoustique par les effets d'écriture en échos, delay, superpositions, où le son se spatialise et quelquefois semble issu de nulle part. On croit par exemple que c'est le clarinettiste qui joue et c'est un son de flute seul. La pièce démarre assez calmement et s'énerve en deuxième partie. L'effet d'ensemble est assez étonnant.
Jérôme Comte gratifie le public d'un bis en solo duveteux.
Dialogues - 7ème Symphonie - Beethoven - OPS - Aziz Shokhakimov - Photo: lfdd
Après l'entracte, la pièce de résistance sera la 7ème symphonie de Beethoven avec son Allegretto ultra-célèbre. Le premier mouvement Poco sostenuto - vivace est dansant et léger, sautillant puis plus sérieux et martial. Le deuxième mouvement est celui que tout le monde connait par son battement soutenu et la mélodie qui s'étend en nappes, des contrebasses aux violoncelles, aux altos puis aux violons avant d'être repris à l'unisson. "Une apothéose de la Danse", comme disait Richard Wagner. Le 3ème mouvement Presto est un peu altier, bien rythmé et le dernier, Allegro con brio est enlevé et rapide effectivement. Le chef Aziz Shokhakimov
Avec une petite avance pour fêter les onze ans de publications de ce blog de La Fleur du Dimanche, le mur des 400.000 vues étant passé et, pour le 1234ème billet, je vous offre un petit bouquet à la fois en forme de bilan et une d'une sélection de Textes à Valeur Ajoutée (TVA) qui pourraient vous amener un peu d'oxygène au cerveau.
Le printemps n'est plus très loin, le lilas bourgeonne déjà et se dresse prêt à fleurir:
Lilas en bourgeon - 2 février 2022 - Photo: lfdd
Les jonquilles (souvenir du premier billet "Naissance d'une Fleur : La Fleur du Dimanche" le premier billet de ce blog, le 20 février 2020) par contre prennent leur temps... Peut-être pourra-t-on les suivre dans leur (re)naissance....:
Jonquilles en bourgeon - 2 février 2022 - Photo: lfdd
Bilan 11 ans
En attendant et pour faire ce petit bilan, sachez que ces 400.000 vues sur dix ans pour les 1234 billets, cela fait une moyenne de 325 vues par billet (le dernier n'ayant pas encore été publié). Certains ont été vus plus de 2.000 fois et plus de quarante billets ont été vus au moins 1.000 fois. Cela fait aussi quatre mille jours qui se sont écoulés depuis le 20 févier 2011, et donc cela signifie que chaque jour 100 pages sont vues en moyenne. Les premiers billets n'avaient pas la même portée qu'aujourd'hui - leur visibilité est de 50 à 100 vues alors que maintenant, les audiences oscillent entre 100 et plus de 1.000 pour les plus populaires. La plupart des billets du début de l'année 2021 sur les expositions les concerts ou le théâtre ont dépassé les 1.000 vues. Et les billets de la fin d'année 2021 sur les spectacles ou les expositions (Chère Chambre de Pauline Haudepin au TNS, ST-ART 2021, 20 Ans au TAPS, Mailles de Dorothée Munyaneza à Pôle Sud, J'aime de Laure Werckmann et Birelli à JAZZDOR) frôlent ou ont déjà dépassé les 700 vues.
Ce qui fait plaisir, c'est que pour les spectacle ce sont tous des spectacles de femmes qui ont cette belle place. Je pourrait en dire de même pour un billet "du dimanche", celui du 25 avril 2021 "L'abandon, la méfiance, la liberté, les femmes, vues par... et défendues par..." et qui parle beaucoup de femmes et rend hommage à l'une d'entre elles, trop peu connue, Milva, qui venait de disparaître et à découvrir ou redécouvrir et qui a également eu plus de 2.000 vues. Idem pour un billet plus ancien - du 3 juin 2018 - "La Forme et le Fond: Figure, Love et des briques", un billet postérieur à l'arrêt de mes publications régulières (le 18 février 2018) et qui parle poésie et littérature avec Todorov, Genette et Albert Stricler dont je cite la citation (une de mes préférées):
"Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous"
Pour tout cela, ces lectures, ces échanges, les retours aussi, merci à vous, fidèles lectrices et lecteurs, visiteuses et visiteurs occasionnel.le.s. Revenez, vous êtes les bienvenu.e.s et surtout n'hésitez pas à faire un commentaire et me l'envoyer par mail si c'est trop compliqué en ligne.
Sachez que vous pouvez aussim'envoyer un mail pour vous abonner, de manière globale, ou si vous ne voulez pas rater une publication dans un domaine précis (théâtre, concert, exposition,..). L'adresse est simple c'est "lafleurdudimanche" tout attaché avec gmail comme fournisseur. Et si j'ai plus d'abonné sur un sujet cela me motivera à écrire plus.... Sachez que j'essaie de relayer les publications sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Linkedin) mais le mieux est quand même d'avoir l'info de première main (et vous pouvez vous désabonner à la demande..). Et Facebook par exemple ne vous permet pas toujoours d'avoir l'information. Cela ne trompe personne, pour la première fois d'ailleurs, le réseau social perd des abonnés (4 millions de moins entre septembre et décembre 2021). Alors ?
Hit parade des recherches
Pour continuer le florilège, sachez sur les trois mois dernier, le hit-parade de la recherche est revenu à "laisse tomber la neige expression" qui a pointé 477 fois sur le blog de La Fleur du Dimanche. En deuxième, avec 147 occurences, c'est "quand fond la neige où va le blanc" et en troisème "ananke stenai".
Je vous rappelle que pour les premiers palmarès, la requête "Habemus Papam, histoire vraie" avait cartonné en son temps (12 septembre 2012), un article -et un film - prémonitoires !
Jonquilles en bourgeon - 2 février 2022 - Photo: lfdd
En guise de TVA à large spectre, nous allons passer de l'oigine de la vocation de Murakamai, son épiphanie à l'idée de "murmuration" chez les animaux, l'homme et les machines et un adieu en chanson et en film à Monica Vitti:
D'abord Murakami. Il conte à Florence Noirville dans le Monde des Livres son "épiphanie", le moment où il s'est dit qu'il serait écrivain. Amateur de Base-ball, il assistait à un match et soudain, il y eut un "hit"; "Quand j'ai entendu le bruit de la balle contre la batte, je me suis dit que je pouvais peut-être devenir écrivain". Sacré coup!
La murmuration, qui vient du mot anglais (lui-même emprunté à murmure) est le résultat du vol d'oiseoux (étourneaux ou autres) qui volent en bandes très nombreuses et qui font des figures dans la ciel.
J'en profite pour vous inviter à aller voir l'exposition qui vient de démarer à galerie "La Chambre" place d'Austerlitz à Strasbourg. Leur nouvelle exposition "Ornithographies" de Xavi Bou rassemble de superbes photos de ce phénomène - et également une vidéo.
Cette manière de voler où les individus se fondent dans une foule qui a ses règles de direction et de vitesse propre ne fonctionne que par une méthode que les scientifiques ont observé. Il ne s'agit pas d'une organisation collective, ni pyramidale, ni holomidale (grand groupes en réseau), mais la modélisation a prouvé que chaque individu ne teint compte que sur trois à cinq voisins. On l'observe également avec des banc de poissons, les fourmis, et les humains... dans les pelotons cyclistes par exemple. Le cyclste ne se concentre que sur celui qui est devant et les deux devant et de côté. D'ailleurs il a été constaté que l'angle de perception (un diamant ou un losange) se rétrécit au moment du sprint.
Pour rendre hommage à Monica Vittti qui s'est éclipsée, je vous mets un extrait du film "L'Avventura" de Michelagello Antonioni où elle danse sur la chanson Mai interprétée par Mina que je vous mets également:
Feuilleton la re-naissance: Les jonquilles du 5 février:
Jonquilles en bourgeon - 5 février 2022 - Photo: lfdd
TVA - à mi-mot et quelque chose - Dans la forêt Glacée et Eric Chevillard
Les TVA suivant sont toujours découverts dans le supplément Littérature du Monde du 28 janvier, en l'occurrence dans un article sur le livre de Frédérique Clémençon, Dans la forêt glacée que je cite, et celui d'Eric Chevillard L'arche Titanic qui nous offre ses jeux de mots:
"Peut-être que sans connaître la fin, je sais qu'il va se passer quelque chose ici et que ce quelque chose sera un commencement, ou plutôt non, je ne sais pas, juste quelque chose arrivera, c'est tout".
Cela donne envie de connaître la suite, non ?
Et pour Eric, un fantôme, c'est: "un mort qui revient: un remords"
"Quand un animal disparaît, son nom se vide à moitié de son sens - son sang -, n'est plus qu'un demi-mot: une momie."
Jonquilles en bourgeon - 5 février 2022 - Photo: lfdd
TVA - J'ai raison, tu as tort, Vrai ! - Dans la peau d'un(e) autre
Pour la suite des TVA, toujours de la même source, deux auteurs, Thimoty Williamson et Arnaud Cathrine. Du premier, tout est dans le titre de son livre J'ai Raison, tu as tort ! Dialogue Philosophique et la citation est:
"Chacun de vos points de vues est légitime selon ses propres termes. (...) "Vrai" est un mot très dangereux"
A vous d'y réfléchir..
Sinon pour en revenir à l'écriture, à propos de son dernier livre Début de siècles, et de l'écriture, Arnaud Cathrine dit:
"Ce qui m'angoisse et me chagrine dans la vie, est de n'être que moi. L'écriture ouvre cette possibilité d'entrer dans la peau d'un autre, ou même comme c'est le cas dans Début de Siècles, dans celle d'une petite foule."
"Je m'étais rendu compte que, dans la plupart de mes livres, jusque-là, les femmes étaient des personnages secondaires; j'ai eu envie de me multiplier dans une myriade d'entre elles."
Jonquilles en bourgeon - 6 février 2022 - Photo: lfdd
TVA - La Voie Lactée - Les Varans
Et un TVA qui va nous surprendre, un peu de science qui nous dépasse, ou encore la rélaité qui dépasse la connaissance scientifique...
D'une part, une étrange découverte faite par des astronomes australiens: un objet inconnu dans la Voie lactée. L’objet, repéré pour la première fois par un étudiant travaillant sur sa thèse de premier cycle, produit un important rayonnement électromagnétique trois fois par heure. "Les ondes sont émises toutes les 18,18 minutes", explique dans la revue scientifique Naturel’astrophysicienne Natasha Hurley-Walker, qui a observé le phénomène grâce à un radiotéléscope basses fréquences géant dans l’Outback australien. L’objet serait à 4 000 années-lumière de la Terre et même s''il existe d’autres objets dans l’univers qui émettent des variations radio régulières, comme les pulsars, cette fréquence n’a jamais été observée auparavant, selon elle. La découverte de cet objet était "un peu effrayante car il n’y a rien de connu dans le ciel qui fasse cela".
Autre information insolite entendue sur FranceBleu: Une femelle varan a fait des bébés toute seule.
Dans un parc animalier du sud-ouest de la France, une femelle varan vivant seule depuis des années a donné naissance à trois bébés mâles. Ce phénomène très rare appelé parthénogenèse se produit lorsqu’un oeuf non fécondé donne naissance à un ou plusieurs individus. Le parc cherche une équipe scientifique pouvant étudier, documenter et confirmer le phénomène.
Pour célébrer ces découvertes, je vous offre deux chansons, la première de Mylène Farmer - La Voie Lactée:
Et la deuxième une chanson d'Orchestral Manoeuvres In The Dark - Walking On The Milky Way (attention ,ce n'est pas un varan mais un dinosaure qui passe dans le film :
Jonquilles en bourgeon - 7 février 2022 - Photo: lfdd
TVA - La neige
Il a neigé sur les dunes du Sahara: conséquence du réchauffement - et du changement - climatique, la neige s'est invitée au Sahara, comme déjà l'année dernière. La glace fond sur les Pôles et les glaciers de montagne recule et, pour faire diversion la neige tombe dans le désert...
Et pour finir sur de mauvaises nouvelles, sachez que la neige maintenant contient plein de micro-particules de plastique qui s'est dégradé. Nous fabriquons chaque année 360 milliard de tonnes de plastiques (62 millions en Europe). Quatre milliards neuf cent millions de tonnes ont été rejetés dans l'environnement et de là, 3.000 tonnes par exemples sont revenus en Suisse et en Autriche sur les montagnes enneigées, les Alpes Françaises et les Pyrénées ne sont pas épargnées, ni les banquises, ni les villes non plus - par exemple en pleine nature, dans les Pyrénnées 43 milliards de milliards de particules fines de plastiques retomberaient sur la zone chaque année. Soit 3.000 tonnes. Et ces nano-particules sont si fines qu'elles peuvent se mélanger dans l'organisme sans que l'on se rende compte.
Chacun peut de son côté à limiter ce développement, en réduisant l'usage des plastiques et ne pensant recyclage
Et sachez aussi - c'est pas drôle, que l'eau en bouteille plastique fait grossir... C'est Heidi News qui le dit et ce n'est pas une blague: "Votre bouteille d'eau en plastique peut-elle vous faire grossir?"
CHANSONS - La neige et ne soyez pas triste, à bientôt
Comme il est question de neige, je vous offre une cure de neige de The Cure avec Pictures of you, de 1989, précurseurs du réchauffement climatique.
Et pour suivre leur conseil, les graçons ne pleurent pas, ils étaient très précoce - Boys don't cry:
Bon, tot n'est pas parfait, mais on essaye avec Lou Reed d'avoir un jour parfait - Perfect Day:
Allez, il est temps de se dire au revoir avec Léonard Cohen et Julie Felix - There's no way to say goodbye
Jonquilles en bourgeon - 7 février 2022 - Photo: lfdd
Bon dimanche tous les jours!
La Fleur du Dimanche
P.S. Je dédie ce billet à Alain Lafont-Garnung, grand amateur de fleurs et grand conteur - ses "Billets de tram" sont de beaux bijoux trop peu connus. Il était la générosité et l'amabilité jusqu'au bout.
C'est par une procession chtonienne, rythmée des pas frappant le sol en mesure, en déconstruction, accompagnée des sons profonds de la voix ample de Rama Koné qui apporte l'énergie et l'unisson à ce groupe de neuf danseuses et danseurs, chenille ou dragon qui s'enroule sur le plateau que la dynamique est lancée pour Siguifin. Cette pièce chorégraphique protéiforme, rassemblant trois chorégraphes de trois pays différents, le Burkinabé Souleymane Ladji, la Malienne Naomi Fall et le Sénégalais Alioune Diagne sous la houlette du Sénégalais Amala Dianor nous présente à la fois une belle unité de danse et une belle diversité de styles.
Amala Dianor - Siguifin - Pôle Sud CDCN
Des marches rythmées aux solos de break dance, de simulations de combats ancestraux à de virevoltantes cabrioles athlétiques, en passant par de magnifiques ralentis ou des tableaux d'ensemble presqu'immobiles qui démontrent la maîtrise du mouvement de cette belle équipe de danseuses et de danseurs. Les mouvements d'ensemble, les gestes furieux qui balaient, embrassent l'espace et l'occupent totalement, les battements de bras et les gestes de la main, en rythme ou déréglés, toute cette énergie qui vient du groupe et est transmise à la salle. Et même les arrêts intempestifs d'une panne de courant simulée ("pas de panique, on va brancher le groupe électrogène"), clin d'oeil à l'énergie qui quelquefois vient à manquer ou à la fragilité qui les relie, quand, solidaires, sur le fil du bord de scène, ils tentent de traverser des contrées inconnues ou hostiles. Autre clin d'oeil humoristique, les élucubrations caricaturant le jargon (officiel ou politique ou administratif) qui essaie de défendre une coopération et une unité dont on se rend compte qu'elle est totalement hors sol.
Amala Dianor - Siguifin - Pôle Sud CDCN
Heureusement que nos interprètes sont, elles et eux ancré(e)s dans cette terre, et l'on sent leur racines et leur être là, par exemple quand assis et presqu'immobiles, on entend le son de leurs corps qui dessine une géométrie dans les plages de silence, soutenus par une chanson en sourdine. De marches guerrières en exode migratoire, cette petite troupe habillée de blanc décorée en noir et rouge à la Mondrian nous fait traverser des cultures qui se rejoignent et nous les rendent proches, concrètes et sympathiques au sens éthymologique de "communauté de sentiments".
Chorégraphie : Alioune Diagne, Ladji Koné, Naomi Fall et Amala Dianor
Interprètes : Abdoul Kader Simporé aka Dainss, Daniel Koala aka Tchapratt, Rama Koné, Roger Sarr, Alicia Sebia Gomis, Jules Djihounouck, Adiara Traoré, Salif Zongo, Adama Mariko
Musique originale : Awir Léon
Lumières et Régie Générale : Nicolas Tallec
Direction Déléguée : Mélanie Roger
Régie de tournée : Lucie Jeannenot
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Production Cie Amala Dianor / Kaplan
La compagnie Amala Dianor est conventionnée par la DRAC Pays de la Loire, soutenue par la Ville d’Angers et la Région Pays de la Loire. Elle bénéficie depuis 2020 du soutien de la Fondation BNP Paribas. Amala Dianor est artiste associé à la Maison de la danse de Lyon – Pôle européen de création et membre du Grand Ensemble des Quinconces-Espal, scène nationale du Mans.
Partenaires : Association Diagn’art dirigée par Alioune Diagne / Festival Fari Foni Waati dirigé par Naomi Fall / Collectif JUMP dirigé par Ladji Koné
Coproduction : Théâtre de Suresnes-Jean Vilar / Atelier de Paris/ CDCN / POLE-SUD, CDCN Strasbourg / Big Pulse Dance Alliance : Tanz Im August, Berlin ; Dance Umbrella, Londres ; Dublin Dance Festival ; Julidans, Amsterdam ; New Baltic Dance, Lithuanie ; CODA, Oslo / Institut français de Dakar, Sénégal / CCN de Rennes et de Bretagne / Centre de la danse Pierre Doussaint Grand Paris Seine et Oise
Avec le soutien de l’Office International de la Francophonie / ’Institut Français
Résidences : CDC la Termitière, Ouagadougou, Burkina Faso / Institut Français de Bamako et Blomba, Bamako, Mali / Institut Français de Dakar et Le Château, Saint-Louis, Sénégal
La pièce de Magali Mougel The Lulu Projekt pourrait se situer du côté de Wedekind entre L'éveil du Printemps et La boite de Pandore, tout en cherchant du côté de Bertold Brecht et son anarchisme ou son théâtre à vocation sociale.
The Lulu Projekt - Magali Mougel - TPAS - Photo: Christophe Raynaud de Lage
L'histoire, située de l'autre côté du "mur", de ce jeune garçon entrant dans l'adolescence, et rêvant de partir dans les étoiles avec Youri, Laïka et Valentina (la première femme cosmonaute) parce que sa mère lui dicte comment boire son café (il le préfère fondant le sucre dans sa cuillère...). Cette mère seule (le mari trône en photo sur la commode) qui préfère sa fille et boire du Porto et qui voudrait voir son fils en prison ou mort plutôt que dans sa cuisine parce que les valeurs d'ordre et de discipline qu'elle veut lui inculquer n'ont pas de prise sur lui. Il préfère se réfugier dans la musique rock et même franchement punk, version Nina Hagen, qui lance la pièce, ou Sex Pistols ou encore, idole idéale Kurt Cobain et Nirvana. La pièce est rythmée de quelques-uns de leurs morceaux qui permettent une expression autre que verbale (bravo au travail de Stéphanie Chêne), en tout cas qui font un magnifique contrepoint à la lourdeur du destin qui pèse sur cet antihéros, et qui exprime là toute sa belle et forte liberté corporelle. Sinon, il s'enfuit également au-dessus de cette cité avec son très grand ami Moritz, qui comme lui refuse de voir le monde - il est d'ailleurs malvoyant et perd la vue - et ils s'évadent ensemble avec les alcools populaires.
The Lulu Projekt - Magali Mougel - TPAS - Photo: Christophe Raynaud de Lage
La mise en scène de Cécile Arthus balance entre choeurs de narrateurs et moments où notre héros alterne entre essais d'intégration sociale dans une boucherie industrielle (qui nous vaut une drolatique séquence de marionnette) ou chez le paysagiste (où l'on se rend compte que le rythme peut se retrouver aussi ailleurs que dans la musique) pour s'élever vers une envolée amoureuse dans le jaune d'un champ de colza où le blond des cheveux d'une jeune inconnue apporte l'or de l'amour dans le coeur de notre héros.
Antony Jeanne en Lulu arrive à nous faire croire à la fois à cette fragilité et ce désarroi tout en couvant une énergie débordante. Blanche Giraud-Beauregard incarne une mère très réaliste et Blanche Adilllon-Lonardoni est impeccable en jeune fille bien élevée et arrive à nous bluffer dans son autre rôle. Laurent Robert a toute la bonhomie sympathique de Moritz et Philippe Lardaud assure avec sérieux les différents rôles "sociaux" (patron ou commissaire) auxquels notre petit monde va être confronté et réalise une superbe prestation chantée digne d'un vrai concert. Tout cela fait une belle fable réinventée pour essayer de voir comment, adolescent, on peut retrouver le chemin des autres, de la société, alors qu'on ne rêve que d'amours adolescentes et d'étoiles.... A suivre ...
The Lulu Projekt - Magali Mougel - TPAS - Photo: Christophe Raynaud de Lage
– Il vaut mieux brûler franchement que s’éteindre à petit feu, non ?
– Alors je vais t’embrasser et ce sera comme foutre le feu à tout. Lulu aveugle, ça te dirait d’aller voir les étoiles de plus près ?
– Faut voir.
– T’y verras rien, mais tu t’inventeras ton aurore boréale, avec la voie lactée qui dans le vent…
– Attends, d’abord je laisse un mot. Si jamais on me cherche là-haut, qu’on sache où je suis.
Le sous-titre de la pièce de Bruno Meyssat Bifaceprésentée au TNS jusqu'au 3 février précise "Expériences au sujet de la Conquête du Mexique 1519-1521". Vous êtes prévenus, à moins que vous n'ayez déjà vu des pièces de Bruno Meyssat (celles et ceux qui ont vu "Observer" ou "20 mSv" en 2012 ou 2019, ou d'autres pièces ailleurs). Bruno Meyssat est un fabricant d'images mentales à partir d'une source documentaire.
Biface - Bruno Meyssat - TNS Strabourg
Mais ce n'est pas du reportage, du documentaire "brut", il nous fait vivre ce dont il parle, il nous englobe dans une histoire, dans des séquences qui nous mettent en situation, dans l'ambiance par la magie du théâtre avec tous ses moyens,... la lumière, le décor et les objets, les costumes et accessoires et le jeu des acteurs, les textes sous toutes les formes, tout cela nous invite à nous immerger dans une narration à ne pas prendre au pied de la lettre. Il y a une certaine proximité avec le Théâtre du Radeau de François Tanguy - les répétitions ont eu lieu à la Fonderie au Mans chez eux - mais la démarche de Bruno Meyssat va plus vers à la fois la charge "historique" ou symbolique des objets qui vont se retrouver sur scène et le travail de documentation très poussé qu'il demande aux acteurs avant le travail de création-improvisation - ils ont lu chacun(e) les textes sur ces événemetns traités (les rapports envoyés à Charles Quint par Hernán Cortés "La conquête du Mexique" et les récits de cette campagne par un militaire de cette armée, Bernal Díaz del Castillo "Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne", mais aussi les Récits aztèques de la Conquête [choix de récits effectués par Georges Baudot et Tzvetan Todorov, ou des témoignages de survivants dans Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne avec entre autre un poème du Roi Nezahualcoyotl des textes traditionnels dans "Témoignages de l’ancienne parole" traduits du nahuatl par Jacqueline de Durand-Forest. Ce travail ne porte pas sur les textes mais, en partant d'eux, sur des états mentaux, des "remontées de préoccupations, de rêveries, de hantises nées à l’occasion de la découverte des faits exposés par les textes, ... convocations de mémoires, de sensations et d’émotions,.." dont le résultat va être organisé par le metteur en scène avec tous les éléments scénique.
Biface - Bruno Meyssat - TNS Strabourg
Et, alors qu'il disait dans "20 mSv" "La réponse est dans la question", pour "Biface", Bruno Meyssat nous prévient en disant "Il ne faut pas occulter la complexité puisqu'elle est toujours là". A ce sujet, nous pouvons déjà essayer de lire le titre non pas seulement comme ce qui a deux faces et qui peut s'opposer, mais aussi, comme le dit le substantif comme un outil préhistorique, une arme ancienne, un coup-de-poing. Donc que ce qui pourrait s'opposer à l'autre peut aussi s'opposer en soi, telles les actions des conquistadors qui après avoir célébré la superbe ville de Mexico, vont la mettre à terre, la brûlant et la démolissant un peu plus tard. De même, les relations des envahisseurs et des autochtones, se congratulant et se haïssant tout à tour, l'extermination succéde à la fascination. A ce propos, Bruno Meyssat fait un parallèle contemporain à cet "exterminisme" avec les exactions nazies, en convoquant Peter Sloterdijk et Hugh Thomas, un historien britannique.
Biface - Bruno Meyssat - TNS Strabourg
Nous aurons donc sur scène, avec les quatre comédiens, des séquences qui vont nous faire ressentir au plus intime des situations nous impliquant, nous immergeant dans des états proche de ce qui est convoqué, l'écriture graphique des Aztèques, les combats, les tortures, les combats, la soumission, la douleur et la mort, la découverte de l'autre, du monde, les marches conquérantes, les destructions, les cérémonies et les prières, les face-à-face, l'évangélisation,... Et ce seront toute une série d'objets-symboles ou rituels qui serviront de support à l'imaginaire (tapis, tronc calciné, poutre, épée, masque, fer à cheval ou queue de cheval, clochettes, cloche, globe, échelle, armure, casque, fauteuil roulant, croix, coiffe de procession, os, étau, matelas,...). Cet "assemblage" crée une atmosphère subtilement soutenue par un très judicieux choix musical mêlant la musique classique et contemporaine (Manuel De Falla, Scelsi, Webern, Ohana, Webern, Hindemith,..) ou jazz (Keith Jarrett, Morton Feldman, ...) que des airs traditionnels ou d'époque.
Biface - Bruno Meyssat - TNS Strabourg
Tout cela faisant un beau mille-feuille dans lequel nous pouvons creuser avec notre mémoire archéologique pour essayer de mieux comprendre ce qui a pu se jouer à l'époque et quels en sont les échos et traces encore aujourd'hui.
Avec Philippe Cousin, Paul Gaillard, Frédéric Leidgens, Yassine Harrada, Mayalen Otondo Assistanat à la mise en scène Élisabeth Doll Scénographie Pierre-Yves Boutrand, Bruno Meyssat Son Étienne Martinez Lumière Romain de Lagarde Costumes Robin Chemin Régie générale Romain de Lagarde Production Théâtres du Shaman
Coproduction MC2: Grenoble, Théâtre National de Strasbourg, Théâtre de Lorient – Centre dramatique national, La Comédie de Valence - Centre dramatique national Drôme Ardèche Avec le soutien de l’Institut français de Paris Avec le soutien en résidence de la Fonderie au Mans, du Cube-Studio Théâtre d’Hérisson Avec la participation artistique de l’ENSATT Avec le soutien du dispositif d’insertion de l’école du TNB, de la SPEDIDAM Avec des extraits d’œuvres musicales de Giacinto Scelsi, Anton Webern, Keith Jarrett, Maurice Ohana, Lucas Ruiz de Ribayraz, Paul Hindemith, Salvatore Sciarrino, Morton Feldman, Manuel De Falla. Spectacle créé le 9 juin 2021 à la MC2: Grenoble