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samedi 15 février 2020

ART Karlsruhe a la #Banane: une foire d'Art en forme

Le ton est donné sur le parking menant à Art Karlsruhe: la Banane!
Elle est collée à l'arrière d'une VW noire et augure de la vitalité de cette Foire d'Art qui en très peu d'années a réussi à se hisser à un bon niveau.


Art Karlsruhe - Banane- Photo: lfdd

Petit tour d'horizon en quelques chapitres: Les Fleurs - La Banane - la Couleur - la France - Les classiques - ...

Les Fleurs 

L'art aime les fleurs, Art Karlsruhe aussi et La Fleur du Dimanche, bien sûr n'est pas insensibles aux bouquets fleuris...
Dans le couloir, pour ne pas se perdre, les tulipes jaunes et rouges aux couleurs de la foire indiquent le chemin à l'amateur(trice) d'art entre les quatre halls où l'on peut trouver de nombreux artistes sur les 210 stands (dont 41 nouveaux arrivants) qui présentent une large variété d'oeuvres....


Art Karlsruhe 2020 - Couloir et tulipes - Photo: lfdd


Art Karlsruhe 2020 - Couloir et tulipes - Mondrian ? - Photo: lfdd


A l'entrée du Hall 1 nous retrouvons les valeurs immuables, comme l'année dernière, les céramiques de fleurs de Patrick Gross chez Chief & Spirit:


Art Karlsruhe 2020 - Chief & Spirit - Stephan Gross - Daisy net - Photo: lfdd


Et une sculpture de Patrick Bergsma: Dutsch Blues avec de la porcelaine de Delft :

Art Karlsruhe 2020 - Chief & Spirit - Patrick Bergsma - Dutch Blues - Photo: lfdd

Idem à l'entrée du Hall 2, les tulipes auxcouleurs d'Art KArlsruhe d'Alireza Varsandeh sur le stand de Barbara von Stechov: 

Art Karlsruhe 2020 - Barbara von Stechov - Alireza Varsandeh - Photo: lfdd




La Banane

Nous ne nous attendions pas à autant de bananes sur une foire d'art. Même à la FIAC nous n'en avons pas vues autant.
La première, clin d'oeil à Thomas Baumgaertel - à propos duquel nous avons échangés quelques mots avec un collectionneur curieux au moment la prise de vue de la photographie inaugurale  - ne nous laissait pas augurer que nous allions trouver un beau panel d'oeuvres dudit Baumgaertel sur une galerie germano-espagnole (Karlsruhe-Barcelone).


Art Karlsruhe - Baumgaertel - Banane Stop - Photo: lfdd

Art Karlsruhe - Baumgaertel - Kunst kauft Banane Stop - Photo: lfdd


Art Karlsruhe - Baumgaertel - Bundesbananenadler Stop - Photo: lfdd


Idem pour l'hommage à Maurizio Catellan par Imke Valentien de la Galerie Valentien de Stuttgart intitulé "Spass musss sein" - Il faut bien en rire - Ou quand le galeriste devient artiste !

Art Karlsruhe - Galerie Valentien - Imke Valentien - Spass muss sein - Photo: lfdd

Pour être plus sérieux, une sérigraphie de Brainwash "Banana Split, weiss" (blanc) sur le stand de Art Box Berlin:


Art Karlsruhe - Brainwash - Banana Split, weiss - ArtBoxBerlin - Photo: lfdd


Pour un peu d'humour, les bananes se trouvent encore sur les sacs (comme l'année dernière avec la Kunsthalle de Schweinfurt) ou dans la coupe sur le meuble de stand ( à manger avec ou sans baguettes):


Art Karlsruhe - Bananes Bonbon  - Photo: lfdd 

Des grosses pointures de l'Art se sont également penchées sur la banane. Ici Fernando Botero avec Medelin :


Art Karlsruhe -- Fernando Botero - Medelin - Photo: lfdd
Art Karlsruhe - Fernando Botero - Medelin - Photo: lfdd

L'Art est un cri !

L'artiste, souvent, exprime une angoisse par rapport au futur (ou tout simplement par rapport à son futur à lui, voir Munch..). Sur la foire, les réseaux sociaux - et leurs règles et usages de communication ont inspiré Adrian Mechernich qui fait face à ce tableau angoissant:


Art Karlsruhe 2020 - Art Room - Adrian Mechernich  - The scream emoji - Photo: lfdd

Art Karlsruhe 2020 - Art Room - Adrian Mechernich  - The scream emoji - Photo: lfdd

Art Karlsruhe 2020 - Art Room - Adrian Mechernich  - The scream emoji - Photo: lfdd

Art Karlsruhe 2020 - Art Room - Adrian Mechernich  - The scream emoji - Photo: lfdd

 

Art Couleur et Matière

Autre versant de Art Karlsruhe, la couleur.... C'est une foire gaie et colorée, avec entre autres Heinz Mack et d'autres...  Art_Karlsruhe_2020_Couleur_Heinz_Mack_P1390593:


Art Karlsruhe 2020 - Heinz Mack - Photo: lfdd

Art Karlsruhe 2020 -  Photo: lfdd




A suivre...


La Fleur du Dimanche

dimanche 21 octobre 2018

La FIAC 2018 a la #Banane ... et le reste...

La FIAC de cette année a la couleur de la Banane. 
Jaune bonheur pour les visiteurs et les acheteurs.

Pour l'annoncer, j'avais posté sur Facebook dans le groupe La Banane du Jour la photo d'une page d'un magazine qui, en face de l'interview de la directrice de la FIAC, Jennifer Flay, montrait une sculpture couverte de bananes. 

Juste avant, le même Facebook m'avait proposé de "partager un souvenir" d'il y a 5 ans, en l'occurence un billet sur, non pas la FIAC, mais sur la "performance" à Strasbourg de Dries Verhoeven dans le cadre de la manifestation "Ville(s) en-jeu(x)" organisée, entre autres par le Maillon, Pôle Sud et la HEAR,.... et que j'avais intitulé "Ceci n'est pas une Carte Postale, ceci n'est pas un nu, ceci sont des Fleurs... Est-ce de l'Art?"
Ce "souvenir" montrait une "femme couverte de fleurs" devant une sculpture de Duane Hanson.  Et quelques jours plus tôt, dans la même série des "Femmes couvertes de Fleurs", j'avais un autre souvenir que Facebook me proposait de partager, un billet sur une autre manifestation artistique, l'ancienne "biennale" d'Art de Sélestat "Sélest'Art", en 2011. Et là, la photo était un slip "fleuri" en ammorce, slip qui "habillait une sculpture de Tony Matelli.

Mais l'Art et Facebook et ses algoritmes et surtout sa pruderie qui tend vers un intégrisme borné, ne font pas bon ménage. En l'occurence, alors que je venais à peine de partager la proposition du "moteur de recherche" des souvenirs, ne voilà-t-il pas que cette publication devient "contraire aux standards de la communauté" et se voit interdite d'accès et de partage.

Et par ricochet la précédente, que j'ai "rhabillée" ici avec deux #Bananes:



Bon, passons le mur de la c..... ensure...
Et venons à la FIAC....sous la coupole du Grand Palais, et ouvrons grand les yeux:


La FIAC à Paris au Grand Palais - ouvrons grand les yeux - Photo: lfdd

FEUILLETON FIAC PARIS 2018 - 1er épisode

Pour commencer, retrouvons la sculpture à la #Banane....


FIAC 2018 - Toni Matelli  - Four Seasons - Photo: lfdd


FIAC 2018 - Toni Matelli  - Four Seasons - Photo: lfdd


FIAC 2018 - Toni Matelli  - Four Seasons - Photo: lfdd


FIAC 2018 - Toni Matelli  - Four Seasons - Photo: lfdd


FIAC 2018 - Toni Matelli  - Four Seasons - Photo: lfdd


FIAC 2018 - Toni Matelli  - Four Seasons - Photo: lfdd


FEUILLETON FIAC PARIS 2018 - 2ème épisode

Nous avons donc retrouvé le sculpteur à la #Banane dont nous avions posté la photo le matin sur le stand de la galerie suédoise Andrehn-Schiptjenko  qui avait prêté ses oeuvres à la Biennale d'Art de Sélestat en 2011 (voir mon billet Sélest’Art - 19ème biennale d'Art) :

 
Head and Shoulders ... and Banana - FIAC 2018 - Toni Matelli - Photo: lfdd

Toni Matelli ne fait pas que des bananes, de petites pousses d'arbres prennent racine sous les panneaux du bord du stand dans le béton du Grand Palais:


FIAC 2018 - Toni Matelli - weed - Photo: lfdd

Le plus surprenant c'est qu'en face du Grand Palais, au Petit Palais, pour l'exposition "FIAC on Site" dont les visuels 2018 ne sont pas encore disponibles sur le site - vous pouvez encore visiter l'expo de 2017 - un autre artiste hyperréaliste est à l'honneur, John DeAndrea avec deux oeuvres, American Icon - Kent State de 2015, impressive comme diraient les américains:


FIAC 2018 - Petit Palais - John DeAndrea - American Icon - Kent State - Photo: lfdd


FIAC 2018 - Petit Palais - John DeAndrea - American Icon - Kent State - Photo: lfdd

Et Jenifer - 2012:


FIAC 2018 - Petit Palais - John DeAndrea - Jenifer - Photo: lfdd

FIAC 2018 - Petit Palais - John DeAndrea - Jenifer - Photo: lfdd

FIAC 2018 - Petit Palais - John DeAndrea Jenifer - Photo: lfdd

Des hyperréalistes, nous connaissons bien Duane Hanson dont nous avons parlé plus haut, et donc John DeAndrea et Toni Matelli, ainsi que l'historique George Segal, et Maurizio Catellan, et dans un autre genre, Ron Mueck vu à la Fondation Cartier il y a quelques années et dans le même style Sam Jinks, Patricia Picinini, et Liu Xue...

De retour au Grand Palais, nous découvrons aussi Hans-Peter Feldmann avec une Regine lisant sur un stand:


FIAC 2018 - Hans Peter Feldmann - Regine - Photo: lfdd
FIAC 2018 - Hans Peter Feldmann - Regine - Photo: lfdd


Du même Feldmann, un tableau qui fait suite à sa séerie de "nez rouges"....

FIAC 2018 - Hans Peter Feldmann - Bouche rouge - Photo: lfdd



A suivre....


La Fleur du Dimanche

samedi 11 novembre 2017

J'ai la banane et je mettrai une girafe sur ma tombe pour en finir avec la guerre des sexes

Rassurez-vous, je suis toujours là, je ne suis pas mort et j'ai la banane, et même sa fleur, comme vous avez pu le voir la semaine dernière. Ou vous l'avez peut-être raté. elle est toujours là:
Je suis mort... Mais vous allez continuer à me lire parce que je suis éternel... et que j'ai la banane! 


Et la banane continue de pousser (sous la pluie):


Banane - Photo: lfdd

En guise de TVA, un voeux de Sophie Calle qui rêve d'être enterrée au cimetière Montparnasse mais aussi en même temps à Bolinas et à Brooklin, et qui dit :
"Je conçois ma tombe comme un lieu avec lequel je pourrais jouer, auquel je pourrais m'habituer, en la décorant à l'avance. Un lieu où je pourrais emmener mes animaux avec moi."
Cela change des "Monuments aux morts" et elle a demandé à Serane Carone de lui réaliser sa pierre tombale:



Sophie Calle - Serana Carone - Photo: lfdd


Et pour en finir avec la mort et les bananes, une chanson de Renaud - Toujours debout!




Toujours vivant, rassurez vous 
Toujours la banane toujours debout 
J'suis retapé, remis sur pieds 
Droit sur mes guibolles ressuscité 
Tous ceux qui tombent autour de moi 
C'est l'hécatombe, c'est Guernica 
Tous ceux qui tombent, tombent à tour de bras 
Et moi je suis toujours là 


Bon samedi d'Armistice

La Fleur du Dimanche

P.S. Concernant la guerre des sexes, je rappelle l'expression: "peigner le cou de la girafe" dont on suppute un sens second...

P.P.S. 
On m'a demandé l'explication "complète" de l'expression "peigner (le cou) de la girafe". La plus complète est parue dans Libération le 23 août 2017 sous la plume de Catherine Mallaval   « Pourquoi dit-on «peigner la girafe» ? »

« Il y aurait aussi eu à la même époque (en 1827), un gardien au Jardin des plantes réputé pour se tourner les pouces mais doté d’un certain sens de la formule, puisque chaque fois que son supérieur lui demandait où il était passé, il répondait : «Je peignais la girafe.» Les plus coquins qui se passionnent pour cette expression penchent plutôt du côté des pratiques masturbatoires. Oui, la girafe a un long cou, aisément assimilable - par les plus vantards - à un sexe en érection. Cela n’a pas échappé à Boris Vian. Dans Vercoquin et le plancton (1946), il fait explicitement une allusion à l’onanisme : «J’ai tellement peigné ma girafe qu’elle en est morte.» Mais quel rapport avec le fait de ne rien faire ? Comme l’explique le site Expression.fr, il suffit de penser au mot «branleur» pour que tout s’éclaire… On notera enfin que l’expression «peigner la girafe» a de sympathiques équivalences, telles que «pisser dans le sable» (Algérie), «faire un trou dans l’eau» (Grèce), ou «faire un nœud à une goutte d’eau» (Brésil) »

Le Litté cite le Larousse Illustré de 1898 : « Familier : Peigner la girafe : ne rien faire ».
Ailleurs, certain font remarquer qu'il ne faut pas confondre "Peigner la girafe" et la peindre" ou pendre des taches sur son pelage (n'est pas Viallat qui veut)

dimanche 25 décembre 2016

Noël, le mariage de la pomme (ou de la banane) et du sapin (ou du singe)

Je vous avais promis hier de vous parler des animaux aujourd'hui.
Pour nous remettre à notre place dans notre monde "Umwelt" et prendre conscience de la part que nous occupons et celle que nous devrions avoir.
Non, je ne parlerai pas des animaux de la crèche et de la place entre l'âne et le boeuf, mais... tout d'abord la mariage de la pomme et du sapin:


Pommes de Noël - Photo: lfdd
 

Vous le savez peut-être, la pomme a été la première décoration des sapins, avant de voir la boule Fizz, création 2016 des boules de Meisenthal (qui cherche ses racines - ou le jus - plutôt chez le citron).
Et comme vous le savez, la Fleur du Dimanche fait ce qu'elle veut avec les sapins (et les fleurs), por Noël, je vous offre un sapin bleu-violet avec un papillon (clin d'oeil à la chanson de Henri Salvador "L'abeille et le papillon" que je vous propose aujourd'hui - en fin de texte):

Sapin bleu de Noêl et papillon - Photo: lfdd

Et donc, suite au TVA d'hier sur les plantes, je vous offre un extrait d'un autre article (excusez si Le Monde et Libération - que je cite souvent - parlent de choses un peu en dehors de sentier battus de l'actualité) dans Libération, le 21 décembre, celui de Natalie Levisalles "Les chimpanzés ne se posent pas de questions sur la politique", sur un primatologue Frans de Waal: 

"Depuis une trentaine d’années, le primatologue Frans de Waal nous fait découvrir ce qui se passe dans la tête et dans les sociétés des grands singes. Livre après livre (la Politique du chimpanzé, Bonobos: le bonheur d’être singe, l’Age de l’empathie…), il décrit précisément et malicieusement les bonobos et les chimpanzés en particulier, montrant aussi à quel point ils sont proches de nous autres humains. Dans son dernier livre, Sommes-nous trop «bêtes» pour comprendre l’intelligence des animaux? (lire Libé des historiens du 6 octobre), il s’intéresse à l’intelligence animale en général. Celle des singes, mais pas seulement. Il est aussi beaucoup question de dauphins, d’éléphants, de pies et d’un certain Alex, perroquet génial qui maîtrise notamment le concept de couleur.
De Waal rapporte d’incroyables marques d’intelligence technique ou sociale. Chez le chimpanzé, il nous montre une spectaculaire (et bien supérieure à celle des hommes) aptitude à mémoriser des nombres de 1 à 9.
...
- Vous avez inventé le terme d’anthropodéni. Pour quelle raison ?
C’est une réaction à l’accusation d’anthropomorphisme. Depuis longtemps, certains chercheurs disaient: quand des chimpanzés s’embrassent et s’enlacent après une bagarre, il faut appeler ça «contact post-conflit» parce que, si vous appelez ça «réconciliation», vous sous-entendez que ce qui se passe chez les chimpanzés est semblable à ce qui se passe chez les hommes. Eh bien moi, je dis que si dans une espèce proche de nous, des individus font des choses semblables dans des circonstances semblables, on doit faire l’hypothèse que, derrière, il y a la même psychologie. A moins que quelqu’un prouve le contraire. La plupart des sciences sociales sont dans l’anthropodéni : elles considèrent l’être humain comme une espèce très spéciale, en dehors de la nature. Mais affirmer qu’il y a une discontinuité entre l’homme et le singe, c’est du néocréationnisme. On accepte Darwin, on reconnaît que l’homme est le produit de l’évolution… mais seulement jusqu’au cou.

- Entre les années 60 et 90, on a tenté d’apprendre le langage aux grands singes, avec des résultats décevants. Les singes comprennent pourtant des mots…
Comprendre un mot veut dire qu’on peut attacher un symbole arbitraire à un objet. C’est une chose que les grands singes font très bien, mais ce n’est pas exactement le langage. Au début, les linguistes avaient défini le langage comme une communication symbolique. Quand ils ont vu que les singes pouvaient utiliser les mots de manière appropriée, ils ont dit : en fait, l’essence du langage, c’est la syntaxe. Et il est clair que les grands singes n’ont pas beaucoup de syntaxe. Mais ces expériences ont permis de voir qu’il y avait de la cognition chez les animaux. Ensuite, on a vu que leur usage du langage n’était pas supérieur à celui d’un enfant de 2 ans. Les chimpanzés demandent : «Est-ce que je peux avoir une banane ? Est-ce qu’on va jouer ?» mais ils ne réfléchissent pas sur le cosmos et ne posent pas de questions sur la politique.

- Vous dites que les humains habitent le même Umwelt que les primates…
L’Umwelt, c’est la manière dont on perçoit son environnement. Comme les humains, les primates ont deux mains et une vision binoculaire, mais en fait, ils n’ont pas exactement le même Umwelt. Si on met un chimpanzé dans une pièce, il va se demander «où est-ce que je peux m’accrocher ?» et il va grimper sur la bibliothèque. Le chimpanzé regarde cette pièce plus tridimensionnellement que nous, singes bipèdes et terrestres, qui regardons les surfaces. Mais si vous prenez un oiseau, il regarde Paris de manière totalement différente : il voit les toits, les endroits où il peut se poser et ignore totalement les rues. Pour un éléphant ou un chien, le monde est fait d’odeurs, alors que nous donnons priorité à la vision. Si on étudie le poisson, la pieuvre, la chauve-souris, on doit prendre en compte le fait qu’ils perçoivent des mondes très différents. Et pourtant, nous n’avons pas de respect pour les cognitions différentes des nôtres.

-Quelles sont les implications de cette capacité à se projeter dans le futur ?
Prenons un exemple. Pour organiser une fête ce week-end, je dois être conscient de la marche à suivre. Si nous voyons que les animaux peuvent anticiper, il est difficile de penser qu’ils le fassent sans conscience. Mais il y a plus intéressant encore. J’ai déjà mentionné des expériences où les animaux peuvent différer leurs désirs. En voilà une autre. On donne à un singe un marshmallow et on lui dit : «Si tu attends, tu peux en avoir un second.» Pour faire ça, il doit prendre une décision, résister à la tentation, différer la gratification, toutes choses qui dépendent de la conscience… mais aussi du libre arbitre, qui est souvent défini comme la possibilité de résister à ses propres désirs. Si c’est le cas, alors les animaux ont peut-être aussi un libre arbitre."


Pour finir, je vous laisse avec les animaux et la banane. Pour commencer, le crocodile:




Et puis l'Abeille et le Papillon chantée par Henri Salvador:




"Une abeille un jour de printemps 
Voletait voletait gaiement 
Sur la rose bruyère en fleur 
Dont si douce est l'odeur

Au pied de la bruyère en fleur 
Une pauvre chenille en pleure 
Regardait voler dans le ciel 
La petite et son miel

Et la pauvre chenille en sanglots 
Lui disait "Je vous aime" 
Mais l'abeille là-haut, tout là-haut 
N'entendait pas un mot

Cependant que les jours passaient 
La chenille toujours pleurait 
Et l'abeille volait gaiement 
Dans le ciel du printemps

Après avoir pleuré jusqu'à la nuit 
Notre chenille s'endormit 
Mais le soleil de ses rayons 
Vint éveiller un papillon

Et sur une bruyère en fleur 
Notre abeille a donné son coeur 
Tandis que chantaient les grillons, 
Au petit papillon

Par les bois, les champs et les jardins 
Se frôlant de leurs ailes 
Ils butinent la rose et le thym 
Dans l'air frais du matin

Ma petite histoire est finie 
Elle montre que dans la vie 
Quand on est guidé par l'amour, 
On triomphe toujours 
On triomphe toujours 
On triomphe toujours."



Et puis la chauve-souris, par Thomas Fersen:





Et si vous voulez voir la différence entre le singe et le chanteur, Katerine avec sa banane:





Bon Dimanche de Noël !

La Fleur du Dimanche