vendredi 20 mai 2016

Au Bastion, les artistes sont libres: les Ateliers sont Ouverts - en Alsace aussi

Inauguration des deux Week-Ends des Ateliers Ouverts, à Strasbourg et en Alsace...

Cela a commencé au Bastion avec une fête populaire avec stands, Tartes flambées, pizzas, hamburgers , bières et fruits pressés, concert jusque tard dans la nuit, et jusqu'à 22 heures, les ateliers des artistes étaient ouverts.
A vous de faire votre choix en déambulant dans les couloirs et entrant discuter avec les artistes qui sont là pour cela.

Quelques images d'ambiance pour vous donner envie de pousser la porte - c'est une image, au Bastion ,les portes sont ouvertes les artistes sont libres.
Ailleurs, à vous de repérer les adresses sur Strasbourg et ses Faubourgs, Mulhouse et les villages d'Alsace, jusqu'en Alsace Bossue - au hasard, Diedendorf, savez-vous où cela se trouve?
Si vous trouvez, vous aurez même gagné la possibilité d'assister à un concert de Françoiz Breut à l'atelier de François Génot (celui qui a décoré les bus strasbourgeois de branchages..).

A suivre....

Ateliers Ouverts - Bastion - La Commode du peintre - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Les fleurs du peintre - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Les fleurs du peintre - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Juliette Etrivert - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Juliette Etrivert - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Buren plissé - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Double face - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Double face - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - triple coussin - Photo: lfdd


Ateliers Ouverts - Bastion - Gretel Weyer - Photo: lfdd


Pour voir quels sont les artistes au Bastion, les permanents et les invités, rendez-vous sur le site du Bastion 14, vous y trouverez:
Elise ALLOIN, Alexandre ASTIER, Guillaume BARTH, Alice BLOT, Camille BRES, Raphaël CHARPENTIÉ, Vincent CHEVILLON, Jean-Baptiste DEFRANCE, Clara DENIDET, William DRUMMOND,  Juliette ETRIVERT, Célie FALIÈRES, Camille FISCHER, Caroline GAMON, Gariste GATENÉ, Delphine GATINOIS, Maria-Del-Sol GODARD, Bruno GRASSER,Guilllaume GREFF, Dorothée HALLER, Viola KOROSI, Ambre LANGLOIS, Thomas LASBOUYGUES, les ATELIERS RTT (Collectif), Serge LHERMITTE, Horace LUNDD, Antoine MAILLARD, Dominiczak MARINE, Élisa MARTIN, Jisook MIN, Audrey OHLMANN, Marius PONS DE VINCENT, Zahra POONAWALA, Letizia ROMANINI, Yiumsiri VANTANAPINDU, Elsa VARIN, 
Mélanie VIALANEIX, Emilie VIALET, Gretel WEYER et Skander ZOUAOUI. 
Ainsi que les Artistes invités : Marianne MARIC, le Collectif PEZCORP, David SIBIEUDE et Anaïs TOUCHOT.


A noter sur votre carnet, ne prenez pas les feuilles de Pétrole éditions...


Les petits papiers de Pétrole Editions - Photo: lfdd

Dans le quartier gare, l'atelier d'Ann Loubert qui veut "en finir avec les fleurs...


Pour en finir avec les fleurs - Ann Loubert


et qui peint sur des toiles qu'elle peut "embrasser":

Ann Loubert embrasse un portrait - Photo: lfdd


Et le "Grand Atelier" avec Fantine Andrès, Emmanuelle Feucht, Emmanuelle Giora, Laurence Labbé et Camille Roux.
Pour en avoir un aperçu, le reportage d'Alsace 20 ici:
http://www.alsace20.tv/VOD/Actu/6-minutes-eurometropole/Ateliers-ouverts-GhOLGYKUdt.html#

Vous y trouverez des drôles de "crânes":


Fantine Andres - Skull 1


Vous avez aussi la Semencerie et les ateliers de Cécile Biehler, Frédéric Chevalley, Louise Fritsch et Benoit Decque




La Semencerie - Photo: lfdd


Bonnes visites

La Fleur du Dimanche

Les Ateliers ouverts sont à l'Est - au Nord aussi

Pour compléter le parcours citadin des Ateliers Ouverts à Strasbourg, je vous propose une petite incursion à l'Est de la ville, sur des territoires où l'on ne cherche pas habituellement l'art. 
En route pour le "Quartier des Quinze" où je vous invite à pousser les portes de 3 ateliers, celui de Suzanna Jaczowa, discrète artiste qui continue son chemin délicat. 

Pas loin, l'atelier de Véronique Moser, artiste aux mille et une trouvailles (voir l'exposition à Erstein quelle a commise avec sa complice Corinne Kleck et dont j'ai parlé le 18 mai 2011).
Elle accueille Florence Bohnert - un nom pas inconnu à Strasbourg, un prénom à découvrir - voici leur dialogue:


Atelier Véronique Moser - Florence Bohnert - Photo: lfdd

Atelier Véronique Moser - Florence Bohnert - Photo: lfdd

Atelier Véronique Moser - Florence Bohnert - Photo: lfdd


Juste en traversant le boulevard, je vous invite à rendre visite à Anne Kuhry dans son appartement-atelier... et y découvrir ses dessins et aquarelles qui vont chercher du côté de Kokoschka et autres peintres allemands du siècle dernier...

Appartement-atelier Anne Kuhry - Photo: lfdd

Appartement-atelier Anne Kuhry - Photo: lfdd

Tout cela, et encore beaucoup plus, c'est bien elle qui l'a peint!
Vous ne quitterez bien sûr pas l'Est sans passer par les incontournables du "Port du Rhin" que vous connaissez sûrement - si votre réponse est non, courrez-y et également la "tribu" de Zone d'Art, pas si Zone que cela.... et bien vivants et toujours actifs, qui en plus des ateliers ouverts, accueillent leurs homologues français et allemand(e)s sur de grands panneaux d'affichage... dont Claude Gagean que voici:


Claude Gagean - Plakatkunst - Photo: lfdd

En étape vers le centre ville ,passez voir Marie Lamarche au Fournil, qui se cache tel une île déserte dans l'urbanisme contemporain du Pôle Etoile et l'atelier en sursis de la rue des couples au-dessus du Syndicat Potentiel, en leur marquent votre soutien.


Le Fournil - Photo: lfdd


Pour finir, quatre stations un peu à part, d'abord chez In Extremis, pas vraiment atelier, la collection de photographies de Marcel Burg, vu sous l'angle des "Stigmates" (en hommage à Gigi) - avec Marlon de Azambuja, Franck Delorieux, Marie Docher, Diane Ducruet, Marc Ferrante, Julie Fischer, Valérie Graftiaux, Bernard Hosa, Eduard Ibanez, Laurent Millet, Juliette Mogenet, Fernande Petitdemange, Sophie Ristelhueber, François Sagnes, Françoise Saur, Nathalie Savey, Ivonne Thein et Patrick Tosani :


Stigmates - Fernande Petitdemange - Photo: lfdd

L'exposition des "Individus" à l'église du Temple Neuf "Fragile" avec Pascal Bastien, Benoit de Carpentier, Claire Guerrier, Eve Guerrier, Patrick Lang, Chritian Remy et Yun-Yung Song:


Fragile - Patrick Lang - Photo: lfdd

Fragile - Benoit de Carpentier - Photo: lfdd


A l'atelier "Hôtel de Ville", pas si atelier que cela, un univers post-cataclysme, des objets de décoration et design "Plaisir d'offrir":


Plaisir d'offrir - Photo: lfd


Plaisir d'offrir - Photo: lfd


Et dans l'appartement-studio" de Roman, un dialogue entre Annie Greiner qui invite Alain Riff et ses griffures de matières, alors qu'Annie Greiner sort ses anciennes griffes jaunes et ses récentes rouges.



Atelier Roman - Annie Greiner - Jaune - Photo: lfdd

Atelier Roman - Annie Greiner - Sculpture - Photo: lfdd


Au Nord de Strasbourg, deux étapes, l'atelier de Corine Kleck et Dominique Haettel qui ont accueilli dans leur atelier à Schweighouse-sur-Moder une performance "La collectionneuse" de Geneviève Charras le dimanche 22 mai à 16h00.
Quelques images des "assiettes d'artiste" de Corinne et de la performance de Geneviève Charras:


Atelier  Kleck - Haettel - Photo: lfdd



Atelier  Corinne Kleck - Assiette - Photo: lfdd

Atelier  Corinne Kleck - Assiette - Photo: lfdd

Atelier  Corinne Kleck - Assiette - Photo: lfdd

Atelier Kleck - Haettel - Performance Geneviève Charras - Photo :lfdd


Atelier Kleck - Haettel - Performance Geneviève Charras - Photo :lfdd

Atelier Kleck - Haettel - Performance Geneviève Charras - Photo :lfdd

Deuxième étape, à Wilwisheim, dans la grande ferme de Sophie Bassot où elle a son atelier, et partage la grange et l'étable (impeccablement nettoyée, bien sûr avec des artistes venus de Strasbourg, d'Alsace, du Nord et de Belgique, entre autres Claude Delamarre, Laurence Gonry, Samia Kachkari, Chantal Million, Sebastien-Pierre Potron, Mina Mond et Dominique-Anne Offner.

Voici le "coin" de Marie Meyer et l''écurie de Samia Kachkari avec ses tissus imprimés et ses bras "enveloppants...

Atelier Bassot - Mina Mond - Photo: lfdd

Atelier Bassot - Samia Kachkaari - Photo: lfdd

Atelier Bassot - Samia Kachkaari - Photo: lfdd



Bonnes découvertes

La Fleur du Dimanche

mercredi 18 mai 2016

Cho, Macho, Machores ou Machorette: l'éblouissement de Macho Dancer au Maillon

Tout est affaire de corps... Il faut prendre celui de l'autre pour poser, transposer ce corps en transe, en danse sans pôle.

Le pôle, lui, est en dehors, sans décors et les pôles sont inversés dans ce spectacle de Eisa Jocson - Macho Dancer.

Macho Dancer - photo: Giannina Urmeneta Ottiker


Eisa, en short court et bottes ferrées et pesantes, bruyantes, frappant le sol avec violence pour marquer le territoire macho de l'homme, sa puissance, nous emporte dans une danse à l'envers: la danse des hommes pour les hommes sur des tubes "métal" ou "disco".

Le temps de nous y croire, dans ce dancing avec effets de fumigènes, de nous prendre à notre situation de regardeur d'une exhibition de virilité, elle nous retourne.

Macho Dancer - Eisa Jocson - La Maillon


D'abord à une vision muette et silencieuse, à retourner les yeux sur nous-même, spectateurs-voyeurs, tout en nous laissant le plaisir de voir et de "goûter" la chair en sueur (le dispositif scénique nous laisse suffisamment proche du corps pour en déceler la vie qui s'y écoule, se répand). Et à se refaire le film de la danse, en silence dans une mémoire fantasmée.
Puis dans un retournement du dispositif scène salle où nous nous retrouvons piégés dans les rets de la danseuse et les rais des projecteurs, dans une proximité dangereuse et une séduction transgressive.

Macho Dancer - Eisa Jocson - La Maillon


Pour finir dans l'évaporation du spectacle dans sa négation ontologique.

Et l'envie, ou pas d'y aller pour de vrai, le plateau étant servi!





Bon spectacle

La Fleur du Dimanche

Macho Dancer
Chorégraphie et interprétation: Eisa Jocson
Au Maillon Strasbourg
du 18 au 21 mai - 20h30

dimanche 15 mai 2016

Blob, trou de vers, exoplanète, blogosphère, youtubeur, où est l'erreur ?

Grand Week-End pour certains, jour de solidarité pour d'autres, mais pas sûr puisque l'on peut travailler en plus pour rien une autre fois... parce qu’autrefois, il a fait très chaud.
A priori ce ne sera pas le cas.
Alors pour vous consoler du gris du ciel, je vous offre un peu de couleur:


Pommier - Photo: lfddd


Ces fleurs de pommier roses sur ce ciel bleu devraient vous redonner un peu de courage. Allez je vous double la dose avec le robinier jaune:


Robinier - Photo: lfddd


Et arrive aux faits, qui vont faire les TVA du jour (à vous de trouver l'erreur):

Blob

Le Blob, à ne pas confondre avec le Blog, que vous lisez, ne lit pas et n'a pas de cerveau. 
Il s'appelle "Physarum polycephalumun", c'est un organisme qui n'est doté que d’une seule cellule, donc forcément, il n'a pas de cerveau,  pas de neurones, mais selon une étude de l’université de Toulouse, il  serait toutefois doué d’une forme simple d’apprentissage.
Ce n’est ni un animal, ni un végétal ni même un champignon, mais un peu les trois à la fois. Il vit dans les sous-bois et peut prendre plusieurs formes et plusieurs couleurs. Il peut toutefois mesurer jusqu’à 10 m2. Par comparaison, l’humain est composé d’environ 100 milliards de cellules. Le blob est capable de résoudre un labyrinthe ou de construire un réseau pour optimiser son accès à la nourriture.
Le Blob est capables de s’adapter au fil des générations du fait de l’évolution et non d’un processus d’apprentissage intelligent. Grâce au blob, les scientifiques espèrent mieux comprendre les mécanismes primitifs de l’apprentissage, et l’apparition de cette capacité au fil de l’évolution.
Si vous voulez en savoir davantage sue cette expérience, c'est sur cette page de la Cité des Sciences.

Trou de vers

Le 14 février, je vous avais annoncé la découverte des ondes gravitationnelles, eh bien, depuis, des chercheurs ont mis en doute cette hypothèse et pensent que l'observation faite par le LIGO peut très bien venir de gravastars ou d'étoiles bosoniques et pas seulement de la collision de deux trous noirs. Ils ont fait le calcul - la simulation avec un gravastar en particulier: le "trou de ver" qui est un tunnel dans l'espace-temps et ont trouvé le m^me résultat que celui observé par le LIGO. Mais la différence, c'est qu'i y a un écho (comme c'est bizarre, l'écho, je l'avais déjà cité dans le billet du dimanche d'après - le 21 février - aurais-je des dons de voyance?).
Pour en savoir plus, voici l'article du Monde qui en parle:
Trous de ver ou trous noirs ?

Troëne - Photo: lfddd

Exoplanètes

Vous le savez, une exoplanète est une planète similaire à la Terre, mais dans un autre système solaire... 
La nouvelle surprenante du jour - sauf si vous suivez l'actualité des étoiles - c'est qu'en général on en découvrait au fur et à mesure, et cette fois, la Nasa annonce la découverte de 1.284 nouvelles exoplanètes par le télescope Kepler , l'info est sur le site de Sciences et Avenir.


Figuier - Photo: lfddd 

Blogosphère

La blogospère n"est ni une nouvelle étoile ni une nouvelle planète, mais c'est l'univers dans lequel nous nous trouvons en ce moment.
Le mot est d'actualité puisqu'il vient de faire son entrée dans le dictionnaire "Le Petit Robert", tout comme le "geek" et..

Youtubeur

Youtubeur vient aussi d'entrer dans le dictionnaire.
Par contre, entre Youtube, Twitter et Facebook cela va être la guerre à qui va proposer des vidéos avec commentaire et liens... pour se poster et se répandre dans la blogosphère (à ce propos, une première dont on se serait bien passé, c'est la diffusion en direct sur périscope (Twitter) du suicide d'une jeune femme qui se filmait avec son téléphone portable à Paris....

C'est à se demander  avec Polnareff "Sous quelle étoile suis-je né?"




Et au sujet des chansons que je vous propose, je vous remercie pour vos retours... et de me-nous en faire découvrir de nouvelles (je rappelle que pour les lilas, une première brassée avait été postée le 24 avril 2011 (avec, entre autre "Le Poinçonneur des Lilas" et la version allemande "Wenn der weisse Flieder wieder Blüht" de Zarah Leander)  et le 14 septembre 2014 (avec Babara)..


Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche


jeudi 12 mai 2016

Relative Collider: La poésie des chiffres et des mots, dansée en rythme

Savez-vous compter jusqu'à huit ?  Oui ?
Savez-vous compter jusqu'à huit pendant quarante cinq minutes ? 
Savez-vous compter jusqu'à huit et faire des gestes en rythme et également à contretemps ?
Savez-vous faire des gestes coordonnés avec les main et en désynchronisant vos pieds ?
Savez-vous compter jusqu'à huit à trois en faisant des gestes synchronisés pendant qu'un quatrième larron vous récite des textes en rythme et en arythmie ?

Si vous ne savez pas le faire, allez prendre exemple en regardant le magnifique spectacle de Liz Santoro et de Pierre Godard "Relative Collider" qui passe au Maillon à Strasbourg jusqu'à samedi 14 mai, c'est époustouflant.



Relative Collider - Liz Santoro & Pierre Godard - Photo:Ian Douglas 


Cela commence sur un air de métronome très minimaliste et les trois interprètes, Liz Santoro, Cynthia Koppe et Stephen Thompson, de face, bougent discrètement, mais en rythme leurs genoux tandis qu'à son pupitre de chef d'orchestre, Pierre Godard dirige la musique sur son ordinateur.
Et de variation minimaliste, d'abord sans les bras, puis dans une parfaite unisson, en harmonie d'une gestuelle sobre de soixante quatre positions des bras, une danse qui s’additionne sans se répéter nous emmène dans un voyage cathartique.


Relative Collider - Liz Santoro & Pierre Godard - Photo:Ian Douglas


Du côté de la musique, si l'on peut dire, le rythme quelquefois perturbé du métronome prend forme dans une variation de numération (one, two, three, four, five, six, seven, eight) dans lequel s'intercale un "and" addictif ou une respiration soustractive.

Bien sûr, comme le dit le texte du livret: "une ampoule est plus chaude après quarante minutes de fonctionnement", la pièce n'est pas "froide" et la musique va nous emporter vers une plus grande empathie alors que le "chef d'orchestre", Pierre Godard, va nous déclamer de plus en plus fort, non plus des chiffre, mais des mots qui comptent, eux aussi.



Relative Collider - Liz Santoro & Pierre Godard - Photo:Ian Douglas

Et la danse prend ses libertés et nous propose une très belle unisson dans la diversité de la variation, dans ces trois corps.
Nous sentons ces trois corps incroyablement à l'écoute d'eux-même et des autres, avec un sens, même une incarnation physique du rythme impressionnante.



Relative Collider (excerpts) from Liz Santoro on Vimeo.


Et bien sûr, la chorégraphe, le chef d'orchestre comédien-musicien et les danseurs ne pouvaient pas nous abandonner dans cette transe-danse. Ils nous ramènent sains et saufs et rassurés de ce beau voyage dans la salle de spectacle.
Et l'on se surprend à être assis sur nos fauteuils.
Et à rentrer chez nous parce que tout a une fin.
Mais heureux d'avoir fait ce beau voyage...

Et pour vous faire prendre conscience de ce que vivent les interprètes, je cède la parole à Liz Santoro: "Quand le système nerveux de l’interprète est en relation avec le public et est affecté par l’attention que ce dernier lui porte, on commence à avoir une boucle rétroactive entre la scène et la salle, et inversement. Une fois que vous savez que vous êtes vu en train de faire une action, cela change la façon dont vous vous percevez, et l’action que vous exécutez, il est impossible d’en faire abstraction."

Et concernant la structure-construction des séquences de la pièce:


Notations "Relative Collider" - Liz Santoro


"Pour nous, il y a un intérêt autant esthétique que politique à tenter de déstabiliser nos hiérarchies perceptives. Je regarde une séquence, je ne perçois pas de changement, et pourtant le corps entier du danseur a subi une profonde altération de son régime de fonctionnement. Nous tentons de déplacer le spectaculaire et de questionner la valeur que nous lui conférons."

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche

"Relative Collider" 
au Maillon à Strasbourg 
jusqu'à samedi 14 mai 2016, 20h30