Affichage des articles dont le libellé est Rodolphe Burger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rodolphe Burger. Afficher tous les articles

dimanche 19 janvier 2025

Foin de Trois, on y arrive, à démarrer l'année: Un, Deux, Trois...

 Les choix sont quelquefois difficiles, Même pour les voeux. Cependant les réitérer permet de d'avancer dans l'année et conforter les liens.

Je vous offre donc aujourd'hui une dernière version de voeux en espérant qu'elle emporte votre adhésion.

Mais pour commencer, la fleur, celle vue pour finir l'année, juste au dessus de ce paysage de rêve, rose comme un rêve de bébé:


Rose de Noël - Photo: Robert Becker


Et voici la Bonne Année:


Bonne Année - Photo: Robert Becker


Et pour reprendre renouer d'une certaine manière avec les TVA (Textes à Valeur ajoutée, je vous fais aussi une version en trois points.


Point 1: Un rêve d'avenir où le temps est compressé:


Google  vient de révéler qu'il a réussi à créer une puce, Willow, qui corrige les erreurs de calcul des qubits (ou bits quantiques) - par opposition aux "bits" qui actuellement n'ont que deux états 0 ou 1 -  qui peuvent exister dans plusieurs états simultanément grâce à deux propriétés fondamentales de la physique quantique : la superposition et l’intrication. Ainsi ils réalisent des calculs massivement parallèles pour résoudre des problèmes complexes.

Cette puce réalise en à peine 5 minutes ce qu’un superordinateur classique mettrait… 10 septillions (10 puissance 25)  ans, soit un 10.000.000.000.000.000.000.000.000 années à accomplir. 

Le futur est à notre porte dont le seuil est un gouffre.


Point 2: Citations dérivées sur le mode de "jamais deux sans trois" où je cède la parole à une philosophe et un poète:


Toute vérité franchit trois étapes. D'abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.+

Arthur Schopenhauer

Ce qui se dit en trois mots n'est jamais si bien dit en quatre ; et un bon livre n'est pas celui qui dit tout, mais qui fait beaucoup penser.

André Chénier


Point 3: Trois chansons de chanteur.euse.s ou de groupes vu(e)s l'an passé.


En un, bien sûr "O solitude" de Birds on a wire (voir ici):


La deuxième , c'est Clara Ysé vue au PréO à Oberhausbergen là, avec Le Monde s'est dédoublé:


Et la troisième, c'est One, Two, Three de Rodolphe Burger vu à Bischheim à la salle du Cercle



Encore Bonne Année

La Fleur du Dimanche


P.S. Si vous n'avez pas reçu les Voeux N° 1 ni N°2, je vous invite à vous inscrire via le formulaire ici - et bien vérifier le mail de confirmation à renvoyer (Opt'in du RGPD).

Si cela ne marche pas je vous invite à le faire via un mail que vous m 'adressez en direct (adresse en haut à droite de la page). 

jeudi 28 novembre 2024

Rodolphe Burger à Bischheim: La vallée va à la ville avec Kraftwerk et Sarah Murcia en Lou Reed

 C'est pour une re-visite de grands noms ou plutôt de disques emblématiques que la version décentralisée ou plutôt recentralisée à la Salle du Cercle à Bischheim d'un concert de Rodolphe Burger et Sarah Murcia nous accueille dans cette salle au nord de Strasbourg, la salle du Cercle à Bischheim.


Sara Murcia - Fanny de Chaillé - Transformé - Photo: Robert Becker

C'est un événement rare et le concert affichait complet. Les fans de la première heure de Burger, peut-être même de l'époque Kat Onoma, se sont pressés pour ce concert debout, où l'on pouvait même balancer au rythme des synthés. En première partie, c'est une relecture originale de Transformer de Lou Reed, qui revient en "Tansformé" sous la langue virtuose de Fanny de Chaillé et personnifié pour une interview drolatique par une Sarah Murcia placide sinon hébétée en Lou Reed. L'on y découvre la poésie totalement surréaliste (ou domestique ?) de Lou Reed, icone de la pop qu'Andy Warholl avait soutenu à l'époque. Bien sûr Sarah Murcia à la contrebasse et au chant, mais aussi aux bruitages, percussions, cris, soupirs et boucles nous sert une version minimaliste des morceaux que contient le disque de Lou Reed. Et c'est un plaisir et un bonheur. Les morceaux sont là, reconnaissables ou un peu transformés, traités avec imagination ou nous rappelant les tubes, dont Vicious, Perfect Day, Walk on the wild side ou Satellite of love. 


Sara Murcia - Fanny de Chaillé - Transformé - Photo: Robert Becker

Quelques duos avec Fanny de Chaillé sont très drôles avec des ritournelles à tiroir et le sommet de l'humour placide est effectivement atteint dans une interview dans laquelle Sara en Lou est naturellement "barrée" comme Lou Reed qui avoue qu'il n'a pas besoin de drogue (qu'il "ne prend pas" d'ailleurs, même s'il "dépense tout son argent là-dedans") pour être "ailleurs". Et l'on s'en rend compte avec les textes que Fanny de Chaillé nous dit entre ou sur les chansons et dont on découvre là tout un mystère, appuyé par les mimiques ou les commentaires sur le texte en direct. Un moment mémorable.


Sara Murcia - Fanny de Chaillé - Transformé - Photo: Robert Becker

La musique est reine, Sarah nous la fait entendre dans toute sa simplicité et la prise de conscience du texte (et sa traduction) apporte une touche surréaliste à ce disque pré-punk, problématique à l'époque, le deuxième en solo de Lou Reed produit avec David Bowie, mais un succès, encore  augmenté après la mort du chanteur. La complicité entre Sara Murcia et Fanny de Chaillé qui avaient créé cet OVNI en 2021 à Bordeaux est plaisante dans un acoquinement de connivence qui déborde même dans la salle. Une très belle expérience autant dans la musique originale ainsi créé, que dans la lecture nouvelle proposée. Le public est conquis.


Sara Murcia - Fanny de Chaillé - Transformé - Photo: Robert Becker


Rodolphe Burger - Radio Activity


Julien Perraudeau - Rodolphe Burger - Radio Activity - Photo: Robert Becker

Julien Perraudeau - Rodolphe Burger - Radio Activity - Photo: Robert Becker

Et pour la deuxième partie, le maître de séance Rodolphe Burger continue de maintenir l'empathie du public en trônant cérémonieusement à sa table, entouré de son ordinateur et de quelques boîtes de bruitages et ceignant quelquefois sa guitare pour en tirer de magnifiques mélodie ou quelques rifs, saturations et distorsions. 


Julien Perraudeau - Rodolphe Burger - Radio Activity - Photo: Robert Becker

Son compère Julien Perraudeau, magistral et distingué, costume cravate et gilet debout de circonstance, devant son clavier blanc, nous rejoue la musique minimaliste du groupe emblématique, refaisant le duo Ralf et Florian des années 70 Ils nous distillent cette musique electro-pop minimaliste, ce KrautRock de l'époque. 


Julien Perraudeau - Rodolphe Burger - Radio Activity - Photo: Robert Becker


C'est à une re-visitation du deuxième album du groupe, Radio Activity que nous allons assister. Le disque d'origine de 1975, prémonitoire d'une certain manière, sera "augmenté" de quelques extraits sonores d'actualité de l'année 1986 au moment de la catastrophe de Tchernobyl (dont quelques réponses totalement extraordinaires que les autorités ont distillées à l'époque pour cacher la réalité du danger et tromper la population: "mangez des épinard" et "il y a toujours une radioactivité naturelle"). 


Julien Perraudeau - Rodolphe Burger - Radio Activity - Photo: Robert Becker

Mais l'esprit du groupe de Düsseldorf y est, avec leurs bruitages, les mélodies électroniques, le vocodeur que Rodolphe maîtrise superbement sur quelques titres. De même que les effets spéciaux vocaux et bien sûr la langue du groupe, l'allemand, ce qui n'est plus une surprise, connaissant Eisbär (avec Eicher) et bien sûr le tube Radio Activity qu'il avait déjà repris dans les années 2010, bien avant ce projet de réactivation du disque de Kraftwerk.


Julien Perraudeau - Rodolphe Burger - Radio Activity - Photo: Robert Becker


Nous avons donc droit à des versions plus ou moins modernisées de Radioland, Airwaves, Intermission, Radio Stars, Uranium, Transistor, entre autres et une version impressionnante de The Voice of Energy qui pourrait caractériser Rodolphe Burger. Sa voix qui peut être très grave et qui fait tout son charme et son charisme. En tout cas c'est ce qui touche son public et qui fait aussi son succès. 


Julien Perraudeau - Rodolphe Burger - Radio Activity - Photo: Robert Becker

Et l'on se laisse bercer pour une dernière danse par ce ce héros de la Dernière Bande (son Label). On en ressort heureux et content. On n'a pas assisté aux grands moyens du groupe Kraftwerk mais on était au plus intime dans le relation avec les deux musiciens qui nous ont emmenés dans un voyage sidéral et sidérant, entre danger et chaleur dans un petit cercle de convaincu et de curieux pour cette expérience unique et très sympathique, en toute simplicité et décontraction. Et l'on n'a pu que constater que Burger est toujours un grand bonhomme.


La Fleur du Dimanche

jeudi 17 février 2022

Le jour se rêve de Gallotta au Rond-Point : "Tribute" à Merce Cunnnigham d'une Tribu des Mammames revisitée

Cela commence comme une déambulation d'une tribu de Mammames qui occupent le plateau en balançant leur démarche un peu animale et saugrenue et l'on se dit que Jean-Claude Gallotta n'a pas changé. Mais à y regarder de près, si, même si la démarche est là, même s'il y a ici et là un short qui traîne, celui-ci à une certaine classe et le reste des costumes ont fière allure, justaucorps et vestes noires et même cagoules avec masques associé qui donnent à ces dix danseurs un air inquiétant et étrange. 


Le jour se rêve - Jean-Claude Gallotta - Théâtre du Rond-Point - Photo: Joseph Caprio


C'est Dominique Gonzales-Foerster qui signe les "textiles et les couleurs", un bel arc-en-ciel qui remplit la scène d'un éblouissement et d'un foisonnement de coloris. L'artiste plasticienne créatrice d'ambiance et d'univers joue avec la palette que le chorégraphe met en mouvement, alternant des chorégraphies d'ensemble et des duos simples ou multiples, des solos, tour à tour virtuoses et emportés ou alors tendres et délicats. Une belle harmonie s'en dégage et l'on sent la volonté de Jean-Claude Gallotta de rendre hommage au grand maître Merce Cunningham, qui aurait cent ans et qui lui a fait découvrir "l'esprit de la danse" à la fin des années 70 à New York, dans le foisonnement créatif et le creuset de rencontres de l'époque. Gallotta raconte, et rejoue d'ailleurs cet épisode dans le premier des interludes qu'il nous offre et où il danse aussi, avec son style singulier, un hommage au poète Dada Kurt Schwitters. 


Le jour se rêve - Jean-Claude Gallotta - Théâtre du Rond-Point - Photo: Joseph Caprio


Le jour se rêve - Jean-Claude Gallotta - Théâtre du Rond-Point - Photo: Joseph Caprio


Dans le deuxième "event" où les danseurs changent de costumes, toujours aussi colorés, mais où les corps et les visages, l'on arrive à mieux appréhender la diversité des interprète qui viennent de tous les continent et jouent de leurs différences corporelles. Après l'élévation un peu mystérieuse et mystique du premier "event", nous entrons dans un univers plus social, contemporain avec des échanges plus sensuels et enlevés. Le dernier "event" sera, lui, encore plus près du corps; les danseuses et les danseurs, en sous-vêtements, emportés dans une série de duos virevoltant jusqu'à l'ivresse et l'apothéose finale. Entre temps, Jean-Claude Gallotta aura encore fait un petit interlude sur la scène, toujours de noir vêtu et dansant sa gestuelle saccadée sur des compositions nostalgiques de Rodolphe Burger - dont deux en Allemand, Eisbär - Ich möchte ein Eisbaer sein - je voudrais être un ours blanc) chansons du groupe cold wave-punk suisse Grauzone dans lequel oeuvrait Martin Eicher, et Holde Lilli, poème d'amour romantique de Goethe.


Le jour se rêve - Jean-Claude Gallotta - Théâtre du Rond-Point - Photo: Joseph Caprio


Ce sont d'ailleurs les compositions de Rodolphe Burger, guitarre, synthétiseur et voix,  qui parcourent et donnent une très belle unité d'ensemble à ce spectacle. Et tout comme Dominique Gonzales-Foerster pour la partie visuelle, l'univers sonore particulier de ce musicien un peu hors du temps habille nos rêves de danse de ses rythmes envoûtants et de sa voix grave et reposante. Les judicieux choix des collaborations artistiques de Jean-Claude Gallotta permettent à cette danse presqu'intemporelle mais néanmoins ancrée dans notre présent de trouver leur pleine expression et nous toucher au coeur et aux sens.


Le Fleur du Dimanche



Chorégraphie : Jean-Claude Gallotta
Musique : Rodolphe Burger
Avec : Axelle André, Naïs Arlaud, Ximena Figueroa, Ibrahim Guétissi, Georgia Ives, Fuxi Li, Bernardita Moya Alcalde, Jérémy Silvetti, Gaetano Vaccaro, Thierry Verger, Jean-Claude Gallotta
Assistanat à la chorégraphie : Mathilde Altaraz
Dramaturgie : Claude-Henri Buffard
Textiles et couleurs : Dominique Gonzalez-Foerster
Assisté de : Chiraz Sedouga, Anne Jonathan
Lumière : Manuel Bernard

dimanche 13 novembre 2016

Chacun a besoin de l'autre, chacun est là pour l'autre, et de la poésie

En ce 13 novembre dont les souvenirs se blessent à repenser à l'année passée, des fleurs rouges pour mémoire et de la musique, de l'Amour et de la poésie pour continuer à vivre, à croire, à aimer.


Capucines - Photo: lfdd

Et pour commencer, un poème - le plus grand poème d'amour de tous les temps d'après certains - le Cantique des Cantique, entendu hier soir à la Cathédrale de Strasbourg. En voici un extrait dans la traduction d'Olivier Cadiot:

"Regarde l’hiver est fini
la pluie a cessé elle s’en va
On voit des fleurs dans ce pays
le moment de la chanson est arrivé
On entend la voix des tourterelles dans notre pays
Première figue du figuier
les vignes en fleur donnent une odeur
Lève-toi
mon amie ma belle
En avant.. "


Capucines - Photo: lfdd



La soirée, entre orient et occident m'invite à vous proposer un concert de Hawniaz, magnifique - prenez le temps, cela dure 17 minutes, mais de toute beauté.  

Hawniyaz signifie en Kurde "Chacun a besoin de l'autre, chacun est là pour l'autre."


 

Delale de Hawniyaz avec Aynur au piano et voix, Kayhan Kalhor au kalmancheh, Salman Gambarov au piano, Cemil Qocgiri au tembur, filmés par Günter Wallbrecht au Morgenland Festival d'Osnabrück en 2012

Je ne peux que citer également Mahmoud Darwich et un de ses poèmes:
"Ici, sur les pentes des collines, face au couchant
Et à la béance du temps,
Près des vergers à l’ombre coupée,
Tels les prisonniers,
Tels les chômeurs,
Nous cultivons l’espoir."

Et une réflexion très réaliste:
"J'ai longtemps cru que la poésie était une arme. Et puis j'ai compris qu'un poème ne changeait rien. Rien que la poésie."

Qu'on se le dise et qu'on en tienne compte.


Capucines - Photo: lfdd

Et comme l'on est toujours de quelque part, je vais vous parler de ma rue et de Louis Ville:

"Je vous parle de ma rue
Cette rue qui m’a vu naître
Une longue, longue rue
Toute bordée de hêtres
Il y a le boulanger
Toujours sourire aux lèvres
Qui se fend d’un salut
Salut petit Louis
Et puis le vieux Joseph
Qui nous fait voyager
De balades en forêt
En histoires merveilleuses"





Bonnes ballades en chansons.

Et bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

samedi 12 novembre 2016

Le Cantique des Cantiques à la Cathédrale - Poème d'amour de Mahmoud Darwich

En cette soirée très symbolique, la Cathédrale de Strasbourg et la LICRA - Ligue contre le Racisme et l'Antisémitisme se sont joint pour ressusciter la création musicale du Cantique des Cantiques traduit par Olivier Cadiot et que Rodolphe Burger avait créé à l'occasion du mariage d'Alain Bashung avec Chloé Mons. Il y a également adjoint, en écho, le texte du poète palestinien Mahmoud Darwich "S'envolent les Colombes" pour un spectacle créé à Sète en 2010. L'odée était de rassembler ces textes autour de l'amour d'auteurs de différentes religion, parce que l'amour est au dessus de tout cela.
Et le recréer à Strasbourg, en cette veille de 13 novembre est un geste hautement symbolique qui n'a pas échappé aux nombreux spectateurs qui ont pu assister à cette soirée et qui, comme le disait Frédéric Simon - directeur du Maillon- en introduction vont dire à ceux qui ne l'ont pas pu, faute de place, non pas "qu'il ont raté quelque chose, mais leur raconter ce qu'ils ont vécu". Et le partager...
Parce que cette soirée mémorable, organisée par le Maillon, a permis de vivre un moment inoubliable, dans la haute Cathédrale dont on a oublié la température bien fraiche, bercé par la musique envoutante et les voix presque psalmodiantes de Rodophe Burger, Ruth Rosenthal et Ravess Bek dans les trois langues de l'origine.

Un moment intense duquel on garde au fond de soi des images fortes et beaucoup d'Amour.


Rodolphe Burger - Cathédrale de Strasbourg - Cantique des Cantiques - Photo: lfdd

Rodolphe Burger - Cathédrale de Strasbourg - Mahmoud Darwich - Mehdi Haddab à l'Oud -  Photo: lfdd

Rodolphe Burger - Cathédrale de Strasbourg - Mahmoud Darwich - Photo: lfdd
  
Le Cantique des Cantiques et S'envolent les Colombes

Un poème sonore de Rodolphe Burger (guitare, chant), avec Julien Perraudeau (basse, clavier), Mehdi Haddab (oud), Yves Dormoy (électro, clarinette), Ruth Rosenthal (chant) et Rayess Bek (chant) Cette pièce, issue d'un spectacle créé en mars 2010 sur le plateau du Théâtre Molière à Sète, est un double hommage rendu à Alain Bashung et à Mahmoud Darwich, une mise en miroir de deux chants d'amour.
Le Cantique des cantiques est interprété dans une version à deux voix, le texte hébreu étant dit par la chanteuse israélienne Ruth Rosenthal, du groupe Winter Family. La deuxième partie est une nouvelle création musicale à partir du poème "S'envolent les colombes", à l'évidence une « réponse » arabe au Cantique.

Strasbourg est une ville "bénie" par Rodolphe Burger en cette fin d'année.
Après les deux concerts à Musica - voir mon billet du 5 octobre 2016 avec Kat Onoma et Billy the Kid.
Et pour vous donner une idée (très partielle de ce qu'a été le concert à la Cathédrale, une vidéo de la précédente représentation du Cantique des Cantique ici:

Rodolphe Burger, Le cantique des cantiques from orevo on Vimeo.


Bonne écoute

La Fleur du Dimanche

mercredi 5 octobre 2016

Musica 2016: le Retour de Kat Onoma et de Billy the Kid, I love you !

Je vous l'avais annoncé, Musica aime toutes les Musiques, et ce soir c'est Rock. Après le rock de Jean-Claude Gallotta, voici celui, historique, mais resuscité de Rodolphe Burger et son Groupe "Kat Onoma" qu'il va rendre présent sur la scène de la Cité de la Musique et de la Danse à Strasbourg.

Pour faire patienter ceux qui piétinent d'impatience et donner envie aux autres, un teaser sur Billy the Kid,




Et une question existentielle sur la vie de Kat Onoma:





Billy the Kid I love you

La soirée se passe en deux parties. La première, mariage de ciné-concert et de concert dessiné est une expérience originale: Sur un triple écran, des images de films en Noir et Blanc font une symphoniqe visuelle à la mémoire du jeune bandit Billy qui va mourir à 21 ans. Chevauchées sauvages, paysages de désert arides, bagares dans les bars servent de toile de fond à une fantaisie visuelle dessinée en direct à deux main par Philippe Dupuy - le dessinateur de BD, sans son Berbérian, mais avec Fanny Michaëlis, sur des écrans d'ordinateur ou une vitre ou encore sur une table. Les images se superposent sur le film créé et monté par Loo Hui Phang à partir de scènes de films connus ou d'archives privées. Cette longue balade vers la mort de Billy - le texte dit: "Amenez-le vers le ranch, le sherif Garret va le tirer comme une fleur" - sera l'occasion pour Rodolphe Bruger et ses accolytes Julien Perrodeau et Philippe Poirier de jouer six morceaux du disque "Play Kat Onoma" entrecoupés d'improvisations dialoguant avec les images en N&B et les dessins ainsi que le texte du film qui content l'histoire, magnifiquement interprétés par Pierre Perrier, Patrick Michaëlis, Geoffrey Carrey, Jean-François Auguste et Loo Hui Phang.

Allez, je vous offre le début du concert "The Radio" et "The Gun"







Play Kat Onoma

La deuxième partie du concert verra une configuration plus classique "concert" avec le deux rescapés de la "Dernière Bande" - Kat Onoma rejoints par Julien Perraudeau, déjà de la précédente aventure et Roméo Poirier à la batterie. Ce sera l'occasion de parcourir un espace-temps plus large avec des morceaux emblématiques du groupe avec entre autres "Far from the Pictures", "Dans la Chambre", "Radio-Activity" comme une lente montée vers le climax. Un beau voyage accompagné par la voix sombre de Rodolphe Burger et des guitares envoûtantes des deux compères et de leurs comparses.

En mémoire, je vous exhume le clip de "La Chambre" de la bande de 1995:

 

Bon spectacle

Bon Musica

La Fleur du Dimanche


Rodolphe Burger / Billy the Kid I love you
soirée en deux parties:
20H30 : Billy The Kid
22h30 : Play Kat Onoma