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dimanche 7 mai 2017

Tu n'as pas de pot, tu lis peu...

Il y a cinq ans, presque jour pour jour, je vous offrais de fleurs de Hollande, fleurs de lumière - voir mon billet du 8 mai 2012. 
Cette année, je vous les offrais pour Pâques mais moins lumineuses.
On dirait que les tulipes n'ont pas de pot:


Pot de Tulipes du 7 mai 2017 - Photo: lfdd


La Fleur du Dimanche n'est pas là que pour montrer la beauté des fleurs, mais aussi pour montrer le temps qui passe et son oeuvre, et, comme le chante Jeanne Moreau:
"Quand on aime si fort
Depuis si longtemps
Misère !
Qu'est-ce qui reste encore
Cont' les sentiments
A faire ?"
...
"Tu n'as rien d'mandé
Mais t'es sûr de ma
Réponse
J'ai fini d'penser

C'est plus qu'ton envie"

Alors il faut partir sur une autre route, avec un(e) autre....
Alors, salut les tulipes ! Et à bientôt...


Pot de Tulipes du 7 mai 2017 - Photo: lfdd


Et comme tu lis peu, je te conseille quand même de lire (en les  écoutant) les deux chansons interprétées par Jeanne Moreau qui - s'adressent à tous les Léons et toutes les Léonces... 
Comme Travail à Valeur Ajoutée....

Jeanne Moreau - Léonce :

 


Leonce

Léonce
Léonce

Tu peux faire de moi

Tout c'que tu voudras
Léonce
Tu n'as rien d'mandé
Mais t'es sûr de ma
Réponse
Quand on aime si fort
Depuis si longtemps
Misère !
Qu'est-ce qui reste encore
Cont' les sentiments
A faire ?

Tu peux faire de moi

Tout c'que tu voudras
Léonce
Tu n'as rien d'mandé

Mais t'es sûr de ma

Réponse
Une fille, ça n'peut pas
Résister si dur
Quand brille
De toute sa fureur
L'amour en feu sur
Une fille

Tu peux faire de moi

Tout c'que tu voudras
Léonce
Tu n'as rien d'mandé
Mais t'es sûr de ma
Réponse
Goûte, pille et bois
Ombre, bouche et seins
Oh pille !
Ah ! La soif d'amour
C'est comme du raisin
Une fille

Tu peux faire de moi

Tout c'que tu voudras
Léonce
Tu n'as rien d'mandé
Mais t'es sûr de ma
Réponse
J'ai fini d'penser
C'est plus qu'ton envie
Ma vie
Juste bonne à tuer
Quand ça s'déshabille
Une fille

Tu peux faire de moi

Tout c'que tu voudras
Léonce
Tu n'as rien d'mandé
Mais t'es sûr de ma
Réponse
Quand on aime si fort
Depuis si longtemps
Misère !
Qu'est-ce qui reste encore
Cont' les sentiments
A faire ?

Une fille, ça n'peut pas

Résister si dur
Quand brille
De toute sa fureur
L'amour en feu sur
Une fille
Goûte, pille et bois
Ombre, bouche et seins
Oh pille !
Ah ! La soif d'amour
C'est comme du raisin
Une fille
J'ai fini d'penser
C'est plus qu'ton envie
Ma vie
Juste bonne à tuer
Quand ça s'déshabille
Une fille

Léonce

Une fille
Léonce

En écho nous pensons à Léon, que Jeanne Moreau avait dans la peau - et dont elle a eu la peau:

Jeanne Moreau - La Peau Léon

 


J'aime ton odeur, ta saveur léon
T'es pas beau léon
T'as les cheveux longs
Mais je t'ai dans la peau
Mais je t'ai dans la peau
Mais je t'ai dans la peau, léon
Je ne suis pas jolie, jolie
Nous ne sommes pas beaux, beaux, beaux
Mais contre toi, moi je grille
Tu me fous le feu à la peau
T'as p't-êt' pas des bras d'athlète
T'as p't-êt' pas l'torse velu
Mais j'adore tes mirettes, qui se brouillent
Quand tu m'dis
Qu'tu m'as dans la peau léon
Qu'tu m'as dans la peau léon
Qu'tu m'as dans la peau léon
Léon, léon, léon, léon

Mais voilà, mais voilà

Qu'un soir au cinérama
Au ciné en longueur
Sur l'écran exhibiteur
Une femme un serpent
Une chatte mollement
Etendue plus que nue
T'a ému
Cette femme plus que nature

En couleurs plus que pures

Cette roulure sans pelure
Qui roulait en voiture

Cette glue, ce serpent

Cette chatte mollement
S'est glissée, s'est lovée
Au creux de ta peau léon
Tu l'as dans la peau léon
Tu l'as dans la peau léon
Tu l'as dans la peau léon
Léon, léon, léon, léon

Depuis tu prends des airs rêveurs, léon

Pourquoi mon léon ?
T'es plus mon léon
Pour une étoile dont la peau
N'est qu'un rayon, un halo
Nébuleuse vapeur sans chaleur
J'aurai ta peau léon
J'aurai ta peau léon
J'aurai ta peau léon
Léon, léon, léon, léon

Ce fut voluptueusement,

Sans cri, ni geste, ni adieu
Tu basculas dans le néant
Tu n'auras pas vécu bien vieux
C'n'était qu'une p'tite écorchure
Sur la peau de ta figure
Que tu te fis au rasoir,
J'l'avais mouillée de curare
J'ai eu ta peau léon
J'ai eu ta peau léon
J'ai eu ta peau léon
Léon, léon, léon, léon.


Bon Dimanche de vote...

La Fleur du Dimanche

dimanche 2 février 2014

Déjà des fleurs sous les Grands Arbres... perdent-elles le Nord ?

Pour continuer la série sur les grands arbres - j'aime bien quand une suite se crée dans cet espace chaotique et galactique de l'internet - je vais vous offrir les fleurs annoncées la semaine dernière et qui fleurissent au coeur de l'hiver, protégées, presque hébergées par un grand arbre dans le Jardin Botanique de Strasbourg.


Fleurs jaunes sous un grand arbre - Photo: lfdd


C'est à la fois un mystère et une émotion de voir ces fleurs jaunes braver les matin froid, quelquefois gelés et je tenais à vous les montrer dans a foulée de ces deux billets postés - "Un rêve visionnaire: L'homme qui plantait des arbres..." et "Combien de temps faut-il garder les vieux arbres? Cent ans, mille ans?" - qui apparemment vous ont bien plu si je m'en tiens à vos retours et au nombre de lecteurs - dépassant la moyenne dominicale.


Eranthis hyémalis ou éranthe ou héranthis de l'Himalaya sous un grand arbre - Photo: lfdd


Elle ont plus de que les fleurs d'appartement, qui, bien sûr sont belles aussi:



Primevères jaunes - Photo: lfdd


Pour clore avec les arbres et revenir à l'actualité, un clin d'oeil à un arbre qui devient président, du festival de la Bande Dessinée d’Angoulême qui se tient actuellement. Gébé (autre dessinateur, et directeur de la publication de Charlie hebdo) disait de lui: "Si Willem était un arbre, cela expliquerait la sensation que l'on éprouve en l'approchant, d'être surplombé par la masse feuillue d'une oeuvre et en même temps de fouler l'enchevêtrement souterrain des racines de la culture artistique, de la connaissance historique, de la préscience et de la science politiques, de l'érudition la plus finement ramifiée."

On peut apprécier son regard acéré sur les moeurs politiques, journalistiques et de l'intérêt de tout un chacun dans un dessin récent consacré à la conférence de presse d'un autre président, de la France, celui-ci.


Dessin de Willem - Président du festival d'Angoulème: la conférence du Président Hollande


Et pour conclure ce billet, un hommage à un autre dessinateur du Charlie Hebdo disparu cette semaine, le "Rital" Cavanna, qui disait:
"Boussoles: avant l'invention de la boussole, les voyageurs, pour se diriger, dressaient en l'air leur index préalablement mouillé. Après un certains laps de temps, le côté de l'index qui s'était couvert de mousse indiquait la direction du nord." 

A défaut de perdre le nord, on ne perd pas les arbres...

Bon dimanche.

La Fleur du Dimanche

jeudi 17 mai 2012

Anaphore ou Anacoluthe - De quoi cette fleur est-elle le nom ?

En ce jour d’Ascension, une fleur blanche, dont je ne connais le nom:

Fleur blanche - Photo: lfdd

A vous de jouer!

En TVA du jour, une phrase de Victor Hugo qui illustre le titre:

"Partout l’image idée, partout la pensée fleur, partout les fruits".

Ceci est une anaphore, mot que vous avez peut-être entendu récemment, remis au goût du jour par un certain François Hollande dans son débat télévisé d'entre deux tours, lors d'une tirade de trois minutes vingt.
Si vous voulez en savoir davantage, allez sur la page de Rue89, où l'article de Daniel Schneidermann "« Moi, président... », l’étrange anaphore de Hollande" vous explique en situation et en images cette figure de style: "Répétition d’une même expression ou d’un même mot en début de phrase ou de vers".

Chez Victor Hugo, il s'agit d'un texte sur Shakespeare où il dit:
"Vous voici dans le resplendissant jardin des Muses où s’épanouissent en tumulte et en foule à toutes les branches ces divines éclosions de l’esprit que les grecs appelaient Tropes, partout l’image idée, partout la pensée fleur, partout les fruits, les figures, les pommes d’or, les parfums, les couleurs, les rayons, les strophes, les merveilles, ne touchez à rien, soyez discret. C’est à ne rien cueillir là que se reconnaît le poëte. Soyez de la société de tempérance."


Et l'anacoluthe, me direz-vous? Non ce n'est pas un serpent, vous l'aviez deviné, mais c'est aussi une figure de style qui commence par "ana", mais ne finit pas par culothe. C'est la figure qui, par rupture de construction syntaxique de la phrase, provoque un effet de surprise. L'exemple vous le connaissez, c'est du Pascal:

"Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé

Allez bon pont de l’Ascension (à 40 jours du WE Pascal).

La Fleur du Dimanche

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