samedi 4 février 2017

Neige au TNS: K. - Ka - Kar - Kars

La programmation du TNS est riche cette année, entre la programmation de la saison et les manifestations Off de "l'Autre Saison" avec quelquefois de vrais spectacles dont l'entrée est gratuite sur réservation. Le dernier, "La fonction Ravel" de et par Claude Duparfait, en collaboration avec Célie Pauthe et au piano François Dumont était une très belle réussite...


TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


Et pour ne pas mettre les petits plats dans les grands, pendant que se joue "Erich von Stroheim" à la salle Koltes - voir mon billet du 1er février - à la Salle Gruber démarre le lendemain "Neige" d'Ohran Pamuk, une pièce-fleuve de quatre heures - entracte compris! 
La pièce, adaptée du roman éponyme par Waddah Saab et Blandine Savetier avec l’aide amicale d'Orhan Pamuk lui-même et mise en scène par Blandine Savetier trouve ici sa bonne durée, en tout cas pour ceux qui n'ont pas le le roman.
Le roman d'Ohran Pamuk, écrit entre 1999 et 2001 et publié en 2012, en France en 2005 (Prix Médicis étranger, alors que Pamuk se voit remettre le Prix Nobel de Littérature en 2006) raconte l'histoire du poète Ka qui revient en Turquie après douze années d'exil en Allemagne. Il part pour un journal d'Istanbul enquêter sur le suicide de jeunes femmes voilées et sur les élections municipales à Kars, ville à l'Est, près de la frontière arménienne.  
Ka espère aussi retrouver la belle Ípek, qu'il a naguère connu et qui vient de divorcer. La neige qui s'abat sur la ville et bloque les accès.

TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


K. - Ka - Kar - Kars

La pièce commence comme une enquête journalistique, continue comme un roman d'amour, se change en histoire policière pour finir en spectacle de théâtre brechtien mitonné d'espionnage.
Le personnage de Ka renvoie bien sûr à Kafka et les situations, que ce soit la surveillance policière, ou quelques personnages en peu hors de la réalité, et même une scène d'assassinat dans un café dans une mise en scène alternée entre l'action, une scène d'amour (de retrouvailles) et un dialogue prémonitoire entre un directeur d'école et son "éxécuteur" islamiste.


TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


La neige baigne de son atmosphère étouffée le décor - notez les "images mentales" d'atmosphère de la vidéo pour certaines tournées dans la ville sous la neige et soyez attentifs aux "fondus" entre les plans, qui quelquefois en font y surgir des fantômes. N'oubliez pas non plus qu'en Turc, la neige se nomme "Kar" (titre original du roman.
La pièce est magnifiquement interprétée, en particulier par Sharif Andoura (Ka) et la belle Ipek (Mina Kawani), Julie Pilod (Kadife), mais aussi Raoul Fernandez pour ses nombreux rôles, ainsi que Cyril Gueï, Mina Kavani, Sava Lolov, Philippe Smith ,Irina Solano et Souleymane Sylla. Elle nous met au coeur d'une problématique qui est redevenue d'une brûlante actualité (on pourrait même dire qu'Ohran Pamuk avec Neige a fait preuve d'une écriture visionnaire.



TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez

Les différentes séquences et péripéties nous permettre de rentrer au coeur de réflexions sensibles traitées avec intelligence, comme la question du voile, de la religion et de la laïcité, du patriotisme, du coup d'état et de la dictature, de la liberté et de l'art, de l'identité, du pouvoir et de l'amour bien sûr...

Pour Blandine Savetier, "sa force est de donner la parole à tous les courants de pensée, il ouvre un "entre-deux", une rencontre."
"Tout le roman est traversé par la question de l'engagement. Dans une société en crise grave, presque au bord de sombrer, alors que des changements politiques menacent de remettre en question les conditions mêmes de toute expression artistique, peut-on continuer à faire l'art qu'on a toujours fait, comme si de rien n'était ?"
Le résultat cependant n'a rien d'un discours politique, mais trouve un rythme enlevé qui, au fil des péripéties de chaque personnage rencontré rebondit pour nous happer dans le déroulement de cette fable politique. Et nous permet de mûrir notre réflexion sur ce sujet brûlant (comme la neige ?)...


Bon spectacle

La Fleur du Dimanche


NEIGE
du 1er au 16 février au TNS Strasbourg

D’après le roman de Orhan Pamuk
Traduction Valérie Gay-Aksoy - Blandine Savetier - Waddah Saab
Mise en scène Blandine Savetier

Adaptation Waddah Saab - Blandine Savetier avec l’aide amicale de
Orhan Pamuk

Avec
Sharif Andoura
Raoul Fernandez
Cyril Gueï
Mina Kavani
Sava Lolov
Julie Pilod
Philippe Smith
Irina Solano
Souleymane Sylla

Dramaturgie et collaboration artistique
Waddah Saab

Assistanat à la mise en scène
Florent Jacob

Scénographie
Ludovic Riochet
en collaboration avec
Blandine Savetier et Florent Jacob

Accessoires et assistanat à la scénographie
Heidi Folliet

Lumière
Daniel Lévy

Musique
SAYCET

Vidéo
Victor Egéa

Costumes
Léa Gadbois-Lamer

Dessins et graphisme
Jérémy Piningre

Stagiaire mise en scène
Marina Dumont

Réalisation des films
Johan Legraie et Blandine Savetier (à Kars) | Claire Rouvillain, Morganne Shelford et Sarah Tcheurekdjian (à Paris) | Montages Cécile Dubois | Effets spéciaux Stef Meyer
Témoignages audio
Baya Belal et Laurent Papot

Blandine Savetier est metteure en scène associée au TNS

Le décor et les costumes sont réalisés par les ateliers du TNS
Le roman Neige est publié aux éditions Gallimard

Équipe technique de la compagnie : Régie générale Romain Crivellari

Production Théâtre National de Strasbourg, Compagnie Longtemps je me suis couché de bonne heure
Coproduction La Filature – Scène nationale de Mulhouse, Théâtre des Quartiers d’Ivry – La Manufacture des Œillets, Le Liberté – Scène nationale de Toulon, La Criée – Théâtre national de Marseille, Maison de la Culture de Bourges, La Comédie de Saint-Étienne – Centre dramatique national
Avec le soutien de la DGCA, de La Colline – théâtre national, du TARMAC – La Scène internationale francophone, de la Gaîté Lyrique et des Plateaux Sauvages, de la Friche la Belle de Mai, de Rencontres à l’échelle pour les résidences de création
Avec l’aide de la DRAC Hauts-de-France et du Conseil Départemental du Pas-de-Calais
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec la participation filmée du public des Plateaux Sauvages, Paris
Le spectacle fait partie du programme CircleS de l’Institut Français

D’après le livre Neige de Orhan Pamuk – Copyright 2002, Iletism Yayincilik A.S All rights reserved

Création le 1er février 2017 au Théâtre National de Strasbourg

Les riches heures de musique en février à Strasbourg: Mahler, les Percussions, Lab'Ut, les sacrées journées, .....

Le mois de février - à Strasbourg - est riche en événements musicaux:
Au PMC, la 9ème Symphonie de Mahler qui voit revenir Marc Albrecht avec l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, les Percussions de Strasbourg qui proposent leur 9ème concert chez eux, la semaine du son et l'occasion de rencontrer des ensembles locaux pour l'inauguration du Lab'Ut, les sacrées journées avec des concerts de musique sacrée du monde entier dans différents lieux de culte et sûrement plein d'autres manifestations à découvrir...

9ème Symphonie en ré majeur de Gustav Mahler

Le point d'orgue de ces événements est bien sûr l'exécution de la 9ème Symphonie en ré majeur de Gustav Mahler par l'orchestre Philharmonique de Strasbourg, dirigé par  Marc Albrecht qui en fut directeur artistique de 2014 à 2011. Et les retrouvailles avec l'orchestre et le public strasbourgeois lors de ce concert du 3 février fut un intense moment d'émotion, en témoignent les longs applaudissements nourris qui ont clôturé la soirée. Ils ont bien sûr également salué la puissance et la magnificence de cette symphonie  - la dernière - que Gustav Mahler a terminée de son vivant et qui pendant une heure et demie nous transporte en musique vers ailleurs. Mahler a d'ailleurs annoté le dernier mouvement "Ô beauté et amour, adieu! adieu!" en guise de salut. 
Le premier mouvement, tout en douceur et ténu comme un souffle frais et néanmoins mélancolique (Mahler l'annoté "comme un lourd cortège funèbre"), voit cependant s'imbriquer plusieurs formes musicales dont quelques poussées de puissance, qui s'évanouissent à nouveau pour s'achever dans un souffle de flute.
Le deuxième mouvement, plus court a des airs de danse paysanne ("Im tempos eines gemächlichen Ländlers" - une danse paisible) mais bien emportée et l'on peut voir le chef d'orchestre faire corps avec la musique et esquisser des pas de danse et de petits sauts pour transmettre cette vivacité à l'orchestre. Trois petits airs.. et pour finir, sur un petit geste de ma main, suspendue en l'air, les doigt levé, et immobiles.
Le troisième mouvement est une montée en puissance avec des mélanges de sons qui vont vers la polyphonie mais restent très clairs et éclatent en fortissimo.
Le dernier mouvement, Adagio sera lui un lent mouvement vers le silence. L'écriture va vers la sobriété et le chef et son orchestre nous tiennent en haleine par la ténuité du son qui nous parvient en variations, en écrivant un hymne à l'amour et à la tendresse, à l'intimité qui nous apaise et nous laisse seuls dans le silence...

Wolfgang Fink, administrateur par interim nous l'avait annoncé dans son mot d'accueil en citant Debussy: "La musique est le silence entre les notes" et en précisant qu'avec Mahler, le silence chez lui est aussi la musique. Et il faut bien constater que le public a bien respecté la règle fixée au départ de faire silence (ne pas tousser, et pour la technique, réduire l'éclairage pour ne pas avoir à subir les bruit de la ventilation, plaie dans cette salle dédiée à la musique). On ne dénoncera pas le spectateur qui a "oublié" de couper le son du "vibreur" de son téléphone...

OPS - Concert Mahler - 9ème Syphonie - Strasbourg - Photo: lfdd


Les Percussions de Strasbourg - Live @ Home #9

Les Percussions de Strasbourg qui viennent de se voir décerner une Victoire pour l'"Enregistrement classique de l'année" pour le disque "Burning bright" de Hugues Dufourt, qui avait déjà récolté un "Diapason d'Or" (voir mon billet du 7 décembre 2016) reçoivent chez eux à Hautepierre le 8 mars et invitent les étudiants de la classe de Percussion de la Haute Ecole des Arts du Rhin d’Emmanuel Séjourné à partager la scène, ainsi que deux invités d’honneur, le clarinettiste Jean-Marc Foltz et le plasticien Marc Proulx, qui présenteront une création originale "Drift-Wood".



Le programme: 
Première partie avec les étudiants de la HEAR/Académie Supérieure de Musique de Strasbourg sous la direction artistique Emmanuel Séjourné
SEPT CRIMES DE L’AMOUR (1979)  de Georges APERGHIS
TXALAPARTA (2017)   inspiré du folklore Basque
LAST (1997) de Philippe MANOURY
MUSIC FOR PIECES OF WOOD extrait (1973) de Steve REICH
***
SANGE (2016 / première française) de Malika Kishino – Commande d’Etat
HIEROPHONIE V extraits (1975)  de Yoshihisa Taïra
ABLAUF (1983) de Magnus Lindberg
SULPHURE PULSE (2003) de Atli Ingolfsson
DRIFT-W-00D (création mondiale 2017) de et avec Jean-Marc Foltz et Marc Proulx


Inauguration du "laboratoire" Lab'UT

Le Studio de création électroacoustique Lab'UT dont l'objectif est de faire se rencontrer et travailler ensemble des musiciens dans le domaine de l'électroacoustique et l'acousmatique a inauguré son nouveau lieu - en chantier - et organisé des rencontres avec des musiciens et ensembles locaux, régionaux et également allemands. La manifestation se termine dimanche et on aura pu rencontrer l'Ensemble Linea - l'Ensemble L'imaginaire - Horizome Asso- Hanatsu Miroir - Digitale Kunstfabrik e.V. et ce samedi Bruno de Chénerilles.



Les Sacrées Journées de Strasbourg

Les Sacrées Journées, dont c'est déjà la 5ème édition, sont maintenant bien installées et proposent des concerts dans les lieux de culte des différentes religions des concerts de musique sacrée de nombreux pays (Inde, Mongolie, Népal, Syrie, Liban, Algérie, Russie,...).
Le programme est sur le site des Sacrées Journées de Strasbourg
Le dimanche 5 février à 10h00, en particulier, un concert a lieu à la Grande Mosquée de Strasbourg avec des chants orthodoxes slaves - Choeur d'hommes de Vologda, Russie, des chants sépharades - Françoise Atlan, et des chants soufis - Ensemble Samaa Oauzzani de Fèz, Maroc.


  
Bons concerts 

La Fleur du Dimanche

jeudi 2 février 2017

MOEDER: le mystérieux théâtre de la mère en fils et sons

"Moeder" c'est la mère en flamand, et il n'y a pas plus juste image que la vie elle-même pour la caractériser. Celle qui donne la vie - et pourtant, elle meurt dès le début de la pièce de Peeping Tom (le "Voyeur" en anglais). 
Mais c'est pour mieux renaître et nous dérouler le fil de la vie, depuis la maternité, jusqu'à une nouvelle mort - complètement surréaliste celle-là, parce qu'il s'agit de celle du distributeur de café qui accède à un statut presque humain. D'ailleurs le père - toujours vivant, "orphelin et deux fois veuf" qui perd cette dernière compagne à laquelle on va faire les honneurs d'une procession funèbre.




Attendez vous donc à vous faire surprendre dans cette aventure qui va jouer avec vos sens et votre sensibilité.
Déjà avec le décor qui ressemble à des portes de garages mais qui va se transformer par la magie des éclairages en hôpital, studio d'enregistrement - avec en "live" un magnifique "Cry Baby" de Janis Joplin plus blues que nature - ou un musée, dont les oeuvres, terriblement organiques et vivantes vont subir le pouvoir subtil (subtilisé) du père, entre autres ...




Par le son aussi, rendant la présence de la nature ou celle d'un enfant, ou encore les oiseaux d'un tableau plus présent que nature, ou transformant la réalité d'un plateau et du décor en espace aquatique (propice à l'aquaplaning) ou encore nous approchant des oreilles des sons intérieurs que nous n'avons pas l'habitude d'entendre. Nous rendant aussi les voix des comédiens aussi proches que s'ils étaient tout près de notre tête, alors que très souvent ce sont des personnages hiératiques sortant d'un rêve éveillé.



Mais quelquefois aussi, cela fuse sur le plateau, les corps se disloquent, virevoltent et rebondissent en saltos acrobatiques ou hoquètent dans des tremblements saccadés magistralement maîtrisés.
Et puis il y a la musique, d'ambiance ou jouée et chantée en direct avec une délicatesse qui concourt à construire cet univers singulier et décalé. 


Entre de l'humour noir et du grotesque surréaliste, la vie, la mère - "Moeder"  de Peeping Tom s'immisce dans nos mémoires pour s'y marquer d'une empreinte très forte. Comme un long rêve éveillé.
Pas un cauchemar, mais l'effet en est proche. 







Bon Spectacle

La Fleur du Dimanche


Moeder, une production de Peeping Tom est présenté au Maillon en collaboration avec Pôle Sud.
du 1er au 3 février 2017
Les photographies sont de Herman Sorgeloos

Les prochaines dates en tournée :
09-12 FÉV Mercat de les Flors BARCELONA (ES)
05-07 AVR TNBA BORDEAUX (FR)
11 AVR         MaZ BRUGGE (BE)
18 AVR         Stadsschouwburg Utrecht UTRECHT (NL)
21-22 AVR L'Onde VÉLIZY-VILLACOUBLAY (FR)
25-26 AVR Le grand R LA ROCHE-SUR-YON (FR)
03-04 MAI Theâtre de Caen CAEN (FR)
11-12 MAI Les Théâtres de Luxembourg LUXEMBOURG (LU)
17-20 MAI TNT TOULOUSE (FR)
30 MAI-01 JUIN La Rose des Vents VILLENEUVE D'ASCQ (FR)

Moeder Mise en scène  : Gabriela Carrizo
Aide à la mise en scène et dramaturgie  : Franck Chartier
Création et interprétation : Eurudike De Beul, Maria Carolina Vieira, Marie Gyselbrecht, Brandon Lagaert, Hun-Mok Jung, Yi-Chun Liu, Simon Versnel, Charlotte Clamens
Assistance artistique : Diane Fourdrignier
Composition sonore et arrangements  : Raphaëlle Latini, Renaud Crols, Glenn Vervliet, Peeping Tom
Mixage audio : Yannick Willox, Peeping Tom
Lumière : Giacomo Gorini, Amber Vandenhoeck
Costumes : Diane Fourdrignier, Kristof Van Hoorde (stage), Peeping Tom
Décor  : Amber Vandenhoeck, Peeping Tom
Construction décor  : KVS-atelier, Peeping Tom
Direction technique : Filip Timmerman
Techniciens : Amber Vandenhoeck, Hjorvar Rognvaldsson
Entraîneur Bruitage : Elias Vervecken
Vidéo répétitions : Sulok Swablamban (stage), Gaspard Rozenwajn
Chargée de production  : Anastasia Tchernokondratenko
Chargée de tournées : Lulu Tikovsky
Chargée de communication : Karolien Polenus
Directeur administratif : Quentin Legrand
Diffusion : Frans Brood Productions
Production  : Peeping Tom

Coproduction  : Theater im Pfalzbau, Ludwigshafen / KVS – Théâtre Royal Flamand, Bruxelles / Grec Festival de Barcelona - Mercat de les Flors, Barcelone / HELLERAU - European Center for the Arts Dresden / Théâtres de la Ville de Luxembourg / Maison de la Culture de Bourges / La rose des Vents, Scène nationale de Lille Métropole Villeneuve d’Ascq / Festival Aperto-Fondazione I Teatri, Reggio Emilia / Taipei Performing Arts Center, Taipei

mercredi 1 février 2017

"Erich von Stroheim" au TNS: Le tourniquet d'un trio (un) peu ban(c)al

Stanislas Nordey le dit lui-même: "Je me sens en devoir de ne pas creuser toujours le même sillon". Le directeur du TNS, après ses deux propositions - "Je suis Fassbinder" de Falk Richter (qui a d'ailleurs participé à la mise en scène) et "Incendies" de Wajdi Mouawad, se devait de prendre un nouveau chemin et une proposition originale pour la pièce qu'il propose au TNS actuellement.
C'est avec l'assentiment d'Emmanuelle Béart, artiste associée au TNS à qui il avait proposé à la lecture ce texte de Christophe Pellet qu'ils sont tombé d'accord sur ce choix qui répond à leur désir commun de découverte - Elle le dit dans l'entretien avec Fanny Mentré le 23 avril 2016 : "Je n'ai aucune idée de la forme théâtrale que va engengendrer Erich von Stroheim. C'est d'ailleurs ce qui a succité mon désir."  
Et c'est à la fois ce désir d'un "endroit différent" en même temps que le désir et la relation entre un homme et une femme ou un homme et un homme qui va se jouer sur la grande scène du théâtre.
Parce que ce texte, à priori parlant de l'intime, de la sexualité et de tout le mystère des relation à deux, multiplié par trois, qui est en jeu dans "Erich von Stroheim". 

Le couple de l'Amour avale l'autre et le recrache changé

Sur la scène, un imposant dispositif en triangle, avec une photographie d'un couple d'acteurs de film en noir et blanc adossé l'un à l'autre mais qui se sépaerra au moment où le dispositif s'ouvre, annonce ce qui est en jeu dans la pièce: comment deux personnes - homme et homme ou homme et femmes font-ils pour être ensemble et le rester. Dans la pièce, il semble que le fait d'être trois donne plus d'assises à ces trois couples qui tournent et alternent sur la scène, comme avalés par la chambre-baleine, à chaque pontuation de scène, quand les lourds apnneaux se ferment sur l'un des protagonsite pour en recracher un autre...

Stanislas Nordey et ses trois comédiens: Emmanuelle Béart, Elle - Laurent Sauvage (et en alternace Victor de Oliveira), l'Un - et Thomas Gonzalez, l'Autre, vont sur la scène dans un décor impressionnant, aux hauts murs d'une chambre, espace de leurs relations intimes, jouer tout en finesse ce drame épique qui mène vers la mort. 
Le texte est intimiste, mais se déploie avec un force puissante sur ce plateau où il y aura forcément un perdant, un meurtre presque, comme dans les films noirs. Mais c'est plutôt le constat d'un certain état de notre société que fait Christophe Pelet, et avec lui le metteur en scène et les comédiens qui nous mettent en face de certains types de relations sociales qui émergent très finement de ce jeu.
Il y est bien sûr aussi question du désir et du sexe, et du travail, présenté avec une certaine élégance dans la mise en scène où beaucoup de choses sont vues et montrées, tout en jouant sur un fil ténu. Comme le dit encore Stanislas Nordey: "...le corps est présent mais pas complètement visible,... le lieu du désir et de son accomplissement existe, tout en restant ouvert à d'autres choses."
Mais il est aussi beaucoup question de désenchantement au point que l'un des protagoniste dise "Je suis fatigué de tout ce commerce"...

Erich von Stroheim, imposture ou fable désanchantée où les héros sont fatigués du sexe et du pouvoir ? Elle peut-être pas.... 


Erich von Sstroheim - TNS  Photo: Jean-Louis Fernandez



Bon spectacle

La Fleur du Dimanche    

ERICH VON STROHEIM

PRODUCTION

Texte Christophe Pellet
Mise en scène Stanislas Nordey
Collaboratrice artistique Claire ingrid Cottanceau

Avec
Emmanuelle Béart* - ELLE
Thomas Gonzalez - L’AUTRE
Laurent Sauvage* - L’UN
Victor de Oliveira (en alternance)

Scénographie Emmanuel Clolus
Lumière Stéphanie Daniel
Son Michel Zurcher
Vidéo Claire ingrid Cottanceau, Stéphane Pougnand

Production Théâtre National de Strasbourg
Coproduction Théâtre National de Bretagne – Rennes

Création le 31 janvier 2017 au Théâtre National de Strasbourg

Le décor et les costumes sont réalisés par les ateliers du TNS
* Emmanuelle Béart et Laurent Sauvage sont artistes associés au TNS

Le texte est publié chez L’Arche Éditeur

Tournée : 
Rennes du 14 au 25 mars 2017 au Théâtre National de Bretagne
Marseille du 4 au 6 avril 2017 au Théâtre du Gymnase

Paris du 25 avril au 21 mai 2017 au Théâtre du Rond-Point


Sommaire du mois de janvier 2017

Vous avez peut-être raté un billet de La Fleur du Dimanche en janvier,

Voici le sommaire:


Dimanche 1er janvier - c'est la fête !

Du gui en boule et en bille et un bonhomme de neige nain
En photo, du Gui, comme annoncé pour s'embrasser en dessous
Une carte de voeux pour la nouvelle année 2017 
Une citation de Georg Trakl (et un poème) Le mot dans sa paresse cherche en vain à saisir au vol
L'insaisissable que l'on touche dans le sombre silence
Aux frontières ultimes de notre esprit."
De l'actualité sur les bonhommes de neige nains
Et la chanson de Prévert et Kosma chantée par les Frères Jacques qui va avec...

5 janvier, une billet sur le spectacle du TNS 

Dom Juan au TNS: La mécanique des sphères s'emballe..

Dimanche 8 janvier : 

227 étoiles sont nées dans le ciel et moi sous une étoile filante
Comme annoncé, plein d'étoiles , en photo, en texte et en poèmes (Jules Renard et Lamartine) et en chansons (Grégoire, MMZ, M, les Cowboys Fringants, Tion Rossi, Aznavour, Gilles Marchal, etc.)  

Dimanche 15 janvier

DEs photos de faux hous, de plantes vertes sous la pluie, des textes de Claude Lévèque (avec une fleur qu'il a dessinée) et des chanons de Jean-Roger Caussimon, Jacques Berin  et Anne Sylvestre 

16 janvier: 
Le billet sur le spectacle de Bob Wilson... à Paris au Théâtre de la Ville


Dimanche 22 janvier:
Hou, hou, méfions-nous du faux-houx: mahonia, algorithme, big data et Big Mama
Où il est question de faux houx et d'algorithme et de surveillance avec photos de mahonia et chansons d'Antoine, des Charlots et de Ricet Barrier

25 janvier un spectacle de danse à Pôle Sud
La Danse des Ombres à Pôle Sud: un trio "relevé" 

26 janvier, un spectacle de danse de Michèle-Anne de May au Maillon à Strasbourg 
Cold Blood au Maillon: Triple magie de l'image


27 janvier, un panorama des expostions d'art
Les Expositions à Strasbourg et autour - jusqu'à Paris

Dimanche 28 janvier
Retour aux sources (gelées), primevèves et adieu à Lou
des photos de primevères et en hommage à Honneger 
Des poèmes en homage à un ami ressurgi et des chansons autour de Férré et Appolinaire


Primevère bleue - Photo: lfdd

Bonne lecture

La Fleur du Dimanche



dimanche 29 janvier 2017

Retour aux sources (gelées), primevèves et adieu à Lou

Dimanche dernier je vous parlais d'algorithmes dans un article très dense - mais qui a intéressé plus d'un(e) lecteur/trice et qui devrait vous intéresser aussi, si vous voulez savoir quel est l'usage qui est fait de vos visites sur internet (et autres usages du téléphone et de toutes vos cartes, d'ailleurs).

Aujourd'hui je vais faire dans la sobriété.
D'abord je vous offre des fleurs de saison bien colorées (en bleu pour commencer):


Primevère bleue - Photo: lfdd


Mais comme les algorithmes me plaisent et que j'ai retrouvé via les réseaux sociaux une connaissance de longue date, cela m'a fait rechercher dans mes étagères un livre de poèmes (pour changer).
Parce qu'en plus cela m'a rappelé l'épisode assez drôle de ces bibliothécaires qui, pour éviter le pilon pour des livres dans une bibliothèque, ont créé des emprunteurs fantômes à qui ils faisaient emprunter des livres qui ne sortaient plus assez (calculé par un algorithme), se sont fait démasquer par le  même algorithme.
Et pour conclure cette digression, je reviens un an en arrière et vous remet un hommage à Gottfried Honegger via une photo prise hier - juste avant les primevères:


Pot pour Gottfried Honegger - Photo: lfdd


Bon, je vous mets la deuxième primevère (rouge) avant Guillaume Apollinaire (qui rime):


Primevère rouge- Photo: lfdd


Et donc, le TVA du jour va être carte blanche à la poésie. Pour commencer, un poème intitulé "un Poème" que je dédie à cet ami (Bernard) ressurgi:

Un poème

Il est entré
Il s'est assis
Il ne regarde pas le pyrogène à cheveux rouges
L'allumette flambe
Il est parti


Le deuxième, clin d'oeil à Bernard, était la chanson d'un générique d'émission de cinéma que je ne retrouve plus (il y a des versions mises en musique par Poulenc).

Avant le cinéma

Et puis ce soir on s'en ira 
Au cinéma 

Les Artistes que sont-ce donc
Ce ne sont plus ceux qui cultivent les Beaux-Arts
Ce ne sont pas ceux qui 'occupent de l'Art
Art poétique ou bien musique
Les Artistes ce sont les acteurs et les actrices

Si nous étions des Artistes
Nous ne dirions pas le cinéma
Nous dirions le ciné

Mais si nous étions de vieux professeurs de province
Nous ne dirions ni ciné ni cinéma
Nous dirions le cinématographe

Aussi mon Dieu faut-il avoir du goût  


Continuons en chansons, avec bien sûr le Pont Mirabeau que tout le monde connait, cette fois en version Léo Ferré et Michel Delpech - celles de Regianni et Daniel Lavoine sont trop tristes:






Je vous offre aussi la version originale enregistrée par Guillaume Apollinaire lui-même - il ne la chantait pas !




Et puis Marizibil toujours par le grand Léo:

 



Et pour finir, l'Adieu:





L'Adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère,
L'automne est morte souviens-t'en,
Nous ne nous verrons plus sur terre,
Odeur du temps, brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends



Mais on ne va pas finir sur un adieu, je vous laisse découvrir - si vous avez les temps, la belle animation et le texte de "La Chanson du Mal Aimé" dit par LE MOCK:





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche 

vendredi 27 janvier 2017

Les Expositions à Strasbourg et autour - jusqu'à Paris

Quelques expositions à Strasbourg et autour à voir....

Cette page - en cours - sera mise à jour au fur et à mesure...

A savoir que Regionale 17 se termine. La plupart des expositions de la manifestation trinationale - se sont arrêtées le 8 janvier, certaines déjà avant, il ne reste plus que le CEAAC (jusqu’au 19/02) et Stimultania (jusqu’au 29/01) à Strasbourg.

Regionale17 - CEAAC - Anita Kuratle - Phot: lfdd

Regionale17 - CEAAC - Philipe Haenger - Phot: lfdd



A Strasbourg, c’est le Week-End du Rendez-Vous Image annuel, dont c’est la septième édition. Du 27 au 29 janvier, au Palais des Congrès, c’est le rendez-vous avec plus de 60 photographes d’Alsace, de France, d’Allemagne, de Suisse, et d’ailleurs (même du Japon) et des éditeurs de livre. Un programme d’ateliers photos est également prévu. Le programme complet est sur le site des rencontres: RDV-I.


RDV-I Strasbourg - Rendez-vous Image - Photo: lfdd

RDV-I Strasbourg - Rendez-vous Image - Photo: lfdd

RDV-I Strasbourg - Rendez-vous Image - Photo: lfdd

Quelques piste, à vous de faire votre choix: Christophe Burger et ses bâtiments abandonnés -  Michel Daumerge et sa "Tarlatane" - Dimo Dimov et sa population du métro, bien vue ! - Thibault Froehly, ses vues de Bâme travaillées - Michel Giesi, ses intérieurs "habités" - Farid Goual, - son Blackpoll coloré et vivant - Michel Lersy, ses gomme bichromatées en couleur - Alexandre Nachbauer, son Alsace secrrète: l'Oelenberg - Ymy Nigris, ses photos noires qui se révèlent dans notre regard - Vincent Peal et sa "Jungle de Calais impressionnate - Christine Preiss et ses étonnantes rencontres avec les gens du Haut-Atlas - Jacques Rolland et ses montagnes givrées -  Sadeg Souri, son impressionnant reportage en Iran dans les prisons de filles - Alain Tigoulet, ses plages immenses - Jean Valéra et les discrètes frontières-démarcations de sa région qu'il révèle - Elodie Vonnet et ses images de Mongolie... Et bien d'autres à découvrir... 

Je vous offre un siège VIP pour les rencontres:


Siège VIP pour le RFV-I - Photo:lfdd


Apollonia est entrée dans son sommeil d’hiver.



A la Galerie Art Course, il vous reste peu de temps pour voir l’exposition "Jeunes artistes 2017" avec les travaux de Nina Faramarzi, Christelle Fontenoy, Louise Lereuil, Héloïse Maillet & Inès Waris, Hugo Martin, Gabriel Nunige et Monika Plusa.
Finissage samedi 28 janvier à 17h00 avec une "Improvisation spontanée" de Nina Faramarzi, danseuse chorégraphe accompagnée de Saeid Sorayaee qui joue du Daf.
Jusqu’au 28 janvier 2017.
Après: « LE DÉSORDRE AMOUREUX » avec : MYRTILLE BEAL | XAVIER BLONDEAU | PATRICK HIRTZ | BERNARD MULLER | SOLENE ORTOLI |CAROLINE RIEGERT | ANNE CECILE SURGA | THIKENT
Vernissage ce mercredi 1er février à partir de 18h avec un petit moment de poésie dite par Bernard Muller et un concert d’Irakli Turmanauli.
Exposition du 01 au 25 février 2017 


A la Galerie Bamberger, l'exposition "Twmps + Eggs"  de sculptures, dessins et gravures de David NASH s’est achevée le 14 janvier 2017


A la Galerie Brûlée, l'exposition "Fable" avec Sylvie Moine (sculpture) - Stephane Dauthuille (peinture) - Denis Jully (peinture) était prévue jusqu'au 24 décembre 2016



Au CEAAC, une des expositions de "Regionale 17" l'exposition "EYE CATCH" réunit huit artistes dans une exposition qui explore leurs moyens inédits ou empruntés comme autant de stratégies visuelles pour créer l’image et saisir le regard. Avec Timo Alt, Anna Bläser, Alessia Conidi, Philipp Hänger, Yoshiya Hirayama, Anita Kuratle, Nino Maaskola, Bena Zemp.
Jusqu'au 17 février 2017
A l’Espace International, une nouvelle exposition d’artistes suite à des résidences : Axel Gouala à Prague, très intéressant travail de sculpture, gravure et tirage numérique au premier étage, et Jan Sipöcz et son intéressant regard sur Strasbourg avec ses photographies au deuxième étage.

Regionale17 - CEAAC - Helena Krohn - Phot: lfdd


A la Chambre, la nouvelle exposition présente les photographies de Françoise Saur. Un travail sur la mémoire de la famille, avec la mise en scène de fleurs de proximité dans des vases et ustensiles familiaux sur un « marbre », et leur dialogue avec des cartes postales anciennes ainsi qu’un mur de photos de famille.
Jusqu‘au 26 février.


Françoise Saur - La Chambre



Un nouvel espace à côté du MAMCS, la 
Galerie Philippe Decorde présente une nouvelle exposition « Les Animaux »
Jusqu’au 10 février 2017



La Galerie l'Estampe  nous propose une exposition d’Alexis Gorodine à partir du 28 janvier.
Jusqu'au 25 février 2017



Bertrand Gillig, présente une exposition sur le thème « Archi-Paysage » avec 6 artistes, dont trois jamais présentés par la galerie : Elisabeth Fréring (Dessin) - Jacques Thomann (Peinture) - Stéphanie Lucie-Mathern (Peinture) - Lauréate du prix Théophile Schuler 2016
Clément Montolio (Peinture) - Marie-Odile Biry-Fétique (Peinture, dessin) - Pit Molling (Sculpture)
A découvrir  jusqu’au 28 janvier 2017.



La Galerie Yves Iffrig montre le travail surpapier de Pierre Antonelli.
Jusqu'au 25 février 2017



A la 
Galerie Jean-François Kaiser la nouvelle exposition de Johana Tagada "Epistolaire imaginaire - Merci", à partir du 3 février
Vernissage le jeudi 2 février / 18h - 21h
Jusqu'au 4 mars 2017



Lieu d'Europe expose les photographies autour des journées en mémoire de la Shoah avec l’exposition: « Lieux de mémoire de la Shoah en Europe, un regard de photographe »
Vernissage le ven. 27 janvier



Le 
Petit Cabinet du Pont de Pierre, l'Association Envie de Quartier  propose une nouvelle installation de Silvi Simon. "Rotundum Lux Vestgio /2" A partir du 18 janvier 2017.



A la Popartisserie, la nouvelle exposition "Hug Life » de SekuOuane
Jusqu’au 8 février



Fredd Croizer à la Galerie 
Radial Art Contemporain nous présente une nouvelle exposition « Spaced Memory » de Bodo Corsi.
Exposition jusqu'au 26 février 2017.

 
Bodo Korsing - Hidden Mind - Radial



Chez 
Jean-Pierre Ritsch-Fisch, toujours des oeuvres d'Hervé Bohnert, mais aussi plein d'autres à découvrir...




Au Syndicat Potentiel un exposition du collectif Gatiste Gatténé pleine d’humour "Jardins public divers" – des interventions dans l’espace public et sur les murs
Jusqu’au 28 janvier 2017.



Chez Stimultania, l’exposition MANÈGE À IMAGES ET AUTRES ENSEMBLES #2  avec Eva Borner (CH) - Benoît de Carpentier (FR) - Delphine Gatinois (FR) - Camille Grosperrin (FR) - Max Leiß (DE/CH) - Stéphane Spach (FR), à ne pas rater. Et prenez le temps de regarder la vidéo de Camille Grosperrin




A la Galerie, Christophe Tailleur hivernage jusqu'en mars 2017.




Au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, le nouveau cycle des collectionneurs, dont je parlerai plus en détail bientôt "Passions Partagées, au coeur des collections », une manifestation plurielle dont le coup d’envoi a été donné à l’occasion de la Nuit européenne des musées, le 21 mai 2016, et qui se poursuit jusqu'au printemps 2017.



Au Musée Tomi Ungerer, pour fêter les 85 ans de notre artiste international une exposition "hommage" cent artistes lui rendent la monnaie de la pièce.
A partir du 19 novembre.
Jusqu'au 19 mars 2017
Vous pouvez voir les images sur le billet du 3 décembre "Les expositions de décembre".



Au nord de Strasbourg, à Drusenheim, au Pôle Culturel   et au Musée Paso, la saison continue avec une exposition de l’artiste Sumo, "The Begining is Near" tendance street Art.
Jusqu’au 11 février 2017



Un nouvel espace d'exposition à Strasbourg, la librairie-gallerie  "
Art et l'Être" au 17 bd de la Victoire à Strasbourg. Après la première exposition qui présentait les aquarelles de José Corréa, certaines encore visible,s les "Icônes miraculeuses" de Rolf Ball.



Et à Paris à Beaubourg, Centre Georges Pompidou, vous avez les expositions de Jean-Luc Moulène et les finalistes du prix Marcel Duchamp jusqu’au 20 février et l'exposition Magritte s'est terminée le 23 janvier 2017 quelques images en décembre.
Une nouvelle Exposition : Cy Twombli dont on reparler.



De l'autre côté de la frontière, à Baden-Baden -  derniers jours - ne ratez pas l'exposition "die Kerze" autour du tableau de Gerhard Richter au Musée Frieder Burda.
Jusqu'au 29 janvier 2017, les images en décembre.




Et à Colmar, vous avez la nouvelle exposition avec Nicole Wendel "Présence" à l’Espace Malraux.
Jusqu’au 19 mars 2017



A l'Espace Lézard, Axel Gouala que l’on peut voir également au CEAAC, « Derrière les fagots » à partir du
Jusqu'au 22 février 2017



Bonnes expositions

La Fleur du Dimanche