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dimanche 19 janvier 2025

Foin de Trois, on y arrive, à démarrer l'année: Un, Deux, Trois...

 Les choix sont quelquefois difficiles, Même pour les voeux. Cependant les réitérer permet de d'avancer dans l'année et conforter les liens.

Je vous offre donc aujourd'hui une dernière version de voeux en espérant qu'elle emporte votre adhésion.

Mais pour commencer, la fleur, celle vue pour finir l'année, juste au dessus de ce paysage de rêve, rose comme un rêve de bébé:


Rose de Noël - Photo: Robert Becker


Et voici la Bonne Année:


Bonne Année - Photo: Robert Becker


Et pour reprendre renouer d'une certaine manière avec les TVA (Textes à Valeur ajoutée, je vous fais aussi une version en trois points.


Point 1: Un rêve d'avenir où le temps est compressé:


Google  vient de révéler qu'il a réussi à créer une puce, Willow, qui corrige les erreurs de calcul des qubits (ou bits quantiques) - par opposition aux "bits" qui actuellement n'ont que deux états 0 ou 1 -  qui peuvent exister dans plusieurs états simultanément grâce à deux propriétés fondamentales de la physique quantique : la superposition et l’intrication. Ainsi ils réalisent des calculs massivement parallèles pour résoudre des problèmes complexes.

Cette puce réalise en à peine 5 minutes ce qu’un superordinateur classique mettrait… 10 septillions (10 puissance 25)  ans, soit un 10.000.000.000.000.000.000.000.000 années à accomplir. 

Le futur est à notre porte dont le seuil est un gouffre.


Point 2: Citations dérivées sur le mode de "jamais deux sans trois" où je cède la parole à une philosophe et un poète:


Toute vérité franchit trois étapes. D'abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.+

Arthur Schopenhauer

Ce qui se dit en trois mots n'est jamais si bien dit en quatre ; et un bon livre n'est pas celui qui dit tout, mais qui fait beaucoup penser.

André Chénier


Point 3: Trois chansons de chanteur.euse.s ou de groupes vu(e)s l'an passé.


En un, bien sûr "O solitude" de Birds on a wire (voir ici):


La deuxième , c'est Clara Ysé vue au PréO à Oberhausbergen là, avec Le Monde s'est dédoublé:


Et la troisième, c'est One, Two, Three de Rodolphe Burger vu à Bischheim à la salle du Cercle



Encore Bonne Année

La Fleur du Dimanche


P.S. Si vous n'avez pas reçu les Voeux N° 1 ni N°2, je vous invite à vous inscrire via le formulaire ici - et bien vérifier le mail de confirmation à renvoyer (Opt'in du RGPD).

Si cela ne marche pas je vous invite à le faire via un mail que vous m 'adressez en direct (adresse en haut à droite de la page). 

dimanche 26 mai 2024

Le Chant du Père et Koudour de Hatice Özer au TNS - La musique parle au coeur

 Hatice Özer est une conteuse. C'est une comédienne, bien sûr, elle a suivi les cours du Conservatoire de Toulouse et elle est même passée au TNS dans le cadre du programme 1er Acte lancé par Stanislas Nordey en 2017. Elle faisait partie de l'équipe de jeunes de la saison 3 en 2017 de ce programme qui permettait d'amener une plus grande diversité sur le plateau. Rien ne la destinait à faire du théâtre, mais elle a découvert très jeune cet univers qui l'a fascinée et elle ne l'a plus lâché, pour notre plus grand plaisir.


Le chant du père - Hatice Özer  - Photo: Arnaud Bertereau


Ainsi, tout au début de sa pièce Le Chant du père, elle se plante devant nous et nous raconte son rêve, presqu'un cauchemar - récurent et fondateur: "Ca commence toujours comme ça: je suis dans l'eau..... entourée de corps qui flottent..." Et c'est parti... pour ses souvenirs d'enfance, de bistrot de quartier, mais de quartier turc dans la France profonde, au fin fond du Périgord où son père puis sa mère et les enfants sont arrivés quand le pays avait besoin d'une nouvelle main d'oeuvre; les Turcs, après les Italiens, puis les Algériens. Pour ne pas oublier ses racines, racines qu'elle n'a pas vraiment mais qu'elle essaie de cultiver via son père, elle imagine cet asik, amant, amoureux, sorte de poète, troubadour qui chantait l'amour de village en village et qui, lui aussi raconte des histoires. 


Le chant du père - Hatice Özer - Photo: Arnaud Bertereau


Elle va ainsi, après avoir préparé le terrain, mis de la terre sur la scène, préparé le thé - "du noir, le thé à la menthe, ça n'existe pas" - qu'elle offre à quelques privilégiés qui parlent la langue du père, le convier sur scène et lui offrir le beau rôle: celui qui charme par les histoires que lui aussi raconte - mais toujours avec une part de mystère. Mais il va surtout nous charmer en chantant des poèmes en s'accompagnant de son saz qui fait monter les pensées au ciel. Il soigne ainsi les coeurs et nous installe dans cette nostalgie du pays, transportant par la pensée cet espace dans son Anatolie natale. Une douce ambiance, une sérénité contagieuse, on en oublie le travail. Les liens se (re)tissent entre père et fille, une complicité, dans une dualité de langue, celle du père, le turc et celle de la fille, de l'exil et du pays adoptif, le Français, chacun gardant sa langue, n'osant pas parler celle de l'autre - ils en sont restés au niveau d'expression des six ans. 


 Le chant du père - Hatice Özer - Photo: Arnaud Bertereau


Et, comme il se doit, au bout de la nuit, quand la magie a fleuri le décor, la transmission se fait, la fille reprend le chant du père, qui lui, placide, sourit avec bienveillance. "Et, sur son visage, il garde le sourire des étrangers". Il n'est plus là, il est dans ses montagnes.

Avec Koudour, nous passons sur l'autre versant de cette tradition, cette culture dans laquelle la musique est fortement intriquée. Ainsi d'une fête ou célébration plutôt de l'ordre du quotidien et du social, le bistrot du quartier ou du village, un peu cabaret et divertissement avec Le Chant du père, nous arrivons à quelques chose de plus cérémoniel, presqu'une célébration avec pompe et solennité, tout en restant très festif, avec la fête de mariage traditionnels  de Koudour. Mais Hatice Özer ne perdant pas sa verve, son ironie et son esprit libre, autant elle jouait sur l'espièglerie et la malice dans la première pièce, autant elle casse les règles et devient frondeuse et rebelle dans cette cérémonie-là.


Koudour - Hatice Özer - Photo: Arnaud Bertereau


Elle élargit le champ, quittant le cocon du bistrot et embrassant le quartier (turc), s'installant dans un gymnase détourné qui devient salle de fête et, après avoir planté et le décor et le contexte - des mariages (les cérémonies et les fêtes surtout) à la chaine, elle invite le public à partager cette expérience. C'est à la fois une immersion dans la fête et une expérience sociologique, comme une excursion anthropologique dans une culture autre. Les spectatrices et les spectateurs deviennent les invités, les convives d'une méga-fête, participant des célébrations, dansant parmi tous ces figurants acteurs et spectateurs de la cérémonie.


 Koudour - Hatice Özer - Photo: Arnaud Bertereau


Cette cérémonie étant un faux mariage sans marié, mais presqu'un concert où Hatice Özer balaye le répertoire des chansons traditionnelles du bassin méditerranéen avec une belle maîtrise, accompagnée de ses trois musiciens, Matteo Bortone à la contrebasse, Benjamin Colin aux percussions, et Antonin-Tri Hoang aux claviers, saxophone, clarinette. Elle pousse son esprit contestataire, voire révolutionnaire - un mariage rien que pour elle ne lui suffit pas - jusqu'à jouer elle-même du davul, ce tambour qui mène la danse, que l'on suit en procession et que donne le rythme de toute la soirée, jusqu'au petit matin. Elle en profite aussi pour pousser son esprit facétieux jusqu'au comique (de répétition) dans la scène de la leçon de davul en banlieue parisienne. 


Koudour - Hatice Özer - Photo: Arnaud Bertereau

Prouvant ainsi, mais nous le savions déjà qu'elle a gardé son esprit d'enfant - esprit qui d'ailleurs ne quitte jamais le corps, même après quand le corps de l'enfant prend une allure d'adulte. Et tout comme elle prêche l'esprit mutin, elle prône l'amour, le désir (koudour) pour ne pas se retrouver perdu dans l'autre monde. Koudour porte en lui beaucoup moins de nostalgie et transpire la joie de vivre, l'humour et la musique vivante, qu'elle soit traditionnelle, adaptée à notre culture moderne ou jazz dans une parenthèse plus calme et sereine nous portent et nous transportent dans cet élan de joie et de plaisir.


La Fleur du Dimanche

samedi 22 avril 2023

La saison slave d'Arsmondo est lancée: expositions, musique, conférences et le Jazz ukrainien de Fuz4tet

 La manifestation Arsmondo, coordonnée par l'Opéra National du Rhin, avec de nombreux partenaires, cette année autour des pays slaves a débuté avec une exposition au Patio de l'Université de Strasbourg autour des livres: Livres interdits. Livres impossibles. Livres évadésDes livres, publiés en langue russe mais interdits à l'époque par le pouvoir. A voir ! 

Puis, la grande fête de lancement du Festival à l'Espace Apollonia avec l'exposition de photographies A l'image et à la dissemblance avec une vingtaine de photographes qui ont déjà régulièrement collaboré et ont été montrés par cette association. Un concert de chansons slaves a déjà donné le ton de départ.


Arsmondo - Fuz4tet - Photo: Klara Beck


Le concert du quartet de jazz Fuz4tet, créé par Yuliia Vydovska, une chanteuse ukrainienne arrivée à Strasbourg en 2019 (elle ne parlait pas un mot de français) avec ses collègues du Conservatoire de Strasbourg, Lucas Habe,  Nello Dronne et Maxime Epp continue ce parcours. Leur style ce sont des chansons traditionnelles ukrainiennes interprétées dans un jazz contemporain. Yuliia introduit la première chanson Tchetche voda (L'eau coule) au violon puis chante cet air populaire bien rythmé. La chanson Yo na Yvana (le fête de l'eau) qui suit conte une traditions du pays où les jeunes filles tressent des couronnes de fleurs pour les confier à la rivière et l'homme qui récupère la couronne est promis à la belle. Yuliia Vydovska avec sa veste et son pantalon sombre, et ses lunettes rondes qui lui donnent un air de d'étudiante d'un collège britannique, passe du chant traditionnel à des vocalises jazz sans effort. Suit une pièce de Wayne Shorter Infant Eyes que le groupe joue en son hommage (il vient de mourir ce 2 mars 2023). Avec Ritchen'ka (petite rivière), nous partons sur un morceau plein d'énergie où Yuliia enchaine les airs slaves et des improvisations vocales originales. Te daryu (pardonne-moi) est une composition du pianiste Nello Dronne qui raconte comment on peut éconduire un amoureux sans lui dire brutalement non: 

"Va-t'en où tu veux, 
Ne pense plus à moi,
Souris sans douleur.
Je vais prendre ton aster
Comme un écho d'amour.
Pardonne-moi, pardonne-moi
Pardonne-moi d'avoir refusé."  

Pour Plyve katcha (Hommage), c'est Maxime Epp qui introduit le morceau à la batterie, suivi par Lucas Habe qui frotte son archet à la contrebasse tandis que le piano distille quelques notes, avant cette chanson grave et émouvante qui fut l'hymne de la place Maïdan.


Arsmondo - Fuz4tet - Photo: lfdd


Son Outro (Sommeil) verra deux versions, la première, plus traditionnelle, introduite au violon, douce et triste que tous les musiciens vont chanter avec Yuliia. Après, Oy u gayu pry Dounayu (Dans une clairière) nous conte le chant du rossignol et monte en énergie avec un refrain entêtant. L'air s'accélère au fur et à mesure pour se calmer à nouveau. La deuxième version de Son Outro est presque rock, Yuliia Vydovska tombant sa veste pour découvrir un bustier noir et le groupe libère son énergie. Et ce encore plus avec Oy garna ya garna (Je suis jolie) interprétée comme une salsa, où Yuliia se déhanche et le public est invité à danser et à reprendre le refrain pour faire monter la chaleur dans cette salle Ponnelle.


Arsmondo - Fuz4tet - Photo: lfdd


Un bis avec A gnaly hurale ovtse permet de compléter avec le dernier morceau de leur disque Potitchok qui vient de sortir en janvier 2023. On leur souhaite bon vent et encore de beaux voyages.

Pour partir avec eux sur les rives du Danube, je vous offre leur chanson Oy u gayu




Et au Festival Arsmondo une belle édition à venir


La Fleur du Dimanche 


Fuz4tet jouera le vendredi 28 avril à 20h00 à la Maison des œuvres à Sainte-Croix-aux-Mines 

Et le 17 mai à 19h30 au Sunset à Paris 

dimanche 11 décembre 2022

Ce que pense l'I.A. du calendrier 2023 double et le Nobel à Ernaux pour venger sa race

 J'avais des doutes et j'ai failli ne pas faire de calendrier. Finalement vous m'avez convaincu, et même d'en faire deux. Ansi vous avez le choix. Vous avez plus de détails à la fin de ce billet*. Voila déjà les fleurs heureuses élues pour une année de beauté:

Janvier:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - janvier - Photo: Robert Becker


Février:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - février - Photo: Robert Becker


Mars :

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - mars - Photo: Robert Becker


Avril:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - avril - Photo: Robert Becker


Mai:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - mai  - Photo: Robert Becker


Juin:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - juin - Photo: Robert Becker


Juin - version 2 :

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - juin - Version 2 - Photo: Robert Becke


Juillet:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - juillet - Photo: Robert Becker


Août:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - août - Photo: Robert Becker


Septembre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - septembre - Photo: Robert Becker


Septembre- version 2:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - septembre - version 2 - Photo: Robert Becker


Octobre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - octobre - Photo: Robert Becker


Novembre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - novembre - Photo: Robert Becker


Décembre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - décembre - Photo: Robert Becker

Ce billet ne déroge pas à la règle des billets dominicaux et je vous offre les TVA (Textes à Valeur Ajouté).

Le premier concerne Annie Ernaux qui vient de recevoir le Prix Nobel de Littérature et dont j'avais plus tôt, avec son livre "Les Années" qui avait été lus par Dominique Blanc au TNS le 12 janvier 2016 et je vous avais offert un "extrait" de son livre "Retour à Yvetôt" le 14 juillet 2019. Ainsi que récemment avec "Le Jeune Homme", dont je vous offrais un autre extrait le 12 juin de cette année.

Elle commence son discours de réception par:

"Par où commencer? "  Bonne question, je trouve. La Palisse dirait la même chose...

Elle continue: "Cette question, je me la suis posée des dizaines de fois devant la page blanche. Comme s'il me fallait trouver la phrase, la seule qui me permettra d'entrer dans l'écriture du livre et lèvera d'un seul coup tous les doutes. Une sorte de clé.

Et après mûre réflexion - et un bon moment de discours, elle constate:

"Si je me retourne sur le promesse faite à vingt ans de venger ma race, je ne saurai dire si j'e l'ai réalisée."


Moi de mon côté j'ai posé la question "du calendrier à une intelligence artificielle - ChatGPT, celle qui va révolutionner votre futur, vous ne le saviez pas encore?

Eh bien je vous laisse deviner ce que cela promet pour 2023 et après. Je vous mets les trois questions que j'ai posées à ce "robot", qui répond à toutes les questions (sauf les délicates et les clivantes) et vous laisse découvrir et juger de ce que cela présage pour le futur:





J'ai fait un deuxième test, moins concluant celui-là en lui posant la question sur le mot Gobelin qui vient d'être sacré "Mot de l'Année 2022" par le dictionnaire Oxford. Le saviez-vous?

Eh bien le robot ChatGPT lui non plus ne l'a pas appris, il est resté près des lutins:



Alors pour vous éclairer votre lanterne, je vous ai trouvé une réponse plus adaptée dans le journal (en ligne 24 heures au Canada). Voici ce qu'en dit Jean-Michel Clermont-Goulin:

"Le plancher de votre chambre est recouvert de vêtements et d’objets laissés à l’abandon? Votre routine de self-care prend le bord la plupart du temps? Eh bien, vous êtes peut-être tombé en «mode gobelin», qui vient d’être désigné «mot de l’année 2022» par le dictionnaire anglais Oxford. 
C'est quoi, au juste, le «mode gobelin»? 
Selon le dictionnaire Oxford, le goblin mode décrit le comportement de quelqu'un qui «aime se faire plaisir et qui n'en a pas honte, qui est paresseux, qui est négligé ou glouton, et qui rejette généralement les normes ou les attentes sociales». 
   Voici un exemple de comportement que pourrait avoir une personne en mode gobelin. Elle pourrait se réveiller à 4h du matin et aller se préparer une collation, vêtue d’un simple t-shirt. Cette collation, au goût douteux, pourrait consister en une tranche de fromage Kraft avec du chocolat fondu sur le dessus. 
«C’est un soulagement» 
Avec les trois dernières années pandémiques, «le “mode gobelin” résonne avec tous ceux qui se sentent un peu dépassés en ce moment», a affirmé dans un communiqué Casper Grathwohl de l’Oxford University Press (OUP), qui publie le dictionnaire.
Selon lui, c’est un soulagement de pouvoir être autre chose que la meilleure version de nous-même qu’on est encouragé à montrer sur Instagram ou TikTok. 
Pour la première fois, le «mot de l’année» a été choisi par le public, qui devait choisir entre trois termes ou expressions proposés par un groupe de lexicographes de l’OUP: «mode gobelin», «métavers» ou «#IStandWith», un mot-clic apparu avec la guerre en Ukraine. 
«Mode gobelin» a été choisi par 318 950 personnes, obtenant 93% de tous les votes recueillis."

Bon, pour finir le tour d'horizon des robots, de la même famille que ChatGPT mais versant image - il crée à votre demande des images qui correspondent à la description que vous lui faites avec vos mots. Il s'appelle Dall-E et je lui ai demandé de me faire concurrence avec une photo pour le calendrier version calendrier de la Poste, voici ce qu'il me propose - en voulez-vous un ?


Calandrier 2023 - La Fleur du Dimanche version Dall-E - inspiration La Poste


Conne nous sommes en fin d'année et que le temps passe, je vous offre de vieilles chansons qui parlent de fleur. De Laurent Voulzy, Le pouvoir des Fleurs:





De Julien Clerc, Les Fleurs des gares :





Et plus récente, les Fleurs de Bertrand Belin:




Bon Dimanche 


La Fleur du Dimanche


* Pour le calendrier, soit vous prenez la version plébiscitée par les votes sur  les réseaux sociaux (les mails c'est plus dur pour voter), donc la version 1 - soit vous préférez la version alternative (les images de base V1 et là où il est dit V2 pour les mois à choix: juin et septembre). 

Vous pouvez aussi commander les deux versions, V1 et V2, je vous ferai une réduction. Pareil si vous prenez les deux de la même version. 

Et si vous commandez rapidement (avant le 13 décembre 2022) je vous ferai une réduction supplémentaire sur le tarif annoncé.

Le tarif de base, pour un calendrier double A4 (photo en haut et dates du mois en bas), sur luxueux papier glacé supérieur 300 grammes:  25 Euros + frais d'envoi

Pour deux calendriers :  40 Euros + frais d'envoi.

Si vous pouvez les récupérer sur Strasbourg, il n'y aura pas de frais d'envoi.

Si vous voulez un calendrier "personnalisé", c'est possible aussi, merci de me le demander

Pour les commandes, me contacter en envoyant un mail via le lien ci-dessous en précisant votre adresse et le (ou les) calendriers choisis et la quantité.

https://www.blogger.com/profile/02337552699115179989

dimanche 23 octobre 2022

Le paradis des fleurs et la jungle de l'humanisme

 Bimensuelle, la fleur? Mensuelle? Quel rythme donner à ces publications pour ne pas vous faire fuir avec des pavés dans l'océan? 

Allez, pour commencer je vous offre la fleur du jour:


Fleur du dimanche 1 - à deviner - Photo: lfdd


Et pour solliciter votre participation, je vous pose une première question:

Quelle est cette fleur? Attention la question (et la réponse) est double!

C'est un petit hommage à une très fidèle lectrice de ce billet dominical (et abonnée).

D'ailleurs, vous aussi vous pouvez vous abonner en vous rendant sur cette page et en y laissant votre adresse mail pour être alerté(e) des prochaines publications:

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2011/01/


Je suis en train de réfléchir à des abonnements "thématiques" - bientôt du nouveau...


En attendant je vous offre une deuxième fleur:


Fleur du dimanche 2 - à deviner - Photo: lfdd


Et une deuxième question - simple mais piège:

Quelle est cette fleur?

Pour répondre, soit un commentaire si vous y arrivez en bas de ce billet, soit en envoyant un mail à lafleurdudimanche [arobase] gmail [point] com - vous pouvez d'ailleurs vous abonner également avec ce mail en mettant "Abonnement".


Passons aux TVA (Textes à Valeur Ajoutée) - il y en a trois et je vous laisse aussi voter pour le ou les TVA qui vous plaisent (c'est pour améliorer le format de mes billets (réflexion en cours).


Le premier est une citation d'un peintre (le trouverez vous?)

"Depuis que l'humanisme est mort, l'homme a cessé d'avoir une âme, il ne se soucie plus de vivre ou de mourir. Les progrès de la civilisation industrielle laisseront derrière eux une ruine et une destruction intégrales, comme les hordes qui envahirent jadis l'Europe. Il ne restera nul portrait de l'homme moderne, car il a perdu la face  et se détourne pour regarder la jungle."

Ces paroles pessimistes, mais toujours d'actualité ont été écrites en 1945...

Je vous les mets en "extrait":



Le deuxième texte est un poème de Georg Trakl, poète austro-hongrois, mort en 1914 mais pas plus optimiste, dont un extrait du poème donna le titre "La fille du vent" à un tableau du peintre ci-dessus: 

"Sur des écueils noirâtres

se jette ivre mort

La rougissante fiancée du vent,

La vague bleue 

Du glacier

Et gronde 

Puissamment la cloche dans la vallée."


Et en troisième et en hommage à JLG dont j'ai déjà parlé, une de ses citations "télescopique" - il prend des textes et y rajoute des bouts - quelque chose de plus optimiste (?). Donc, de Jean-Luc Godard, une citation de Coleridge reprise par Borges et à laquelle il a lui-même ajouté la dernière phrase, le dernier mot:

"Si un homme traversait le paradis en songe, qu’il reçût une fleur comme preuve de son passage et qu’à son réveil il trouvât cette fleur dans ses mains, que dire alors ? J’étais cet homme."


Pour finir en chansons,


Le retour de Pete Dohety en Peter Dohety avec Frédéric Lo - The Fantasy Life Of Poetry & Crime:

 



Et sa vie d'avant avec The Libertines - You're My Waterloo:




Et pour finir, un chanteur français beau gosse qui pense au réchauffement et que ça déprime aussi... Benjamin Biolay - Comment est ta peine ?




Allez, on ne se laisse pas abattre:


"J'ai fait le bilan carbone trois fois
Puis parlé de ta daronne sur un ton que tu n'aimerais pas
Tu ne le sauras jamais car tu ne m'écoutes pas
Comment est ta peine ?
La mienne est comme ça
Faut pas qu'on s'entraîne
A toucher le bas
Il faudrait qu'on apprenne
A vivre avec ça
Comment est ta peine
La mienne s'en vient, s'en va
La mienne s'en vient, s'en va..."



Bon dimanche


La Fleur du Dimanche

dimanche 12 juin 2022

Ne pas oublier, se souvenir, Amarcord, remember,... des Lieux, des fleurs....

 Il y a trois semaines le titre de mon billet était "Oublier...". Aujourd'hui je veux me souvenir, des belles choses, de la vie, des fleurs, des lieux,...  Comme Alexis Alexakis qui, dans "La clarinette" rend hommage à son éditeur tout en se souvenant des rues, des adresses de Paris qu'il a connu pendant les années qu'il y a passées après avoir fui la Grèce des Colonels. Ou comme Georges Perec (celui qui a écrit "Je me souviens" - j'en ai parlé le 12 avril 2015) et qui avait le projet "Lieux". Mais place aux fleurs du jour:

Les roses d'Henri - Photo: lfdd

Ces fleurs, je veux aussi m'en souvenir, ce sont des petits riens de relation, une discussion avec Henri, dont le citronnier nous avait rapproché. Nous en parlions il y a deux ans, il avait plein de citrons en train de murir et récemment le revoilà avec de nouvelles fleurs et des citrons verts, encore. Nous en avons reparlé et puis  j'ai vu sa rose parmi les roses, lui ai demandé si je pouvais la photographier. Il m'a ouvert la porte de son jardin, montré ses pommes de terre, son citronnier et fait goûter ses fraises. Des moments d'échange simples, sans fioritures, entre des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont le droit de parler ensemble. Merci à lui, je vous partage ses fleurs et le remercie.


Fleurs de pomme de terre d'Henri - Photo: lfdd

Le citronnier d'Henri - Phot: lfdd

Le citronnier d'Henri - Phot: lfdd

Rose d'Henri - Phot: lfdd

Pour le TVA (Texte à Valeur Ajoutée), je vous rappelle que Amarcord signifie "Je me souviens" en dialecte romagnol (en Emmilie-Romagne en Italie) et que c'est un magnifique film de Fellini sur ses souvenirs d'enfance et que "Remember" signifiant se souvenir est le titre d'un film d'Atom Egoyan et en plus d'une chanson de Becky Hill et David Guetta fut aussi une chanson en français d'Areski et Higelin. Mais revenons-en à Georges Perec. Son projet "Lieux" était de partir de douze lieux qu'il allait visiter deux fois par ans pendant douze ans pour en noter ses observations, ses impressions. Il a abandonné le projet au bout de six ans mais un livre de 322 pages qui reprend ses textes  écrits est publié sous ce titre  par le Seuil. Et un site internet (gratuit) vous en offre la lecture interactive:

https://lieux-georges-perec.seuil.com/

George Perec dit dans "L'infra-ordinaire":

"Ce qui se passe chaque jour, et revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, l'infra-ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire?"

Il dit aussi pour expliciter son projet qu'il veut: 

"retrouver quelque chose de l'étonnement que pouvaient éprouverJules Verne ou ses lecteurs en face d'un appareil capable de reproduire et de transporter les sons. Car il a existé, cet étonnement, et des milliers d'autres, et ce sont eux qui nous ont modelés."

On pourrait aussi de même se reposer la question de ce que nous avons vécu est sentis, ressentis lors d'un épisode pas si lointain, la révélation du Covid et les moments du premier confinement (de mon côté j'ai, à cette époque essayé de fixer des instants quotidiens dans le feuilleton Court19 où une photo et une vidéo donnaient l'ambiance du moment - à découvrir entre le 19 mars  et le 12 avril - avec un résumé à mi-chemin le 3 avril). Bon, ce n'est pas la même histoire, comme le dit Georges Perec:

"De toute façon, évoquer chaque année mes souvenirs sur l'île (de la Cité), ressasser, ne pas oublier... Je ne veux pas oublier. Peut-être est-ce le noyau de tout ce livre: garder intact, répéter chaque année les mêmes souvenirs, évoquer les mêmes visages, les mêmes minuscules événements, rassembler tout dans une mémoire souveraine démentielle.

Mais pourquoi tout cela ?? On se le demande, lui aussi apparemment car un de ses textes - petit poème trouvé aussi dans ces textes s'appelle "A quoi bon?"


A quoi bon?

Toute mon intelligence

Toute ma sensibilité

Toute ma bonté

Toute ma volonté

Toute ma détermination

Toute ma force toute ma faiblesse

Toute ma vie

Toute la sérénité que les jours ont pu

accumuler, que les nuits ont 

pu fortifier,

que les heures ont pu sanctifier

Ne suffiront jamais à me rendre heureux.


Ecrire ses souvenirs, c'est aussi le cas pour Annie Ernaux dont des extraits du livre "Les Années" avait été lus par Dominique Blanc au TNS le 12 janvier 2016 et dont je vous avais offert un "extrait" de son livre "Retour à Yvetôt" le 14 juillet 2019. Je vous en offre un autre aujourd'hui avec "Le Jeune Homme", son dernier livre qui relate un souvenir d'amour des années 1990:

Extrait - Annie Ernaux - Le jeune homme


  Remontons plus loin et souvenons-nous avec Elton John et France Gall de "Donner pour donner" chanté en 1980:



Et Michel Polnareff qui se souvient, lui, de ce musicien "Dans la maison vide"



Et aussi Higelin, avec Areski "Remember":



Et revenons plus près de nous avec Nick Cave et Warrent Ellis avec "Push the sky away":


Bon dimanche 


La Fleur du Dimanche 

vendredi 1 avril 2022

Arsmondo Tsigane continue en Flamenco enflammé, et pas de fumée sans Papusza

 Le voyage tsigane proposé par l'Opéra National du Rhin continue à la Cité de la Musique et de la Danse à Strasbourg, dans une soirée flamenco en hommage à Papusza A Traves del Humo, Papusza avec deux pointures du flamenco. D'abord, et excusez du peu, Bogumila Delimata dite la Bogusha, danseuse de flamenco qui avait créé en 2006 le groupe Lacho Drom. Ce soir elle est accompagnée par le musicien, chanteur et compositeur de flamenco de Barcelone Cristobal Osorio et sa guitare véloce, dont l'inspiration s'est développée dans la région de Séville, Cadix, et Malaga, entre autres. 


A traves del Humo, Papusza - Bogumila Delimata - Chritobal Osorio


Leur duo est riche et généreux. Il démarre dans un coup de vent autour d'une table avec un bouquet dans un vase bleu, elle en costume rouge éclaboussant, lui en blanc frappant la table en rythme, elle chantant de sa belle voix enracinée et déjà le voyage commence, alors que derrière eux défilent des images colorées et peintes. Puis elle se lève et se met à danser avec ferveur un flamenco enraciné et flamboyant. Puis, c'est Cristobal, s'accompagnat à la guitare qui nous chante des airs tsiganes rythmés de frappes du pied et du talon. Et pendant près d'une heure, entre chansons d'amour et chanson d'amour (puisque tout est amour comme le dit Bogumila) des chansons tsiganes, des chansons populaires, des chansons interprétées au choix par Cristobal ou par Bogumila, alternant avec des passes de Flamenco, dansées avec énergie par la sombre flamenca qui arrive à changer au moins trois fois de costume pour se retrouver à la fin dans une robe noire couverte de coquelicots en train d'animer l'énergie du public qui ne demande que cela. 


Bogumila Delimata - Photo de Jeannette Grégori

Et de chansons à danser, des berceuse ou de airs entraînants, du flamenco sévillan ou gitan, avec des clins d'oeil à la poétesse Papusza, cette musicienne (harpiste) qui est devenue poète, la première poétesse tsigane à avoir été éditée pour finir par une chanson traditionnelle tsigane polonaise (ou russe?) qui parlait de soupe au poulet, prétexte pour faire se lever tout le monde et les entraîner dans une folle danse, ritournelle virevoltante. 

Bogumiła Delimata - Cristo Osorio - Photo: Andrzej Kazłowski

Le plaisir de danser ne finissant pas et se partageant, le duo Bogumila - Cristobal nous gratifie en bis d'une magnifique rumba catalane. L'esprit rom et tsigane nous accompagne pour la soirée et les airs entendus flottent dans nos mémoires pour se répandre dans l'air du soir.


La Fleur du Dimanche