dimanche 9 janvier 2022

Et maintenant, en attendant le bilan de ce que 2021 nous a offert, parlons d'anéantir comme tout le monde

 J'ai eu des premières réponses sur ce que 2021 a été pour vous, mais j'en attends encore d'autres.

Envoyez-moi vos vos sentiments, ce qui vous a plu, marqué en cette année et ce que vous vous souhaitez pour cette nouvelle année.

Que prenez-vous de 2021, que jetez-vous ? 

Qu'attendez-vous de la nouvelle année qui débute?

Quel évènement, quel  livre, quel film, quelle pièce vous a marqué en 2021. Avez-vous un bout de texte que vous souhaitez partager, une chanson découverte l'année passée? 

Je partagerai - ou pas - pour les lecteurs du blog et ainsi ouvrir les échanges.

En tout cas, j'attends votre retour. Je compte sur vous!

En attendant voici la fleur du jour:

Fleurs blanches - Photo: lfdd


Et puis, comme promis, je vais vous parler de Michel Houellebecq et de son dernier roman anéantir, ou plutôt je vais le laisser parler avec Jean Birnbaum pour l'interview de trois pages qu'il y a dans le Monde des Livres du 7 janvier et dont je vous extraits deux passages. Le premier qui concerne l'écriture, ou plutôt les rêves dont il parsème des récits dans son livre. Il en mettait déjà dans ses précédents romans, mais dans ce dernier il y en a beaucoup. Il dit:

"je ne m'intéresse pas trop à Freud, j'ai beaucoup de reproches à lui faire, dit-il, mais je m'intéresse vraiment aux rêves et je suis très content d'en avoir mis autant dans anéantir. Le rêve est à l'origine de toute activité fictionnelle. C'est pourquoi j'ai toujours pensé que tout le monde est créateur, parce que tout le monde reconstruit des fictions à partir d'éléments réels et irréels. C'est un point important. Moi j'écris quand je me réveille. Je suis encore un peu dans la nuit, il me reste quelque chose du rêve. Je dois écrire avant de prendre une douche, en général dès qu'on s'est lavé, c'est foutu, on n'est plus bon à rien.

Jean Birnbaum, en référence avec le dernier livre d'Antoine Compagnon "La vie derrière soi" se pose - et pose la question du "dernier livre": "Peut-on cesser d'écrire?" et Houellebecq  met le point final à cette interview de cinq heures:

"Non, la question du dernier texte, je ne me la pose pas du tout. Celle du dernier roman, oui, parce que c'est quand même un effort spécifique, une épreuve physique, vivre longtemps aux côtés d'un personnage, à partir d'un certain âge peut-être que je n'en serai plus capable. Mais cesser complètement, je ne l'envisage pas. Jusqu'au bout 'écrirai des poésies, ou même seulement des pages indignées contre l'euthanasie. Jusqu'à mon lit de mort je griffonnerai des trucs."

 

Fleurs jaunes - Photo: lfdd

Allez une petite chanson (avec le début des paroles) et la petite histoire qui en est à l'origine:

Et maintenant de Pierre Delanoé, chantée par Gilbert Bécaud:

« Et maintenant que vais-je faire, De tout ce temps que sera ma vie, De tous ces gens qui m'indiffèrent, Maintenant que tu es partie, Toutes ces nuits, pourquoi pour qui ?, Et ce matin qui revient pour rien, Ce cœur qui bat, pour qui, pourquoi ?, Qui bat trop fort, trop fort... »


Le site de l'INA qui en propose une autre version en dévoile l'origine de cette chanson ont été écrites en une journée par Pierre Delanoë. Celui-ci a révélé à L'Express en 2005la genèse de ce titre né d'un immense chagrin d'amour: 

"En 1961, Gilbert Bécaud rencontre sur le vol Paris-Nice une actrice, Elga Andersen, qui se rend chez son fiancé. Le lendemain, ils rentrent par le même vol, mais elle est décomposée. Son histoire d'amour s'est finie dans la nuit. Bécaud lui propose de prendre un petit déjeuner chez lui, dans sa cabane en bois du Chesnay (Yvelines). À un moment, elle s'est appuyée au piano en murmurant : « Et maintenant, qu'est-ce que je vais faire ? ». Il m'a appelé en me disant : « J'ai un début ». La chanson s'est écrite dans la journée. On a tout de suite compris que c'était un bon titre. De là à imaginer un tel tube. C'est amusant, l'histoire d'une chanson, non?"


Et un succès international:

Avec Elvis Presley:


Sarah Vaughan:


Sony and Cher:


Et pour finir, le beat continue avec eux: The beat goes on!


Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

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