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mercredi 19 mai 2021

Les expositions de mai à Strasbourg et alentour

On prend les mêmes et on recommence ou alors on change tout ! Et certaines n'ont pu être vues... 
En mars je vous annonçais des expositions, elles on fait long feu, mais il y en a qui reviennent...

Par exemple l'exposition à la Galerie la Pierre Large "Et vînt la lumière"(voir mars).

Pour le CEAAC, les expositions "Herbes Folles" avec Elise Alloin, Stefan Auf der Maur, Marie-Paule Bilger, Thomas Georg Blank & Işik Kaya, Mariann Blaser, Camille Brès, François Génot, Mathilde Caylou, Emmanuel Henninger, Anne Immelé et Melody Seiwert et, au CEAAC International, le travail de résidence de Clara Denidet "Raebouter" et d'Oana Paula Vainer "Smiling in slow motion" auront pu être vues par quelques "happy few" par périodes entrecoupées d'un grand trou. Je vous ai présenté une partie des "Herbes folles", j'ai eu la plaisir de pouvoir en voir la fin avant fermeture ainsi que l'exposition "internationale" et je vous en livre quelques aspects:
Nous avions stoppé en mars avec Mathilde Caylou et ses grosses boules de verre au dessus de nos têtes, nous continuons avec celles-ci vues du haut du 1er étage : "Là où j'ai attrapé l'air" (2020)

CEAAC - Les Herbes Folles - Mathilde Caylou - Photo: lfdd

De près, cela donne ceci:

CEAAC - Les Herbes Folles - Mathilde Caylou - Photo: lfdd

Et rappelons que les locaux du CEAAC sont hébergés dans une ancienne fabrique de verre...

Emmanuel Henninger, à la manière de David Hockney, mais au Rotring, dessine en 6 grandes feuilles un paysage en Allemagne d'une mine de lignite à ciel ouvert en lieu et place d'une forêt primaire en interrogeant à la fois le désastre écologique et le réchauffement climatique. Son trait est précis:

CEAAC - Les Herbes Folles - Emmanuel Henninger - Photo: lfdd


Et ses cahiers de croquis sur le vif sont visible dans une vitrine:

CEAAC - Les Herbes Folles - Emmanuel Henninger - Photo: lfdd



Elise Alloin, de son côté s'intérese aussi à l'énergie, plus précisement nucléaire, elle photographie par exemple une centrale nucléaire au nord de la Pologne, dont la construction a été abandonnée suite à la catastrophe de Tchernobil:

CEAAC - Les Herbes Folles - Elise Alloin - Photo: lfdd


Ou encore, sur les traces d'Anna Atkins, la première femme photographe qui faisait des cyanotypes de plantes, elle recense les plantes autour de la centrale de Fessenheim pour les impressionner sur de grandes bandes de tissus d'organdi qui sont accrochées dans la pièce intermédiaire de l'entrée.

CEAAC - Les Herbes Folles - Elise Alloin - Photo: lfdd

 
Autre traitement photographique de la nature, celui de Thomas Blanck et Isik Kaya et leurs photos nocturnes d'antennes camouflées:

CEAAC - Les Herbes Folles - Thomas Blanck et Isik Kaya - Photo: lfdd


L'artiste bâlois Stephan auf de Mauer propose avec sa série Apocalypse des monotypes représentant des épaves de voitures d'où poussent des champignons colorés et surréalistes.

CEAAC - Les Herbes Folles - Stefan auf de Mauer - Photo: lfdd


Pour clore, Anne Immelé avec Les Jardins du Riestal, nous invite à une rêverie en noir blanc dans un paradis qui semble perdu, en tout cas fugace et en même temps intemporel, les traces d'un jardin qu'on laissse vivre à son rythme. 

CEAAC - Les Herbes Folles - Anne Immelé - Photo: lfdd


Je ne vous ai pas mis d'image des oeuvres de Mélody Seiwert, son travail est tellement mystérieux et précis qu'il vaut mieux s'approcher de ses magnifiques photographies de fleurs qui vivent leur deuxième vie avec les micro-organismes et qui ressemblent à des galaxies ou des paysages imaginaires. Un univers secret...
 
Passons à l'espace International avec Oana Paula Vainer qui nous accueille avec BFF - best friends forever et ses drapeaux (Français, Allemand et Roumain) recomposés qui s'agitent et dansent comme deux personnages sur le seuil de la porte. Ou ses traces de baisers, traces de performances comme celle aussi de traverser de nombreuses fois la frontière pour expérimenter ce passage-transgression. 

CEAAC - Smiling in slow motion - Oana Vainer - BFF - best friends forever - Photo: lfdd


CEAAC - Smiling in slow motion - Oana Vainer - Photo: lfdd



Clara Denidet avec Reabouter interroge la blessure, le ravaudage, la réparation et le jeu des mots flottants dans des sens mystérieux. Elle plante des fleurs comme des clous et les traces-blessures qui se trament sur ses tapis sont plus éclatantes et pleines de vie que le matériau qui a vécu qu'ils pansent. Elle fait appel à des savoir et des faire qui semble chercher des recettes dans des âges oubliés.

CEAAC - Clara Denidet - Reabouter - Photo: lfdd

CEAAC - Clara Denidet - Reabouter - Photo: lfdd

CEAAC - Clara Denidet - Reabouter - Photo: lfdd

CEAAC - Clara Denidet - Reabouter - Photo: lfdd

CEAAC - Clara Denidet - Reabouter - Photo: lfdd



La vie reprend aussi dans les Galeries, par exemple:

La Galerie Brûlée reprend avec l'exposition TOPOGRAPHIE autour des oeuvres de Marianne Hopf et Wolfgang Sinwel et en invité Carlos Morago.
Exposition du 19 mai au 27 juin 2021

Galerie Brûlée - Wolfgang Sinwel - Lebenszeichen 2


Les Musées de Strasbourg ne sont pas en reste et rouvrent aussi leurs portes ce 19 mai. De plus l'entrée en est gratuite jusqu'au 31 juin.
Alors n'hésitez pas et précipitez-vous déjà à l'exposition qui célèbre le bi-centenaire du passage du jeune Goethe à Strasbourg et qui ne dure plus que jusqu'au 31 mai (le confinement en a empêché l'accès et l'organisation de nombreuses animations qui auraient dû l'accompagner). C'est à la Galerie Heitz au Palais des Rohan: Goethe à Strasbourg, l’éveil d’un génie (1770-1771)



A suivre...

La Fleur du Dimanche

lundi 29 mai 2017

Au CEAAC: Fred Frith, l'iconoclaste de la guitare et Vincent Ségal, le chamane du violoncelle pour un dialogue à trois

Fred Frith disait: "La fonction de l'art est de communiquer, de créer une communion entre un artiste et une communauté.
Le rêve d'Elisa Arciniegas, elle-même musicienne, violoniste, et improvisatrice fut, lorsqu'elle parla avec Vincent Ségal, autre musicien généreux et créatif de Fred Frith, et qu'il émit le voeux de jouer avec lui, fut de les faire se rencontrer pour un concert par de multiples aspects uniques. Et ce rêve, quelques privilégiés ont pu le vivre dans les locaux du CEAAC, rue de l'abreuvoir à Strasbourg, ce 29 mai 2017.
Il faut remercier Momentanea et le CEDIM, le collectif OH!, le CEAAC et les autres partenaires qui ont permis que ce rêve prenne forme.
En première partie du rêve, un quatuor de musique improvisée résultat d'un travail exploratoire de deux jours avant ce concert avec Elisa Arciniegas et Jean-René Mourot et les deux musiciens (une flutiste et un guitariste) qui nous mirent en appétit avec une très sympathique entrée en matière.  


Fred Frith - Vincent Ségal - CEAAC - Momentanea - Photo: lfdd


Puis vint le duo Fred Frith à la guitare (mais pas que de la guitare...) et Vincent Ségal au violoncelle - et aux boules maracas.
Pour un premier concert entre les deux musiciens, ce fut une magnifique leçon d'écoute et de dialogue entre les deux musiciens. Comme disait aussi Fred Frith, "En tant qu'improvisateur, cet échange avec les auditeurs est fondamental. Il ne s'agit pas d'une expression de soi-même et il ne s'agit pas seulement de se confronter à cette idée, mais de l'éprouver." 


Fred Frith - Vincent Ségal - CEAAC - Momentanea - Photo: lfdd


Règle qu'il a totalement appliquée, et ce d'autant plus que le deuxième rappel s'est conclu.... par un éternuement de spectatrice !
C'est dire l'écoute des musiciens et la communion avec le public. Communion et bonheur qui a effectivement amené l'auditoire et les musiciens à ce double rappel.


Fred Frith - Vincent Ségal - CEAAC - Momentanea - Photo: lfdd

Et donc qui a vu la construction d'un magnifique dialogue qui a débuté par trois morceaux assez longs qui ont permis à chacun de trouver son rythme, son son, sa danse - quelques danses enjouées qui apparaissaient puis disparaissaient dans le premier morceau ou une folle sarabande sur le violoncelle et qui s'emballait sur un jeu de percussion des maracas de Vincent Ségal pour le deuxième morceau, ou encore des mélopées d'inspiration chinoises qui émergeaient d'une séries de percussions de clous, de chaines, de couvercles de boites que Fred Frith frappait ou frottait sur sa guitare et qui s'achevaient sur un doux air suranné et apaisant. La deuxième section fut plus concentrée, avec quelques bijoux de haïku musicaux qui ne durèrent que le temps nécessaire pour peindre des tableaux tous plus beaux les uns que les autres et qui montrèrent à la fois la virtuosité des deux interprètes et leur capacité de s'écouter et de se répondre. Et de montrer la multiplicité des sons que l'on peut tirer d'une guitare ou d'un violoncelle. Surtout la maîtrise de Fred Frith de faire sortir des sons de son instrument en jouant des différents registres - électroniques, de jeu avec une dextérité sans pareille ou avec ses accessoires: brosse, pinceau, clous, tiges de fer, boites en ferraille dans diverses applications, ficelle, bouts de bois, chaînes de différentes tailles, et pour finir, non pour jeter l'éponge, mais pour "emballer" tout le monde, une serviette-torchon qui servira à étouffer le son de la guitare, frapper les cordes ou les cacher pour quand même jouer à travers. 


Fred Frith - Vincent Ségal - CEAAC - Momentanea - Photo: lfdd

La soirée fut un vrai bonheur avec ces musiciens dont la renommée ou les références n'a pas fait perdre la simplicité et l'humilité, et surtout le plaisir de jouer et le bonheur de partager la création et l'écoute réciproque.
Une très belle soirée, rare "inédite" comme l'avaient annoncé les organisateurs. On en redemande*!


La Fleur du Dimanche

Pour ceux qui souhaiteraient écouter un autre concert de Fred Frith, l'opportuité est à Bâle le 6 juin dans le cadre de Laboratorium au Jazzcampus Club à 20h30 Reihe für Freie Improvisierte Musik avec Fred Frith (g), Camille Emaille (perc), Stefanie Erni (voc) 




jeudi 6 novembre 2014

Un chariot à 100 millions de $, oui, mais de Giacometti

Encore un record de prix de la sculpture la plus chère de l'année: C'est la sculpture d'Alberto Giacometti, "Le Chariot" qui vient de battre ce nouveau record à New York chez Sotheby's. elle a été vendue 100,87 millions de dollars (81,6 Millions d'Euros).



Selon les calculs, elle n'a pas détrônée l'ancien record qui reste celle de "l'Homme qui marche", vendu 74,2 millions d'Euros en huit minutes en 2010 à Londres (65 millions de livres). Selon les calculs, elle serait - cours du dollar ajusté à 1004,3 millions de dollars.




Verra-t-on à St-Art à Strasbourg (voir les images du chantier publiée le 3 novembre) une sculpture (ou un dessin) de Giacometti?
On le saura bientôt..

Par contre, une question: combien coûte la sculpture de Michel Déjean, "La caravane passe" installée par le CEAAC à l'entrée de Stutzheim?



Une entrée à St-Art offerte pour le gagnant !

La Fleur du Dimanche.


mercredi 3 juillet 2013

Les expositions de l'été: place à la photographie

Quelques expositions de l'été en Alsace et en Lorraine proche sont consacrées au médium photographique.

La plus imposante se situe à Meisenthal, dont nous suivons et apprécions la programmation (Stephan Balkenhol en 2011 et Tony Cragg en 2012).

Cette année, c'est Else(Twin) Gabriel qui occupe le lieu avec une installation surprenante. Vous en saurez un peu plus ci-dessous.

Les autres expositions se répandent du Nord au Sud.
Vous avez bien sûr les "Rencontre d'Arles du 1er Juillet au 22 septembre, le programme complet est ici: 
Rencontre Arles Photographies.

A Strasbourg, trois expositions mettent les photographes à l'honneur:
Le CEAAC présente les photographies de Nathalie Savey suite à une résidence en Corée (exposition du 28 juin au 28 juillet, lecture musicale, dimanche 7 juillet à 17h00 d'un texte de Philippe Jacottet « les nuages » par Marie Seux (comédienne), accompagnée des percussions de Yuko Oshima.
Nous suivons ce travail depuis de nombreuses années et il est toujours aussi sensible et touchant. Une mention à un rocher sur lequel s'écoule de l'eau...

La Chambre présente les oeuvres de Pierre Jamet, magnifiquement exhumées par sa fille Corinne: des images sensibles et engagées.

Et à Stimultania, des projections de trois photographes Guillaume CHAUVIN, Laureen MACHU et Chloé MEUNIER sous le titre "L’USAGE DU MONDE".


Bonnes visites.

La Fleur du Dimanche.