Il a eu le prix du jury (le plus jeune réalisateur) à Canne en même temps que Jean-Luc Godard (le plus vieux de l'année, mais lui ne l'a pas cherché et a critiqué son confrère - il faut dire que du côté de la grammaire cinématographique, papy Godard est "plus jeune " que Xavier Dolan.
Il faut lui laisser que le jeune cinéaste (25 ans) est un surdoué, à 20 ans, son premier film "J'ai tué ma mère" est primé à Cannes, et ses films suivants (un par an) récoltent réguliièremet des prix.
Son dernier film "Tom à la Ferme" nous a beaucoup plu, avec son atmosphère lourde, oppressante et nous avions beaucoup apprécié "Laurence Anyways" avec ses magnifiques images, et sa sensibilité à fleur de peau (on la touchait presque !).
Mommy, cette histoire d'un enfant hyperactif et sujet à crises, entre sa mère et une étrange voisine nous proposent également des personnages bien brossés et des péripéties fortes et pleins de vécu. Nous restons un peu plus réservé sur le dénouement les quelques séquences finales qui nous semblent dériver un peu de l'atmosphère et du traitement des personnages et des situations auxquelles nous nous étions habitués. Mais bon, à chacun de se faire son film.
Pour vous aider, en voici la bande annonce:
MOMMY de Xavier Dolan - Bande-annonce par diaphana
Une remarque; restez attentif aux moment où Xavier Dolan quitte son système carré!
Bon Film
La Fleur du Dimanche
Blog culturel sur les Arts: littérature, danse, théâtre, musique, classique ou contemporaine, jazz, concerts, Arts plastiques, expositions, et des photos de fleurs.
lundi 13 octobre 2014
dimanche 12 octobre 2014
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige, chaque fleur s'évapore...
Je m'en vais, je le répète, et vous laisse la place, ainsi qu'à Baudelaire, chanté par Léo Ferré qui nous annonce que "Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir; le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige."
Maxime qui m'a envoyé ces photos de dahlias noyés dans le ciel comme des tournesols a toute sa place (d'honneur) sur cette page dominicale, et, si je ne suis pas parti en vacances (pour répondre à une question posée), je ne suis pas là aujourd'hui mais magnifiquement remplacé:
Et voici, chanté par Léo Ferré "Harmonie du soir",
"Les Fleurs du mal" de Charles Baudelaire.
"Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertig!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!"
Maxime qui m'a envoyé ces photos de dahlias noyés dans le ciel comme des tournesols a toute sa place (d'honneur) sur cette page dominicale, et, si je ne suis pas parti en vacances (pour répondre à une question posée), je ne suis pas là aujourd'hui mais magnifiquement remplacé:
![]() |
| Dahlia noyé dans le ciel - Photo: Maxime L. |
Et voici, chanté par Léo Ferré "Harmonie du soir",
"Les Fleurs du mal" de Charles Baudelaire.
"Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertig!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!"
Bon Dimanche
La Fleur du Dimanche
La Fleur du Dimanche
vendredi 10 octobre 2014
Musica accroche ses notes aux nuages.
Musica accroche ses notes aux nuages jusqu'à l'année prochaine.
Le cru 2014 fut de très belle qualité et la dernière semaine très riche en rencontres, surprises, découvertes.
Pour les concerts de début de festival voyez les autres posts, entre autres :
Le cru 2014 fut de très belle qualité et la dernière semaine très riche en rencontres, surprises, découvertes.
Pour les concerts de début de festival voyez les autres posts, entre autres :
Sur Lulu, Berg, Jarrel et Adamek:
Sur le concert Jazz/Musique contemporaine de Joëlle Léandre:
Sur Quai Ouest, l'Opéra à partir du texte de Bernard-Marie Koltes:
Sur le grand concert d'ouverture avec l'Orchestre de Baden-Baden/Freiburg:
Et sur l'avant-festival - sans musiciens - c'est ici:
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2014/09/musica-sans-musiciens-ou-le-voyage-vers.html
En fait, Musica a été un grand voyage, comme chaque année, entre convivialité, découverte et plaisir de partager la "Musique vivante".
Vivante car en grande partie écrite par de musiciens encore vivants, quelques-uns déjà d'un certain âge - Györgi Kurtag par exemple, né en 1926 - ou beaucoup plus jeunes, Etienne Haan, né en 1992 ou pour beaucoup dans les années 1980, ou dans les années 50-60 pour les "aînés" qui nous reviennent fidèles depuis de nombreuses années: D'Adamo, Dusapin, Filifei, Jarrel, Lindberg, Manoury.
Vivante aussi, et c'est très bien ainsi, parce qu'elle est jouée par des artistes de notre temps qui nous côtoient et fréquentent les musiciens.
Ces musiciens qui leurs font l'honneur de leur dédier des pièces dont nous pouvons apprécier la création "personnelle".
Pour n'en parler que de quelques-unes, citons:
Avec l'Ensemble Linéa, fondé et dirigé par Jean-Philippe Wurtz, la magnifique "Fantaisie Mécanique" d'Unsuk Chin, entre Fellini, Jazz, musique de cirque et traditionnelle orientale.
Par les Cris de Paris, la "Missa Super l'homme armé" bien décoiffante - détonnante !
Par l'ensemble Accroche-Note, le trois créations mondiales - Pascal Dusapin avec "By the way" et "Wolken" magnifiquement chanté par Françoise Kubler - et Dai Fujikura "Beeing as One", sans oublier, joué par Armand Angster qui se dédoublait, "Dikha" la pièce pour clarinette que Christophe Bertrand avait composée à 20 ans.
Pour la clôture, les créations de Philip Maintz "konzert" et d'Ondrej Adamek - dont nous avons déjà parlé vendredi 3 - avec "Dusty Rusty Hush".
Ne pas oublier les cycles autour de Loulou - la suite pour orchestre de Berg le 3 octobre, le film "Lulu" avec orchestre, le reportage sur Louise Brook et le concert des Tiger Lillies "Lulu - A Murder Ballad" - ou les deux versants du texte de Pascal Quignard "La haine de la Musique", avec d'une part le spectacle dont Daniel D'Adamo a composé la musique et, d'autre part, le travail restitué "sous casque" de La Muse en Circuit - David Jisse pour la conception, la voix et les traitements électroniques, Michel Risse, également pour la conception, et les objets sonores, Renaud Biri, musicien mélangeur et Camille Lézer, ingénieur du son.
En attendant l'année prochaine, un dernier clin d'oeil de la Fleur du Dimanche à Musica, via la robe de Jeanne Maisonhaute du Quatuor Tana. qui nous a enchanté lors de la première matinale du dimanche avec Jacques Lenot, Ondrej Adamek, Yves Chauris et Pascal Dusapin.
Musica raccroche ses notes pour un an, nous l'attendons avec impatience.
La Fleur du Dimanche
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2014/09/musica-sans-musiciens-ou-le-voyage-vers.html
En fait, Musica a été un grand voyage, comme chaque année, entre convivialité, découverte et plaisir de partager la "Musique vivante".
Vivante car en grande partie écrite par de musiciens encore vivants, quelques-uns déjà d'un certain âge - Györgi Kurtag par exemple, né en 1926 - ou beaucoup plus jeunes, Etienne Haan, né en 1992 ou pour beaucoup dans les années 1980, ou dans les années 50-60 pour les "aînés" qui nous reviennent fidèles depuis de nombreuses années: D'Adamo, Dusapin, Filifei, Jarrel, Lindberg, Manoury.
Vivante aussi, et c'est très bien ainsi, parce qu'elle est jouée par des artistes de notre temps qui nous côtoient et fréquentent les musiciens.
Ces musiciens qui leurs font l'honneur de leur dédier des pièces dont nous pouvons apprécier la création "personnelle".
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| Ensemble Linéa - Photo: lfdd |
Pour n'en parler que de quelques-unes, citons:
Avec l'Ensemble Linéa, fondé et dirigé par Jean-Philippe Wurtz, la magnifique "Fantaisie Mécanique" d'Unsuk Chin, entre Fellini, Jazz, musique de cirque et traditionnelle orientale.
Par les Cris de Paris, la "Missa Super l'homme armé" bien décoiffante - détonnante !
Par l'ensemble Accroche-Note, le trois créations mondiales - Pascal Dusapin avec "By the way" et "Wolken" magnifiquement chanté par Françoise Kubler - et Dai Fujikura "Beeing as One", sans oublier, joué par Armand Angster qui se dédoublait, "Dikha" la pièce pour clarinette que Christophe Bertrand avait composée à 20 ans.
Pour la clôture, les créations de Philip Maintz "konzert" et d'Ondrej Adamek - dont nous avons déjà parlé vendredi 3 - avec "Dusty Rusty Hush".
Ne pas oublier les cycles autour de Loulou - la suite pour orchestre de Berg le 3 octobre, le film "Lulu" avec orchestre, le reportage sur Louise Brook et le concert des Tiger Lillies "Lulu - A Murder Ballad" - ou les deux versants du texte de Pascal Quignard "La haine de la Musique", avec d'une part le spectacle dont Daniel D'Adamo a composé la musique et, d'autre part, le travail restitué "sous casque" de La Muse en Circuit - David Jisse pour la conception, la voix et les traitements électroniques, Michel Risse, également pour la conception, et les objets sonores, Renaud Biri, musicien mélangeur et Camille Lézer, ingénieur du son.
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| Quatuor Tana - Photo: lfdd |
En attendant l'année prochaine, un dernier clin d'oeil de la Fleur du Dimanche à Musica, via la robe de Jeanne Maisonhaute du Quatuor Tana. qui nous a enchanté lors de la première matinale du dimanche avec Jacques Lenot, Ondrej Adamek, Yves Chauris et Pascal Dusapin.
Musica raccroche ses notes pour un an, nous l'attendons avec impatience.
La Fleur du Dimanche
lundi 6 octobre 2014
SILS MARIA - Le bonheur est dans le jeu dans la montagne
S'il n'y a qu'un film à voir d'urgence - avant qu'il ne disparaisse de l'affiche, c'est le derier film d'Oliver Assayas, Sils Maria, avec Juliette Binoche magnifique et très bien entourée d'acteurs et d'actrices (Kristen Stewart et Chloë Grace Moretz) tous/toutes à la hauteur de leurs rôles respectifs.
Un voyage à l'intérieur de l'univers des comédiens, de leur vie, de leurs sentiments, dans des décors magnifiques - l'Office de Tourismes de Sils Maria devrait être content !
La bande annonce - l'embarquement pour le voyage - est ici:
SILS MARIA - Bande Annonce par TheDailyMovies
Bon film
La Fleur du Dimanche
Un voyage à l'intérieur de l'univers des comédiens, de leur vie, de leurs sentiments, dans des décors magnifiques - l'Office de Tourismes de Sils Maria devrait être content !
La bande annonce - l'embarquement pour le voyage - est ici:
SILS MARIA - Bande Annonce par TheDailyMovies
Bon film
La Fleur du Dimanche
dimanche 5 octobre 2014
Je suis venu te dire que je m'en vais...
Eh oui, je m'en vais .... comme l'été est parti, et comme dit si bien Verlaine au vent mauvais, je laisse la place aux photos de Béatrice avec ses sucette, non ses bonbons ou plutôt les jolies baies violettes du callicarpa (Callicarpa bodinieri 'giraldii'):
Et voici l'annonce:
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
Et une superbe version de Jane en version live et assez récente :
Jane Birkin “Je suis venue te dire que je m’en... par Tsunamietdemain
Et puis une version de Catherine Ringer avec Eduardo Makaroff et Gustavo Bettelmann:
Pour ceux qui ont raté l'émission de cette nuit sur Arte:
http://www.arte.tv/guide/fr/050351-000/je-suis-venu-vous-dire
Bon Dimanche
La Fleur du Dimanche
![]() |
| Callicarpas - Photo: Béatrice S. |
Et voici l'annonce:
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
![]() |
| Callicarpas - Photo: Béatrice S. |
Et une superbe version de Jane en version live et assez récente :
Jane Birkin “Je suis venue te dire que je m’en... par Tsunamietdemain
Et puis une version de Catherine Ringer avec Eduardo Makaroff et Gustavo Bettelmann:
Pour ceux qui ont raté l'émission de cette nuit sur Arte:
http://www.arte.tv/guide/fr/050351-000/je-suis-venu-vous-dire
Bon Dimanche
La Fleur du Dimanche
samedi 4 octobre 2014
Un livre qui marche d'un bel allant : "chemin des vitalités" de Martin Adamiec - lectures à suivre...
Les fidèles de la Fleur du Dimanche auront déjà goûté sa prose, aujourd'hui vous pourrez la lire dans un 412 pages remplis d'une poésie vive: "chemins des vitalités 2004-2013".
Poèmes et textes glanés comme un journal, journal intime mais également envolées vers la poésie pure ou le haïku.
Les textes nous parlent de pierres, de sentiers, de balades, de voyages, de choses vues, des amitiés, des amours, des réveils, de la vie quotidienne et de l'histoire intime, de la parole, du langage, de la famille.
La prose et la poésie de Martin Adamiec bouge, varie, comme l'homme.
On sent qu'il aime la marche et les chemins qui le ramènent à lui seul, au plus profond de lui, mais aussi aux autres, et à son histoire familiale, ses souvenirs.
Le livre, construit comme un journal - les années, 2004 à 2013 rythment le parcours de la lecture - et l'on s'essaye à déceler l'évolution d'un style et les traces et lectures d'autres poètes quelquefois cités (Guillevic, Pessoa, Meschonic, René Char que l'on sent très proche quelquefois aussi dans la forme).
L'intime y apparaît mais porté à une universalité communiante. L'histoire personnelle y devient récit parabole et les traces des amis leçons de vie.
L'humour et un regard aiguisé sur les choses de la vie quotidienne rythment aussi ces textes qui nous appellent à ouvrir nos yeux et nos coeurs.
Je vous invite, pour encore mieux déguster ces mots, à trois lectures qui vous ouvriront l’appétit et vous donneront soif de lire:
Ce samedi 4 octobre à 17 heures chez Cécile Verdet.
Vendredi 10 octobre à 17 heures à la Librairie Kléber à Strasbourg.
Mardi 14 octobre à 20h30 à la Galerie d'art La Paix - 5 place du Marché Vert à Sélestat.
Et en apéritif, quelques extraits que je vais semer au fil des jours:
J'ai trouvé aussi page 289 une raison à son amour de la marche:
"Je me perds chaque fois que je m'éloigne
de ce qui me tourmente."
Et sur sa "lecture en public"
"quand je reviens aux feuilles
posées sur le pupitre
tout ce que j'ai dit
a laissé du blanc sur la page
lire à haute voix
a libéré
les mots du livre"
Bonne Lecture
La Fleur du Dimanche
Poèmes et textes glanés comme un journal, journal intime mais également envolées vers la poésie pure ou le haïku.
Les textes nous parlent de pierres, de sentiers, de balades, de voyages, de choses vues, des amitiés, des amours, des réveils, de la vie quotidienne et de l'histoire intime, de la parole, du langage, de la famille.
La prose et la poésie de Martin Adamiec bouge, varie, comme l'homme.
On sent qu'il aime la marche et les chemins qui le ramènent à lui seul, au plus profond de lui, mais aussi aux autres, et à son histoire familiale, ses souvenirs.
Le livre, construit comme un journal - les années, 2004 à 2013 rythment le parcours de la lecture - et l'on s'essaye à déceler l'évolution d'un style et les traces et lectures d'autres poètes quelquefois cités (Guillevic, Pessoa, Meschonic, René Char que l'on sent très proche quelquefois aussi dans la forme).
L'intime y apparaît mais porté à une universalité communiante. L'histoire personnelle y devient récit parabole et les traces des amis leçons de vie.
L'humour et un regard aiguisé sur les choses de la vie quotidienne rythment aussi ces textes qui nous appellent à ouvrir nos yeux et nos coeurs.
Je vous invite, pour encore mieux déguster ces mots, à trois lectures qui vous ouvriront l’appétit et vous donneront soif de lire:
Ce samedi 4 octobre à 17 heures chez Cécile Verdet.
Vendredi 10 octobre à 17 heures à la Librairie Kléber à Strasbourg.
Mardi 14 octobre à 20h30 à la Galerie d'art La Paix - 5 place du Marché Vert à Sélestat.
Et en apéritif, quelques extraits que je vais semer au fil des jours:
2006
...qui mieux qu'une pierre bavarde
peut imposer silence au promeneur...
2007
Cette première nuit est propice au
chant des gouttières...l'eau ruisselle sur le toit...parapluie ouvert, ton premier
rêve est pour les baleines.
Encaisse
à hauteur du feu tricolore
le panneau indiquait
la direction de la CRAV
la casse des vieux
aussi nommée communément la CREVE
ou Tous en Caisse
recommence
à hauteur du feu tricolore
le panneau indiquait
la CRAV
et au-dessous
Fourrière Municipale
J'ai trouvé aussi page 289 une raison à son amour de la marche:
"Je me perds chaque fois que je m'éloigne
de ce qui me tourmente."
Et sur sa "lecture en public"
"quand je reviens aux feuilles
posées sur le pupitre
tout ce que j'ai dit
a laissé du blanc sur la page
lire à haute voix
a libéré
les mots du livre"
Bonne Lecture
La Fleur du Dimanche
Musica sur les pas du loup: Spuren d'Endless Steps de Lu(lu)
Musica trace son chemin depuis trente ans et reste fidèle à son chemin: Faire connaître et diffuser la musique contemporaine au plus grand nombre.
Le festival garde également la trace des grand maîtres. Le programme de ce vendredi 3 octobre en est le reflet:
Alban Berg, grand maître de la musique sérielle et dodécaphonique qui au début du XXème siècle a ouvert le chemin de la musique "Contemporaine" - même si la musique contemporaine est celle que l'on fait aujourd'hui, c'est une évidence ! - a clôt le concert avec la "Lulu suite", version "diffusable de son chef d'Oeuvre "Lulu", l'opéra inachevé que Pierre Boulez a créé - version achevée par le compositeur Friedrich Cerha - dans la mise en scène de Patrice Chéreau en 1979. La version suite, même si ce n'est pas l'Opéra en garde une belle force et nous donnons raison à la soprano Lili Aitkin quand elle chante "Wenn sich die Menschen um meinetweilen umgebracht haben, so setzt das mein Wert nicht herab" - Que des hommes se soient tués pour moi ne diminue pas ma valeur".
Nous retrouvons Pierre Boulez dans la pièce "Endless Steps" d'Ondrej Adamek, à la fois en "initiateur" - Ondrej Adamek en a commencé l'écruture et les premières répétitions lors d'une académie à Lucerne que dirigeait Boulez et il a jeté un regard bienveillant sur les différentes étapes de cette pièce (esquisses et première version) et même par la suite. La version présentée était une "recréation" tout a fait réussie.
Faite de glissements enchevêtrant, de lignes qui montent et descendent en même temps, de moment forts et violents, brefs ou plus longs entrecoupés de passages discrets, la pièce est un plaisir à entendre, tout en surprenant l'auditeur-spectateur qui se délecte du jeu du magnifique Orchestre Symphonique de Bamberg, dirigé par Jonathan Nott (ancien chef de l'Ensemble Intercontemporain - Boulez n'est pas loin ;-) - d'une main de maître.
Maîtres du Quatuor, le Quatuor Arditti l'est également, qui fête allègrement ses 40 ans, toujours vifs et précis. Il dialogue ici avec l'orchestre en version un peu réduite pour la pièce "Spuren" de Michael Jarrel, beau dialogue entre le quatuor et l'orchestre dont il reprend le discours de manière très fine et acérée. Une pièce délicate de Michael Jarrel qui - est-ce un hasard - est passé par l'IRCAM - ;-) ...
Pour vous faire regretter de ne pas aller voir la musique contemporaine, et vous donner envie d'y aller à partir d'aujourd'hui, mais aussi pour montrer que la musique contemporaine peut avoir de l'humour, je vous offre deux pièces d'Ondrej Adamek qui n'en manque pas. Tout d'abord, "Le Diner"
Et puis : "Airmachine"
Je vous les laisse découvrir, ainsi que la suite du programme, ce samedi:
A 11h00, salle de la Bourse, dans le cadre des Matinales, les Ateliers Musica:
À l’initiative de Philippe Manoury et du festival, deux groupes de jeunes lycéens se confrontent à l’univers de la création musicale. Avec les élèves du Lycée professionnel Saint Jean de Colmar, les élèves du Lycée professionnel Le Corbusier d'Illkirch-Graffenstaden
et les Percussions de Strasbourg.
A 17h00 à France 3 Alsace, l'enseble Linéa sous la direction de son chef fondateur, Jean-Philippe Wurtz
Et à 20h30 à la Cité de la Musique et de la Danse, "Te craindre en ton absence", le monodrame du compositeur Hèctor Parra sur un texte original de Marie NDiaye.
Michael Farrel, lui anime une Master Class de composition à 14h00 à Cité de la Musique et de la Danse.
Bons Spectacles.
Le Fleur du Dimanche.
Le festival garde également la trace des grand maîtres. Le programme de ce vendredi 3 octobre en est le reflet:
Alban Berg, grand maître de la musique sérielle et dodécaphonique qui au début du XXème siècle a ouvert le chemin de la musique "Contemporaine" - même si la musique contemporaine est celle que l'on fait aujourd'hui, c'est une évidence ! - a clôt le concert avec la "Lulu suite", version "diffusable de son chef d'Oeuvre "Lulu", l'opéra inachevé que Pierre Boulez a créé - version achevée par le compositeur Friedrich Cerha - dans la mise en scène de Patrice Chéreau en 1979. La version suite, même si ce n'est pas l'Opéra en garde une belle force et nous donnons raison à la soprano Lili Aitkin quand elle chante "Wenn sich die Menschen um meinetweilen umgebracht haben, so setzt das mein Wert nicht herab" - Que des hommes se soient tués pour moi ne diminue pas ma valeur".
Nous retrouvons Pierre Boulez dans la pièce "Endless Steps" d'Ondrej Adamek, à la fois en "initiateur" - Ondrej Adamek en a commencé l'écruture et les premières répétitions lors d'une académie à Lucerne que dirigeait Boulez et il a jeté un regard bienveillant sur les différentes étapes de cette pièce (esquisses et première version) et même par la suite. La version présentée était une "recréation" tout a fait réussie.
Faite de glissements enchevêtrant, de lignes qui montent et descendent en même temps, de moment forts et violents, brefs ou plus longs entrecoupés de passages discrets, la pièce est un plaisir à entendre, tout en surprenant l'auditeur-spectateur qui se délecte du jeu du magnifique Orchestre Symphonique de Bamberg, dirigé par Jonathan Nott (ancien chef de l'Ensemble Intercontemporain - Boulez n'est pas loin ;-) - d'une main de maître.
Maîtres du Quatuor, le Quatuor Arditti l'est également, qui fête allègrement ses 40 ans, toujours vifs et précis. Il dialogue ici avec l'orchestre en version un peu réduite pour la pièce "Spuren" de Michael Jarrel, beau dialogue entre le quatuor et l'orchestre dont il reprend le discours de manière très fine et acérée. Une pièce délicate de Michael Jarrel qui - est-ce un hasard - est passé par l'IRCAM - ;-) ...
Pour vous faire regretter de ne pas aller voir la musique contemporaine, et vous donner envie d'y aller à partir d'aujourd'hui, mais aussi pour montrer que la musique contemporaine peut avoir de l'humour, je vous offre deux pièces d'Ondrej Adamek qui n'en manque pas. Tout d'abord, "Le Diner"
Et puis : "Airmachine"
Je vous les laisse découvrir, ainsi que la suite du programme, ce samedi:
A 11h00, salle de la Bourse, dans le cadre des Matinales, les Ateliers Musica:
À l’initiative de Philippe Manoury et du festival, deux groupes de jeunes lycéens se confrontent à l’univers de la création musicale. Avec les élèves du Lycée professionnel Saint Jean de Colmar, les élèves du Lycée professionnel Le Corbusier d'Illkirch-Graffenstaden
et les Percussions de Strasbourg.
A 17h00 à France 3 Alsace, l'enseble Linéa sous la direction de son chef fondateur, Jean-Philippe Wurtz
Et à 20h30 à la Cité de la Musique et de la Danse, "Te craindre en ton absence", le monodrame du compositeur Hèctor Parra sur un texte original de Marie NDiaye.
Michael Farrel, lui anime une Master Class de composition à 14h00 à Cité de la Musique et de la Danse.
Bons Spectacles.
Le Fleur du Dimanche.
Libellés :
Alban Berg,
Bamberg,
Bzmbrtger Symphoniker,
Ensemble Intercontemporain,
IRCAM,
Michael Jarrel,
Musica,
Ondrej Adamek,
Pierre Boulez,
Quatuor Arditti
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