samedi 4 mai 2013

Quel jour ? Quelle heure ? Bonjour, Bonheur !

Ce jour, exceptionnel, anniversaire pour Martine, me donne l'occasion de revenir sur le post de la semaine dernière, mais tout d'abord, Bon Anniversaire à Martine, fidèle lectrice de La Fleur du Dimanche - même avant qu'elle fut publiée sur internet.
Belle fête et bons voeux et bons amusements.

Et un TVA de circonstance (les initiés sauront doublement le décoder). 


" Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, suspendez votre cours ! 
Laissez-nous savourer les rapides délices, des plus beaux de nos jours !"

Et bien sûr la fleur qui va avec, en l’occurrence la fleur du premier mai, mais à la fois l'oeuvre et le modèle.


L'oeuvre et son modèle - Photo: lfdd

Comme quoi un brin de muguet peut en cacher un autre... 

Et concernant le post de la semaine dernière, je voulais vous montrer le résultat de la San Jordi, ou plutôt de la fête des libraire du samedi,le voici:


Roses emballées dans papier - Photo: lfdd

Il s'agit du très beau livre offert par les libraires comme annoncé. Il contient de magnifiques photos en noir et blanc (je n'y ai pas trouvé le nom des auteurs), et de textes qui, eux sont signés. Le livre est magnifique et si votre libraire ne vous l'a pas encore offert, il lui en reste peut-être...

La rose, elle, promise, était épuisée et je me suis donc offert le bouquet que je partage avec vous et qui est aussi l'occasion de montrer le temps qui passe, en parallèle à la citation d'Alphonse de La...



Les roses des libraires le samedi suivant - Photo: lfdd


Encore bon Anniversaire Martine et bon samedi à tous

Le Fleur du Dimanche

P.S. Demain, la suite les heures...


vendredi 3 mai 2013

Danse ou Musique ? Les deux avec Akosh S. et Jörg Müller à Pôle Sud

Nous savions que Pôle Sud marche sur ses deux pieds avec sa programmation "Danse" d'une part, menée de main de maître depuis des années par Joëlle Smadja et ses concerts de Jazz grâce au professionnalisme de Philippe Ochem qui dirige aussi le Festival Jazz d'Or.

Nous savions également que le Jazz s'engage souvent dans un pas de deux avec la danse et le programme du 3 mai à Pôle Sud a confirmé cette union puisqu'au programme il y avait deux pièces avec comme point commun Akosh S.



Akosh S. musicien de Jazz plutôt free, qui travaille régulièrement avec le chorégraphe Joseph Nadj a prouvé dans la première partie du spectacle que la musique pouvait être dansée.

Dans Rêvolution, tout est fait pour nous emmener dans un tourbillon instable. Démarrant dans le noir, nous devons imaginer  quels sont ces bruit de moteurs en accélération qui nous emmènent dans un univers onirique. Le rêve flirte avec le cauchemars quand, une fois la lumière faite (mais pas sur ces bruits dont nous ne connaîtrons jamais l'origine), Akosh S. et Jörg Müller apprivoisent de grands tubes métalliques, tuyaux d'orgues et carillon en sufflant dedans puis en les faisant tourner à la folie.
Car c'est bien d'un voyage vers la folie qu'on peut parler, entre le jeu strident du saxophone d'Akosh S. encerclé par ces tuyaux que Jörg Müller manoeuvre d'une manière magistrale.

Ils virevoltent de toute part et dans tous les sens, tout autour du saxophoniste encerclé dans un ballet hypnotique, soutenu par la musique prenante du soliste impassible.

En voici un avant-goût:




Et si vous voulez en voir davantage:






En deuxième partie, plus dansée, Estelle Delcambre et Ivan Fatjo, dans Madriguera s'interrogent sur la notion d'occupation de l'espace, un espace plutôt restreint (Madriguera signifiant terrier en espagnol) qui leur permet d'expérimenter des propositions de relations entre les corps bien maîtrisées.  
Les différents tableaux, aux styles des danse variées de la danse contact, aux ralentis cinématographiques ou aux collisions violentes montrent de belles gestuelles.
La musique, crée également par Akosh S. avec Gildas Etevenard, si elle avait été jouée en "live" aurait peut-être donné à cette pièce la densité qu'avait la première partie.

Cela prouve en tout cas que l'art vivant peut nous transporter dans des univers insolites.

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche

mercredi 1 mai 2013

Un brin de bonheur, un brin de soleil, un brin de muguet pour le premier mai

Mai le temps du muguet est-il arrivé ?

Non mais, qu'est-ce que vous croyez ? Il est arrivé, le temps du muguet et du bonheur à un sou !

Le voici, je vous l'offre:

Brin de muguet - brin de bonheur - Dessin: Rudolf Koch


Un brin de bonheur, un brin de muguet, un brin de soleil, ça fait toujours plaisir, vous le savez, alors pourquoi s'en priver ?

Et vous savez aussi pourquoi on offre du muguet le 1er mai...

Que le premier à l'offrir fut Charles IX qui offrit le muguet de l'an, qu'après, au XIXème siècle, les maisons de couture l'offrirent aux couturières comme aux clientes (fut-ce le début de la lutte des classes ?) et que c'est du temps de Pétain, en 1941 qu'est instituée la fête du travail, et que l'on remplaça l'églantine rouge par le muguet - dont la vente par les militants du Parti Communiste permet de contribuer au financement du parti au grand dam des fleuristes. Rassurez-vous, la vente de muguet  le 1er mai n'est pas réservé aux encartés.

Pour mémoire, Dior dont le muguet était une fleur fétiche a créé son parfum tout muguet "Diorissimo" en 1956 et Coty, un des premier parfumeurs en avait créé un en 1910.

Saviez-vous par contre - ou en avez-vous quelques souvenirs ? -  qu'en Alsace on offrait un "Maie" qui est un tronc d'arbre symbolisant le printemps...  Qu'il était offert à une personnalité ou à une jeune fille et qu'il était aussi le symbole des jeunes "conscrits" appelés à passer sous les drapeaux.
Un "Maie" était également dressé pour fêter la fin des travaux de gros-oeuvre d'une maison.

Que du bonheur !

Et pour finir, un "bouquet" de chansons du "Temps du muguet" à écouter ici sur France-Inter:
http://www.franceinter.fr/emission-le-7h43-un-bouquet-de-muguet


Bon 1er mai et ne vous défilez pas.

La Fleur du Dimanche

dimanche 28 avril 2013

Bleu pervenche, blanc cerisier et rouge café... Cela amène-t-il au capitalisme artistique ?

"L'art, disait Camus, est un moyen d'émouvoir un plus grand nombre d'hommes" (voir le texte d'hier et de dimanche dernier), et le "capitalisme artistique" ? 
On en saura plus dans le TVA... en fin de texte.
Tout d'abord quelques pervenches cueillies - photographiquement - sur le bord des chemins la semaine dernière:


Bleue pervenche - Photo: lfdd

Plus loin, dans les champs, les cerisiers aussi étaient en fleurs  - il y a deux ans, ils étaient déjà en fleurs le 10 avril..


Blanc cerisier - Photo: lfdd

Le bleu du ciel fait de l'ombre aux timides pervenche, et le blanc du buisson suivant éclabousse le cerisier...


Ciel Bleu - buisson blanc - Photo: lfdd

Je vous avais annoncé les couleurs du drapeau français, le rouge par contre est dans les étoiles et non dans les fleurs, mais c'est un rouge "original":


Rouge de café - Photo: lfdd

C'est un rouge bouchon plastique qui ravit disait-on autrefois... Pour en revenir aux pervenches avant les TVA, une deuxième photo:


Bleues pervenches - Photo: lfdd


Et le premier TVA promis, un poème d'Alphonse de Lamartine:

La pervenche

Pâle fleur, timide pervenche 
Je sais la place où tu fleuris, 
Au pied des monts, ton front se penche 
Pour mieux charmer nos yeux épris ! 

C'est dans un sentier qui se cache 
Sous ses deux bords de noisetiers 
Où pleut, sur l'ombre qu'elle tache 
La neige des blancs églantiers 

Une source tout près palpite 
Où s'abreuve le merle noir ; 
Il y chante et moi je médite 
Souvent de l'aube jusqu'au soir.


O fleur ! que tu en dis des choses 
A mon amour, quand je reviens, 
Quand tu me parles à lèvres closes, 
Et que mon coeur écoute le tien... 




Bleues pervenches - Photo: lfdd



Pour le deuxième TVA, annoncé en titre "Capitalisme artiste", un extrait de l'interview de Gilles Lipovetsky, sociologue et philosophe, dans Libération du 26 avril. Il vient de publier "l'Esthétisation du monde" avec Jean Serroy, critique d'art.

La réflexion est intéressante, le titre en est "Le capitalisme artistique ne fait pas le bonheur" et je vous en livre quelques extraits:

"Nous sommes au stade hyperbolique de ce système marqué par l'inflation esthétique. Plus un seul objet qui ne soit objet de design....
Cette promotion du paradigme esthétique est l'enfant du capitalisme de consommation. D'où cet oxymore hypermoderne: le capitalisme artistique.
... Le capitalisme a créé un type d'art sans précédent: un art de consommation de masse (cinéma, publicité,...) qui ne requiert aucune culture spécifique. Un art sans aucun idéal d'élévation, qui se mèle aux marques, au sport, à la mode, au divertissement  Dans ce cadre qui voit se constituer des empires esthético-marchands, les territoires autrefois disjoints de l'art et de l'industrie, de la mode et de l'art, de l'avant-garde et du business sont pris dans une dynamique d'hybiration: Vuitton fait appel à Stephen Sprousse; Christian Lacroix dessine une montre pur Swatch; BMW propose un cabriolet "Magritte". C'est un capitalisme trans-esthétique qui triomphe...
...et plus loin:
A l'époque de Hegel et Marx on pensait pouvoir déchiffrer les lignes du devenir humain. Aujourd'hui, on est plus modeste.... Dans cette société sans conte-modèle global, il y a toutefois des contradictions ou des tensions qui ouvrent des voies inconnues. Tension entre consumérisme et écologie; entre idéal d'épanouissement individuel immédiat et exigences de formation; entre vie esthétisée et médicalisation de la société; entre vitesse et désir de ralentissement du rythme de vie (slowfood, slowlife,..). En dépit des contraintes écologistes, le capitalisme artistique a de beaux jours devant lui. Mais plus l'avenir marchand sera irrésistible, moins nous savons ce qu'il sera..."


Si vous voulez lire l'article complet, il est ici:
http://www.liberation.fr/economie/2013/04/25/commentaires/le-capitalisme-artiste-ne-fait-pas-le-bonheur_899049

Je vous le livre tel quel pour alimenter votre réflexion. En complément, une des miennes: .
Qui de Raymond Loewy ou Andy Warhol fait de l'Art?
Et une question: 
Préférez-vous acheter un aspirateur moche et pas cher qu'un aspirateur beau et efficace - ou un aspirateur de Jeff Koons ?

Pour finir sur cette piste du design efficace, regardez vous appareils ménagers et posez-vous la question des raisons du choix de vos achats...

Et pour ne pas rester sur une note pessimiste concernant la société, sachez aussi que des tendances émergent concernant des variétés de partage multiples...

Et un petit bonus, révélé par un autre article du même journal, deux pages plus loin intitulé "Tout nouveau, tout robot" nous apprends que les robots apprennent comme nous et vont bientôt nous aider à monter les étagères....

Jetez un coup d'oeil sur le film ci-dessous:



Bon Dimanche

La Fleur du dimanche

samedi 27 avril 2013

Une Rose ou un livre pour Cervantes à la Sant Jordi - Saint Georges

Curieux trajet qui, d'une tradition nationaliste fait une action de promotion économique et culturelle:
Le 23 avril, anniversaire de la mort de Cervantes, célébré en Catalogne pour fêter le pays et son patron Sant Jordi, Saint Georges fut l'occasion d'offrir une rose aux dames.
Un écrivain et éditeur, Vicent Clavel i Andrés, installé à Barcelone, en fit la fête des libraires et et l'on offrit un livre avec la rose - un peu comme la Fleur du Dimanche avec le TVA - Texte à Valeur Ajoutée.
Cette tradition a traversé les frontières en s'adaptant et donc, aujourd’hui  le 27 (et pas le 23) avril, les libraires indépendants de France offriront une rose et un livre à leurs clients.

Pour fêter ce jour, je vous offre une fleur d'un livre de 1933, "Das kleine Blumenbuch" qui comprend 58 illustrations.


Das kleine Blumenbuch


Je vous propose le N° 13 - porte-bonheur et emblème de la Fleur du Dimanche, le pissenlit ou dent-de-lion, encore appelé "taraxatum" et qui en allemand se nomme Löwenzahn":


Taraxacum - Pissenlit - Dent-de-lion - Loewenzahn -  Photo: lfdd 


Je ne puis que vous conseiller d'aller en librairie acheter un livre, par exemple "Les Fleurs du Mal" de Baudelaire ou "Les Fleurs Bleues" de Raymond Queneau ou "A l'ombre des jeunes filles en fleur" de Marcel Proust ou encore "Don Quichote" de Miguel Cervantes ou tout autre livre et auteur de votre choix.

Pourquoi pas celui qui faisait l'objet dimanche dernier de la devinette culturelle qu'Albert Strickler - qui a écrit "Le coeur saxifrage" - a trouvé dès 6 heures dimanche dernier.

Voici la phrase dite par son auteur, Marcel Camus:



"Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet  de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes."
Camus allocution lors de l'attribution le 10 décembre 1957 du prix Nobel à Stockholm:

Albert Camus' Speech at the Nobel Banquet (short excerpt in French) - Media Player at Nobelprize.org


Bon Samedi et bonne lecture

La Fleur du Dimanche

dimanche 21 avril 2013

Ici est la Rose, c'est ici qu'il faut danser - Complique pas...


Les TVA ne sont pas aussi innocents qu'on le croit, mais ils sont aussi faits pour vous faire réagir.

Dimanche dernier, je m'étais aventuré sur le terrain fragile du "présent" et ai eu quelques remarques sur la phrase de Flaubert: 
"Le présent est tout ce qu'il y a de moins important - car il est très court, insaisissable. Le vrai, c'est le passé, l'avenir."

Mais nous en reparlerons plus bas, place à la fleur attendue - ce qui fait plaisir, c'est que hier j'ai eu deux messages "On attend la fleur  du dimanche" - Merci à vous. La voici:


Camélia - Photo: Anne W.

En fait c'est une fleur reçue d'Anne W. pour mon anniversaire - l'anniversaire de la Fleur du Dimanche, née le 22 février 2011, ne correspond pas celui de la personne qui se cache derrière les fleurs de chaque dimanche,vous vous en doutiez, non ? 
Le plus étonnant c'est que j'ai également reçu via Facebook une fleur de la part d'Edouard Bacher, que je partage avec vous, merci à lui:


Lys sur ciel pas lisse, non Campanule, la FDD est nulle - Photo: Edouard Bacher

Et comme je ne suis pas paresseux, je vous offre la mienne également, une très belle orchidée Phalaenopsis, reçue pour mon anniversaire... J'en connais au moins un qui va être jaloux:

Orchidée Phalaenopsis - Photo: lfdd


Vous avez sans doute remarqué que c'est le printemps. Lundi, je vous ai rendu attentifs au retour des hirondelles et que le muguet se prépare à fleurir. Je vous propose une autre fleur en devenir:


Rhubarbe - Photo:lfdd



La rhubarbe - ou plutôt la barbe - me permet de faire la liaison avec le TVA de la semaine dernière commenté par Raymond.

Il faisait remarquer que la phrase de Flaubert soulève la polysémie du terme "présent".
Effectivement le "Présent" est un "cadeau" et l'on peut se demander si de vivre le présent comme un cadeau n'est pas une philosophie de la vie à cultiver - Carpe Diem - à jouir? 
La réflexion que cela soulève est de la durée du présent et de sa perception, parce que vivre l'instant pouvant être la solution de bien de problèmes (plutôt que de se poser des questions sur l'avenir ou de ressasser le passé), quid de la réalité du passé et de la possibilité du futur.
Ronsard, sur les pas d'Horace - "Cueille le temps présent, en te fiant le moins possible au lendemain" - disait aussi "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie". 
Je vous y invite bien sûr en tant que "Fleur du Dimanche".

Mais de son côté, et plus près de nous, Hegel qui nous a soufflé le titre* semble dire que ni le passé ni le futur n'existent (je sens que cela va encore polémiquer) et qu'il faut "reconnaître la raison comme la rose dans la croix du présent"

Cela signifierait-il que le présent – nous -  nous permettrait de "résoudre la contradiction de l’infini et du fini, qui est aussi celle de la pensée et du temps ou encore celle de la logique et de l’histoire." ?
En d’autres termes, que le présent, c’est l’autre nom de l’effectif: wirklich, c’est-à-dire du réel tel qu’il est pour l’Esprit qui l’assimile, le comprend et l’engendre. En substance, le point où se résout la contradiction de la pensée et du temps.


Hegel dit aussi qu’il faut « reconnaître la raison comme la rose dans la croix du présent »

Il faut que notre esprit, notre pensée qui se trouve séparée entre esprit conscient de soi et réalité présente, rassemble ces deux entités pour trouver satisfaction. Reconnaître la raison comme la rose dans la croix du présent et se réjouir d’elle, c’est l’objectif de cette réconciliation via la philosophie pour arriver à la liberté personnelle.



Un autre écrivain-philosophe, plus proche de nous considère que "les deux seules choses qui nous sont données sont le corps et le présent et que les refuser serait refuser de vivre" et nous devrions en faire notre précepte.

Je vous livre une autre pensée de lui qui vaut également d'être creusée et appliquée et vous demande de découvrir qui c'est. Alors qui est cet écrivain-philosophe dont on va reparler cette année et qui a dit:
"Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet  de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes."


Pour ne pas rester totalement sérieux, je cite encore Raymond qui disait lundi suite au retour des hirondelles:


"On a vu les premières hirondelles hier...
J'ai aussitôt sorti le Flaubert, et le soir on a mangé des cuisses d'hirondelles avec des patte, euh, des pâtes."

Et pour rester sur une note d'humour et une pirouette- "Complique pas! " - en ces temps d'escalade, je vous laisse écouter le billet de François Morel qui via le Festival de Cannes qui s'annonce trouve des remèdes à l'aveuglante cécité de certains: 

Complique pas par franceinter   



Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

* Au sujet du titre, c'est toujours Hegel qui fait un jeu de mot de la phrase d'Esope "Hic Rhodus, hic salta !" - Voici Rhodes, c'est ici qu'il faut sauter - au sujet d'un vantard qui affirmait qu'il avait fait à Rhodes un saut magnifique. 
On lui répondait : «A quoi bon les témoins ? Voici Rhodes, c'est ici qu'il faut sauter». Ce qui veut dire: c'est le moment de montrer ce dont tu es capable. 
En grec Rhodes se dit "Rhodos" et la rose "rhodon" et Hegel emploie cette expression dans la préface du livre "Principes de la philosophie du droit".

mardi 16 avril 2013

Les hirondelles sont de retour et le muguet est prêt pour le 1er mai

Les hirondelles que j'avais cru voir le premier avril - mais c'étaient sûrement des poissons volants - sont enfin arrivées en ville.
Catherine avait annoncé les premiers émissaires dimanche dernier sur internet et chaque matin je scrutais le ciel en vain, jusqu'à ce matin.
Et ce matin, d'abord un couple virevoltant dans le ciel encore bleu et puis quelques autres de leur vol hachant le ciel.
Ils ne font pas encore leur tour affolé et répétitif dans la cour intérieure des immeubles, les insectes n'étant pas encore si nombreux, eux non plus, il faut leur laisser le temps d'arriver, mais ça viendra.

Pour le muguet également, pas d'inquiétude, ce ne sera pas comme l'année dernière où le muguet était rare et surtout pas comme l'année d'avant où la fleur du 1er mai avait  plus de trois semaines d'avance. il est en bouton pour les plus précoces.


Muguet en boutons - Photo: lfdd


Profitez du printemps et des jours tendres...

La Fleur du Dimanche