dimanche 22 décembre 2019

Je, soi et l'autre: ipséité, altérité, sincérité

Depuis début décembre, avec les questions d'identité, je vous annonce l' "ipséité" et vous ne l'avez pas vue venir.... Alors frappons les quatre coups de l'Avent et clôturons le champ.
Donc pour commencer un "portrait" de La Fleur du Dimanche:


Portrait de La Fleur du Dimanche - Photo: lfdd

Et pour encore une question sur l'"Identité" posée par Achille Mbembe en ouverture du Forum philo du Monde en novembre 2019:
"Une chose est de pouvoir dire librement qui l’on est, d’épeler son nom propre, de dire soi-même d’où l’on vient et où l’on va. Une autre est de se voir affublé d’un masque qui fonctionne, dès lors, comme le double de ­celui que l’on est en vérité. Mais sait-on jamais qui l’on est véritablement? Cela ne relève-t-il pas du mystère que l’humain restera ­jusqu’au bout, et de la part d’opacité qui, toujours, fera de nous des fugitifs par définition?"

Et un début d'explication:
"Toujours est-il que, tout au long de la période moderne, la plupart des luttes identitaires chez les peuples assujettis auront eu pour but de se débarrasser du voile ontologique dont ils auront été couverts en conséquence du travail effectué par le racisme. Il s’agissait de luttes en vue de la reconnaissance et pour l’auto-affirmation, voire l’autodétermination. Parce qu’elles présentaient des caractères éminemment progressistes, ces luttes participaient du grand récit de l’émancipation humaine. Ce fut le cas des grands combats pour l’abolition de l’esclavage, la décolonisation, les droits civiques, ou ­encore le démantèlement de l’apartheid."

Avant de vous montrer le deuxième portrait de la Fleur du Dimanche, une expression de l'énigme de l'identité posée par Francis Wolff:
"Je suis toujours le même comme une chose et pourtant je suis, comme les événements, cause de certains événements, mes actes. Je change sans cesse et pourtant je suis toujours celui que j'ai toujours été. Mystère de l'identité: Qui suis-je?"


Portrait de La Fleur du Dimanche - Photo: lfdd

Je vous avais offert le 8 décembre le début du texte pour vous donner envie d'en connaître davantage sur le sujet.... Je vous offre en "Extrait" la totalité du texte que je vous invite à lire en entier...


Extrait - Clothilde Leguil  - Identite

Et pour continuer, élargir le débat ouvert avec Achille Mbembe, l'ouvrir au-delà de soi et les autres au Monde et même à l'Univers. Voici, en "Extrait" la fin de son texte:


Extrait - Achille Mbembe - Identité

Et comme je vous parlais de sincérité, c'est Nicolas Weil qui introduit cet aspect "moral" et néanmoins philosophique dans le débat pour "ouvrir" le débat et sortir de ce qu'il appelle "deux impasses":
"La première, un individualisme extrême, qui nous pousse à nous définir nous-mêmes par un simple contraste avec les conventions et la société, au risque de rompre nos liens à autrui.
La deuxième, que je qualifierai de volontariste, consiste à croire que nous devons "nous choisir nous-mêmes et exercer sur nos vies un contrôle total. Or à mon avis, on ne saurait être soi qu'en pleinement ajusté aux autres. Il ne s'agit pas non plus de se définir soi-même en toute autarcie, mais de penser l' "être soi-même" comme une forme parfaite d'intégration sociale. Le déplacement radical qu'opère le concept d'ipséité, préféré à celui de sujet ou de moi, c'est qu'il nous introduit dans l'histoire des manières d'être, des modes d'existence (en accord ou en désaccord avec soi et autrui), et du même coup toute la problématique métaphysique du "sujet" peut être court-circuitée."

En complément, un portrait de La Fleur du Dimanche et des "autres" - c'est le "bouquet" de Geneviève Charras:

Portrait des Autres - Photo: lfdd

Et il nous révèle que la figure qui mène sa réflexion sur l'identité et qui lui fait préférer l'authenticité (vérité de son existence) à la sincérité (vérité de sa parole) c'est Ulysse - voir l'"Extrait" ci-dessous:
Extrait - Claude Romano - Identité - Ulysse

Pour finir, un hommage à Alain Barrière avec "Emporte-moi":

Emporte-moi
Que le vent gonfle la voile
Et qu'à l'heure des étoiles
Nous soyons très loin de tout
Emporte-moi
Que le flot berce mes rêves
Et qu'à l'heure où tout s'achève
Il ne reste rien que nous
Emporte-moi
Vers le pays d'un autre monde
Où tout n'est qu'amour à la ronde
Tout n'est que bonheur et que joie
Emporte-moi
N'aie crainte que l'orage ne gronde
Dans ce pays…




Et puis comme il est parti: Tu t'en vas avec Noëlle Cordier (de circonstance:





Et comme c'est bientôt Noël, la chanson de Noël de Bertrand Belin et Barbara Carlotti:




Clanche, coup, couteau, bijoux
Bouteille, saoul, bibelot de Lourdes
Marée haute, arithmétique
Noël, Père Noël
Tabac, obus
Un passant qui pue
La nuit
Cette fois derrière le stade où tu as fait ta danse d'indien pour lui
Pour qu'il pleuve sur lui
Notre-Dame en feu qui rougeoie dans la nuit, la vache
Le poing d'un mec saoul écrasé sur une bouche
Carton, citron, étron, pinçon
Coton, dindon, houblon, gazon
Avion, majesté, vitesse du son
Cette fois derrière le stade où tu as fait ta danse d'indien pour lui
Pour qu'il pleuve sur lui
Tout s'efface lentement
Tout lentement
Tout finit comme un os
Blanc comme un os
Le temps est si doux
Grêle, toit, bruit, Barbara
La foutue manie qu'il a de traîner son passé dark
Que de filles campant dans les jardins de l'Elysée, moi…


Alors Bon Noël à vous 

La Fleur du Dimanche

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