lundi 12 mai 2014

D'une Vie à l'Autre (Zwei Leben): le Millefeuille Nazi - Stasi - Chute du Mur - dans une famille suédoise

Le film "D'une Vie à l'Autre" - "Zwei Leben" en version originale allemande de Georg Maas et Judith Kaufmann a tout d'un film policier, mais ce n'est pas que cela.




S'appuyant sur une Histoire douloureuse du passé allemand - les Lebensborn, ou pensionnats pour enfants de "race pure" - il vient ronger une vie familiale pas très simple déjà dans une famille suédoise dans les années 90, ua moment de la chute du mur de Berlin.
Les générations (dont la grand-mère jouée par Liv Ulmann, actrice fétiche de Bergmann, et Juliane Kohler, magnifique en fille triturée entre ses vérités) souffrent de la lente découverte de secrets de famille que vient remuer un ange - exterminateur ou salvateur ? - sous la forme d'un avocat épris de justice: l'Allemagne doit reconnaître son passé de ces "enfants de la honte".

Je ne vous en dit pas plus et vous invite à plonger dans les embruns des fjords norvégiens et les tempêtes dans le petit chalet familial où non-dit personnels - et d'Etat - et amour - dans toutes ses formes, s'entremêlent dans une drôle d'ambiance.


D'une vie à l'autre - Bande Annonce VOST

Bon Film

La Fleur du Dimanche  

dimanche 11 mai 2014

Iris de l'amour et ta mine fleurie qui tire la langue

Quand c'est fini, ça recommence...
Qui n'a connu des rebondissements, la vie en est pleine.
Pour la Fleur du Dimanche, un envoi d'Iris du jardin pousse la barque du dimanche dans les jardins fleuris...
Déjà jeudi (8 mai) je vous offrais un Iris en introduction de la proposition de sortie "théâtre".
Et aujourd'hui, je vous offre comme moquerie un iris bleu jaune que vous tire la langue pour faire bonne mine - Et ta mine, elle est belle aussi?





Cet iris, dans le jardin de l'Escalier qui a changé de mine et également d'exposition*, puisque l'auteur du changement de mine - Francis CLERC - expose également ses souvenirs de voyage sous le titre "Mekong - Croquis, peintures et installations" en montant l'Escalier qui mène à la Galerie du même nom. 

Voici un autre iris que vous pourrez admirer dans le jardin:





Et pour finir, les iris qui m'ont "poussé" à continuer sur ma lancée, venant d'une nouvelle contributrice, Odile G. qui m'a aimablement envoyé le résultat du fleurissement de son jardin: 


Iris bleu - Photo: Odile G.


Iris jaune - Photo: Odile G.

Iris multicolore - Photo: Odile G.


En guise de TVA, je voulais vous mettre le poème de Pierre Louys, mais il se trouve qu'il a déjà été publié le 29 mai 2011 - jour de la fête des mère... et hommage aux iris sauvages...
Vous aurez donc un poème de Robert Desnos, tiré de Chantefleurs (1944-1945) 

L'Iris

"L’iris au bord du rivage
Se reflétait dans l’étang,
Bel iris sauvage
Qui rêves au beau temps.
Iris mes beaux yeux
Tu parfumes les draps blancs,
Iris merveilleux,
Iris au bord de l’étang.

Robert Desnos, , 1944-1945

et un texte de René Char: 
"Merci d'être, sans jamais te casser, iris, ma fleur de gravité"

Je vous mets aussi si vous êtes curieux(euses) et connecté(e)s un extrait d'un recueil de poèmes d'Arianne Dreyfus "Iris, c'est votre bleu" à chercher en texte:
http://remue.net/spip.php?article2659

et en voix:
http://remue.net/audio/NR2/09.htm

Et pour conclure le TVA du jour, une réflexion de Catherine Millet, sujet** à réflexion:
"...Car écrire n'est peut-être que cela, éviter d'avoir à refermer le livre pour répondre à ceux qui vous rappellent à ma réalité, et poursuivre le fil de la fiction dans lequel on est entré pour le tresser plus intimement avec les fibres de sa vie.


Ah, j'oubliais le Grand Prix Eurovision de la Chanson et la vidéo du dimanche, comme disait mon grand père: "Es esch Wurscht" mais pas tant que cela, je trouve, bien que les Autrichiens, avec Conchita Wurst qui les représente bien, n'aient pas été les premiers à creuser le concours de l'intérieur, le Luxembourg, avec la chanson de Serge Gainsbourg interprétée par France Gal, lauréate en 1965 était pas mal. 

Elle interrogeait déjà à l'époque l'arrivée du numérique (disque de cire, disque de son ?) - à noter également la réflexion sur le "nom":
"Autour de moi j’entends rire
Les poupées de chiffon
Celles qui dansent sur mes chansons...
Elles se laissent séduire
Pour un oui pour un nom"




Ou là :
https://www.youtube.com/watch?v=s5aeeSmkPwQ


Bonne réflexion

La Fleur du Dimanche

* A propos d'expositions, une liste - non exhaustive et en construction/évolution - est publié, le 7 mai.
**Comme premier "sujet" de réflexion, je vous rends attentifs aux "pronoms personnels" employés par Catherine Millet, à vous des les détresser !

jeudi 8 mai 2014

Ami ou ma mie - le théâtre du choix du TNS à Strasbourg

En ce jour de la Paix en Europe - le 9 étant celui de la déclaration par Robert Schumann en 1950 de la construction de l'Europe, je vous offre en figure métaphorique opposée un Lys Bleu (puisque l'iris  - jaune - symbole du royaume de France - le bleu du drapeau - fut appelé "Fleur de Lys":


Iris Bleu - Photo: lfdd


Et comme nous sommes jeudi, je vous invite à aller au théâtre découvrir les deux pièces jouées actuellement au TNS Théâtre National de Strasbourg

D'une part la création à succès de Peter Rauck "Les serments Indiscrets" de Marivaux.
un pièce enjouée et virevoltante et soutenue à bout de souffle par toute l'équipe de comédiens qui se passent le relais sans point mort, chacun dans son style et magnifiquement dirigés par Peter Rauck. Nous avons particulièrement apprécié Hélène Schwaller en servante lisette qui tire les ficelles et sa maîtresse Lucille jouée par Cécile Garcia Fogel, toute en cassures et en déhanchements. Pierre-François Garel en Damis damné entre ses choix et ses engagements virevolte dans son ballet baroque. 
Comme disait Georges Bataille : "L'amour a cette exigence : ou son objet t'échappe ou tu lui échappe. S'il ne te fuyais pas, tu fuirais l'amour." 
Le public est conquis et les places sont chères (rares). Courrez-y.


Les Serments Indiscrets - photo: Anne Nodmann


Dans la grande salle, vous avez la suite de la Saga du Graal, écrite par Florence Delay et Jacques Roubaud, actuellement le quatrième épisode: "Perceval le Gallois", mis en scène par Christian Scharetti avec la complicité de Julie Brochen.
La pièce est la plus spirituelle du cycle selon Pierre Causse le dramaturge.

Je vous offre ici un extrait de dialogue entre Perceval et Herceloïde:
"Perceval : Il faut que je sois toujours seul ?
Herceloïde : Seul, on est plus en sécurité. Seul, tu n'as pas à partager. Seul, tu ne te querelles pas. Seul, tu ne dois rien à personne. Seul, tu n'es pas déçu.
Perceval : Je ne peux donc pas avoir d'ami ?
Herceloïde : Un ami est une menace de mort.
Perceval : Et si quelqu'un me demande mon aide parce qu'il est en danger ?
Herceloïde : Tu sautes dans les buissons ! Tu fermes les yeux !"


Et pour finir, je vous offre une fleur de magnolia, dont Albert Stricker décrit les "tasses" dans son journal.
Rappel: il présente sa dernière livraison ce samedi dix mai à 15h00 à la Librairie Kléber à Strasbourg.


Magnolia - Photo smartphone: lfdd


Bon spectacle

La Fleur du Dimanche. 


mercredi 7 mai 2014

Les Ateliers s'ouvrent, les Galeries renouvellent leurs expositions...

Nouvelle série d'expositions à Strasbourg - une mise à jour est en cours...


Petit rappel pour commencer: Vous n'avez plus que jusqu'au dimanche 11 mai pour voir l'exposition de Robert Cahen "Entrevoir" et jusqu'au 25 mai pour la très belle et intéressante exposition autour de Gustave Doré, alsacien d'adoption, "Doré and Friends" au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
Robert Cahen est un des maîtres de l'Art vidéo en France, pionnier de cette expression artistique après avoir étudié la musique avec Pierre Schaeffer au GRM. Ses vidéo et ses installations vont vous emmener dans de magnifiques voyages à "Entre'voir".






Du côté du CEEAC, deux expositions:
D'une part à l'espace international, les intéressants travaux de Leitizia Romanini et Lucille Ulrich, "Le Grand Malentendu: La rupture de la rupture et Prélèvement/s", suite à leurs résidences à Berlin.
Et dans la partie historique, toujours la première exposition d'une série proposée par les commissaires Elodie Royer & Yoann Gourmel. En l'occurrence "Rose" est le titre, (cela ne vous rappelle rien? allez, je vous mets sur la piste avec un texte: "En ce temps là le monde était rond et on pouvait tourner tout autour en rond et en rond." Vous avez trouvé? Gertrude Stein !). Y sont présentées les oeuvres de Etel Adnan, Ulla von Brandenburg, Guy de Cointet, Ryan Gander, Joseph Grigely, Daniel Linehan, Barbara et Michael Leisgen, Jean-Luc Moulène...



Au rayon des institutions, la HEAR propose, à la Chaufferie une exposition de François Daireaux, Firozabad Glass Rods Production, du 22 mai au 13 juillet 2014.


Pour les autres expositions, voici le menu.

A la Galerie Art Course, vous avez l'exposition proposée par les étudiants de muséologie de l'UdS "Héritages Silencieux". 

Chez AVILA, 69 rue des Grandes Arcades, à Strasbourg, l'exposition "LE MONDE COMME REPRÉSENTATION" de JÉRÔME ROMAIN, dure jusqu'au 13 mai.

A la Galerie Bamberger, une exposition des oeuvres tardives (les dernières lithographies) de Bram Van Welde, jusqu'au 31 mai.


Pour la Galerie Brûlée, qui a fêté ses 20 ans l'année dernière,  exposition l'artiste "historique" de la galerie, Shahabuddin. Plus d'info sur facebook

La Galerie Nicole Buck, a son exposition avec une valeur sûre: Vladimir Velokokic: du 4 avril au 24 mai.

A la Chambre, dans le cadre du festival Oblick, sont présentées  plusieurs expositions: dans les locaux de la Chambre, place d'Austerlitz, le travail Jurgen Klauke, photographe allemand jusqu'au 1er juin.  
Au Maillon, vous pouvez encore voir jusqu'au 16 juin, les photographies des participants pour le prix OBLICK, décerné par Charles Fréger, Jürgen Klauke et Beat Streuli, à l’un des neuf jeunes finalistes sélectionnés: 
Jeannie Abert - Nadja Bournonville - Delphine Burtin - Anna Domnick - Julie Fischer - Alwin Lay - Marian Luft -Dominique Teufen - Christina Werner.
Et à la Brasserie Schutzenberger, jusqu'au 1er juin, l'installation photographique du Suisse Beat Streuli sur des écran géants.

Delphine Courtay, agent d'Artiste expose pour le moment et entre autres au cabinet d'avocats LLC et Associés, rue du Dôme les oeuvres d'Alexandre Moliéra et de Samuel Levy et à l'Atelier 12 Marienstrasse 12 à Karlsruhe, les oeuvres de Michaël Delattre et Alexandre Moliéra

La Galerie l'Estampe organise une grande manifestataion autour du Street Art avec des vernissages et des performances:
Le vendredi 16 mai 2014 à partir de 18h à L'Estampe en présence des artistes avec la réalisation d'une fresque de 2,5 mètres sur 5 mètres. 
Le samedi 17 mai 2014 à partir de 17h00 au 6 rue de l'Ill à Geispolsheim, performance avec la réalisation de deux fresques à partir de 14h00, suivie d'une soirée concert avec STREETORAMA: DAH CONNECTA et G.A.B. - KOD'KANT'UM - BOHEMAIN CLUB - SALIGO - PATRACK - HKCREW:OSKAR - 6PACK.
Une navette gratuite vous prendra de 14h00 à 19h00 au départ de l'Estampe.



  
Bertrand Gillig, propose la première exposition personnelle de Laure André, "Nosographie, du 26 avril jusqu'au 24 mai dans les nouveaux locaux de la Galerie, 11 rue Oberlin.



La galerie Ritsch-Fisch montre une belle série de travaux de Michel Nedjar. Jusqu'au 31 mai.
La galerie a abandonné son site internet pour se focaliser sur le réseau social facebook... pas à jour.

Et Fredd Croizer à la Galerie Radial Art Contemporain nous présente les travaux de Lars Strandh et Willi Siber jusqu’au 12 juin.



Le Syndicat Potentiel propose de très courtes expositions - sur 3-4 jours, à ne pas rater:
Du 7 au 11 mai 2014 - Géo/graphies (1) (2) - Mathilde Barbey, Lucille Salvidant + Marion Bouture, Emil Polette, Julie Chane-Hive.
et du 14 au 18 mai 2014 - Trois points de suspension - Diane Benoit du Rey - Kristina Shishkova - Axel Gouala. 


A l'Aubette, vous avez jusqu'au 25 mai pour aller voir l'exposition "Have a look into my life !", des oeuvres d'artistes Roms.


A la Salle Conrad de l'Hôtel de Ville, l'exposition "L'insoupçonnée ou presque" de Laurent Reynes dure jusqu'au 25 mai.


Anne Wicky, dont on avait pu voir l'installation dans l'édicule sur le quai Finkmatt en février 2012 expose quant à elle sur les murs du restaurant Troc Café au 8 rue du Faubourg de Saverne, pendant le moi de mai: "Dessus l'Obscur".





Pour changer des galeries et des restaurants, R.E. Waydelich, avec la Galerie Christophe Fleurov fêtent les 50 années d'exposition de l'artiste neudorfois. L'oeuvre la plus récente est installée Place d'Austerlitz (le plan-relief de la Grande Ile de Strasbourg, installé en 2012) et l'on oublie souvent le Caveau du Futur place du Château. Quelques-uns ont vu sa cabane "Hommage aux Jardin ouvriers" à la Robertsau. Cet anniversaire est l'occasion de redécouvrir ces oeuvres, ainsi qu'une sélection qui sera exposée à partir du 15 mai dans les locaux de la Barclays Bank, place Kléber.


Et pour finir, une exposition, proposée rue Sainte Madeleine par Madeleine Millot-Durrenberger avec l'Association In Extremis, une présentation de photos sur le thème du cercle: "Un cercle, ce n'est qu'un point dilaté" à partir du vendredi 16 mai, jusqu'au 1er juin.



Juste à deux pas de Strasbourg, avant la Wantzenau, à l'Hôtel du Moulin de la Wantzenau, vous pouvez toujours voir les belle photographies de Jeannette Gregori dont je vous avais offert le portrait de Magdalena le 15 février 2012. Elle y expose d'autres portrait et images très touchantes de l'univers de Roms (une part du prix des photos leur est d'ailleurs reversée). Vous aurez également l'occasion de voir Barcelone sous le regard  de Daniel Flusser, pas en rondeur, comme on s'y attendrait...

Et pour la bonne bouche, et les courageux qui n'ont pas peur de fouiller et voyager, sachez que les deux prochains week-ends se tiennent les ateliers ouverts - on en reparlera.
Commentaire du 8 mai: Suite à l'armistice entre les parties prenantes : Accélérateur de Particules et la Ville  de Strasbourg, le vernissage est relancé (espérons qu'il ne "tombe pas à l'eau - de pluie) ...



  
Bon courage...

Et bonnes expositions

La Fleur du Dimanche.

lundi 5 mai 2014

L'amour au salon (de coiffure) ou l'amour prisonnier: Pas son Genre et Last Day of Summer

Retour de propositions de films dans les billets du lundi, parce qu'il y a des films qui dans le flot - flux - risquent de vous échapper, et ce serait dommage.

D'une part, "Pas mon genre" de Lucas Belvaux (nous avions conseillé son film "38 Témoins" en son temps (mars 2012).


Son dernier film raconte la rencontre d'un professeur de philosophie nommé à Arras avec une coiffeuse qui aime son métier, et qui aime la vie et qui aime... 

Je vous laisse découvrir le film et le magnifique personnage interprété par Emilie Dequenne (déjà vue - et primée - dans Rosetta des frères Dardenne et dans "La fille du RER" de Téchiné. 

Loic Corbery, de la Comédie Française y joue un personnage très touchant également.






Pas son genre - Bande-Annonce par sortiescinema


Et si vous voulez voir une histoire qui vous émouvra sûrement, allez aussi voir le Film de Jason Reitman (qui nous avait offert "Juno") "Last Day of Summer", une histoire pleine de tension et de désir, avec Kate Winslet et Josh Brolin. 
Voici la bande annonce qui vous donnera sûrement envie d'y aller....

Labor Day (Last Days of Summer) - Trailer... par Lyricis Bons films 

La Fleur du Dimanche




dimanche 4 mai 2014

La Fleur du Dimanche attend la Gentiane - der Blaue Enzian - et le TVA est copié

La Fleur du Dimanche va-t-elle arriver aujourd'hui comme chaque dimanche ?
La question mérite d'être posée et se pose régulièrement.
La réponse du jour était une Gentiane bleue proposée par Raymond pour palier l'essoufflement de l'auteur de ces lignes.

Il est vrai que la gentiane est une fleur médicinale, car comme le dit M. Wiki:
"La racine de la gentiane est employée depuis l'antiquité pour ses vertus apéritives, digestives et toniques."
Il est vrai que, toujours d'après le même auteur: "Les gentianes appartiennent avant tout au monde sauvage"

Donc, en attendant la fleur "originale", voici une copie "civilisé"" et "médicalisée" - les "Thérapeutes"* allemands, l'ont bien compris...

Gebirgs-Enzian - Medecine de gentiane - Photo: lfdd

Et comme dans l'intervalle la Gentiane Bleue (non médicinale d'après Béatrice - quoique !) est arrivée, la voici:

Gentiane bleue - Photo: Raymond P.

Comme l'intention était de donner la parole - ou l'expression (photographique) du jour à d'autres, le TVA du jour sera aussi un extrait du journal 2012 d'Albert Strickler, son texte écrit le 26 avril 2012 et paru dans son journal "Les Andains de la Joie":

"26 avril

Vent torrentiel. Le merisier neige à tout-va, et je mêle mes rêves aux tourbillons de confettis qu'il essaime. L’écureuil, quant à lui fait le dos rond. On dirait qu'il est assis sur un sèche-cheveux dont le souffle  lui fait une coiffe d'iroquois.

C'est toujours pareil, il suffit que je m'interroge sur la pertinence de poursuivre l'aventure de ce journal pour qu'un beau message dissipe les doutes les plus coriaces. Les fameuses "salves d'avenir" que proclame le poète ?

Demi-finale de la Champion Leage: Real Madrid contre Bayern Munich hier soir. Au-delà de l'affiche footballistique, le souvenir de petit père, celui, très lointain, de l'incroyable venue à Sessenheim pour un "match de gala" de Jupp Heynckes, l'actuel entraîneur des Bavarois, avec, à l'époque, son équipe de Mönchengladbach, et de l'ami Paul qui aimait tant Santiago Barnabéu, le stade mythique, près duquel j'étais passé moi aussi mais sans oser en imposer alors la visite à quelqu'un d'autre moins passionné de ballon rond....

Surprise et émotion: un premier rhododendron pointe son museau pourpre.
"Les femmes, quand elles sont oiseaux, se posent sur toi
comme sur une branche. Elles ont les pieds ailé
et l'arôme des nuages.
Quand elles s'en vont, tu tends le cou
Et maudis tes racines.
Quand elles sont pluie, tu mets les mains en creux
et les masques sous les feuilles.
Résine et écorce, tu
les confonds avec les larmes et la soif..." (Josep M. Sala-Valldaura)

Projet: écrire mon propre Sel de la vie au grès d'une espèce de performance à la fois tectonique et transsibérienne. En un jour donc ! Ou en une nuit. Ou encore en vingt-quatre heures
Mais à quoi renvoie cette manie des records ? Cette urgence du défi ? Ce défi de l'urgence ?"

Ce qui est surprenant, c'est que ce texte interroge ma réflexion: continuer à écrire et pourquoi, et pour qui - et que je suis tombé dessus "par hasard" (j'avais lu le journal d'Albert jusqu'à la veille) en voulant mettre un texte d'Albert à la place de mon TVA Fleur du Dimanche (comme pour la photo de Raymond).
Le hasard se dédouble en renfonce le clou parce que j'ai reçu deux mails (un d'Albert et l'autre de Martin), que je pensais être des retours de lecture et que j'ai découvert être des "annonces".

Ces annonces, je les relaye volontiers:

Vous avez pu "goûter" "un jour" de la prose d'Albert ci-dessus, vous avez l'occasion d'en découvrir plus le 10 mai à 15 heures à la librairie Kléber. J'imagine qu'il lire (avec des complices - dont peut-être Martin) quelques extraits de son nouveau journal "Pour quelques becquées de lumière - journal 2013".


En ce qui concerne Martin Adamiec, son actualité est fournie, il met en scène "La Ménagerie de Verre" - du 13 au 16 mai - et nous invite à un  spectacle poétique  "LE  SENS  DE  LA  MARCHE"  du 29 mai au 7 juin.

Pour terminer sur la gentiane et les médicaments et répondre à l'* étoile, non des neiges, mais des montagnes, une lecture diachronique de la Gentiane en Allemagne.
Son nom est "Enzian" et lors de la seconde guerre mondiale, Willy Messerschmitt, créateur, entre autres de l'avion de combat M163 Komet, en a réalisé une déclinaison, appelée "Enzian" qui était un des premiers, en tout cas un très efficace missile terre-air.

Le Therapeuten, en ont chanté la floraison:



La version d'origine, de 1973 chantée par Heino est là:



Et la reprise en 2014 par le même Heino (et bas !) toujours vivant ici:



Je vous en offre les paroles hautement poétiques et populaires:

"Ja, ja, so blau, blau, blau blüht der Enzian,
wenn beim Alpenglühn wir uns wiedersehn.
Mit ihren ro-ro-ro-roten Lippen fing es an,
die ich nie vergessen kann.

Wenn des Sonntags früh um viere die Sonne aufgeht,

und das Schweizer Madel auf die Alm 'naufgeht,
bleib ich ja so gern am Wegrand stehn, ja stehn,
denn das Schweizer Madel sang so schön.
Holla hia, hia, holla di holla di ho.
Holla hia, hia, holla di holla di ho.
Blaue Blumen dann am Wegrand stehn, ja stehn,
denn das Schweizer Madel sang so schön.

Ja, ja, so blau, blau, blau blüht der Enzian,

wenn beim Alpenglühn wir uns wiedersehn.
Mit ihren ro-ro-ro-roten Lippen fing es an,
die ich nie vergessen kann.

In der ersten Hütte, da hab'n wir zusammen gesessen,

in der zweiten Hütte, da hab'n wir zusammen gegessen,
in der dritten Hütte hab' ich sie geküßt,
keiner weiß, was dann geschehen ist.
Holla hia, hia, holla di holla di ho.
Holla hia, hia, holla di holla di ho.
In der dritten Hütte hab' ich sie geküßt,
keiner weiß, was dann geschehen ist.

Ja, ja, so blau, blau, blau blüht der Enzian,

wenn beim Alpenglühn wir uns wiedersehn.
Mit ihren ro-ro-ro-roten Lippen fing es an,
die ich nie vergessen kann."


Bon Dimanche 

La Fleur du Dimanche

P.S.  Comme l'a fait remarquer Raymond, toujours très perspicace et attentif, l'ail du 1er mai est bien un "ail des ours" et Monique a raison de rappeler que l'ail des ours est comestible, contrairement au muguet...

jeudi 1 mai 2014

Quelles fleurs pour la classe ouvrière ? A working class hero ?

La classe ouvrière va au paradis disait Elio Petri das un film de 1994. 
Et la seule fleur qui semblait lui convenir était un "poing-nuage" fleuri au doigt bandé levé vers le ciel ! 
Aujourd'hui premier mai, c'est la "fête du travail", donc à priori, celui de la "classe ouvrière", celle qui, selon wikipedia: "se détermine par le sentiment d'appartenance à la catégorie sociale déterminée des ouvriers, qui ne disposent pas de la propriété des moyens de production et vendent leur force de travail."

Et en France, la tradition et de lui offrir du muguet, mais pas depuis longtemps (voir les explication de mon billet le 1er mai 2013).

Alors je vous en offre, d'abord en feuilles:

Muguet naissant - Photo: lfdd

Et puis en fleurs :


Muguet - Photo: lfdd


Et pour ceux qui seraient tentés d'en chercher dans les bois, un mise en garde, ceci n'est pas du muguet, mais de l'ail - même si les feuilles se ressemblent:



Ail - Faux-muguet - Photo: lfdd
Et en guise de TVA, je ne vais pas vous servir les variations habituelles autour du travail, comme:

"L'homme n'est pas fait pour travailler, et la preuve c'est que cela le fatigue."
Tristan Bernard 

Ou, comme le chantait Henri Salvador:
"Le travail, c'est la santé, rien faire c'est la conserver"





Non, le TVA du jour est un proverbe arabe qui va à contre-courant de cette pensée. Il dit:

"Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse"...


Et comme l'indiquait le titre, je vous ai "trouvé" deux versions d'une chanson en 1970 qui a un peu secoué les ondes, celle de John Lennon, "Working Class Hero"




Et puis, pour les amateurs et nostalgiques de Marianne Faithfull, qui a conservé sa santé et fait un tournée en Europe cette année 2014... 



Je ne vous rajoute pas la version Noir Désir de Bernard Cantat (avec son accent français), ni celle de David Bowie, mais en voici les paroles (non censurées, comme à l'époque de leur sortie):
"As soon as you're born they make you feel small
By giving you no time instead of it all
Till the pain is so big you feel nothing at all

A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

They hurt you at home and they hit you at school
They hate you if you're clever and they despise a fool
Till you're so fucking crazy you can't follow their rules

A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

When they've tortured and scared you for twenty odd years
Then they expect you to pick a career
When you can't really function you're so full of fear

A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

Keep you doped with religion and sex and TV
And you think you're so clever and class less and free
But you're still fucking peasants as far as I can see

A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

There's room at the top they are telling you still
But first you must learn how to smile as you kill
If you want to be like the folks on the hill

A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

If you want to be a hero well just follow me
If you want to be a hero well just follow me"


Bon défilé

La Fleur du Dimanche