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dimanche 13 novembre 2016

Chacun a besoin de l'autre, chacun est là pour l'autre, et de la poésie

En ce 13 novembre dont les souvenirs se blessent à repenser à l'année passée, des fleurs rouges pour mémoire et de la musique, de l'Amour et de la poésie pour continuer à vivre, à croire, à aimer.


Capucines - Photo: lfdd

Et pour commencer, un poème - le plus grand poème d'amour de tous les temps d'après certains - le Cantique des Cantique, entendu hier soir à la Cathédrale de Strasbourg. En voici un extrait dans la traduction d'Olivier Cadiot:

"Regarde l’hiver est fini
la pluie a cessé elle s’en va
On voit des fleurs dans ce pays
le moment de la chanson est arrivé
On entend la voix des tourterelles dans notre pays
Première figue du figuier
les vignes en fleur donnent une odeur
Lève-toi
mon amie ma belle
En avant.. "


Capucines - Photo: lfdd



La soirée, entre orient et occident m'invite à vous proposer un concert de Hawniaz, magnifique - prenez le temps, cela dure 17 minutes, mais de toute beauté.  

Hawniyaz signifie en Kurde "Chacun a besoin de l'autre, chacun est là pour l'autre."


 

Delale de Hawniyaz avec Aynur au piano et voix, Kayhan Kalhor au kalmancheh, Salman Gambarov au piano, Cemil Qocgiri au tembur, filmés par Günter Wallbrecht au Morgenland Festival d'Osnabrück en 2012

Je ne peux que citer également Mahmoud Darwich et un de ses poèmes:
"Ici, sur les pentes des collines, face au couchant
Et à la béance du temps,
Près des vergers à l’ombre coupée,
Tels les prisonniers,
Tels les chômeurs,
Nous cultivons l’espoir."

Et une réflexion très réaliste:
"J'ai longtemps cru que la poésie était une arme. Et puis j'ai compris qu'un poème ne changeait rien. Rien que la poésie."

Qu'on se le dise et qu'on en tienne compte.


Capucines - Photo: lfdd

Et comme l'on est toujours de quelque part, je vais vous parler de ma rue et de Louis Ville:

"Je vous parle de ma rue
Cette rue qui m’a vu naître
Une longue, longue rue
Toute bordée de hêtres
Il y a le boulanger
Toujours sourire aux lèvres
Qui se fend d’un salut
Salut petit Louis
Et puis le vieux Joseph
Qui nous fait voyager
De balades en forêt
En histoires merveilleuses"





Bonnes ballades en chansons.

Et bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

samedi 12 novembre 2016

Le Cantique des Cantiques à la Cathédrale - Poème d'amour de Mahmoud Darwich

En cette soirée très symbolique, la Cathédrale de Strasbourg et la LICRA - Ligue contre le Racisme et l'Antisémitisme se sont joint pour ressusciter la création musicale du Cantique des Cantiques traduit par Olivier Cadiot et que Rodolphe Burger avait créé à l'occasion du mariage d'Alain Bashung avec Chloé Mons. Il y a également adjoint, en écho, le texte du poète palestinien Mahmoud Darwich "S'envolent les Colombes" pour un spectacle créé à Sète en 2010. L'odée était de rassembler ces textes autour de l'amour d'auteurs de différentes religion, parce que l'amour est au dessus de tout cela.
Et le recréer à Strasbourg, en cette veille de 13 novembre est un geste hautement symbolique qui n'a pas échappé aux nombreux spectateurs qui ont pu assister à cette soirée et qui, comme le disait Frédéric Simon - directeur du Maillon- en introduction vont dire à ceux qui ne l'ont pas pu, faute de place, non pas "qu'il ont raté quelque chose, mais leur raconter ce qu'ils ont vécu". Et le partager...
Parce que cette soirée mémorable, organisée par le Maillon, a permis de vivre un moment inoubliable, dans la haute Cathédrale dont on a oublié la température bien fraiche, bercé par la musique envoutante et les voix presque psalmodiantes de Rodophe Burger, Ruth Rosenthal et Ravess Bek dans les trois langues de l'origine.

Un moment intense duquel on garde au fond de soi des images fortes et beaucoup d'Amour.


Rodolphe Burger - Cathédrale de Strasbourg - Cantique des Cantiques - Photo: lfdd

Rodolphe Burger - Cathédrale de Strasbourg - Mahmoud Darwich - Mehdi Haddab à l'Oud -  Photo: lfdd

Rodolphe Burger - Cathédrale de Strasbourg - Mahmoud Darwich - Photo: lfdd
  
Le Cantique des Cantiques et S'envolent les Colombes

Un poème sonore de Rodolphe Burger (guitare, chant), avec Julien Perraudeau (basse, clavier), Mehdi Haddab (oud), Yves Dormoy (électro, clarinette), Ruth Rosenthal (chant) et Rayess Bek (chant) Cette pièce, issue d'un spectacle créé en mars 2010 sur le plateau du Théâtre Molière à Sète, est un double hommage rendu à Alain Bashung et à Mahmoud Darwich, une mise en miroir de deux chants d'amour.
Le Cantique des cantiques est interprété dans une version à deux voix, le texte hébreu étant dit par la chanteuse israélienne Ruth Rosenthal, du groupe Winter Family. La deuxième partie est une nouvelle création musicale à partir du poème "S'envolent les colombes", à l'évidence une « réponse » arabe au Cantique.

Strasbourg est une ville "bénie" par Rodolphe Burger en cette fin d'année.
Après les deux concerts à Musica - voir mon billet du 5 octobre 2016 avec Kat Onoma et Billy the Kid.
Et pour vous donner une idée (très partielle de ce qu'a été le concert à la Cathédrale, une vidéo de la précédente représentation du Cantique des Cantique ici:

Rodolphe Burger, Le cantique des cantiques from orevo on Vimeo.


Bonne écoute

La Fleur du Dimanche

samedi 4 avril 2015

Le Land-Art se transforme et transforme la ville de Strasbourg en ville des fleurs

Le premier avril, je vous avais envoyé un poisson d'Art-vril:
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2015/04/nature-et-culture-le-musee-de-la-nature.html

En vous parlant de Land-Art, je ne vous ai trompé qu'à moitié, puisque l'oeuvre de Bernard Latuner peut effectivement se revendiquer comme telle.
Je vous en offre une plongée dans le détail qui ne peut que mériter les hommages de la Fleur du Dimanche:

Le Mussée de la Nature - Bernard Latuner - Photo: lfdd


Le Mussée de la Nature - Bernard Latuner - Photo: lfdd


En ce qui concerne le Land Art place du Chateau, en face de la Cathédrale de Strasbourg, je vous ai promené sur les plates-bandes du poisson d'avril - et je continue parce que lors de mon deuxième passage, l'oeuvre s'est transformée en un Georg Baselitz que voici:


 Millénaire de la Cathédrale de Strasbourg à la Georg Baselitz- Photo: lfdd


Allez, même si demain encore l'esprit d'avril va souffler sur la Fleur du Dimanche, je vous redresse la barre et vous offre une vue sur las 1.000 jonquilles qui saluent les Mille Ans de la Cathédrale de Strasbourg:

1000 jonquilles pour le Millénaire de la Cathédrale - Photo: lfdd
Bon samedi,

La Fleur du Dimanche