dimanche 9 octobre 2016

Une rose est une rose, comme un ruban, comme une fleur, comme un dimanche

D'habitude, on dit "Comme un lundi".... Et j'ai horreur de cette expression...
Et aujourd'hui, je me dis "Comme un Dimanche !" et pour moi, cela signifie la fin des vacances.... 
Enfin pas vraiment. Même si je vous ai donné la plume ou plutôt l'appareil photo et que le feuileton de l'été a duré 9 épisodes où vous avez pu apprécier les fleurs et les talents de photographe de vos/nos ami(e)s, il a quand même fallu publier tout cela, accompagné de textes/poèmes et d'un choix musical que - je l'espère - vous avez pu apprécier ou découvrir.
Et vous avez aussi pu voir sur le Blog de La Fleur du Dimanche qu'il y avait aussi des billets en dehors du dimanche, consacrés à la musique, au cinéma, aux expositions, et ... aux vacances - même si les CP de VALVaE (Carte Postale de Vacances A Laquelle Vous avez Echapé) n'arrivent pas très rapidement.

Pour la rentrée, une pensée d'actualité en forme de ruban rose qui nous renvoie aussi au deuxiemme épisode de notre feuilleton estival avec les roses de Raymond P. dont parmi la brassée de fleurs qu'il m'avait envoyées, j'en avais choisies trois, elles sont là:
Rose de Paymond P.
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2016/08/cueillez-des-aujourdhui-les-roses-de-la.html


En complément, voici une "Ipomée" ou "volubilis":


Ipomée volubilis  - Photo : Raymond P.

L'été a été terrain de chasse aux fleurs, mais aussi aux papillons, et pour la photo du jour, ce papillon fait un clin d'oeil à Cléo W. dont je salue les talents de photographe de Fleurs, de Papillons et autres animaux sauvages, et également sa grande connaissance dans ce domaine. Elle saura sûrement nommer papillon ci-dessous: 

Fleurs et papillon: Ecaille Chinée - Photo : lfdd

En guise de TVA, un texte que je partage avec vous, à découvrir tel quel (si vous en avez trouvé l'auteur, faites-le moi savoir):

"Il faut avancer, avancer, sûr de soi, de sa direction. Les autres sont resté à l'étape. Il n'y a à attendre nulle aide, nul secour. On doit vivre et mourir ainsi. Arrive-t-on jamais où l'on voudrait aller?
Pourtant, est-ce faiblesse? si j'aime, si une femme que j'aime m'aime, alors mon courage est immense. Si j'aime, si une femme que j'aime m'aime, tout change. Il suffit d'une pensée fidèle, d'une main donnée, d'un visage offert, d'une communion sans retour - et avec un seul être -, pour que soient justifiés la marche en avant, le refus d'abandonner, la faim, la soif intérieures. Pourquoi? Je ne sais. Peut-être l'amour est-il ce levain qui éveille soudain la matière et lui fait souvenir qu'elle contient en elle de nouvelles naissances."


En contrepoint, deux vidéos, la première, images filmées lors du Festival Musica qui s'achève, un "Adieu" - Abschied de l'opéra "Donnerstag" donné à Bâle dimanche dernier - je vous en laisse sentir l'ambiance sur la place devant le Théâtre de Bâle:





Et plus léger, pour un dimanche, non pas comme un lundi, mais - avec un clin d'oeil pour montrer que la question du "genre" ne date pas d'hier: "Comme un garçon" chanté d'abord par Sylvie Vartan et dans la deuxième version avec Gilbert Bécaud et Sacha Distel

Sylvie Vartan "Comme Un Garcon"






Sylvie Vartan - Comme un Garçon - 1968





Bonne Rentrée

Bon Dimanche
et à dimanche prochain (au plus tard !)

La Fleur du Dimanche

samedi 8 octobre 2016

Musica Mixe Musique et Puces... Electronik

C'est un fait indéniable, Musica est dans l'ère du temps... électronique. Le millésime qui s'achève aura largement puisé - et rendu hommage - à la musique electronique sous toutes ses formes: electronique en interaction directe (en temps réel) ou en accompagnement avec les orchestres et les ensembles - musique acousmatique (avec des concerts dédiés aux deux groupes très actifs, le CRM à Paris - et des concerts dédiés à son fondateur Pierre Henry - et le studio Musique & Recherche de Belgique) - musique mixées sur platine (voir eRikm) mais également des concerts où le mixeur ou le musicien électronique partage la scène avec les musiciens "physiques", comme cela a été le cas pour les deux dernier concerts du Festival où l'ensemble Accroche Note puis les Percussions de Strasbourg ont "composé" sur scène.

KLANG4

Le noyau dur de l'ensemble Accroche Note de Strasbourg, Françoise Kubler et Armand Angster, dont on connait l'ouverture d'esprit - et à toutes les musiques, dont le jazz - nous ont proposé un concert décoiffant et allègre en partageant la scène et la création musicale avec deux musiciens de la génération electronique: Pablo Valentino, DJ strasbourgeois et Yerri-Gaspar Hummel, strasbourgeois également et qui ouvre dans la création électronique.


Musica 2016 - KLANG4 - Françoise Kubler - Armand Agnster -  Pablo Valentino -Yerri-Gaspar Hummel - Photo: lfdd


Pendant une heure, Françoise Kubler au chant (improvisant en onomatopées ou nous chantant dans des langues qui ressemblent à l'italien, à l'anglais, à l'andalou, nous lisant un texte poétique et même jouant de l'harmonica), et Armand Angster, à la clarinette ou au saxophone engagent un dialogue (à moins que ce ne soit l'inverse) avec Pablo Valentino samplant aux platines ou jouant des boutons de l'életronique, et Yerry-Gaspar Hummel, plutôt au clavier synthétiseur, mais aussi à l'électronique et aux platines.
Nous sentons une connivence et une fraicheur dans ce quatuor surprenant. Le résultat impressionne, émeut et fait même rire.
Bravo les artistes.


Musica 2016 - KLANG4 - Françoise Kubler - Armand Agnster -  Pablo Valentino -Yerri-Gaspar Hummel - Photo: lfdd


DRUM-MACHINE

Le concert suivant, également une rencontre entre l'électronique d'eRikm et des intruments traditionnels, en l'occurence les Percussions de Strasbourg est en fait un spectacle total, créé par eRikm à partir d'un matériau musical et sonore que le musicien électronique a échantillonné et retravaillé à plusieurs reprises et qu'il met en espace, en scène et en images (des vidéos en direct et retravaillées sont projetées en fond de scène et sur plusieurs écrans) est jouée en direct - avec l'élecronique en plus bien sûr - sur des percussions, mais aussi des pots de fleurs, des billes de verre dans une coupe du même accabit, des plaques metalliques ou en polystirène (avec archet) et une sorte de vielle cachée dans un carton.


Musica 2016 - Drum Machine - eRikm - Percussions de Strasbourg - Photo: lfdd

En AFTER et BEFORE du concert, des étudiants de la HEAR (classe dcréation electroacoustique de Tom Mays - Etienne Haan, Jean-David Mehri, Sergio Nunez Manases, Guido Pedicone) et classe de percussions d'Emmanuel Séjourné) nous ont gratifié d'ambiances sonores et preformatives. Il faut les en féliciter, car le contexte et l'espace n'était pas très facile.


Musica 2016 - Drum Machine - Before -- Photo: lfdd


Mais tout cela laisse à penser que cela bouge à l'Est, que les ensembles installés ici - que ce soient les Percussions de Strasbourg ou l'Acccorche Note, mais aussi les musiciens electroniques (eRikm ne vient-il pas de Mulhouse ?)  - et même les étudiants et jeunes compositeurs sont sur un terreau fertile et que l'écho de l'électronique porte loin - et que Musica participe à porter ce son au delà des cercles d'initiés. Merci.

Musica 2016 - Drum Machine - After - Photo: lfdd

Bon Musica

La Fleur du Dimanche

Ce soir, dernière soirée: Reigen
UGC Cité Ciné - 20h30
Opéra filmé de Philippe Boesmans, compositeur autodidacte. 
Reigen, ouvrage inspiré de la pièce d’Arthur Schnitzler La Ronde (1897) a été créé en 1993 à La Monnaie dans une mise en scène de Luc Bondy.

vendredi 7 octobre 2016

Dernier jeudi de Musica 2016: Jeunes Talents et les 80 ans de Steve Reich

Dernière ligne droite pour le Festival Musica 2016. Les deux concerts de cette soirée sont bien représentatifs de la ligne éditoriale qui a sous-tendu la programmation de cette année. D'abord, une carte blanche à la jeunesse, et puis un hommage à un maître de la musique répétitive - en dialogue avec LA référence de la musique occidentale.


Jeunes talents, compositeurs:


Curieusement le fil du concert "Jeunes talents, compositeurs" de ce jeudi à 18h30 à la Salle de la Bourse pourrait être la question de l'ordre, du pouvoir et du contre-pouvoir.

Jean-David Mehri : Prolongements (2016)

Pour la première pièce "Prolongement", oeuvre pour saxophone et electronique, c'est le saxophoniste - virtuose interprète Adam Campbell - qui maîtrise totalement le jeu. Par ses mouvements, la position de son instrument, il "pilote" le programme informatique qui transforme en temps réel le son qu'il produit et qui est recalculé pour se fondre en écho avec le son direct. Tel un magicien avec son serpent - le saxophone - qu'il apprivoise, il en arrive à jouer, même sans jouer, rien qu'en inclinant, avançant ou reculant l'instrument tel une baguette magique. Sauf si, son partenaire muet, l'ordinateur se rebelle et fait silence. Quel est cette "motivation" de la machine pour ne pas jouer? Ouf, le compositeur l'a dompté et le public est époustoufflé par la performance. 


Musica - Jeunes Talents -  Jean-David Mehri - Adam Campbell - Photo: lfdd


Etienne Haan : Eclipse (2016)

Pour la deuxième pièce, la règle du jeu est donnée dès le début: ce sera un danseur, Clément Debras, qui viendra interférer sur l'ordre et le pouvoir du chef d'orchestre Armand Angster en dansant sa partition de chef. Et effectivement, il a le pouvoir de faire de la musique (ou est-ce la musique qui lui fait faire les gestes en mesure ou en tremblements ?). Jusqu'à ce que les deux chefs se rejoignent dans une gesticulation silencieuce qui n'arrive plus à sortir un seul son de cet Orchestre des étudiants du Conservatoire et de la HEAR. 


Musica - Jeunes Talents -  Etienne Haan - Clément Debras - Armand Angster - Photo: lfdd


Benoist Soldaise : Vingt-sept (2016)

Pour Vingt-Sept, une pièce dont le titre interroge le passage à l'âge adulte (ou la mort  - entre autres via de nombreux musiciens rock qui n'ont pu passer cette barrière fatidique), Benoist Soldaise prend le pouvoir différemment, un peu à la manière des artistes de l'Arte Povera, on aimerait le nommer compositeur "Povera" - entre pauvre et pouvoir, il y a juste un glissement de son, son qu'il se plait à décaler de son côté avec jubilation. Les percussionnistes, sous la direction d'Emmanuel Séjourné, tapent sur des bidons, frottent des éponges à récurer dans une concert spatialisé, ou frottent leur archet sur du polystyrène. Les instruments sont un bloc de métal, une flute de cristal, des hochets, cloches, cloches plaques, jantes de voiture, et pour finir des sifflets qui sifflent la fin d'une partie pleine d'humour, entre musique populaire et musique savante.    


Musica - Jeunes Talents - Benoist Soldaise -  Emmanuel Séjourné - Photo: lfdd

La soirée s'inscrit dans un atelier de composition (très réussi) de la HEAR/Conservatorie de Strasbourg, piloté par Philippe Manoury avec Daniel D'Adamo et Tom Mays pour la partie electronique. Il faut saluer Philippe Manoury et son engagement pour cet aspect pédagogique fort qui, nous l'espérons continera après son départ. Il est vrai que sa parole et son action seront bien entendus au Collège de France où il vient d'être nommé à la Chaire de création artistique. Au revoir l'artiste (qui reste bien sûr fidèle à Strasbourg). 


Reich, Bach

Le concert du soir au Palais Universtaire de Strasbourg sera en deux parties qui dialoguent. Le chef de l'ensemble "Les Siècles" François-Xavier Roth a choisi de rapprocher par delà les siècles (juste 250 ans) deux oeuvres qui ont "une même ferveur expressive".


Reich - Tehillim (1981)

La pièce de Steve Reich, même si elle est un peu à part dans le répertoire du compositeur américain, plutôt connu pour sa musique répétitive, est une "résurection" en quelque sorte des chants religieux des Juifs. Il s'agit donc de quatre psaumes mis en musique, magnifiquement interprétés par les quatre voix des "London Voices" soutenues par les clarinettes, hautbois, cor et les percussions - auxquels se rajoute l'orchestre à cordes - pour une méodie alerte et sautillante, presque "ethnique", très engageante et dansante. 


Musica - Les Siècles - François-Xavier Roth - Steve Reich - Photo: lfdd


Bach - Magnificat en ré majeur BWV 243 (1728-31)

Le Magnificat de Bach, joué sur des instruments anciens - en particulier les bois - donne aussi un côté jubilatoire à cette prière et il faut noter les solistes - magnifiques - de l'Ensemble Aede (Elise Benedes, Agathe Peyrat, Sorin Dimitrascu, Anaïs Bertrand, Florent Thious, Marc Valero et Laia Cortes), et le public partage la joie que nous sentons parcourir l'ensemble de l'Orchestre "Les Siècles" pour cette magnifique prestation qui s'achève sur un chant plein d'allégresse.   

Musica - Les Siècles - François-Xavier Roth - Jean-Sébastien Bach - Photo: lfdd


Bon Musica

La Fleur du Dimanche


Le programme s'achève ce soir et demain avec:

KLANG4
Salle de la Bourse - 18h30 
avec musiciens live, sampler et platine
Soprano, percussions, récit Françoise Kubler
Clarinette et saxophone Armand Angster
Sampler et platines Pablo Valentino

Électronique et platines Yérri-Gaspar Hummel

DRUM-MACHINES - percussions et électronique

Cité de la musique et de la danse - 20 h 30

Reigen , l'opéra filmé de Philippe Boesmans
Samedi à 20h30 à l'UGC Cité Ciné

mercredi 5 octobre 2016

Musica 2016: le Retour de Kat Onoma et de Billy the Kid, I love you !

Je vous l'avais annoncé, Musica aime toutes les Musiques, et ce soir c'est Rock. Après le rock de Jean-Claude Gallotta, voici celui, historique, mais resuscité de Rodolphe Burger et son Groupe "Kat Onoma" qu'il va rendre présent sur la scène de la Cité de la Musique et de la Danse à Strasbourg.

Pour faire patienter ceux qui piétinent d'impatience et donner envie aux autres, un teaser sur Billy the Kid,




Et une question existentielle sur la vie de Kat Onoma:





Billy the Kid I love you

La soirée se passe en deux parties. La première, mariage de ciné-concert et de concert dessiné est une expérience originale: Sur un triple écran, des images de films en Noir et Blanc font une symphoniqe visuelle à la mémoire du jeune bandit Billy qui va mourir à 21 ans. Chevauchées sauvages, paysages de désert arides, bagares dans les bars servent de toile de fond à une fantaisie visuelle dessinée en direct à deux main par Philippe Dupuy - le dessinateur de BD, sans son Berbérian, mais avec Fanny Michaëlis, sur des écrans d'ordinateur ou une vitre ou encore sur une table. Les images se superposent sur le film créé et monté par Loo Hui Phang à partir de scènes de films connus ou d'archives privées. Cette longue balade vers la mort de Billy - le texte dit: "Amenez-le vers le ranch, le sherif Garret va le tirer comme une fleur" - sera l'occasion pour Rodolphe Bruger et ses accolytes Julien Perrodeau et Philippe Poirier de jouer six morceaux du disque "Play Kat Onoma" entrecoupés d'improvisations dialoguant avec les images en N&B et les dessins ainsi que le texte du film qui content l'histoire, magnifiquement interprétés par Pierre Perrier, Patrick Michaëlis, Geoffrey Carrey, Jean-François Auguste et Loo Hui Phang.

Allez, je vous offre le début du concert "The Radio" et "The Gun"







Play Kat Onoma

La deuxième partie du concert verra une configuration plus classique "concert" avec le deux rescapés de la "Dernière Bande" - Kat Onoma rejoints par Julien Perraudeau, déjà de la précédente aventure et Roméo Poirier à la batterie. Ce sera l'occasion de parcourir un espace-temps plus large avec des morceaux emblématiques du groupe avec entre autres "Far from the Pictures", "Dans la Chambre", "Radio-Activity" comme une lente montée vers le climax. Un beau voyage accompagné par la voix sombre de Rodolphe Burger et des guitares envoûtantes des deux compères et de leurs comparses.

En mémoire, je vous exhume le clip de "La Chambre" de la bande de 1995:

 

Bon spectacle

Bon Musica

La Fleur du Dimanche


Rodolphe Burger / Billy the Kid I love you
soirée en deux parties:
20H30 : Billy The Kid
22h30 : Play Kat Onoma

mardi 4 octobre 2016

Musica le dimanche, c'est Jeudi en Lumière: Donnerstag aus "Licht" à Bâle au Theater

Pour ce dimanche à Bâle, le Festival Musica a fait un énorme cadeau à ses aficionados et fidèles spectateurs: Assister à la troisième création de "Donnerstag aus Licht" de Karlheinz Stockhausen.

Après sa création à Milan en 1981, dans une mise en scène de Luca Ronconi et une représentation au Royal Covent Garden à Londres en 1985, il a fallu attendre plus de trente ans pour à nouveau assister à la première partie du gigantesque projet Licht - 29 heures de musique - que Stockhausen rêvait de pouvoir jouer dans la durée dans un lieu qu'il aurait aimé voir créé avec 7 bâtiments pour cet opéra-fleuve qui parcourt les 7 jours de la semaine.

Et c'est au Theater Basel, ce dimanche 2 octobre que l'événement eut lieu. La représentation des 3 actes précédé d'un "Gruss" (Salut) et clôturé par un "Abschied" (Adieux).

Le "Salut" qui eut lieu dans le foyer du théâtre a surpri plus d'un spectateur. Les membres de l'orchestre, en costume coloré, mêlés à la foule au début, avec leur verre et leur cigarette, sous la direction du chef Titus Engel accueillirent les spectateurs avec leur octuor de cuivres par un quart d'heure de concert, avant de les invitèr à rejoindre la salle.

Acte I : Michaels Jugend - La Jeunesse de Michael

Le premier acte nous montre Michael enfant, à qui sa mère apprend à chanter et à danser pendant qu'une scène récurrente - le gâteau - et le cadeau - d'anniversaire - se déroule dans un espace central vitré avec les trois personnages comme des marionnettes avec une grosse tête: le père, la mère et le jeune Michael. 
Il faut noter la qualité de la scénographie et des décors de Barbara Ehnes et les magnifiques costumes d'Ursula Kudrna. La mise en scène de Lydia Steier et la dramaturgie de Pavel B. Jiracek vont proposer trois univers et trois traitements pour les trois actes de l'opéra.
Pour le premier acte également d'ailleurs puisque qu'après ces leçons de danse et de chant, Michael va apprendre à chasser avec son père. Ces scènes de chasse mises en parallèle avec la fausse-couche de sa mère puis de sa mort, ainsi que l'éducation sentimentale de Michael, d'une Mondeva (Luneve) qui se démultiplie en de coquines créatures (que la père tire allègrement, avant de mourir lui-même. Le premier acte s'achève par une série d'examens plutôt de l'ordre du médical sinon du psychiatrique - transposition des examens - réussis - en musique et danse. Michael a d'ailleurs deux doubles, en plus du chant (magnifique interprétation des ténors Peter Tantsits dans la première partie et de Rolf Romei dans la dernière) en la sonorité d'une trompette (Paul Hubner) et dans les gestes d'une danseuse (Emmanuelle Grach). 

Musica 2016 - Donnerstag aus Licht - Stockhausen - Theater Basel - Festival - Phot:lfdd


Acte II : Michaels Reise um die Erde - Le Voyage de Michael autour de la Terre

Alors que l'Acte, qui puise dans des éléments autobiographiques de la vie de Karlheinz Stockhausen - la mort par euthanasie de la mère avec les nazis, celle du père à la guerre et les examens - il est vrai un peu transposés, le deuxième Acte qui correspond - toujours dans la vie de Stockhausen à son périple d'apprentissage en voyage en Europe, la mise en scène de Lydia Steier en fait plutôt un voyage "autour de ma chambre dans l'asile" - le "nid de coucou" dans sa relecture d'aujourd'hui. Le voyage est cependant présent dans les très belles images vidéo de Chris Kondek sur le cyclo au-dessus de l'espace vitré. Et cet Acte, qui prend la forme d'un concerto de trompette - l'instrument symbole de Michael se conclut pas l'affirmation de la trinité de celui-ci qui va pleinement se déployer dans le troisième Acte.

Musica 2016 - Donnerstag aus Licht - Stockhausen - Theater Basel - Festival - Phot:lfdd


Acte III : Michaels Heimkehr - Le Retour de Michael

Dans ce troisième Acte, composé de deux parties: Festival et Vision, nous assistons effectivement à un "festival" mélange d'une comédie musicale hollywoodienne et d'une grande messe un peu kitsch où les fidèles ont l'air bien naif et docile - et non illuminés par la "révélation" de la vérité de la Musique que Michael rapporte de ses pérégrinations. Mais la foule préfère adorer un robot géant - image du cadeau reçu de sa mère. Mais Luzifer, l'ange déchu, l'homme du samedi et de la mort se rebelle contre cet ordre et s'oppose à Michael. Lui aussi est triple, mais le héros du jour a le dessus et se retire pour célébrer les sept caractéristiques d son nom: Mélodie, Intensité, Chromatique, Harmonie, Audiogramme, Extase et Lumière et apporter la musique de Dieu aux hommes et la musique des hommes à Dieu.... et tout cela avec humour.

Et poésie, car l'adieu "Abschied" se fera après les saluts, dehors, devant le théâtre, une fois les spectateurs partis, il se verront "encerclés par cinq trompettes qui ne les lâcheront pas dans la nuit et sonneront pendant une quinzaine de minutes la formule de Michael, inlassablement, en écho, sur les toits, balcons, fenêtre et même dans la tour de l'église - Elisabethenkirche.

Ambiance:




Un e
xtrait de la bande-annonce:  


Trailer_DONNERSTAG AUS LICHT from Theater Basel


Vous pouvez même revoir la version en entier (réservez-vous un peu de temps (6 heures). C'est ici:
https://sonostream.tv/stream/donnerstag-aus-licht-2016-10-01


Bon Musica

La Fleur du Dimanche

dimanche 2 octobre 2016

Les fleurs d'été: Fleurs dans l'arrosoir de Fernande - Feuilleton d'été, épisode 9 - Catherine G.

Suite de notre Feuilleton de l'été du voyage des fleurs.

Le neuvième épisode nous vient de Catherine G., une amie de longue date des fleurs du dimanche.
Elle en échange beaucoup et pour l'exercice demandé elle a envoyé une image qui lui tient à coeur, les fleurs dans l'arrosoir de sa tante Fernande (d'Arles):

L'arrosoir de la Tante Fernande - Photo: Catherine G.

Ne pensez pas à mal, cette Fernande n'a pas connu Georges, en tout cas pas au sens biblique, et ce n'est pas elle qui lui a inspiré la célèbre chanson que tout le monde connait et dont je vous invite à relire les paroles en vous rappelant que Fernande n'est pas seule, et que Brassens a de la culture:

"Quand je pense à Fernande
Je bande, je bande
Quand j'pense à Félicie
Je bande aussi
Quand j'pense à Léonore
Mon dieu, je bande encore
Mais quand j'pense à Lulu
Là, je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n'se commande pas."


 


Donc après Fernande, voici Michel (le jardinier) et son hortensia, et aussi Félicie (aussi!):

Hortensia de Michel - Photo: Catherine G.





Et puis pour Léonore , en fait c'est Saint Eloi qui n'est pas mort dans la chanson des Quat'z'Art et je vous en ai trouvé la version "proprette" chantée par Claude Jade (qui va bien avec la "Fleur de lumière" que nous envoie aussi Catherine:

Fleur de lumière - Photo: Catherine G.

 



Pour Lulu, c'est un patron de troquet de Rodez et non Lulu l'égérie de Wedekind  immortalisée  par Louise Brook dans le film de G.W. Pabst ou dans l'opéra de d'Alban Berg. Ni non plus la Lulu qui chantait "Boom Bang A Gang" dans les années 60, ni le Lulu de Gainsbourg que je vous rajoute pour vous mettre un peu l'eau à la bouche et clore ce tour en chansons.


 


 
 



A dimanche prochain 


La Fleur du Dimanche

samedi 1 octobre 2016

L'Alsace a hérité d'un Ange chanteur: Leopoldine HH et ses Fleurs en Pot en peau

Un ange cela a deux ailes, Léopoldine, elle, elle a deux HH...
Sur son berceau se sont penché deux autres anges Liselotte Hamm, et Jean-Marie Hummel qui ont dû la biberonner à la musique et à lachanson sous toutes es formes.
Mais il n'y a pas eu qu'eux, d'autres anges musiciens ou artistes, Eva-Maria Hagen (la maman de Nina), Pierre Barouh et sa tribu, et plein d'autres bonnes âmes de la chanson ou du théâtre ont dû orienter son parcours - son frère d'ailleurs est aussi dans le monde de la musique et nous le verrons bientôt au Festival Musica (il organise le festival exhibitronic. 
Son parcours elle l'a divers: entre la chanson - et même un passage à la télévision nationale comme "Nouvelle Star" - le théâtre - et même le théâtre dans les caves - elle est très impliquée et active dans le "Festival des Caves" dont nous avons déjà parlé (en 2013, 2014,  2015 et 2016; elle a d'ailleurs poussé la chansonnette en 2014 ("Je suis née toute nue").


Léopoldine HH - Photo: lfdd

Elle adore le théâtre, elle adore jouer et elle adore chanter et elle a un enthousiasme contagieux et une aisance sur scène surprenante. Son côté surréaliste fait penser à Brigitte Fontaine.
Elle a une voix magnifique et cristalline, ce qui n'ôte rien au résultat.

Léopoldine HH - Photo: lfdd

Du côté des textes, elle puise beaucoup du côté de la littérature et de la poésie contemporaine et également du théâtre. 
Elle vient de sortir son premier disque sur lequel on peut apprécier la variété de ses choix, autant des comptines alsaciennes revisitées "Mama ich will a Ding" que des poème en allemand ("Ich mach a Lied" d'Eva Strittmayer) ou une chanson en anglais "Like a Mansion" d'Howard Barker). Des auteurs comme Gilles Granouillet - "Saison Seule" et "Ces années", Gilles Milin - "Le garçon blessé" et "Etat d'être", Gwenaëlle Aubry - "Personne", Olivier Cadiot "Je suis dans l'air" et même Roland Topor pour ce qui sera peut-être le tube du disque "Zozo Lala" montrent la richesse de ses sources d'inspiration.





La chanson qui a donné son titre à l'album, "Blumen im Topf" elle l'a composée avec son complice Charly Marty et elle y dit:

"Moi, j'aime les fleurs en pot
moi j'aime e grain de ta peau
Mais si ça te chante je te le chante
Une fleur en peau à fleur de peau".


Léopoldine HH - Photo: lfdd


Bonnes Fleurs, bonnes chansons

La Fleur du Dimanche

Léopoldine donne un concert gratuit à la Librairie Kléber pour présenter son disque "Blumen im Topf" le samedi 1er octobre à 17h30

Dernières Nouvelles : Bravo à Leop Oldine HH, lauréate à la fois du prix du Jury et prix du Public au Prix Georges Moustaki !!! Superbe ! ZoZo Lala !!