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dimanche 17 septembre 2017

Les vacances de la Fleur du Dimanche: Monique et Goethe: Allez chercher la fleur des villes et la fleur des champs

La Fleur du Dimanche est en vacances et cède son espace à l'invitée du jour: Monique dont les conseils sont traduits par un poème de Goethe, et qui nous fait découvrir la ville autrement.
Les fleurs en pot qui n'ont pas de pot parce qu'elles ne sont plus libres.


Fleurs de ville - Arp - Photo: Monique Z.

La sculpture ready-made à la Duchamp fait un clin d'oeil à la sculpture de Jean-Hans Arp, artiste né à strasbourg. Passé par Strasbourg aussi et qui a fait régulièrement 33 kilomètres à cheval pour voir sa bien-aimée (du moment), l'auteur du poème qui sera le TVA du jour c'est Johann Wolfang von Goethe. Il nous rappelle que la beauté est à côté de nous.

Warum in die Ferne schweifen, wenn das Gute liegt so nah?

Willst du immer weiter schweifen?
Sieh,das Gute liegt so nah , 
lerne nur das Glück ergreifen.
Denn das Glück ist immer da.



Fleurs des champ - plaine- Photo: Monique Z.

La chanson proposée par Monique est un hommage à Maria Candido qui nous a quitté cet été (le 11 août 2017). Maria Candidoa déjà chanté pour vous le 10 juillet 2016 quand le Portugal était célébré et qu'elle interprétait "Les cloches de Lisbone". Elle aurait aussi pu passer à l'occasion du passage en revue des interprétations de "La Historia de un Amor" le 31 janvier 2016 avec l'hommage à El Cigala 
"El Cigala ayant chanté, les fleurs sont revenues, les histoires d'amour aussi..."

Voici donc: Maria Candido: Dieu Seul




En prime, "La Chanson d'Orphée, qu'elle nous chante aussi:

 


Et pour finir, dans l'esprit du poème de Goethe, une chanson de Serge Gainsbourg, interprétée en live et sur disque par Jane Birquin:

"Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Que le ciel azuré ne vire au mauve
Penser ou passer à autre chose

Vaudrait mieux"


En live !




En disque:



Et pour conclure, une chanson de Françoise Hardy "Frag den Abendwind" - Interroge le vent du soir, où commence le Bonheur:


Frag den Abendwind, wo das Glück beginnt
Aber frage nicht, woran es manchmal zerbricht
Frag den Silbermond, wo die Liebe wohnt
Doch wann sie zerbricht, das frage nicht

Märchen sind so wunderschön weil die Kinder sie verstehen
Und der Prinz am Ende doch, den bösen Drachen stets besiegt
Wer den Regenbogen fand der am hohen Himmel stand
Der allein weiß wo der schönste Schatz der Welt begraben
liegt.




Bon Dimanche et Bonnes Vacances

La Fleur du Dimanche


Rappel : La Fleur du Dimanche en vacances a comme invité(e)s les dimanches d'été:  
Dimanche 16 juillet 2017: Sylviane Lokay Joly.
Dimanche 23 juillet 2017: Dominique-Anne Offner
Dimanche 30 juillet 2017: Philippe Lutz
Dimanche  6 août 2017:    Jean Valéra
Dimanche 13 août 2017:    Dominique Haettel
Dimanche 20 août 2017:    Philippe Colignon
Dimanche 27 août 2017:    Anne-Sophie Tschiegg
Dimanche  3 septembre:    Yvonne Sprauel 
Dimanche 10 septembre:    Béatrice S.

Participants (liste non arrêtée): Marie-Odile Biry-Fétique, Philippe Colignon, Monique C., Thomas Fehr, Annie Flaugnatti, Catherine Gangloff, Dominique Haettel, Sylviane Lokay Joly, Philippe Lepeut, Philippe Lutz, Mécheri Miloud, Dominique-Anne Offner, Raymond P., Michelle Rufenach, Yvonne Sprauel, Anne-Sophie Tschiegg, Jean Valéra,... 

Et vous ?
Vous serez ici un jour :
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/

jeudi 15 septembre 2016

Iphigénie en Tauride au TNS: Feu, folie, féminisme

Si vous pensez que Jean-Pierre Vincent est un abonné du TNS de Strasbourg, vous ne vous trompez qu'à moitié.
Il en a été le directeur de 1975 à 1983 (avant d'aller diriger la Comédie Française) et il a imprimé un souvenir fort dans la vie culturelle - et sociale - strasbourgeoise.
Par ailleurs, il est venu présenter "son" "En attendant Godot" la saison dernière au TNS (voir mon billet du 15 novembre 2015).
Et là, il fait l'ouverture de saison avec une pièce trop rare en France: l'histoire d'Iphigénie dans la version de Johan Wolfgang von Goethe "Iphigénie en Tauride".

L'histoire en résumé:

Diane a sauvé Iphigénie du sacrifice demandé à son père Agamemnon et l'a exilée en Tauride (la Crimée actuelle). Elle rêve de revoir les siens depuis trop longtemps. Elle avait réussi à convaincre le roi Thoas de cesser l’exécution des étrangers qui débarquent sur ses terres. Mais le roi, de retour d'une dernière bataille la demande en mariage et elle refuse et par dépit, Thoas décide de rétablir cette peine de mort. Or, deux jeunes hommes viennent d’accoster, dont l’un, Oreste, est le frère d’Iphigénie.


Iphigénie en Tauride (c) Jean-Louis Fernandez

Nous allons donc assister à un suspense, avec de multiples rebondissements, mais la pièce est bien plus riche d'une réflexion sur la violence et la vérité...
Et surtout, d'une position féministe surprenante pour un écrivain de la fin du 18ème siècle. Mais c'est vrai que nous sommes en plein siècle des Lumières, et la révolution française, arrive bientôt.

Effectivement Goethe dresse le portrait d'une femme, forte, mais aussi simple, sensible et surtout franche et honnête. Et c'est cette vertu qui pourrait être un handicap dans cette confrontation qui fait sa force.

La pièce, dont le texte traduit par Bernard Chartreux et Eberhard Spreng, et qui lui donne une légèreté virevoltante (l'original es en penthamètres réguliers!), mais aussi quelquefois une puissance angoissante (les scènes de malédiction), est magnifiquement portée par des comédiens admirables. 

En premier (ladies first), bien sûr, Cécile Garcia Vogel qui passe d'une grâce aérienne à un désespoir lourd à porter. Alain Rimoux, aussi que nous avions vu en Pozzo dans Godot et qui est un fidèle compagnon de Jean-Pierre Vincent, représente avec gravité et émotion le roi Thoas. Sans oublier Thierry Paret, le messager du roi et le couple Pylade Oreste (Pierre François Garel et Vincent Dissez) - Vincent Dissez dont il faut noter la prenante interprétation de la folie et des "visions" de la malédiction des Atrides...


Iphigénie en Tauride (c) Jean-Louis Fernandez


L'on ne serait pas complet si l'on ne parlait pas du silence de la mer et du silence de la musique - la mise en son de Benjamin Forbaco nous permet de goûter cette ambiance de bord de mer où l'on s'attend à ce que tout puisse arriver. 
Et donc ce magnifique "bord de mer" où se trouve le temple de Diane où tout se joue, créé par Jean-Paul Chambas - autre fidèle collaborateur de Jean-Pierre Vincent.
Sa mer, comme une barrière, mais le ciel au-dessus - qui nous transporte - passe par tous les états météorologiques à l'unisson avec l'ambiance de la dramaturgie, grâce aussi aux lumières de Bejamin Nesme qui transforment ce tableau vivant d'un jour, en crépuscule, nuit, et aube qui conclut la pièce.
Notons un rocher récurent qui lui aussi vit (il a survécu à Godot et attend l'aube) et un arbre tout à fait adapté au vent du Sud et à la forêt magique.   

Et pour conclure sur le doux féminisme d'Iphigénie, une citation d'époque:
"Malheur à qui, loin de ses parents et de sa fratrie,
Mène une vie solitaire! Le chagrin consume
Sur ses lèvres le bonheur présent. (…) Je ne querelle pas les dieux; mais
La condition des femmes est pitoyable.
A la maison comme à la guerre, c’est l’homme qui règne,
Et en terre étrangère il sait comment s’y prendre.
A lui la joie de posséder, à lui la couronne de la victoire!"

Je vous invite à aller voir ce petit bijou qui se joue au TNS jusqu'au 25 septembre 2016 et partira en tournée à Lille, Marseille, Béziers, Belfort, Caen, Genève et Paris

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche

dimanche 6 mars 2016

Je suis venu te dire que je m'en vais.. ailleurs... Winterreise

Eh oui, je m'en vais.... comme l'hiver est revenu et chasse les fleurs, et comme dit si bien Verlaine au vent mauvais, je laisse la place à la fleur blanche qui gèle et se bat contre l'hiver:


Fleurs blanches rue Goethe - Photo: lfdd

Je m'en vais et prends mes distances, et vous offre une fleur rare:
 
Fleurs blanches rue Goethe - Photo: lfdd

Egalement l'annonce de mon départ - comme un adieu à Serge: "Je suis venu te dire que je m'en vais"


 


Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.


Je suis venu te le dire et te le répète avec Jo Lemaire et Flouze qui le chantait ainsi dans les années 80: "Je Suis Venue Te Dire Que Je M'en Vais":




Et qui est revenue le dire dans les années 90 (en 1995 précisément):





Et mes fleurs blanches saignent rue Goethe:


Fleurs blessées rue Goethe - Photo: lfdd


Et de Goethe à Wilhelm Müller il n'y a qu'un pas, un pas d'hiver invitant au voyage et à la méditation. Et donc, Schubert Winterreise - Der Leiermann - Thomas Quasthoff / Daniel Barenboim





Bon Dimanche

La Feur du Dimanche

dimanche 27 décembre 2015

Dissiper l'opacité du monde

Dissiper l'opacité du monde, tout un programme.... 
Un peu comme Goethe qui au lieu de dire "Mehr Licht" commanderait son "Botschanper" à son domestique.... Mais il parait que c'est cette version la bonne (si vous êtes bilingues, vous comprendrez plus facilement...).

Mais rassurez-vous, les jours rallongent et en plus le ciel est bleu et les viornes de Carl sont en pleine floraison, la preuve:


Viorne obier - Photo: lfdd

L'opacité des jours va se dissiper.

A propos de l'opacité dissipée, il se trouve que c'est une chanson de Travis Bürki, mais que je n'ai pas trouvée - j'en ai juste trouvé le texte que voici:

"N’oublie pas que c’est la connaissance qui te sauvera de tout
N’oublie pas que c’est ton silence qui absorbe les vacarmes
C’est ta compréhension simple qui met le mal à genoux
C’est ta respiration qui apaise et ton renoncement qui charme
Quand tu souffres d’un lien avec l’un ou l’autre de ceux que tu aimes
Quand tu sens un gouffre en toi amplifier sa profondeur
souviens-toi que le lien d’amour ne contient aucun problème
C’est seulement la méconnaissance qui s’ajoute à la peur
Tout cela s’agglomère et tend à faire disparaître l’essentiel
Pourtant ton lien, ta place, ton bonheur est intact, tout est là
Mais tu sens bien le froid et l’inquiétude investir ton réel
Tu souffres et te complains ainsi que le perdant de quelque tombola
Loin sont ceux dont tu voudrais la chaleur et la tendresse t’approcher
Envahissants sont certains comme le bruit de la ville qui te submerge
L’envie de voir pour toi aussi un idéal devenir une éclatante réalité
La peur de devoir à jamais admirer le bleu du large sans quitter ta berge
Mais tu te ressaisis tu vois et la tempête n’a pas été vaine
Tu rappelles à ton souvenir l’infini mouvement qui ne se qualifie ni ne se quantifie
Peu à peu la clarté vient dissiper l’opacité, ceux sont les joies qui reviennent
L’harmonie règne en maîtresse en ton cœur dont la plénitude à elle-même se suffit
N’oublie pas que toutes ces choses ne sont rien, elle s’envolent au moindre vent
L’esprit, si fécond, si apte à sublimer, n’en est pas moins dévoreur de vide
Il pense et nourrie mille pensées qui elles mêmes génèrent des flots de tourments
Laisse s’écouler ces fleuves et revient doucement à toi car c’est toi qui décide.
à présent tu sais. Ce n’est pas ni un rêve ni une peur qui va bouleverser ta paix
Tu vois les choses telles qu’elles sont ton amour est pur, la bonté circule en toi
Tu regardes avec un oeil compréhensif autour de toi ce qui se fait
Peut-être vas-tu inciter les autres à faire à leur tour le choix
de vivre sans comprendre autre chose que la seule vérité
celle qui brise tout blocage et fait tomber les plus hauts murs
Le choix qui intègre l’univers entier, l’opacité dissipée
par l’évidente découverte que rien ne dure."

En dédommagement, je vous offre encore une Viorne (Kalinka) et le clip de Ü - Travis Bürki intitulé "Le mont Saint-Michel" - rien à voir avec les fleurs..


Viorne obier - Photo: lfdd

"Elle a fouillé dans mon ordinateur
Elle a fouillé dans mon ordinateur
À défaut d'avoir intercepté mon coeur
Elle a fouillé dans mon ordinateur
Elle a trouvé les emails que j'échange
Elle a trouvé les emails que j'échange
Avec ma petite copine des USA
Elle a trouvé les emails que j'échange
Elle m'a dit tu prends tes clics et tes clacs
Elle m'a dit tu prends tes clics et tes clacs
Mais garde la clef de l'appart au cas où
Elle m'a dit tu prends tes clics et tes clacs
On est allé dîner au restaurant
On est allé dîner au restaurant
Elle va me demander ce que je choisis
au moment où vibre mon Blackberry
Je comprends ton agacement et ta lassitude
on a connu des moments moins absurdes
Alors je vais faire un tour
au sommet du mont Saint-Michel
de là-haut j'aurais peut-être les idées plus claires
et la Manche ravive l'amitié pour l'Angleterre
à défaut de ta bouche j'irai embrasser l'air
qui s'envole et qui fait tout le tour de la terre
garde-la cette fois, c'est la dernière
car demain n'a jamais existé."






Bon, pour ne pas vous déprimer, je vais quand même vous parler de fleurs...


Viorne obier - Photo: lfdd


"La folie des grandeurs
Des filles d'aujourd'hui
C'est un oiseau chanteur
Gardé par des spahis
C'est un tapis de fleurs
Dans le mois de marie
C'est une affaire d'honneur
Sur un dessus de lit
C'est un vieux dictateur
Incendié par la foule
C'est une histoire de coeur
Dans une bouteille saoule
La folie des grandeurs
Des filles d'aujourd'hui
C'est une étoile en pleurs
Filant en plein midi"


Vous avez trouvé, c'est une chanson de Brigitte Fontaine, "Les Filles d'aujourd'hui" que voici




Je ne vais pas vous abandonner en si bon chemin et partager avec vous deux versions d'une de ses premières chansons : "Je suis décadente (la concierge gamberge)" de 1964:








Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je vous offre m^me sa toute première chanson sortie en disque en 1966: "Dévaste moi"






Pour finir, vous allez me demander quel est le rapport entre Goethe, Ü, Travis Bürki et Brigitte Fontaine....

Je vous renvoie la question et attends votre réponse.

Bon Dimanche 

La Fleur du Dimanche

dimanche 3 août 2014

Une fleur à sa guitare, quatre rubans de couleur... France Gall, vous en souvenez-vous ?

Août est arrivé et notre feuilleton dominical nous emmène voyager avec les Fleurs et les Chansons à fleurs...
Aujourd'hui, avec une fleur à "rubans bleus" - je serais curieux de savoir si vous la reconnaissez - l'occasion de retrouver une chanteuse qui a eu une longue carrière et qui, de plus et curieusement a eu beaucoup de succès en Allemagne.



Fleur à ruban: Photo: lfdd

Voici donc la première chanson de France Gall, vous en souvenez-vous?

Les rubans et la fleur

Une fleur à sa guitare
Quatre rubans de couleur
Ces rubans ont une histoire
C´est l´histoire de son coeur

Toute la nuit il a joué
J´avais le cœur qui tremblait
Il m´a raconté l´histoire
Des rubans et de son coeur

Et la fleur, dis?
Et la fleur?
Elle n´a donc pas d´histoire
Et la fleur, dis?
Et la fleur?
Parle-moi d´elle ce soir

Il y avait un ruban gris
Pour sa mère et son pays
Qui en partant lui ont dit
"Aller, bon vent mon petit"

Il y avait un ruban bleu
Pour les filles aux jolis yeux
Qu´il rencontrait en chemin
Qu´il oubliait le matin

Et la fleur, dis?
Et la fleur?
Elle n´a donc pas d´histoire
Et la fleur, dis?
Et la fleur?
Parle-moi d´elle ce soir

Il y avait un ruban rouge
Pour son copain Nicolas
Qui lui écrit quelques fois
"Je suis soldat ne m´oublie pas"

Il y avait un ruban blanc
Il le garde pour l´enfant
L´enfant qu´il aura un jour
Quand il trouvera l´amour

Et la fleur, dis?
Et la fleur?
Tu n´en parles jamais
Et la fleur, dis?
Et la fleur
La fleur, tu me l´as donnée.





Les paroles sont de Robert Gall (le papa de France) et la musique est d'André Popp - c'est pop !


Fleur à ruban: Photo: lfdd

Vous souvenez-vous aussi qu'elle a chanté quelques chansons de Serge Gainsbourg, dont celle qui a gagné le prix Eurovision de la Chanson en 1965 (voir ma fleur du dimanche 11 mai)?
En voici une autre chanson que Serge Gainsbourg lui a écrit en 1964: Baby Pop





Fleur à ruban: Photo: lfdd

Pour continuer le mille-feuille de fleurs à ruban et de chansons de France, surprise, une chanson en allemand sur... Goethe et Bonaparte !





Bon Dimanche et rendez-vous dimanche prochain pour de nouvelles Fleurs et Chansons à Fleurs - pour vous donner envie, je vous dirais Montand, Gainsbourg, Trenet, et la suite de la fleur du jour..... 

La Fleur du Dimanche




lundi 11 novembre 2013

La mémoire, en pensée se souvient du siècle et des millénaires

Hier, je vous disais que je paraissais paresser, mais il suffit d'une pensée pour me bouger.

Cette pensée, associée à une feuille de ginko, qui me fut offerte ce matin a amené la lumière chez moi - chez nous - et je tenais à la partager avec vous.


Pensée-Ginko - Photo:lfdd


La pensée vient me rappeler la première page de la Fleur du dimanche où je disais: "Pensée :  Activité de l’esprit – Idée, opinion -  Fleur considérée comme l’emblème du souvenir." - 
nous renvoie ce jour de souvenir à une période que nous ne devons pas oublier pour construire, et le ginko, arbre de plus de 270 millions d'années (qu'est une vie d'homme, ou même une civilisation - cf notre TVA d'hier - face à cela ?) est là aussi - d'ailleurs, à Strasbourg, il est place de la République, entourant le monument aux morts - pour nous rendre notre modestie.



Pensée-Ginko - Photo:lfdd


Et pour contribuer à la reconstruction d'une culture amie franco-allemande, voici le poème de Goethe Ginkgo biloba.


"La feuille de cet arbre, que l’Orient
À mon jardin a confié,
Donne à goûter un sens secret
Que l’initié apprécie.

Est-ce un seul être vivant,
Qui en lui-même se sépare ?
Est-ce deux êtres, qui si bien se cherchent
Qu’on les croit ne faire qu’un?

Pour répondre à cette question,
Voilà que j’ai trouvé le sens juste,
Ne sens tu pas à mes chants,
Que je suis, et Un, et double?"


Et son texte original:


"Dieses Baums Blatt, der von Osten
Meinem Garten anvertraut,
Giebt geheimen Sinn zu kosten,
Wie’s den Wissenden erbaut,

Ist es Ein lebendig Wesen,
Das sich in sich selbst getrennt?
Sind es zwei, die sich erlesen,
Daß man sie als Eines kennt?

Solche Frage zu erwidern,
Fand ich wohl den rechten Sinn,
Fühlst du nicht an meinen Liedern,
Daß ich Eins und doppelt bin?"


Bon 11 novembre

La Fleur du Dimanche