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dimanche 3 novembre 2019

Le Châtaignier et Irène, la paix.... et les vendanges... de l'amour

Rien ne pourrait me faire plus plaisir que les réactions et retours des lectrices et lecteurs à ma publication dominicale après un petit silence (uniquement dominical, justement parce que trop occupé par les autres billets - culturels et autres).
Merci donc à vous d'être encore vivants et de me le prouver par vos retours.
Bien sûr par vos commentaires et suggestions, c'est ce que je préfère, mais aussi par vos simples remarques ou réponses personnelles. Vos nouvelles:

Il pleut beaucoup par chez nous: "Pluie incessante "

Je pars à l'étranger: ""Je pars chanter à Mérano! si c'est vrai!"

Je commente: "Merci pour ces pertinentes réflexions sur le lundi, un cauchemar quand je fréquentais l’Educ. nationale.
Pour Klemperer, j’ai entendu une conférence d’un linguiste, il y a quelques années, sur lui. C’était clair, net et précis.
Après la conférence j’ai pu échanger quelques mots avec l'orateur et je lui ai demandé si c’était si différent que ça aujourd’hui.
Il m’a regardé, étonné, et a fini par répondre quelque chose comme : non, mais… et puis quelqu’un d’autre l’a accaparé."

Je me pose des questions: "(il) nous aide ainsi à faire face à notre temps, ce temps de repli identitaire et de « post-vérité », un temps d’inquiétantes résurgences sémantiques aussi, où se voit brouillée la distinction essentielle entre le vrai et le faux.
Hem hem… Les fake news ne sont pas loin, et Poutine, la bête immonde qui remonte, Zemmour, la haine, les heures les plus sombres et je suis charlie of course !
Au fait, c’est qui qui décide de ce qui est vrai et de ce qui est faux ?"

Je te félicite et je t'offre, fleur, et TVA:  
"Heureux anniversaire pour tes mille fleurs!
A cette occasion, je t'offre une photo des fleurs de mon châtaignier prise ce printemps. Le choix m'est imposé par la triste réalité que mon immense arbre fétiche a été déraciné par la tempête il y a un mois.
Et ci-dessous, le poème que j'ai écrit pour dire à la fois le manque mais également la nouvelle perspective qu'il m'offre."

Cette fleur de Châtaignier, là voilà:
  
Châtaignier - Photo: Albert Strickler

Et le poème d'Albert Strickler est ici:

Le Tourneciel sans son châtaignier
La forêt que tu cachais
occupe à présent l’horizon
presque sans partage
Elle rentre sur ma scène 
comme par le fond ouvert
du Théâtre du Peuple à Bussang
Le pin avec lequel vous formiez
d’indissociables siamois
récite au vent forcément mauvais
les vers de l’El Desdichado de Nerval :
« Je suis le Ténébreux, le Veuf, l’Inconsolé
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie
Ma seule étoile est morte et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie »
Il accueille dans ses bras nus
et désoeuvrés hors de vos étreintes
les oiseaux que ton absence multiplie"


Et une autre proposition de lecteur: 
"Et merci pour la poésie, c’est elle qui nous sauvera :-))
En retour ce merveilleux texte de Beaucarne :

"La potentille des montagnes, le carex de Schreber font-ils encore au Vésinet la joie des rares botanistes ? 
Cueille-t-on encore à Montmorency l'ancolie, la linaigrette à larges feuilles, le carex de mer ? 
À Domont, l'orchis vert, la pyrole mineure et la pyrole à feuilles rondes ? 
À Nogent, près de la gare, la rarissime scutellaire de Columna, le carex pauvre ? 
La tulipe sylvestre fleurit-elle toujours à Saint-Cloud ? 
L'anémone pulsatile, belle herbe au vent, survit-elle au bois de Boulogne ? 
Que de visages effacés à jamais ! 
Que de richesse estimable seulement en monnaie de bonheur disparue sous la brique et l'asphalte, écrasée sous les pas!

La chanson « La potentille des montagnes » a été interprétée par Julos Beaucarne et apparaît sur l'album Le chanteur du silence (1980)

En voici l'interprétation:

 


A mon tour de vous offir les fleurs du jour:

 La rouge:

Rouge - Photo: lfdd

Et la blanche:

Blanche - Photo: lfdd



Et les chansons qui les accompagnent, d'abord, en hommage au châtaignier, la chanson de Jean Ferrat - Le châtaignier:

 


Et le hasard des algorithmes faisant, une série de chansons sur Irène - dont le prénom signifie "Paix" par:

Alain Souchon: Irène

 

Pierre Perret: Irène

 

Thomas Fersen: Irène

 

Yves Simon, irène en double : Irène, Irène


 


Et pour finir, Irène est aussi le prénom d'une chanteuse Irène Cara, dont vous vous souvenez peut-être des tubes:

What a feeling:

 

Et I'm Gonna Live Forever:

 


Bon Dimanche
La Fleur du Dimanche

P.S. de dernière minute: nous apprenons avec tristesse la mort de Marie Laforêt et je vous renvoie pour mémoire à mes billets où je vous ai partagé quelques chansons d'elle:

Le 7 juillet 2019 avec Sacha Distel:
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2019/07/tchao-joao-la-vie-la-mort-deridez-vous.html


Le 20 septembre 2015 avec Guy Béart :
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2015/09/rentre-pour-vous-je-vous-donne-rendez.html


Le 7 juin 2015 avec Pierre Brice:
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2015/09/rentre-pour-vous-je-vous-donne-rendez.html

Et le 13 juillet 2014 avec "Prière pour aller au Paradis"
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2014/07/il-est-un-jardin-enfoui-au-creux-de-ma.html



mercredi 1 mai 2019

Anémone pulsa-t-elle vers les étoiles.... ?

Premier mai, le temps défile, et les étoiles filent, les anémones pulsatiles aussi...


Anémone pulsatile du Jardin Botanique de Strasbourg - Photo: lfdd

Une autre Anémone s'est enfuie et comme le dit Julos Beaucarne "Ce n'est plus le temps des lilas"


Ce n'est plus le temps des lilas 
Ferme au grand vent la porte 
Quatre roses se meurent là 
Où tant d'autres sont mortes 
...


Anémone pulsatile du Jardin Botanique de Strasbourg - Photo: lfdd

Autre hommage de la part du poète Jacques Douai à la fleur:

Paroles de Sirène - Anémone

Qui donc pourrait me voir
Moi la flamme étrangère
L’anémone du soir
Fleurit sous mes fougères

Ô fougères mes mains
Hors l’armure brisée
Sur le bord des chemins
En ordre sont dressées

Et la nuit s’exagère
Au brasier de la rouille
Tandis que les fougères
Vont aux écrins de houille

L’anémone des cieux
Fleurit sur mes parterres
Fleurit encore aux yeux
À l’ombre des paupières

Anémone des nuits
Qui plonge ses racines
Dans l’eau creuse des puits,
Aux ténèbres des mines

Poseraient-ils leurs pieds
Sur le chemin sonore
Où se niche l’acier
Aux ailes de phosphore

Verraient-ils les mineurs
Constellés d’anthracite
Paraître l’astre en fleur
Dans un ciel en faillite

En cet astre qui luit
S’incarne la sirène
L’anémone des nuits
Fleurit sur son domaine.


 


La fleur en pleure ...


Anémone pulsatile du Jardin Botanique de Strasbourg - Photo: lfdd

En complément de TVA, quelques extraits du livre d'Albert Strickler "Le coeur à tue-tête - Journal 2018" qui vient de sortir et qu'il présentera samedi  4 mai à 15h00 à la Librairie Kléber à Strasbourg

18 juillet
Parfois la vie nous fait exploser comme une rose à son paroxysme ; ses pétales gisent autour d’elle en une odorante litière de velours déchiré. Célébrer tout ce qui reste en s’évanouissant si vite !

4 août
Assis dans un transat sur le pont du Titanic, nous aimons croire que l’iceberg au loin n’est qu’un grand nuage blanc !

6 août
À une heure, le clavier résonne sous le ciel. Le firmament est magnifique. Je pense au mot de Victor Hugo : « Dieu est un milliardaire d’étoiles. » Je suis moi pauvre en sommeil mais je continue à flamber comme si j’étais propriétaire de la voie lactée tout entière. Je m’allonge sous la voûte en effervescence, de temps à autre le dieu des merveilles crache une étoile filante…


Et pour faire un peu "poil à gratter", deux liens sur deux articles (en anglais, désolé pour les non-anglophones), le premier annonçant le début de la fin des "belles images" d'Instagramm 

"The Instagram Aesthetic Is Over" dans The Atlantic:
https://www.theatlantic.com/technology/archive/2019/04/influencers-are-abandoning-instagram-look/587803/

Et le deuxième, dans The Guardian "How to be best friends for ever: don't cancel, fight like siblings and make new memories" qui parle du "meilleur ami" et qui dit que ce n'est pas une personne, mais un "tiers", un être changeant.. 
https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2019/apr/27/how-to-be-best-friends-for-ever-dont-cancel-make-new-memories?CMP=twt_gu&utm_medium=&utm_source=Twitter#Echobox=1556379411

Et pour finir en chansons, autres, deux chansons de Michelle Blades -  Kiss me on the mouth et Time and Water:





Et pour rester sur la plage, Fat White Family - Whitest Boy On The Beach qui risque de choquer quelques-uns...




Bonne lecture, bonne écoute et bon défilé...

Bon premier mai et beaux jours  à venir

La Fleur du Dimanche

dimanche 28 février 2016

Le corbeau croasse encore, et moi ?

Pour continuer sur la lancée de mon billet de dimanche dernier sur le corbeau, deux pistes se sont ouvertes cette semaine.
Mais tout d'abord, les fleurs de printemps qui profitent du soleil, mais luttent contre le froid:

Elles étaient sorties déjà le 14 février, courageuses et téméraires, même si elles n'ont pas eu à percer la neige :


Perce-neige - Photo : lfdd

D'abord, dès le lundi soir, un nouveau hasard étrange a ressuscité le corbeau. Vous n'allez pas le croire, mais à 19h00, lorsque je je sors dans la cour dans l'obscurité, au loin, j'entends une nuée de corbeaux sur un arbre, croassant de conserve, écho de mon billet de la veille? Et tout à coup, passant dans la nuit au-dessus de moi, un corbeau solitaire qui croasse et se pose sur le toit voisin en continuant son concert .... Que voulait-il me dire?

Le lendemain, allant dans une de mes librairies favorites, face à la caisse, je vois en couverture d'un livre.... un corbeau...
J'achète le livre "La douleur porte un costume de plumes" de Max Porter, dont voici un extrait - le livre donne la parole au père aux deux enfants et au corbeau: 
"CORBEAU
Très romantique, notre première fois. gros malpoli. Croche-piège. Deux chambres à l'étage, duplette, petite erreur effilée, faufile facile dans le mur direction grenier pour voir les deux petits cotonneux dormir sans bruit, ronron enivrant des enfants innocents, ouate, attaque, crac-tac-plac, toute la chambre étouffait sous le deuil, chaque surface Maman morte, chaque feutre, tracteur, manteau, botte, tout couvert d’une pellicule de douleur."

Trois jours après, un article dans Le Monde en parle ainsi:
"C’est un livre à l’image de son personnage principal : un corbeau. Un livre noir et drôle. Ebouriffé, insolent, clownesque, déroutant, poignant, comique, métaphorique, ouvrant ses ailes et sautillant dans toutes les directions. Un livre qui peut faire « kraaa » ou « kron kron kron », parce qu’il ne s’interdit aucune forme d’onomatopée ou d’effet poétique. Qu’il mélange les genres. Qu’il s’amuse même parfois à dérouler verticalement des sortes de calligrammes bizarres, légers et aériens comme des guirlandes de plumes. Bref, c’est un livre qui est là où on ne l’attend pas, comme un oiseau de malheur dont on ne comprend absolument pas comment il a pu rentrer dans la maison."

Le livre fait un parallèle avec Ted Hughes, qui a écrit un livre "Crow" - Le corbeau et dont la femme Sylvia Plath, s'est suicidée.
et dont voici un extrait:

"Qui possède ces petits pieds décharnés ? La mort.
Qui possède ce visage hérissé, comme brûlé ? La mort. 
Qui possède ces poumons qui fonctionnent encore ? La mort. 
Qui possède ce manteau de muscle utilitaire ? La mort. 
Qui possède ces tripes inqualifiables ? La mort. 
Qui possède ce cerveau douteux ? La mort. 
Tout ce sang malpropre ? La mort. 
Ces yeux si peu efficaces ? La mort. 
Cette méchante petite langue ? La mort. 
Cette insomnie intermittente ? La mort.

Donné, volé, ou réservé en attendant le jugement ?
Réservé.

Qui possède toute la terre pierreuse, pluvieuse ? La mort. 
Qui possède tout l’espace ? La mort.

Qui est plus fort que l’espoir ? La mort.
Qui est plus fort que la volonté ? La mort. 
Plus fort que l’amour ? La mort. 
Plus fort que la vie ? La mort.

Mais qui est plus fort que la mort ?
Moi, évidemment.

Admis, Corbeau."


Crocus - Photo: lfdd

D'autre parallèles peuvent être faits avec le livre de Edgar Allan Poe qui a aussi écrit "Le corbeau" illustré par entre autres Edouard Manet et qui commence curieusement aussi - ou plutôt l'inverse - ainsi:
«Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus.»


Edouard Manet - Le Corbeau

Revenons à nos fleurs pour finir avec les nivéoles de printemps et finissons en chanson.


Nivéoles - Photo: lfdd

D'abord la version de Léo Ferré qui chante d'Arthur Rimbaud "Les Corbeaux":




"Seigneur, quand froide est la prairie,
Quand, dans les hameaux abattus,
Les longs angélus se sont tus...
Sur la nature défleurie
Faites s'abattre des grands cieux
Les chers corbeaux délicieux.

Armée étrange aux cris sévères,
Les vents froids attaquent vos nids !
Vous, le long des fleuves jaunis,
Sur les routes aux vieux calvaires,
Sur les fossés et sur les trous
Dispersez-vous, ralliez-vous !

Par milliers, sur les champs de France,
Où dorment des morts d'avant-hier,
Tournoyez, n'est-ce pas, l'hiver,
Pour que chaque passant repense !
Sois donc le crieur du devoir,
Ô notre funèbre oiseau noir !

Mais, saints du ciel en haut du chêne,
Mât perdu dans le soir charmé,
Laissez les fauvettes de mai
Pour ceux qu'au fond du bois enchaîne,
Dans l'herbe d'où l'on ne peut fuir,
La défaite sans avenir."
Arthur Rimbaud


Il y a aussi une chanson de Gilles Vigneault chanté ici par Pauline Julien en 1966: "Les Corbeaux"

Pauline Julien - Les corbeaux (de Vigneault)



Et une plus connue, celle de Claude Nougaro, "Je Crois

Je Crois
"Le corbeau croasse 
Et l'herbe croit 
Le crapaud coasse 
Et moi je crois
J'ai pas d'apôtre
J'ai pas de croix
Je crois en l'autre
Je crois en moi"





Et pour faire plaisir à un (très) fidèle lecteur, j'ai déniché une chanson de Julos Beaucarne: "Les Deux Corbeaux", mais elle n'est disponible qu'en ligne (ou sur son disque: "Bornes acoustiques")
http://redmp3.cc/4551452/julos-beaucarne-les-deux-corbeaux.html


Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 5 mai 2013

Pouvez-vous me prêter l'heure ? Me donner votre montre ? Montre-moi l'heure, la bonne heure, la leur..

Vous a-t-on déjà dit :"Pouvez-vous me prêter l'heure ?" ou "Pouvez-vous me donner votre montre ?"
Donner l'heure, la leur.... N'est-ce qu'un leurre de donner du temps? - Le temps, vaste sujet (voir "Complique pas" le 21 avril)
Y a-t-il une heure pour donner du temps, ou du bonheur ? ou autre chose ? 
Bon, on verra plus loin, recevez auparavant ma fleur (du dimanche) que je sors de ma manche - là où est ma montre...


Fl'heure - Photo: lfdd

Et là où il y a une fl'heure que l'on sème, il y en a plussi-heures qui fl'heur-issent...


Plussi-heures Fl'heures - Photo: lfdd

En fait je ne la (les) sors pas de ma manche, mais d'un jardin à Oberhausbergen où le premier mai tout le village était devenu un vaste marché aux puces, même les maisons du lotissement. On aurait dit des "vente de garage" comme on les appelle au Québec, surtout quand on va déménager...
Presque chaque villageois avait vidé sa cave, son grenier et ses armoires pour les mettre en partage et en vente - bien sûr à un prix dérisoire, sachant que ce n'est pas de cela que les gens vivent, mais qui sait ? 
Si vous regardez un peu, vous vous rendez compte que chaque dimanche ou jour férié nos concitoyens se font marchands, recycleurs et partageurs - rien que le 1er mai, il devait y avoir une quinzaine de marchés aux puces dans la région.

La question que cela pose est celle du don - autrefois les gens donnaient du temps ou ce dont ils ne se servaient plus, mais de plus en plus il se trouve que l'on donne moins (ou plus ?).

La question reste ouverte, et se retrouve en écho avec le post de la semaine dernière où je citais Gille Lipovetski disant : "Tension entre consumérisme et écologie; entre idéal d'épanouissement individuel immédiat et exigences de formation; entre vie esthétisée et médicalisation de la société; entre vitesse et désir de ralentissement du rythme de vie (slowfood, slowlife,..). En dépit des contraintes écologistes, le capitalisme artistique a de beaux jours devant lui. Mais plus l'avenir marchand sera irrésistible, moins nous savons ce qu'il sera..."

Il se trouve effectivement des tendances qui émergent et prouvent de nouvelles formes d'économie: le slowfood, les puces et les échanges même les échanges et les partages de savoirs ou d'expérience... 
D'ailleurs, à Paris ce samedi avait lieu la première fête de l'économie collaborative: le OUIshare Fest (pour "we share = nous partageons" en anglais). Et il était question autant de partager la voiture (covoiturage) que les aliments (foodsharing contre le gaspillage alimentaire), la machine à laver ou le canapé, les appartements, la loi, même les séries vidéo sur le web (un facebook version créative common !). Il y avait même des échanges de guide de voyage, ce qui se comprend, les guides ne servant souvant qu'une fois, mais ce qui est aussi intéressant dans cette démarche, c'est que dans le voyage, il y a aussi échange...
A ce propos, le 7 mai, à 17h00 une rencontre à Strasbourg au nouveau Bistrot-Café "Les Savons d'Hélène" permettra de rencontrer Georges Bogey, auteur d'un livre de voyages "Le promeneur des Aravis", plutôt chronique de vagabondages et permettra également de parler des voyages originaux, d'une plateforme d'échange autour de cela: "La Croisée des Routes" et d'une maison d'édition qui fait voyager autrement et dont l'initiateur et le pilote, Lionel Bedin sera également présent.


Une petite histoire de partage personnelle qui revient boucler la boucle du temps: Il y a quelques années, j'avais une montre Swatch dont le cadrant était orné du texte "Don't be too late"... Eh bien, vous savez quoi ? Je l'ai offerte à une connaissance qui l'a portée pendant une bonne dizaine d'année....




Par contre, personne ne va me donner la dernière montre Hublot "Ferrari" MP-05 11 barillets en ligne vendue 265.600 Euros (il n'y a que 50 exemplaires disponibles....).
Je me rabattrai sur la nouvelle Swatch mécanique System 51 à moins de 100 francs (suisses = 83 Euros) fabriquée de manière industrielle avec 51 composants. C'est vrai que les 637 composants assemblés à la main pour la Hublot, cela met un peu plus de temps..




Pour finir, petits clins d'oeil de TVA, en premier, une photo de notre Maxime qui nous dit :
"Gardez la monnaie... du pape"


Monnaie du pape - Photo: Maxime Loiseau


Et en deux, une chanson "ancienne" redécouverte grâce à un poème "historique" qui s'appelle: 
"Vieille chanson du jeune temps" - certains en reconnaîtrons l'auteur, d'autres l'interprète:





Je vous en mets les deux première strophes:


"Je ne songeais pas à Rose
Rose au bois vint avec moi
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

J'étais froid comme les marbres
Je marchais à pas distraits
Je parlais des fleurs, des arbres
Son oeil semblait dire: " Après ? "


Bonne écoute et bon dimanche

La Fleur du Dimanche

P.S. Vous savez que la Fleur du Dimanche ce n'est pas qu'une fleur, alors sachez que les TVA vont aussi chercher  du côté des Séries TV allemandes et du cinéma (bientôt plus sur la toile).

P.P.S. La fleur est à priori de la spirée dentelée.