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dimanche 17 juillet 2022

Martin a dit, mieux, il l'écrit, mélange des genres, et le feu d'artifice

 Les fidèles lectrices et lecteurs de la Fleur du Dimanche connaissent sûrement Martin Adamiec. J'ai parlé des livres qu'il a écrits (voir mon billet du 4 octobre 2014 à propos de son "journal 2014-2013" ou les différentes "pensées" ou "poésies" que j'ai placé de temps en temps en TVA. Il a également une texte pour le livre d'artiste "Fleurs Fabuleuses" à propos du jaune ginkgo et pensée mêlé et il a fait une (même deux) lecture(s) de l'ensembles des 24 textes lors de l'exposition à la Galerie Art Course* l'année dernière.

Aujourd'hui je vais vous parler de son dernier livre "Comment dire ce qui m'échappe encore", sorti fin 2021 aux éditions du Tourneciel.

Mais place à la fleur du 14 juillet:

Pavot blanc - Photo: lfdd

C'est un pavot bien pâle alors que tous les feux d'artifices ont joué le tricolore éclatant parait-il. Et que l'émoji "drapeau français" se place en sixième position sur twitter. On vit une époque formidable (avec la guerre à nos portes ! et des virus cachés). Pour complété ce rouge qui n'en est pas un, voici un bleu qui est mauve:


Mauve - Photo: lfdd

Et continuons sur cette couleur plutôt que du blanc avec ce butleya, la fleur de l'arbre à papillon:

 

Budleya - Photo: lfdd

Le livre de Martin Adamiec peut être considéré comme son journal de 2020 - 2021 mais on y trouve des poèmes, des nouvelles, un journal de voyage et des réflexions, toujours avec son style incisif, artisan de la langue qui la sculpte et la triture, prêt à tordre les jeux de mots pour les essorer ailleurs. Sa langue est riche et fleurie, il adore d'ailleurs les fleurs et les nommer et il aime toujours autant la nature même si pour cette période il a plus intériorisé ses réflexions par exemple sur des moments de résidences ou de voyage pèlerinage. Il nous a également concocté un "Calendrier perpétuel des voyages en confinement" où avec les sept jours de la semaine, nous devrions tenir de longs mois.  Je vous propose ci-dessous une petite variété de ses écrit, espérant qu'ils vous donneront envie de voyager plus loin avec lui:


Une partie de moi
participait à une manifestation pour ne pas battre en retraite, une partie rêvassait de contagion. On se moque de ceux qui prétendent refaire le monde avec trois bouts de chiffon rouge, vingt centimètre de ficelle ordinaire et quatre bouchons de liège. Et j'en suis les jours de gloire et de cafard. ...

...

Comme des coqs fiers et avides de produire le premier pic sonore de l'aube les yeux brûlés à force de nous rêver aigles dans le ciel nous étions sûrs de chanter demain dans la basse-cour du monde laissant nos dents de lait sous le coussin des plumes. ...

...

J'avoue écrire dans ma tête des phrases d'excuse et les apprendre par coeur. Si d'aventure je rencontre quelqu'un à la gare, je brandis ces phrases, comme on présente son identité, comme un pauvre bougre qui brandit sur une pancarte en carton une phrase pour vous dire qu'il a besoin de vous. ...

...

A bout de souffle, nous composons à l'infini une cartographie pédestre des non-lieux. Assis sur un troc, reprenant notre souffle, nous débitons des stères de vérité. C'est à qui provoquera la plus belle rencontre des contraires.  (...)  La forêt vaut mieux qu'une cellule de dégrisement. J'ai de la sciure plein la tête. Un s'taire vaut mieux qu'une langue de bois. ...

...

Dans les années 80, je feuillette distraitement le quotidien Libération. Je tombe sur une page vide. Tiens, un problème d'impression. J'y retourne. Cette page était offerte à un écrivain pour qu'il réponde à la question: pourquoi écrivez-vous? Ce jour-là juste trois mots de Samuel Beckett: bon qu'à ça.

...

Je ne saurais dire
que l'arbre a grandi
ni le temps passé sous ses branches
je m'abstiens volontairement de dire
comme si pour grandir
dans ces temps voilés
il fallait garder un peu de lumière
pour éclairer l'énigme du silence. 


Budleya - Photo: lfdd


Le prochain livre de Martin Adamiec est prévu à la rentrée, lisez celui-ci en attendant, ainsi que les derniers livres édités par les éditions du Tourneciel, par exemple les Histoires de vie(s):  le livre de Pierre Barrat, Théâtre, musique, ma vie aux mille partitions, ses mémoires d’acteur culturel de premier plan, qui a laissé une forte empreinte dans notre région, où il a, entre autres, été le premier directeur de l’Opéra du Rhin, puis le fondateur de l'Atelier Lyrique du Rhin à Colmar. Ou encore, Albert Strickler, Comme le souffle d’une étoile filante, le 14ème volume de son Journal perpétuel de poète. Ils présentaient, avec la complicité de Martin Adamiec, leurs expériences respectives de mémorialiste et d’autobiographe avec Gabriel Braeuner à la librairie Kléber le 28 juin:

Lecture du journal 2021 d'Albert Strickler par Martin Adamiec - Librairie Kleber  - Photo: lfdd


Je vous mets en guise de goutte d'eau à la bouche, un minuscule extrait de ce livre de 632 pages (vous avez un an pour le lire..).


"On a senti hier quelque chose comme une brèche dans le temps. Un soleil inattendu, une douceur irréelle. Le printemps semblait vouloir s’annoncer dans les gorges des oiseaux et dans un vert à peine sorti de l’eau.
Lavé du blanc de la neige, de la boue et, en un mot, déjà de l’hiver.
Mais il n’y avait pas que les manifestations de la nature, le miracle de ses épiphanies, il y avait aussi un tressaillement en nous, une envie… de vie, le « Oui » du Magnificat retrouvé, un désir têtu, des projets en pagaille et la joie d’imaginer mettre en terre ce qui lèverait pour célébrer le ciel."


Pour finir, comme Martin Adamiec est très actif - il vient de sortir avec le collectif Turbulence une série de 4 podcasts à écouter consacrés à l'Ukraine (du 22 février 2014 à ce jour) - vous avez ci-dessous un lien vers des textes de Martin Adamiec et Pierre Zeidler, avec la participation de Reha Yünlüel.

Lien sur spotify (open) à partager ici: Collectif Turbulence: Ukraine


Bon Dimanche


La Fleur du Dimanche


* Suite à l'exposition à Art Course à Strasbourg, une autre exposition a été organisée à l'Iloz près de Lyon qui a connu un bon succès (plus de 60 visiteurs par jour).

Et pour celles et ceux qui n'ont pas encore vu le livre d'artiste "Fleurs Fabuleuses" et les oeuvres originales, elles vont faire partie d'une exposition collective en Bourgogne (près d'Autun) à partir du 6 août 2022 (plus d'informations bientôt).

P.S. Vous avez cru voir une histoire de Feu d'artifice, vous n'aviez pas tort... ici quelques images de celui de Strasbourg, le 14 juillet 2022 - en bleu, blanc, rouge:

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice du 14 juillet 2022 - Strasbourg - Photo: lfdd


dimanche 7 février 2021

J'avoue, je le confesse, vous me manquez tant, je l'avoue, je vous aime autant

Le temps passe*, le temps passe**, le temps passe***, et pour passer le temps, je vous écris...

Je vous écris pour vous dire que vous me manquez, je vous écris pour vous donner quelques nouvelles du monde, quelques nouvelles du temps et des fleurs...

Les clématites sont bien noires, les églantines sont rouges et les chatons dorés:

Clématite - Photo: lfdd


Chatons et églantines - Photo: lfdd


Le printemps arrive à petit pas même si la neige et le froid vont revenir, les bourgeons souffrir.

Rendez-vous bientôt, en attendant quelques informations sur le temps:

Mardi Gras, c'est le 16 février, le Carnaval de Bâle le 22 février est annulé comme l'an dernier et celui de Lucerne le 11 février, cette semaine aussi. L'année dernière ce fut une des premières manifestations annulées.

Voici l'image qui en reste, de Georgios Kefalas/Keystone:
  

Le Carnaval de Bâle 2020 est annulé - Photo: Georgios Kefalas / Keystone

Restons en Suisse pour une autre information relative au temps:

Des portraits de femmes ornent les façades des bâtiments de Berne en commémoration du 50ème anniversaire du droit de vote pour les femmes suisses. 53 ans après l’Allemagne, 52 ans après l’Autriche, 27 ans après la France.

Pour le TVA je vais être bref et factuel. Il concerne Michel Leyris (et par ricochet Jouhandeau) cité dans l'article "Facettes méconnues de Michel Leiris" par Jean-Louis Jeannelle dans le Monde des livres du vendredi (5 février 2021) à l'occasion de la parution du livre "Correspondance 1923 - ­1977, de Michel Leiris et Marcel Jouhandeau"

Parlant de ce qui les motive à écrire, il(s) avoue(nt), "le principe chrétien de la confession" (Journal, 17 mai 1929) et considèrent que ce travail ne doit "« porter la trace d’aucun choix quant aux événements relatés », (au) risque de virer en simple sténographie; la contradiction est insoluble: «relater est peut-être nécessairement égal à frelater »), et celui de la mauvaise foi (vouloir être sincère, c’est déjà introduire un biais, comme si toute littérature de confession favorisait la duplicité : « Quand on se confesse, c’est moins pour dire la vérité que pour jouer au personnage touchant », notait le diariste en janvier 1938)."

Ils en arrivent aux « ana » (recueils de propos ou d’anecdotes), qu’il assimile aux matériaux que lui-même accumule dans son journal de voyage durant la mission Dakar-Djibouti (future Afrique fantôme): « C’est, ajoute-t­-il, la forme d’écriture la plus humaine, parce que celle qui présente les événements humains à l’état le plus brut et le plus dépouillé. »  

Sur ce, je vous laisse, mais ne vous abandonne pas, je vous offre, en hommage à ce long cheminement pour l'égalité des droits de la femme (à ce propos je ne peux me retenir de vous citer une parole de féministe qui disait: "Savez-vous que dans (votre ville) pour cent hommes la moitié sont des femmes?") quelques voix féminines qui nous chantent la vie,  la mort, les regrets, l'ennui, la peur, la joie, la libération, la nostalgie, l'amour,...


Pour commencer par Pomme, croquons une version acoustique tranquille avec "Ceux qui rêvent"


Et pour elle avoue "Je ne sas pas danser"


 Pour changer un peu, Alice Phoebe Lou - She (Live)

 

Puis Arlo Parks - Caroline - intéressante narration:


Puis Aldous Harding - Fixture Picture - intéressant aussi au niveau de l'image:



Revenons en France avec "Les Yeux Noirs" de Pomplamoose:


Avec Yseult et Corps cela redevient très très sérieux:


Un peu de soleil avec Canen (prononcer canon) une jeune chanteuse de douze ans qui chante Ain't No Sunshine


A propos de chanteuse qui a commencé jeune, voici une chanson d'elle "Ces mots simples" de Vanessa Paradis dans un clip de Jean-Baptiste Mondino


Restons avec Vanessa qui rend hommage à une comédienne chanteuse Jeanne Moreau
Le tourbillon de la vie Vanessa Paradis et Jeanne Moreau:


 

Laissons la place à Jeanne dans ce tourbillon entre Jules et Jim:



Autre moment d'émotion, entre deux chanteuses, la mère et la fille, Jane et Charlotte: La Chanson de Prévert

 

Et pour finir, un dernier hommage à un chanteur homme qui a une sensibilité toute féminine et un engagement itou, et qui vient de nous quitter: Morice Benin avec "Les insurgés"


 

La Fleur du Dimanche


* Premier temps: Le temps, et pourtant, la tendresse, l'existence... Exit vs existe

** Deuxième temps: Le temps, encore, suspendu, pour le conjurer et sauver le moment où: Ils ont aimé !

*** Troisième temps: J'avoue, je le confesse, vous me manquez tant, je l'avoue, je vous aime autant

lundi 30 mars 2020

Court-19 : Episode 12 - Court instant avec Albert Strickler, poète, diariste, éditeur,...

En ces temps de chamboulement, une photo de fleurs, une vidéo, un TVA et des chansons...
Comme photo du jour, je vous offre les fleurs - très discrètes - que j'ai découvertes dans un petit jardin de ville débordant de la clôture découvertes lors d'une "sortie officielle d'aération",ce sont des Akebia quinata:


Fleurs discrètes - Akebia quinata - Photo: lfdd

Fleurs discrètes - Akebia quinata - Photo: lfdd

Fleurs discrètes - Akebia quinata - Photo: lfdd

Pour le TVA, vous l'aurez deviné, je vais faire court et vous proposer quatre (!) phrases du Journal 2018 - Le coeur à tue-tête d'Albert Strickler dont Jean Chalon un de ses auteurs préférés a dit en quatrième de couverture qu'il a: "tenté et réussi l'impossible: mélanger le quotidien et l'universel, les évéèments extérieurs et les évènements intimes. ... C'est une vrai leçon de vie qu'il donne dans chacun des volumes de son Journal..":

"Le chant du merle cueille les cerises à même le ciel."

"Souffrir d'apnée du soleil! "


"Quand mes proches ont quitté le beau parc pour déjouer les bouchon de la route du retour, je sens m'envahir un indicible spleen qui berce ma grande fatigue... ou le contraire. J'écoute les "tubes" de Cachou-Cachou, comme remontant d'une cité engloutie, celle d'un ancien monde, me laisse oppresser par le parfum des roses qui m'avaient si légèrement enivré quelques heures plus tôt, hésite à aller revoir une dernière fois le ballet bleuâtre des libellules déprimées autour des nénuphars roses, boite difficilement jusqu'à la voiture, y pose mes cadeaux, vins et livre, puis roule vers le Tourneciel comme à travers l'air tremblé de larmes, m'effondre sur la terrasse pour y lire "Parce que l'oiseau" de Fabienne Raphoz, dont je découvre les premières pages en même temps qu'un rouge-queue qui, sur la rambarde de la terrasse, agite frénétiquement sa queue, comme pour battre la mesure de ma lecture qu'il semble suivre par-dessus mon épaule..."


Pour la vidéo du jour, je vous offre un voyage mystérieux dans une église avec ses statues recouvertes d'un drap, accompagnés par la voix de Geneviève Charras:




Et pour les chansons, j'ai eu la curiosité de chercher Cachou-Cachou que je vous propose de regarder:




Sachez qu'Albert Strickler, avant d'être a la retraite, et parmi ses nombreux métiers et postes a dirigé l'ESAT de Sélestat, maintenant nommé l'Evasion, et qu'il est à l'origine de l'orientation artistique de cet établissement.

Pour le reste de la musique, je vous mets François-René Duchâble, un musicien que ce mélomane apprécie tout particulièrement:

D'abord avec un de ses concerts d'adieu:


Puis pour un concert surprise au Musée du quai Branly:





Portez-vous bien

La Fleur du Dimanche

mercredi 1 mai 2019

Anémone pulsa-t-elle vers les étoiles.... ?

Premier mai, le temps défile, et les étoiles filent, les anémones pulsatiles aussi...


Anémone pulsatile du Jardin Botanique de Strasbourg - Photo: lfdd

Une autre Anémone s'est enfuie et comme le dit Julos Beaucarne "Ce n'est plus le temps des lilas"


Ce n'est plus le temps des lilas 
Ferme au grand vent la porte 
Quatre roses se meurent là 
Où tant d'autres sont mortes 
...


Anémone pulsatile du Jardin Botanique de Strasbourg - Photo: lfdd

Autre hommage de la part du poète Jacques Douai à la fleur:

Paroles de Sirène - Anémone

Qui donc pourrait me voir
Moi la flamme étrangère
L’anémone du soir
Fleurit sous mes fougères

Ô fougères mes mains
Hors l’armure brisée
Sur le bord des chemins
En ordre sont dressées

Et la nuit s’exagère
Au brasier de la rouille
Tandis que les fougères
Vont aux écrins de houille

L’anémone des cieux
Fleurit sur mes parterres
Fleurit encore aux yeux
À l’ombre des paupières

Anémone des nuits
Qui plonge ses racines
Dans l’eau creuse des puits,
Aux ténèbres des mines

Poseraient-ils leurs pieds
Sur le chemin sonore
Où se niche l’acier
Aux ailes de phosphore

Verraient-ils les mineurs
Constellés d’anthracite
Paraître l’astre en fleur
Dans un ciel en faillite

En cet astre qui luit
S’incarne la sirène
L’anémone des nuits
Fleurit sur son domaine.


 


La fleur en pleure ...


Anémone pulsatile du Jardin Botanique de Strasbourg - Photo: lfdd

En complément de TVA, quelques extraits du livre d'Albert Strickler "Le coeur à tue-tête - Journal 2018" qui vient de sortir et qu'il présentera samedi  4 mai à 15h00 à la Librairie Kléber à Strasbourg

18 juillet
Parfois la vie nous fait exploser comme une rose à son paroxysme ; ses pétales gisent autour d’elle en une odorante litière de velours déchiré. Célébrer tout ce qui reste en s’évanouissant si vite !

4 août
Assis dans un transat sur le pont du Titanic, nous aimons croire que l’iceberg au loin n’est qu’un grand nuage blanc !

6 août
À une heure, le clavier résonne sous le ciel. Le firmament est magnifique. Je pense au mot de Victor Hugo : « Dieu est un milliardaire d’étoiles. » Je suis moi pauvre en sommeil mais je continue à flamber comme si j’étais propriétaire de la voie lactée tout entière. Je m’allonge sous la voûte en effervescence, de temps à autre le dieu des merveilles crache une étoile filante…


Et pour faire un peu "poil à gratter", deux liens sur deux articles (en anglais, désolé pour les non-anglophones), le premier annonçant le début de la fin des "belles images" d'Instagramm 

"The Instagram Aesthetic Is Over" dans The Atlantic:
https://www.theatlantic.com/technology/archive/2019/04/influencers-are-abandoning-instagram-look/587803/

Et le deuxième, dans The Guardian "How to be best friends for ever: don't cancel, fight like siblings and make new memories" qui parle du "meilleur ami" et qui dit que ce n'est pas une personne, mais un "tiers", un être changeant.. 
https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2019/apr/27/how-to-be-best-friends-for-ever-dont-cancel-make-new-memories?CMP=twt_gu&utm_medium=&utm_source=Twitter#Echobox=1556379411

Et pour finir en chansons, autres, deux chansons de Michelle Blades -  Kiss me on the mouth et Time and Water:





Et pour rester sur la plage, Fat White Family - Whitest Boy On The Beach qui risque de choquer quelques-uns...




Bonne lecture, bonne écoute et bon défilé...

Bon premier mai et beaux jours  à venir

La Fleur du Dimanche