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dimanche 19 mars 2017

Cueco n'a plus la patate, et Parra? Chut ! mais Gracias à la vida et vole l'hirondelle rouge

Les nouvelles tombent (tombe), Henri Cueco et Angel Para chutent, et Jean-Michel Maulpoix  - dont je citais "L'instinct de ciel" dimanche dernier dans mon TVA - vient de terminer  un livre "L’Hirondelle rouge" sur son père qui vient de mourir en novembre. Mais tout d'abord, place à la fleur (aux fleurs) du jour...

Les premiers crocus sont sorti sous le soleil printanier, blancs comme neige:


Crocus blancs de printemps - Photo : lfdd

 Ils se colorent de bleu du ciel (comme l'aime Maulpoix):


Crocus blanc et bleus de printemps - Photo : lfdd

Allons, un peu de hauteur !

Crocus blanc et bleus de printemps - Photo : lfdd

Mais ne montons pas trop haut (au ciel)!

Cela nous amènerait à notre TVA du jour: 
Eric Chevillard qui tient un feuilleton littéraire dans le Monde des livres titre sa chronique: "Une histoire de noir" dans laquelle il révèle: "En cette seule rentrée, trois auteurs consacrent un livre à leur père disparu : Pierric Bailly (L’Homme des bois, POL), Philippe Le Guillou (Novembre, Gallimard) et Jean-Michel Maulpoix, lequel évoque aussi sa mère dans ce poème d’adieu, L’Hirondelle rouge, qui emprunte son titre à un tableau de Joan Miró." il rajoute "Le père de Jean-Michel Maupoix s'est éteint en novembre, comme celui de Philippe le Guillou, et comme le mien, si je peux me permettre cette confidence".
Plus loin, à propos du titre du livre de Maulpoix:
"Et plutôt que le corbeau et les autres oiseaux de malheur, il préfère suivre suivre le vol de l'hirondelle, "joueuse et pressée de revivre après les pluies froides"".
Sa leçon de ce deuil: "Apprendre à disparaître n'est en définitive rien d'autre qu'apprendre à aimer ce monde jusqu'au bout. Je ne veux pas d'une vie dont il manquerait un morceau."


Donc croquons la pomme (de terre) de Cueco jusqu'au bout !

"Les pommes de terre ne répondent jamais, disait Cueco, elles opposent un silence paisible aux question qu'on leur pose..."
Le suite est ici:
https://soundcloud.com/search?q=cueco%20pomme%20de%20terre

Après Cueco, silence...

Silence pour Angel Para, qui fait chut et qui s'est trouvé une nouvelle patrie "Yo tuve una patria"




Yo tuve una patria,
también tuve un cielo,
tuve lluvia y cobre,
trabajo y desierto.

Hoy tengo una guitarra,
tengo un canto nuevo,
tengo un gran hermano
que se llama Pueblo.

Tengo unos amigos,
pocos, pero buenos,
tengo mi aguardiente,
lápiz y cuaderno.

Con ellos dibujo
ardientes infiernos,
caminantes solos
y rosas de invierno.

Tengo algunos libros,
de historias y cuentos,
que de tarde en tarde,
a mis hijos leo.

Tengo una esperanza,
noches de desvelo,
tengo un dolor grande
por lo que no tengo.


J'ai eu une patrie,
J'avais aussi un ciel,
J'ai eu la pluie et le cuivre,
travail et désert.

Aujourd'hui, j'ai une guitare,
J'ai une nouvelle chanson,
J'ai un grand frère

Il a appelé Pueblo.


Nous n'avons plus rien à rajouter que "Gracias à la vidaavec sa mère Violetta: 




Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 3 avril 2016

Et moi, je lui ai acheté des roses ! des roses !

Cette semaine, j'ai discuté avec un photographe ou plutôt.... un photographe - qui ne veut surtout pas que l'on dise de lui qu'il est photographe - m'a demandé pourquoi je photographiais des fleurs...

Je ne savais quoi répondre et il a répondu pour moi quelque chose comme: "Pour parler d'autre chose" ou "Pour remplacer quelque chose..."
Enfin c'est ce que j'ai cru comprendre en essayant aussi de répondre à la question.
Et puis il a dit: "Moi aussi je photographie des fleurs, mais dans les vitrines, quand il y a des reflets (qu'on ne les voit pas) ou celle qui sont (tellement) moches..." 
J'ai failli lui répondre que moi aussi je photographie des fleurs "moches" mais lui ai répondu que je ne pourrai pas "publier" des fleurs moches, je perdrais mes "lecteurs", déjà que la plupart de ceux qui visitent mon site ne lisent pas les textes (TVA - Textes à Valeur Ajoutée) que je rajoute entre les photos....
Et pour finir la discussion, il m'a avoué avoir pris beaucoup de plaisir à photographier des roses (pendant un bon moment) lors d'une "Journée des jardins" et qu'il allait peut-être recommencer...

Et je me suis dit - et lui ai avoué - que je pourrai difficilement m'arrêter de photographier des fleurs, que c'était un engagement que j'avais avec mes lectrices et mes lecteurs... 
Mais peut-être qu'un jour....

Un jour, il n'y aurait plus de fleurs comme celle-ci:


Jonquille - Photo: Lfdd


C'est vrai que les roses sont belles, je vous en offre une que j'avais photographiée dans le parc de la maison de Gustave Courbet à Ornans (ressemble-t-elle à celles de mon ami photographe?):


Rose de Courbet- l'Origine du Monde : Photo: lfdd


Mais les roses sont mythiques et nous rappellent nos amours - pas seulement Ronsard, également Michel Polnareff qui nous dit "J'aurais dû me méfier"... Oui, méfions-nous!  
Pour la petite histoire, sachez que Michel Polnareff a gagné le prix de la critique de la Rose d'or d'Antibes avec Love Me, Please, Love Me en 1966.




Hey You Woman

Il faisait nuit quand elle est arrivée sur moi
J'ai vu seulement des yeux et des dents qui brillaient
J'aurais dû me méfier
Me faire assurer sur la vie, 
Contre le vol et l'incendie, 
La grêle, la Révolution
Acheter un pistolet, un canon
Bref, faire quelque chose
Et moi, je lui ai acheté des roses! Des roses! 

J'ai passé deux ans dans un réfrigérateur
Oh bien sûr, je n'ai manqué de rien
J'avais ma bouteille de lait tous les matins
Mais ça fait froid au c?ur
Et ça rend méchant, un réfrigérateur
C'est elle qui avait les clés
Je n'avais le droit de sortir qu'en hiver, jamais après
minuit
C'est à cette époque-là, que j'ai commencé à la
détester

Horrible monstre
Mélange de toutes les beautés
De toutes les horreurs du monde
De Vénus à la Joconde
De Viviane à Mélusine
De Cléopâtre à Messaline
De la fée Carabosse à Dracula
Me prenant tentaculairement
Buvant jusqu'au moindre globule rouge de mon sang
Voilà ce qu'elle était
Et moi, l'idiot qui la détestais, 
Je l'aimais! Je l'aimais! 

Il faudra quand même un jour
Toi, la femme qui m'a tout donné
Tout pris, tout redonné
Tout repris
Que tu paies le prix
De cette mélo-tragédie
Il faudra -que veux-tu-
Un beau jour que je te tue
Par petits morceaux

D'abord je tuerai ta férocité
Et puis ta vanité
Et puis ta malhonnêteté
Et puis ta rapacité
Et puis ta perversité
Ta frivolité
Ton infidélité
Ton hérédité
Ton absurdité
Ta partialité
Ton immoralité
Jusqu'à ce qu'il ne reste plus
Que ta virginité
Ta féminité
Ta frigidité
Ta divinité

Et ton éternité.



Comme on ne se méfie jamais assez, il vaut mieux se méfier deux fois:

 


Pour les fleurs, aujourd'hui je vous en offre deux pages également(voir la suivante)... Et pour vous rassurer, il existe une femme qui n'aime pas les roses:





Bon Dimanche 

La Fleur du Dimanche

samedi 31 août 2013

La Carte Postale de Vacances à laquelle vous avez échappé: Niko Mondrian Photographe

Un avant-goût de rentrée et encore un arrière goût de vacances...
La Fleur du dimanche fait doucement sa rentrée et vous offre sa première carte postale de vacances:

Une cabine de photographe dans un pays improbable.
Le Photographe, Niko de son nom pourrait s'appeler Mondrian.



Niko Mondrian Photographe - Photo: lfdd

Qui va deviner le pays ?

Allez un indice supplémentaire:


Niko Mondrian Photographe - Photo: lfdd

Bonne rentrée

La Fleur du Dimanche