mardi 1 novembre 2011

Ffff... l'heure d'hiver et la citrouille d'Halloween

Une règle est faite pour être contournée...


Alors je profite de ce 1er novembre, jour du souvenir - une pensée émue pour ceux qui nous ont quittés (et Gilles en dernier) et que nous gardons présents dans nos mémoires et nos souvenirs - Charles et son corbillard il y a un an - pour vous offrir une fleur de saison dont le fruit délicieux se goûte en différentes versions déclinées.

Je dis je vous l'offre, je devrais dire, c'est Anne qui vous l'offre, vu que c'est elle qui cultive ces plantes dans son jardin et qui m'a transmis ces photos, alors je vous laisse deviner...

Fleur de Citrouillier ? - Photo: A.W.

Je ne vous laisse pas languir plus longtemps, sinon le fruit a le temps de se transformer en carrosse...  Voilà le fruit d'Halloween:

Citrouillier d'Halloween - Photo: A.W.

A noter que c'est Anne qui a trouvé le nom de la Fleur de dimanche dernier: "Epine du Christ" ou "Couronne d'épine" - hasard de saison également...

Et comme la f..... heure d'hiver ne fais pas que des heureux, mais aussi de poème, je vous offre en TVA du jour, le poème d'Albert Strickler que ce passage "maudit" lui a inspiré:


Passage à l’heure d’hiver



Qu’avez-vous fait de l’heure

Que cette nuit a offerte au jour
Ou le contraire ?

Oh ! Dites-moi que vous ne l’avez
Pas mise sous anesthésie
Que vous ne l’avez ni dormie ni endormie !

Jurez-moi que vous ne l’avez pas
Rendue à quelque marchand de sable
Ni troqué sa joie immédiate
Contre la promesse d’un rêve incertain!

Que vous n’avez pas préféré
La paille rouillée de l’étable
A l’herbe si verte de son présent unique
Car cette heure est moins un prêt
Qu’un don, une manne irremplaçable

Car ceux qui vous disent
Que mars vous la reprendra
Sauf si la mort qui rafle tout
Ne la prélève avant en guise d’acompte
Vous trompent en se trompant
Sur sa rareté exquise
Sa divine fraîcheur d’un seul jour

Oh ! Dites-moi que vous n’avez pas fané cette fleur
A vouloir la garder entre les pages
Sans mémoire du plus inutile des herbiers
Et n’oubliez pas que les beaux feux de demain
Se préparent en flambant aujourd’hui.


Et en prime, il nous offre un aphorisme aussi beau qu'un carrosse (et non que Carabosse!):


"La Belle au bois dormant n’est belle que de se sentir mortelle au réveil et non pas en tant que gisante dans la transparence éternelle d’un sarcophage de larmes confites."


Albert Strickler



Bonne lecture et bon 1er novembre

La Fleur du Dimanche

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