Blog culturel sur les Arts: littérature, danse, théâtre, musique, classique ou contemporaine, jazz, concerts, Arts plastiques, expositions, et des photos de fleurs.
C'est l'été, et pour ne pas vous lasser avec de l'humour de blondes, je vais vous proposer un peu de poésie, avec Ronsard et Queneau. Et pour l'illustrer, des fleurs "momifiées":
Fleurs "Momifiées" - Etat 1 - Photo: lfdd
Et le poème de Pierre de Ronsard chanté par Lucienne Boyer:
Quand vous serez bien vieille Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, dévidant et filant, Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant : Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre et fantôme sans os : Par les ombres myrteux je prendrai mon repos : Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain : Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1578 L'Etat 2 des Fleurs momifiées:
Fleurs "Momifiées" - Etat 2 - Photo: lfdd
Sur un sujet similaire, mais plus gai, le poème de Raymond Queneau (le saviez-vous?) chanté par Juliette Gréco (qui avait encore son nez - en 1966!):
Et pour clore sur une note trèèèèèès romantique, "Parlez-moi d'Amour", après l'Etat 3 des fleurs momifiées:
Fleurs "Momifiées" - Etat " - Photo: lfdd
Bon dimanche, bel été, et à dimanche prochain pour la suite des aventures...
Si vous suivez bien la Fleur du Dimanche - voir dimanche dernier - la Fleur est en vacances. Mais il ne faut exagérer, il faut quand même l'arroser (du matin), et ne pas faire la "blonde" !
Lys blond en vacances - Photo: lfdd
Sinon, voilà le résultat:
Lys blond desséché - Photo: lfdd
Ce n'est pas glorieux pour un Lys ! Ni pour une blonde. Comme je suis en vacances, le thème du jour m'a été "soufflé" par une "fan" blonde qui me permet de vous faire découvrir son choix musical: C'est Anne Sylvestre avec sa chanson: Les blondes Sachez aussi - pour expliquer le titre - que les blondes font beaucoup parler d'elles, relativement à la proportion occupée dans la population mondiale: 1% ! Et voila ce qu'en dit Anne:
Quand on se trouve un peu moins tarte Qu'on se regarde sans horreur Quand les affaires enfin repartent Quand ça grattouille côté cœur Quand on a fait tous les régimes Et qu'on a perdu ses coussins Ça serait carrément un crime De n' pas exploiter le terrain Bref on va pouvoir vivre un peu Regarder l'avenir en bleu C'est alors qu'arrive une blonde En deux secondes Le ciel s'obscurcit Il suffit qu'arrive une blonde Pour que le monde Entier nous oublie Plus personne qui nous réponde Ils sont là qui lui font la haie Toujours, il arrive une blonde Et on la hait On n'est pourtant pas repoussante On s'est épilé les mollets On a l'incisive éclatante L'œil crayonné, les ongles faits Petit boudin, grande saucisse Même combat, même drapeau Grand échalas ou courte cuisse La séduction ou le tombeau On se met dans tous nos états Pour émerger un peu du tas C'est alors qu'arrive une blonde En deux secondes Le ciel s'obscurcit Il suffit qu'arrive une blonde Pour que le monde Entier nous oublie Plus personne qui nous réponde Ils sont là qui lui font la haie Toujours, il arrive une blonde Et on la hait Bien sûr, il y a les teintures Mais le problème n'est pas là La blondeur, c'est une nature On est blonde ou on ne l'est pas Elles ont la beauté bienheureuse On les regarde, c'est normal Tandis que nous, les besogneuses, On brille mais on a du mal À nous barrettes et chapeaux Autant dire les grands travaux C'est alors qu'arrive une blonde En deux secondes Le ciel s'obscurcit Il suffit qu'arrive une blonde Pour que le monde Entier nous oublie Plus personne qui nous réponde Ils sont là qui lui font la haie Toujours, il arrive une blonde Et on la hait Et quand plus rien ne nous console Ni qu'on se roule à nos genoux Ni qu'on nous jure qu'on est folles Qu'ils sont tous amoureux de nous Que d'ailleurs les blondes, on s'en fiche Et qu'on préfère les boudins Que Marilyn, c'est de la triche Et qu'elle était même pas bien On essaye d'y croire un peu Mais on sent que c'est pas sérieux Alors on imagine un monde Peuplé de blondes Ça serait joli S'il n'y avait plus à la ronde Rien que des blondes On le serait aussi Plus de jalousies vagabondes À nous aussi, ils feraient la haie Alors, on se fait teindre en blonde Et on se hait Anne est une brune (une vraie?) qui a de l'humour.. Je vous en donne la preuve par deux :
Lalala, lalala
Lalala, lalala
Ma voisine ne sait jouer que ça
Gnagnagna, gnagnagna
Du matin au soir il n'y en a
Lalala, lalala
Que pour Élise
Et supposons
Que je lui dise
A ma façon :
Depuis le temps que tu entends ça
Gnagnagna, gnagnagna
Est-ce que ça ne te saoule pas ?
Lalala, lalala
Mais qui était cette Élise
Qui défrise
Nos pianos
Qui sans fin se gargarise
Et se grise
De trémolos ?
Dis Ludwig si tu avais imaginé
Que ça tournerait comme ça ha, ha
Est-ce que tu n'aurais pas fignolé
Rajouté un bémol ici ou là, ha, ha
Est-ce qu'à ton Élise tu n'aurais pas pu
Dire tout ça de vive voix ?
Lalala, lalala
Comment croire qu'Élise écoutait
Sans arrêt, sans arrêt
Ce machin qui vraiment ne me fait
Pas marrer, pas marrer?
Oui mais Élise
Elle aimait ça
Qu'on lui redise
Blablabla
Pourquoi écrire avec un piano
Les p'tits marteaux, les p'tits marteaux
Quand c'est si simple avec un stylo
Et puis des mots, rien que des mots
Mais cette garce d'Élise
Traumatise
Le bon Ludwig
S'il envoie ses grosses bises
Elle les veut en musique
Ah si seulement elle avait pu se taper le facteur
On n'aurait pas ha, ha
Eu à se farcir tous ces doubles soupirs
Et tous ces "ne m'oubliez pas" ha, ha
S'il avait pensé à lui téléphoner
On n'aurait pas écopé ça
Lalala, lalala
Chaque jour à l'heure du courrier
Et allez, et allez !
Il faut qu'elle vienne massacrer
Et taper et tamponner
Mais chère Élise
Il serait bon
Que vous accusiez réception
Qui sait, mais si vous lui répondiez
Par courrier recommandé
Elle pourrait apprendre par coeur
Enfin le Gai Laboureur
Je sais, je sais que je m'en lasserais
Mais ça lala, mais ça lala
Mais ça me changerait
Allez, bon dimanche, bel été, et à dimanche prochain pour la suite des aventures...
C'était prévu (voir dimanche et le 14 juillet), la Fleur du Dimanche se met en congés et vous offre une fleur et des chansons. Pour faire suite (dans les idées), le Lys du jour:
Lys paresseux - Photo: lfdd
Lys paresseux - Photo: lfdd
Et les trois chansons du jour en hommage au chanteur canadien Plume Latraverse: Ne pleure pas Petite Fille (attention à la chute!):
Une version sympathique - réalisée par des élèves dans un cours d'infographie au Centre de formation professionnelle de Verdun - sur le rock "Bopépine":
Et une chanson fleuve (programme): "Le Vaste Monde (La Vie Nous Rattrape);
Bon Dimanche, A dimanche prochain et bonnes vacances... La Fleur du Dimanche
Je vous l'avais annoncé dimanche dernier: Je vais me déconnecter ! Et puis je vous l'avais demandé aussi: envoyez-moi vos photos de fleurs... Mal m'en a pris: mon fidèle lecteur réactif (mais pas nucléaire) m'a aussi sec envoyé dans la canicule dominicale sa photo "Fleur de Lys". Je ne pouvais pas ne pas lui rendre hommage en ce 14 juillet de commémoration de la prise de la Bastille et de chute de la royauté en la mettant en exergue:
Lys du 14 juillet - Photo: Raymond P.
Et comme promis, comme je ne travaille plus, je vous offre juste trois chansons d'occasion: La chanson de Coluche "Sois Fainéant":
En ce 14 juillet, jour de bal, celle de Bourvil, le Petit Bal Perdu" dans la version chorégraphiée par Philippe Découflé: Et pour mémoire, le Bal perdu - ou plutôt le concert perdu, mais gagné par Serge Gainsbourg à Strasbourg - version live 1980 (avec un retour de France3 Alsace sur l'événement suite à la sortie du Film de Johann Sfarr "Gainsbourg, vie héroïque" et version disque de "Aux Armes et ceatera":
Défilez(-vous) bien ! Et bon bal.. Et pour clore la journée, je vous offre un extrait du feu d'artifice de Strasbourg: 1. L'enfant aux étoiles:
Feu d'artifice: Le ciel en étoiles - Photo: lfdd
2. Les fleurs naissent des étoiles:
Feu d'artifice: Le ciel en fleur - Photo: lfdd
3. Le ciel s'embrase:
Feu d'artifice: Le ciel s'embrase - Photo: lfdd
3. Le ciel s'embrase: La Fleur du Dimanche P.S.: Comme je suis paresseux, je ne vous met pas les liens vers les 14 juillet des années passées, mais je vous invite bien sûr à y faire un tour ... Vous y découvrirez le "Tango Corse" et une version de la Marseillaise hongroise.. P.P.S.: Comme la Fleur de Lys est également la Fleur du Québec, je peux vous annoncer un chanteur québécois pour dimanche prochain....
Les études scientifiques l'ont prouvé, ne rien faire, se déconnecter, c'est bénéfique, la preuve par l'image:
Pelargonium - Photo: lfdd
J'ai arrêté d'arroser le pélargonium, et il fleurit!
Pelargonium - Photo: lfdd
On appelle cela le stress hydrique! Du côté du cerveau, c'est pareil, de temps en temps, il faut du temps aux neurones de se rejouer ce qui vient de se passer pour réorganiser ce que vous venez de vivre, alors la sur-sollicitation, cela peut amener au "burn out". Mais l'été, c'est plutôt les coups de soleil qui brûlent, alors profitons en pour ne rien faire..... Enfin je parle pour moi, vous je ne sais pas, mais juillet arrivé, c'est le début d'une pause estivale, et je ne vous ai pas sollicité pour m'envoyer vos meilleures photos de fleurs pour les publier... Mais vous pouvez me les envoyer (celles de vos vacances ou celles de vos jardins ou bouquets) - je les publierai à la rentrée (cela me fera des vacances, à moi..). Je vous annonce donc que La Fleur du Dimanche passe en mode "été", plus "cool", avec fleurs et chansons à venir butiner sur le site chaque dimanche matin et je vous souhaite des belles et enrichissantes vacances. Et vous offre quelques chansons pour "ne rien faire"... Et un clin d'oeil parce que je "suis en train d'écrire":
La chaleur est partout, alors pour se rafraîchir, une solutions: aller dans les caves... de Champagne! D'autant plus que la Champagne vient d'être inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco (avec également la Bourgogne).
Lys Champagne - Photo:lfdd
Et pour fêter dignement les plus de 500 billets de la Fleur du Dimanche depuis le 20 février 2012: "Naissance du'une Fleur", sabrons le champagne. Et Merci à vous, fidèles lectrices et lecteurs ou passagers du hasard qui y trouvez ce que vous cherchiez - un "coquelicot" ou un "mouton bleu" par exemple, ou le "nuancier de Gerhard Richter", ou les "pantoufles d'Einstein" - ou ne cherchiez pas - je pense entre autres à "l'ombre d'Einstein" ou à "habemus papam histoire vraie" ...
Lys Champagne - Photo:lfdd
Et pour finir avec un (ou deux) TVA, "Le champagne, si on a le temps de l'écouter, fait le même bruit dans sa mousse et son verre que la mer et le sable." (Max Jacob) "Et pourtant, qu'est-ce que le champagne? Deux fois rien. Des bulles avec de la lumière autour. Mais quelle lumière! D'une blondeur légère, légère... D'une transparence aérienne, presque musicale. Un autre air de Mozart, peut-être celui de la Reine de la nuit. Où? Mais dans la "Flûte enchantée", naturellement". Pierre-Jean RÉMY Je vous invite à déboucher la bouteille et à écouter le bruit du sable... Et Champagne !
Un grand bravo aux élèves de l'Institut de l'Internet et du Multimédia qui ont mis en image cette chanson de Jacques Higelin..
Il y a une semaine, je vous avais parlé de l'art dans l'espace public, et - de manière liminaire - du danger de l'Art dans cette position... L'Art dans les Musées, même si quelquefois il appelle la "Réaction", est en quelque sorte protégé par les murs de l'institution. Quand il se trouve confronté - ou plutôt quand le quidam - est confronté à une expression artistique, le résultat peut être tout autre. Mais dernièrement, nous avons été confrontés, dans le domaine de l'expression artistique, à un autre type de situation: La fragilité, la discrétion, la prise de risque du retrait, du non spectaculaire. C'est peut-être un hasard, mais deux spectacles de danse et une exposition jouent de ce registre qui peut désarçonner le "regardeur". C'était le cas pour le spectacle "Bach/Passion/Johannes" de Laurent Chétouane qui a semé une certaine stupeur sinon un désarroi auprès des spectateurs, clivant la salle en deux - on n'en est pas venu à l'affrontement, mais quelques spectateurs qui s'attendaient à une "Passion Pascale" - surtout pour des aficionados de Saint Guillaume à Strasbourg, n'ont pas apprécié la ligne directrice du metteur en scène qui s'est expliqué lors d'un débat à la Librairie Kléber à Strasbourg: "J'ai volontairement joué sur une équipe réduite et fait chanter des musiciens dont ce n'était pas le rôle principal pour montrer cette fragilité de l'histoire. De même, j'ai commencé la pièce par la fin, parce qu'ainsi nous savons où nous allons..." Nous avons eu la même surprise avec Anne Teresa de Kersmaeker au Théâtre de la Ville (et au Festival Montpellier Danse) avec "Golden Hours (As you like it)", adaptation de la comédie de Shakespeare "Comme il vous plaira" et sur l'album "Another Green World" de Brian Eno. Elle pousse ses danseur à "Danser comme on parle, comme on marche, comme on respire...". Et pour ceux qui s'attendaient à de magnifiques chorégraphies, envolées et tableaux d'ensemble, ont pu être surpris - le début sur la chanson augurait pourtant de belles idées. en ce qui concerne l'Art, la nouvelle exposition à la Halle Verrière de Meisenthal travaille le même registre: discrétion, interrogation, surprise et décalage fin. L'exposition "Glassworks" d'Ayse Erkmen - artiste d'origine turque et habitant Berlin, qui a déjà participé à de nombreuses manifestaions internationales (Venise, Istanbul, Shanghai, et Skulptur Projekte Münster 97) est faite pour surprendre et interroger. Dans cette ancienne verrerie, le visiteur devra bien regarder pour voir l’installation. Les "Glassworks" ne sont que des plaques de différentescouleur et découpées de différentes manières qui couvrent les lumières qui ont été abaisséesà l’échelle humaine, leur donnant un sens nouveau. Et en journée, il faut se concentrer. Il faudra revenir le soir, la lumière tombée, pour en voir un deuxième aspect.
Des nocturnes sont annoncées cet été, il faudra en profiter. Je vous en donne un aperçu - diurne - pour commencer.
Juste à côté, vous avez un superbe travail plein d'humour d'Oliver Leroi "La ligne de Départ" sans les locaux d'Artopie
Pour finir sur le thème de l'art mettant en danger - ou de l'Art en danger, je vous propose le texte de Jean Pierre Raynaud, dont une oeuvre "Dialogue avec L'hitoire", cadeau de la Ville de Paris (à l'époque de Jacques Chirac) à la Ville de Quebec vient d'être démolie à la pelleuteuse !
«Les oeuvres d'art ne sont pas faites pour être aimées mais pour exister. Je sais depuis toujours que devenir artiste était, contrairement à ce que l'on pense, une situation inconfortable, et même dans certains cas, à haut risque. C'est peut être aussi cela le projet artistique: rencontrer l'autre dans sa totale liberté ou dans la totale confusion de sa pensée. Les oeuvres, que vous les aimiez ou pas, peuvent se réveiller et ont la capacité de faire surgir de chaque individu, des instants éblouissants, ou des réactions d'un appauvrissement affligeant. Toutes les œuvres d'un artiste sont des autoportraits et la stèle de Québec n'échappe pas à cela. Il faudrait réfléchir... Pourquoi un dérisoire bloc de ciment et de marbre suscite malgré le silence qu'il cultive, une telle violence? Comment une jetée en pâture a-t-elle pu se produire en place publique, accompagnée d'une dramaturgie, par pelleteuse interposée en action? Ici le voyeurisme n'est pas innocent. Dans nos sociétés, la destruction mériterait une analyse plus approfondie, car l'ayant pratiquée volontairement sur mon oeuvre «LA MAISON 1969-1993», j'en avais toute légitimité. Si Daesh fracassant des statues antiques nous choque autant, c'est à travers la scénographie de mise à mort de ma stèle que s'est joué mon procès. En dehors du débat “j'aime ou je n'aime pas”, la destruction ici a une portée politique et sociale. Le constat que j'en fais est: le monde actuel dans son intolérance est incapable d'accepter la différence et l'on se retrouve l'étranger, l'autre, l'indésirable. La responsabilité vous appartient maintenant, élus ou particuliers, de faire apparaître ou disparaître ce dérisoire moment d'histoire." Jean Pierre RAYNAUD
A méditer
Jean-Pierre Raynaud - Dialogue avec l'histoire - Québec
Rappel des expositions dans le Nord de l'Alsace et les Vosges du Nord: A Brumath au Jardin de l'Escalier "Que des Bols" avec des Bols d'Artistes Et l'exposition de l'été "Nouveaux Territoires, les peintures de Michèle Schneider A Haguenau à l'Espace Saint-Martin"Métamorphoses" dialogue entre patrimoine et création"