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samedi 29 juillet 2017

L'attente (et la joie de vivre), les vacances (et l'art et la littérature) et les pensée des (aux) ami(e)s


Même en vacances, on peut attendre, et s'attendre à rencontrer, au choix, quelqu'un(e), de l'art ou de beaux paysages, et si vous n'êtes pas en vacances, mais à Strasbourg - pas loin de l'Allemagne - ou à Paris, vous pouvez vous donner un air de vacances et jouer à saute-frontière. 
Quelques propositions... à suivre...

Et pour commencer un texte de l'auteur espagnol Enrique Vila-Matas qui, dans un petit livre (63 pages) nous parle de littérature et des auteurs qui l'ont influencés. Le livre "Perdre des théories" rconteun court séjour à Lyon où le narrateur devait participer à un séminaire et en lieu fonde une théorie sur le Roman et l'absence.

Les prémisses de cette réflexion sont ici:

""La joie ne signifie pas que l'on est en conformité allègre avec ce qui se passe dans la vie, avec le fait de vivre", a écrit Fernando Savater. On peut en dire autant de l'attente qui n'est en conformité avec rien, sauf avec le fait d'attendre. Il faut comprendre la joie, à l'instar de l'attente comme une affirmation du présent sans nostalgie du passé ni crainte de l'avenir. "Pour être plus précis écrit Robert Louis Stevenson, ce que nous aimons n'est pas la vie, mais vivre." Et nous pourrions en dire autant de l'attente: ce n'est pas elle que nous aimons - tout compte fait, comme dit Blanchot, "l'attente commence quand il n'y a plus rien à attendre, ni même la fin de l'attente. L'attente ignore et détruit ce qu'elle attend. L'attente n'attend rien" - ce que nous aimons, c'est d'attendre, pour l'essentiel - comme - la joie - une affirmation de la vie et du présent.
Les mots de la vieille femme russe délicieusement absurde dont Bertrand Russel dans ses mémoires sont sûrement très sensés: 
"Oui, messieurs. Il fait mauvais temps et nous attendeons qu'il change. Mais il vaut mieux qu'il fasse mauvais temps que rien du tout et que nous attendions au lieu de ne rien attendre."

En attendant, dépêchez-vous d'aller voir les oeuvres d'un certain nombre d'artistes qui sont dans la rue et l'espace public - j'en ai déjà parlé à l'occasion du tour des expositions de mai. Il s'agit de Plakat Wand Kunst, à Drusenheim. C'est assez facile à trouver, à côté du Musée Paso, et vers le Bac sur le Rhin, à Rheinmunster (toujours pas trouvé, mais patience, peut-être que les artistes vont nous donner plus d'indications) et à Bühl au pied de la Forêt Noire.
Si vous y êtes, grimpez la route jusqu'à la Schwarzwanlhochstrasse en direction du Mummelsee... et redescendez à Oberkirch pour aller voir les derniers jours de l'exposition Trait d'union/Bindestrisch avec Didier Guth, Germain Roesz et Sylvie Villaume (en invitée Gabi Streille)
Et pour finir, allez à Durbach à la fondation Hurrle où vous pourrez voir une superbe rétrospective d'un très grand artiste allemand trop méconnu, Herbert Zangs, et par la même occasion un regard croisé entre Karl-Heinz Bux et Rainer Nepita ....

Bonnes visites


Plakat Wand Kunst - Photo: lffdd
Plakat Wand Kunst - Photo: lffdd
Plakat Wand Kunst - Didier Guth - Photo: lffd

Plakat Wand Kunst - Photo: lffdd
Guth - Roesz - Villaume - Oberkirch - Trait d'union - Bindestrisch - Photo: lfdd
Roesz - Villaume - Oberkirch - Trait d'union - Bindestrisch - Photo: lfdd

 Didier Guth - Oberkirch - Trait d'union - Bindestrisch - Photo: lfdd


Fondation Hurrle - Herbert Zangs - die Verlobten - Photo: lfdd
Fondation Hurrle - Werner Nepita - Alphabet BS Grün Blau - Photo: lfdd



Et si vous aller par hasard à Paris, ou si vous y êtes, parmi les expositions à voir, bien sûr à Beaubourg, David Hockney. Les photographies sont interdites, mais pas les dessins:

Centre Pompidou - David Hockney - Photo: lfdd

Centre Pompidou - David Hockney - Photo: lfdd

Centre Pompidou - David Hockney - Photo: lfdd




A la Maison Rouge, Hélene Delprat vous accueille:

Hélène Delprat - Maison Rouge - Photo: lfdd


Et vous verrez des oeuvres innextricables et tissée de toute sortes dans la partie exposition "Inextricabilia", dont Annette Messager et Catryn Boch:

Annette Messager - Inextricabilia - Maison Rouge - Photo: lfdd


Et si vous ne connaissez pas encore le travail impressionnat de Lucio Fontana sur ses "Crucifixions, allez chez Karsten Greve (deuxième espace sur rue):
  
Lucio Fontana - crucifixion -  Galerie Karsten Greve - Photo: lfdd

Bonne visites...
En attendant la suite, bonnes vacances...

dimanche 27 novembre 2011

Dimanche c'est le Paradis


La fleur du dimanche, c’est le dimanche. Vous comprendrez pourquoi à la fin avec le TVA N°2, et aujourd’hui c’est… dimanche. 
Chouette !

Bon, bref*, que faire ce dimanche ? 
A part aller à St’Art - moi, j’y étais hier, entre autre… - mais il vaut mieux y aller lundi si vous en avez la possibilité, ou sortir au soleil, s’il veut bien sortir - sinon il faut monter - ou aller voir « ô vaches » (voir TVA n°1) à la Laiterie, ou ranger (voir TVA N°2), vous pouvez en fait faire ce que voulez… Le choix est large et il est surtout… Personnel !

En attendant pour démarrer cette belle journée, je vous offre un oiseau de paradis.

Oiseau de Paradis - Strelitzia - Photo:lfdd

Cette fleur de paradis, Strelitzia pour les intimes, est en souvenir et en remerciement du concert « Ma part des Anges » de Geneviève Charras dimanche dernier. Si vous l’avez raté, vous pouvez vous rattraper le dimanche 11 décembre à 11h00, ou si vous préférez les samedis, ce sera le 10 décembre à 18h00, et c’est à la Galerie No Smoking, 19 rue Thiergarten à Strasbourg (près de la gare).

Le spectacle de Sylvie Villaume me donne l’occasion de compléter ma série de « femmes couvertes de fleurs », en l’occurrence ici, c’est Pierre Boileau, acteur interprète avec Emmanuelle Zanfonato de la pièce créée par Sylvie Villaume – avec des textes d’elle-même, mais aussi de Patrick Dubost, Didier Guth, Jean-François Robic et Germain Roesz, et dont elle a fait les costumes, dont cette magnifique veste qui « habille » (déshabille ?) notre danseur.

Femme couverte de fleurs: veste de Sylvie Villaume - Photo:lfdd


En premier TVA, je vous offre donc un extrait de « ô vaches » - la suite à la Friche Laiterie au Hall des chars à Strasbourg, ce soir 17h00 :

« Oh vaches / oh vêtures vétérinaires / oh véronique vallons / vous vives /
vavachies / vraie viande / vrai vestomac / vrai ventre /…
… votre vachisme vante votre veulerie verticale /
le vachisme vous nomme tétons téméraires du terroir vachional /
vous les vampes pidéales ! »..


En TVA N°2 je vous offre un extrait de film, en l’occurrence un feuilleton – Bref - sur Canal+ cité par Alexis Besnoist dans le Monde, dont voici deux extrait:
« Devant ce spectacle d'une vie isolée mais, à sa façon, "heureuse", comment ne pas songer à ce "sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables" que Tocqueville nommait individualisme dans De la Démocratie en Amérique ? »...
Et pour conclure :
« Le fait qu'une génération entière de trentenaires se retrouve en lui révèle le degré d'uniformisation des comportements et des modes de pensée.
C'est la dimension la plus troublante de la série : par son succès, elle met en lumière une certaine standardisation de l'intimité. Tocqueville décrivait par ces mots le devenir des sociétés démocratiques : "Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme." Y sommes-nous déjà ? »


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Et pour finir, je vous offre une  « pépite » d’Oiseau de Paradis, un lien vers l’interprétation de Zizi Jeanmaire de la chanson «L'oiseau de Paradis" écrite par Serge Gainsbourg:
http://youtu.be/IjwtdKEAozo

Bon dimanche

La Fleur du Dimanche


*bref, vous l'aurez vu, vaut mieux que la fleur du dimanche arrive le dimanche.