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samedi 8 octobre 2016

Musica Mixe Musique et Puces... Electronik

C'est un fait indéniable, Musica est dans l'ère du temps... électronique. Le millésime qui s'achève aura largement puisé - et rendu hommage - à la musique electronique sous toutes ses formes: electronique en interaction directe (en temps réel) ou en accompagnement avec les orchestres et les ensembles - musique acousmatique (avec des concerts dédiés aux deux groupes très actifs, le CRM à Paris - et des concerts dédiés à son fondateur Pierre Henry - et le studio Musique & Recherche de Belgique) - musique mixées sur platine (voir eRikm) mais également des concerts où le mixeur ou le musicien électronique partage la scène avec les musiciens "physiques", comme cela a été le cas pour les deux dernier concerts du Festival où l'ensemble Accroche Note puis les Percussions de Strasbourg ont "composé" sur scène.

KLANG4

Le noyau dur de l'ensemble Accroche Note de Strasbourg, Françoise Kubler et Armand Angster, dont on connait l'ouverture d'esprit - et à toutes les musiques, dont le jazz - nous ont proposé un concert décoiffant et allègre en partageant la scène et la création musicale avec deux musiciens de la génération electronique: Pablo Valentino, DJ strasbourgeois et Yerri-Gaspar Hummel, strasbourgeois également et qui ouvre dans la création électronique.


Musica 2016 - KLANG4 - Françoise Kubler - Armand Agnster -  Pablo Valentino -Yerri-Gaspar Hummel - Photo: lfdd


Pendant une heure, Françoise Kubler au chant (improvisant en onomatopées ou nous chantant dans des langues qui ressemblent à l'italien, à l'anglais, à l'andalou, nous lisant un texte poétique et même jouant de l'harmonica), et Armand Angster, à la clarinette ou au saxophone engagent un dialogue (à moins que ce ne soit l'inverse) avec Pablo Valentino samplant aux platines ou jouant des boutons de l'életronique, et Yerry-Gaspar Hummel, plutôt au clavier synthétiseur, mais aussi à l'électronique et aux platines.
Nous sentons une connivence et une fraicheur dans ce quatuor surprenant. Le résultat impressionne, émeut et fait même rire.
Bravo les artistes.


Musica 2016 - KLANG4 - Françoise Kubler - Armand Agnster -  Pablo Valentino -Yerri-Gaspar Hummel - Photo: lfdd


DRUM-MACHINE

Le concert suivant, également une rencontre entre l'électronique d'eRikm et des intruments traditionnels, en l'occurence les Percussions de Strasbourg est en fait un spectacle total, créé par eRikm à partir d'un matériau musical et sonore que le musicien électronique a échantillonné et retravaillé à plusieurs reprises et qu'il met en espace, en scène et en images (des vidéos en direct et retravaillées sont projetées en fond de scène et sur plusieurs écrans) est jouée en direct - avec l'élecronique en plus bien sûr - sur des percussions, mais aussi des pots de fleurs, des billes de verre dans une coupe du même accabit, des plaques metalliques ou en polystirène (avec archet) et une sorte de vielle cachée dans un carton.


Musica 2016 - Drum Machine - eRikm - Percussions de Strasbourg - Photo: lfdd

En AFTER et BEFORE du concert, des étudiants de la HEAR (classe dcréation electroacoustique de Tom Mays - Etienne Haan, Jean-David Mehri, Sergio Nunez Manases, Guido Pedicone) et classe de percussions d'Emmanuel Séjourné) nous ont gratifié d'ambiances sonores et preformatives. Il faut les en féliciter, car le contexte et l'espace n'était pas très facile.


Musica 2016 - Drum Machine - Before -- Photo: lfdd


Mais tout cela laisse à penser que cela bouge à l'Est, que les ensembles installés ici - que ce soient les Percussions de Strasbourg ou l'Acccorche Note, mais aussi les musiciens electroniques (eRikm ne vient-il pas de Mulhouse ?)  - et même les étudiants et jeunes compositeurs sont sur un terreau fertile et que l'écho de l'électronique porte loin - et que Musica participe à porter ce son au delà des cercles d'initiés. Merci.

Musica 2016 - Drum Machine - After - Photo: lfdd

Bon Musica

La Fleur du Dimanche

Ce soir, dernière soirée: Reigen
UGC Cité Ciné - 20h30
Opéra filmé de Philippe Boesmans, compositeur autodidacte. 
Reigen, ouvrage inspiré de la pièce d’Arthur Schnitzler La Ronde (1897) a été créé en 1993 à La Monnaie dans une mise en scène de Luc Bondy.

vendredi 7 octobre 2016

Dernier jeudi de Musica 2016: Jeunes Talents et les 80 ans de Steve Reich

Dernière ligne droite pour le Festival Musica 2016. Les deux concerts de cette soirée sont bien représentatifs de la ligne éditoriale qui a sous-tendu la programmation de cette année. D'abord, une carte blanche à la jeunesse, et puis un hommage à un maître de la musique répétitive - en dialogue avec LA référence de la musique occidentale.


Jeunes talents, compositeurs:


Curieusement le fil du concert "Jeunes talents, compositeurs" de ce jeudi à 18h30 à la Salle de la Bourse pourrait être la question de l'ordre, du pouvoir et du contre-pouvoir.

Jean-David Mehri : Prolongements (2016)

Pour la première pièce "Prolongement", oeuvre pour saxophone et electronique, c'est le saxophoniste - virtuose interprète Adam Campbell - qui maîtrise totalement le jeu. Par ses mouvements, la position de son instrument, il "pilote" le programme informatique qui transforme en temps réel le son qu'il produit et qui est recalculé pour se fondre en écho avec le son direct. Tel un magicien avec son serpent - le saxophone - qu'il apprivoise, il en arrive à jouer, même sans jouer, rien qu'en inclinant, avançant ou reculant l'instrument tel une baguette magique. Sauf si, son partenaire muet, l'ordinateur se rebelle et fait silence. Quel est cette "motivation" de la machine pour ne pas jouer? Ouf, le compositeur l'a dompté et le public est époustoufflé par la performance. 


Musica - Jeunes Talents -  Jean-David Mehri - Adam Campbell - Photo: lfdd


Etienne Haan : Eclipse (2016)

Pour la deuxième pièce, la règle du jeu est donnée dès le début: ce sera un danseur, Clément Debras, qui viendra interférer sur l'ordre et le pouvoir du chef d'orchestre Armand Angster en dansant sa partition de chef. Et effectivement, il a le pouvoir de faire de la musique (ou est-ce la musique qui lui fait faire les gestes en mesure ou en tremblements ?). Jusqu'à ce que les deux chefs se rejoignent dans une gesticulation silencieuce qui n'arrive plus à sortir un seul son de cet Orchestre des étudiants du Conservatoire et de la HEAR. 


Musica - Jeunes Talents -  Etienne Haan - Clément Debras - Armand Angster - Photo: lfdd


Benoist Soldaise : Vingt-sept (2016)

Pour Vingt-Sept, une pièce dont le titre interroge le passage à l'âge adulte (ou la mort  - entre autres via de nombreux musiciens rock qui n'ont pu passer cette barrière fatidique), Benoist Soldaise prend le pouvoir différemment, un peu à la manière des artistes de l'Arte Povera, on aimerait le nommer compositeur "Povera" - entre pauvre et pouvoir, il y a juste un glissement de son, son qu'il se plait à décaler de son côté avec jubilation. Les percussionnistes, sous la direction d'Emmanuel Séjourné, tapent sur des bidons, frottent des éponges à récurer dans une concert spatialisé, ou frottent leur archet sur du polystyrène. Les instruments sont un bloc de métal, une flute de cristal, des hochets, cloches, cloches plaques, jantes de voiture, et pour finir des sifflets qui sifflent la fin d'une partie pleine d'humour, entre musique populaire et musique savante.    


Musica - Jeunes Talents - Benoist Soldaise -  Emmanuel Séjourné - Photo: lfdd

La soirée s'inscrit dans un atelier de composition (très réussi) de la HEAR/Conservatorie de Strasbourg, piloté par Philippe Manoury avec Daniel D'Adamo et Tom Mays pour la partie electronique. Il faut saluer Philippe Manoury et son engagement pour cet aspect pédagogique fort qui, nous l'espérons continera après son départ. Il est vrai que sa parole et son action seront bien entendus au Collège de France où il vient d'être nommé à la Chaire de création artistique. Au revoir l'artiste (qui reste bien sûr fidèle à Strasbourg). 


Reich, Bach

Le concert du soir au Palais Universtaire de Strasbourg sera en deux parties qui dialoguent. Le chef de l'ensemble "Les Siècles" François-Xavier Roth a choisi de rapprocher par delà les siècles (juste 250 ans) deux oeuvres qui ont "une même ferveur expressive".


Reich - Tehillim (1981)

La pièce de Steve Reich, même si elle est un peu à part dans le répertoire du compositeur américain, plutôt connu pour sa musique répétitive, est une "résurection" en quelque sorte des chants religieux des Juifs. Il s'agit donc de quatre psaumes mis en musique, magnifiquement interprétés par les quatre voix des "London Voices" soutenues par les clarinettes, hautbois, cor et les percussions - auxquels se rajoute l'orchestre à cordes - pour une méodie alerte et sautillante, presque "ethnique", très engageante et dansante. 


Musica - Les Siècles - François-Xavier Roth - Steve Reich - Photo: lfdd


Bach - Magnificat en ré majeur BWV 243 (1728-31)

Le Magnificat de Bach, joué sur des instruments anciens - en particulier les bois - donne aussi un côté jubilatoire à cette prière et il faut noter les solistes - magnifiques - de l'Ensemble Aede (Elise Benedes, Agathe Peyrat, Sorin Dimitrascu, Anaïs Bertrand, Florent Thious, Marc Valero et Laia Cortes), et le public partage la joie que nous sentons parcourir l'ensemble de l'Orchestre "Les Siècles" pour cette magnifique prestation qui s'achève sur un chant plein d'allégresse.   

Musica - Les Siècles - François-Xavier Roth - Jean-Sébastien Bach - Photo: lfdd


Bon Musica

La Fleur du Dimanche


Le programme s'achève ce soir et demain avec:

KLANG4
Salle de la Bourse - 18h30 
avec musiciens live, sampler et platine
Soprano, percussions, récit Françoise Kubler
Clarinette et saxophone Armand Angster
Sampler et platines Pablo Valentino

Électronique et platines Yérri-Gaspar Hummel

DRUM-MACHINESpercussions et électronique

Cité de la musique et de la danse - 20 h 30

Reigen , l'opéra filmé de Philippe Boesmans
Samedi à 20h30 à l'UGC Cité Ciné

mercredi 5 octobre 2016

Musica 2016: le Retour de Kat Onoma et de Billy the Kid, I love you !

Je vous l'avais annoncé, Musica aime toutes les Musiques, et ce soir c'est Rock. Après le rock de Jean-Claude Gallotta, voici celui, historique, mais resuscité de Rodolphe Burger et son Groupe "Kat Onoma" qu'il va rendre présent sur la scène de la Cité de la Musique et de la Danse à Strasbourg.

Pour faire patienter ceux qui piétinent d'impatience et donner envie aux autres, un teaser sur Billy the Kid,




Et une question existentielle sur la vie de Kat Onoma:





Billy the Kid I love you

La soirée se passe en deux parties. La première, mariage de ciné-concert et de concert dessiné est une expérience originale: Sur un triple écran, des images de films en Noir et Blanc font une symphoniqe visuelle à la mémoire du jeune bandit Billy qui va mourir à 21 ans. Chevauchées sauvages, paysages de désert arides, bagares dans les bars servent de toile de fond à une fantaisie visuelle dessinée en direct à deux main par Philippe Dupuy - le dessinateur de BD, sans son Berbérian, mais avec Fanny Michaëlis, sur des écrans d'ordinateur ou une vitre ou encore sur une table. Les images se superposent sur le film créé et monté par Loo Hui Phang à partir de scènes de films connus ou d'archives privées. Cette longue balade vers la mort de Billy - le texte dit: "Amenez-le vers le ranch, le sherif Garret va le tirer comme une fleur" - sera l'occasion pour Rodolphe Bruger et ses accolytes Julien Perrodeau et Philippe Poirier de jouer six morceaux du disque "Play Kat Onoma" entrecoupés d'improvisations dialoguant avec les images en N&B et les dessins ainsi que le texte du film qui content l'histoire, magnifiquement interprétés par Pierre Perrier, Patrick Michaëlis, Geoffrey Carrey, Jean-François Auguste et Loo Hui Phang.

Allez, je vous offre le début du concert "The Radio" et "The Gun"







Play Kat Onoma

La deuxième partie du concert verra une configuration plus classique "concert" avec le deux rescapés de la "Dernière Bande" - Kat Onoma rejoints par Julien Perraudeau, déjà de la précédente aventure et Roméo Poirier à la batterie. Ce sera l'occasion de parcourir un espace-temps plus large avec des morceaux emblématiques du groupe avec entre autres "Far from the Pictures", "Dans la Chambre", "Radio-Activity" comme une lente montée vers le climax. Un beau voyage accompagné par la voix sombre de Rodolphe Burger et des guitares envoûtantes des deux compères et de leurs comparses.

En mémoire, je vous exhume le clip de "La Chambre" de la bande de 1995:

 

Bon spectacle

Bon Musica

La Fleur du Dimanche


Rodolphe Burger / Billy the Kid I love you
soirée en deux parties:
20H30 : Billy The Kid
22h30 : Play Kat Onoma

mardi 4 octobre 2016

Musica le dimanche, c'est Jeudi en Lumière: Donnerstag aus "Licht" à Bâle au Theater

Pour ce dimanche à Bâle, le Festival Musica a fait un énorme cadeau à ses aficionados et fidèles spectateurs: Assister à la troisième création de "Donnerstag aus Licht" de Karlheinz Stockhausen.

Après sa création à Milan en 1981, dans une mise en scène de Luca Ronconi et une représentation au Royal Covent Garden à Londres en 1985, il a fallu attendre plus de trente ans pour à nouveau assister à la première partie du gigantesque projet Licht - 29 heures de musique - que Stockhausen rêvait de pouvoir jouer dans la durée dans un lieu qu'il aurait aimé voir créé avec 7 bâtiments pour cet opéra-fleuve qui parcourt les 7 jours de la semaine.

Et c'est au Theater Basel, ce dimanche 2 octobre que l'événement eut lieu. La représentation des 3 actes précédé d'un "Gruss" (Salut) et clôturé par un "Abschied" (Adieux).

Le "Salut" qui eut lieu dans le foyer du théâtre a surpri plus d'un spectateur. Les membres de l'orchestre, en costume coloré, mêlés à la foule au début, avec leur verre et leur cigarette, sous la direction du chef Titus Engel accueillirent les spectateurs avec leur octuor de cuivres par un quart d'heure de concert, avant de les invitèr à rejoindre la salle.

Acte I : Michaels Jugend - La Jeunesse de Michael

Le premier acte nous montre Michael enfant, à qui sa mère apprend à chanter et à danser pendant qu'une scène récurrente - le gâteau - et le cadeau - d'anniversaire - se déroule dans un espace central vitré avec les trois personnages comme des marionnettes avec une grosse tête: le père, la mère et le jeune Michael. 
Il faut noter la qualité de la scénographie et des décors de Barbara Ehnes et les magnifiques costumes d'Ursula Kudrna. La mise en scène de Lydia Steier et la dramaturgie de Pavel B. Jiracek vont proposer trois univers et trois traitements pour les trois actes de l'opéra.
Pour le premier acte également d'ailleurs puisque qu'après ces leçons de danse et de chant, Michael va apprendre à chasser avec son père. Ces scènes de chasse mises en parallèle avec la fausse-couche de sa mère puis de sa mort, ainsi que l'éducation sentimentale de Michael, d'une Mondeva (Luneve) qui se démultiplie en de coquines créatures (que la père tire allègrement, avant de mourir lui-même. Le premier acte s'achève par une série d'examens plutôt de l'ordre du médical sinon du psychiatrique - transposition des examens - réussis - en musique et danse. Michael a d'ailleurs deux doubles, en plus du chant (magnifique interprétation des ténors Peter Tantsits dans la première partie et de Rolf Romei dans la dernière) en la sonorité d'une trompette (Paul Hubner) et dans les gestes d'une danseuse (Emmanuelle Grach). 

Musica 2016 - Donnerstag aus Licht - Stockhausen - Theater Basel - Festival - Phot:lfdd


Acte II : Michaels Reise um die Erde - Le Voyage de Michael autour de la Terre

Alors que l'Acte, qui puise dans des éléments autobiographiques de la vie de Karlheinz Stockhausen - la mort par euthanasie de la mère avec les nazis, celle du père à la guerre et les examens - il est vrai un peu transposés, le deuxième Acte qui correspond - toujours dans la vie de Stockhausen à son périple d'apprentissage en voyage en Europe, la mise en scène de Lydia Steier en fait plutôt un voyage "autour de ma chambre dans l'asile" - le "nid de coucou" dans sa relecture d'aujourd'hui. Le voyage est cependant présent dans les très belles images vidéo de Chris Kondek sur le cyclo au-dessus de l'espace vitré. Et cet Acte, qui prend la forme d'un concerto de trompette - l'instrument symbole de Michael se conclut pas l'affirmation de la trinité de celui-ci qui va pleinement se déployer dans le troisième Acte.

Musica 2016 - Donnerstag aus Licht - Stockhausen - Theater Basel - Festival - Phot:lfdd


Acte III : Michaels Heimkehr - Le Retour de Michael

Dans ce troisième Acte, composé de deux parties: Festival et Vision, nous assistons effectivement à un "festival" mélange d'une comédie musicale hollywoodienne et d'une grande messe un peu kitsch où les fidèles ont l'air bien naif et docile - et non illuminés par la "révélation" de la vérité de la Musique que Michael rapporte de ses pérégrinations. Mais la foule préfère adorer un robot géant - image du cadeau reçu de sa mère. Mais Luzifer, l'ange déchu, l'homme du samedi et de la mort se rebelle contre cet ordre et s'oppose à Michael. Lui aussi est triple, mais le héros du jour a le dessus et se retire pour célébrer les sept caractéristiques d son nom: Mélodie, Intensité, Chromatique, Harmonie, Audiogramme, Extase et Lumière et apporter la musique de Dieu aux hommes et la musique des hommes à Dieu.... et tout cela avec humour.

Et poésie, car l'adieu "Abschied" se fera après les saluts, dehors, devant le théâtre, une fois les spectateurs partis, il se verront "encerclés par cinq trompettes qui ne les lâcheront pas dans la nuit et sonneront pendant une quinzaine de minutes la formule de Michael, inlassablement, en écho, sur les toits, balcons, fenêtre et même dans la tour de l'église - Elisabethenkirche.

Ambiance:




Un e
xtrait de la bande-annonce:  


Trailer_DONNERSTAG AUS LICHT from Theater Basel


Vous pouvez même revoir la version en entier (réservez-vous un peu de temps (6 heures). C'est ici:
https://sonostream.tv/stream/donnerstag-aus-licht-2016-10-01


Bon Musica

La Fleur du Dimanche

samedi 1 octobre 2016

Les folles nuits de Musica avec eRikm, danseur de platines

Un soir au Point d'Eau, un danseur contemporain, Jean-Chaude Gallotta, qui danse le rock et le lendemain, à 22h30, eRikm, artiste protéiforme, musicien peintre, plasticiens, improvisateur, compositeur (nous l'avons vu avec sa pièce acousmatique "Draumaligur, membre fantôme" samedi dernier) fait danser les platines, ou plutôt fait danser ses doigts sur les platines et les ables de mixages et les potentiomètres.


Musica 2016 - eRikm - Photo: lfdd

Dans une lumière rouge foncé, debout devant une table avec ses multiples sources de musique, il crée des univers à partir de disques contenant déjà de ambiances sonores ou des voix qu'il va retravailler, mixer et mettre en boucle pour nous emmener dans une balade d'une heure où notre imaginaire va se laisser aller entre incantations, rythmes, craquements, bruits parasites, ou de circulation (bord d'autoroute ou de route de campagne, ou passages d'avions) pour nous mener jusqu'à une chute répétée et qui s'assourdit.


Musica 2016 - eRikm - Photo: lfdd

Un vrai ballet, du corps, des gestes et des doigt qui virevoltent à la vitesse de la lumière pour nous faire passer le mur du son en cette after-soirée d'un Musica 2016 décidément très éclectique.






Bon Musica

La Fleur du Dimanche

vendredi 30 septembre 2016

Danse et Musica : Drôle de rencontre au Point d’Eau

Nous connaissons l’esprit d’ouverture de Musica, sa volonté de chercher à la marge, de creuser de nouvelles pistes et de mixer les autres modes d’expression (cinéma, concert de Kat Onoma, ..). Trouver un spectacle de danse dans le programme de Musica n’est qu’une demi-surprise, même si le spectacle s’intitule "My Rock". 

Mais à y regarder de plus près, les liens se tissent. Jean-Claude Gallotta se réfère, dans son travail – et pour cette pièce - à Merce Cunningham dont on connait la proximité avec John Cage. Et sa méthode de travail, telle qu’il a pu l’exposer au public resté à la rencontre après le spectacle au Point d’Eau à Ostwald, suit la même ligne: Il crée ses chorégraphies dans le silence et ensuite il les fait "habiter" par les danseurs – non définis au départ - sur l’espace du plateau et affinant la chorégraphie. 
"Si le plateau l’accepte", c’est bon, cela sera dans le spectacle. Il en est de même pour les douze morceaux de rock qu’il a finalement gardés sur la masse de tous ceux qu’il avait envie de montrer. Il faut que l’ensemble fonctionne !

Nous avons donc droit à une panoplie de chanteurs et de groupes et quelques découvertes – et même une surprise: Le morceau des Beatles, que chacun va se chanter dans sa tête pendant que le couple de danseurs sur scène danse un rock endiablé dans le silence. Cela démarre par Elvis Presley, "The King", celui par qui cette musique pleine "d’amour" - dans tous les sens – et nous l’avons bien senti sur la scène – a bouleversé la vie et la culture. Au même moment où, justement à New-York Cunningham a bouleversé la danse contemporaine en intégrant lui aussi la musique contemporaine et les artistes plasticiens de l’époque dans ses spectacles. 

Jean-Claude Gallotta qui, tel Hitchkock, passe en fond de scène avec son chapeau (héritage de, et hommage à son père) lors du premier tableau, derrière ses danseurs - tous différents, chacun et chacune avec ses caractéristique et son originalité. Allez, citons-les:
Agnès Canova, Ximena Figueroa, Paul Gouëllo, Ibrahim Guétissi, Georgia Ives, Bernardita Moya Alcade, Fuxi Li, Lilou Niang, Jérémy Sylvetti, Gaetano Vaccaro, Thierry Verger et Béatrice Warrand...

Lui-même, le grand Jean-Claude, va esquisser de temps en temps quelques pas de danse, prémisses d’un autre spectacle rêvé, mais surtout nous raconter, pour chaque morceau qu’il a gardé "son" rapport à cette musique  qui l’a construit.

Des Rolling Stones aux Who, de Bob Dylan à Léonard Cohen, de Nirvana au Velvet Underground, de Nick Drake (mort trop jeune et dont une des dernière lettre disait; "Je ne trouve plus mes mots") à Nirvana et Kurt Kobain, qui lui a dit "Il vaut mieux brûler que de se faner", ses histoires et sa lecture des morceaux choisis ont appelé dans les mémoires (en tout cas celle des moins jeunes) quelques souvenirs et nostalgies ou réminiscences heureuses.  
Le tout se concluant par un magnifique "Gloria" de Patti Smith avec une montée en puissance également sur la scène où l’ensemble des danseurs à l’unisson partaient dans une ronde endiablée avant de trouver l’unisson avec Wilson Picket et la scène partagée par les spectateurs dont les jambes démangeaient depuis trop longtemps...

Musica 2016 - Gallotta  - My Rock - Photo: lfdd

Jean-Claude Gallotta a promis de refaire une version "féminine" de My Rock, nous l’attendons avec impatience…  Et nous nous disons que la "musique contemporaine" c’est cela aussi.


Musica 2016 - Gallotta  - My Rock - Photo: lfdd

Bon Musica

La Fleur du Dimanche

Le site de Jean-Claude Gallotta est là: 
http://www.gallotta-danse.com/spip.php



L’Accroche-Note à Musica : Variété et variations

L’ensemble de musique contemporaine à dimension variable l’Accroche-Note est bien connu à Strasbourg – ailleurs également. Le concert qu’ils ont donné à la salle de la Bourse a encore montré l’étendue de leur talent et la variété de leur répertoire. 
Bien que très cohérent dans son ensemble, le concert a rassemblé un solo de clarinette d’Alberto Posadas, un poème chanté d’Ahmed Essyad, une pièce avec piano très forte du compositeur strasbourgeois Christophe Bertrand et une miniature très fantaisiste de Martin Matalon.

Pour la première Pièce, Armand Angster, pendant les douze minutes sans répit  que dure "Sinolon" d’Alberto Posadas, "habitait" la musique avec ses variations de timbres, ses micro-intervales, ses multiphoniques, ses glissandis, ses trémolos de gammes bi-chromatiques, et toutes ses variations avec une concentration et une virtuosité parfaite en réalisant "l’unité de la diversité". Un grand moment.

La deuxième pièce, d’Ahmed Essyad donne la part belle à la voix, et celle, magnifique de Françoise Kubler va nous conter l’histoire du diable, qui va écrire sa "Lettre d’amour" à Dieu. Elle est harmonieusement soutenue et accompagnée par l’orchestration mêlant des sonorités arabo-andalouses à la composition contemporaine. Et l’on se surprend à essayer de savoir si, quand le diable est franc quand il dit : 
"Dis-toi que, si je suis dans le blasphème, ou si je suis dans la foi, tout est tissé par toi, tout est à toi. Je n’ai agi que par amour."

Musica 2016 - Accroche-Note - Christophe Bertrand - Photo: lfdd


Pour la troisième pièce, "La chute du rouge", de Christophe Bertrand, très sobre et forte en même temps, intense et qui s’achève en de calmes accords, nous nous prenons à regretter que le jeune compositeur ne puisse plus nous présenter de nouvelles œuvres.

Le concert s’achève avec une pièce de Martin Matalon, "la carta", petite miniature pleine d’humour de dix-sept minutes, composée de neuf mouvements qui s’enchaînent et où les trois instrumentistes se passent le relais à tisser une oeuvre délicate et hétéroclite en soutenant la "chanteuse" qui va explorer la totalité du registre de ce qui peut sortir de la bouche comme sons:
mots, borborygmes, onomatopées, souffles, vocalises, claquements de bouche ou de langue, plops, incantations, soupirs, rires, râles, sifflements, crachotement, sons tenus, rires chantés,  expirations, sifflements, lamentations,  mélopées,…  tout cela en sons réels et retravaillés avec des effets, roulements, échos, et de l’électronique qui donnent à la pièce une atmosphère surréaliste et presque comique.

Musica 2016 - Accroche-Note  - Martin Matalon - Photo: lfdd

Bon Musica

La Fleur du Dimanche

La géométrie variable de l'Accroche Note ce soir-là fut composé de:
Armand Angster (Clarinette), Françoise Kubler (Soprano), Emmanuel Séjourné (Direction pour Lettre d'amour et Percussion), Hélène Breschand (Harpe), Marie-Andrée Jeorger (Accordéon), Fabio Codoi (Piano), Christophe Beau (Violoncelle), Jean-Daniel Hégé (Contrebasse)

jeudi 29 septembre 2016

Musica 2016 et le "Temps présent": Pierre Henry sculpte le son, Thierry Balasse l'éclaire

Nous avons pu voir Thierry Balasse à l'ouvre la semaine dernière à la console pour le concert de Pierre Henry avec sa création "Chroniques Terriennes" et une version de son "Dracula".

Mais la surprise du "Concert pour le temps présent" autour de l'oeuvre de Pierre Henry et Michel Colombier datant de 1967 fut plus qu'agréable, jubilatoire !

C'est par la création de la pièce "Fanfare et arc-en-ciel", spécialement créée par Pierre Henri pour cette soirée exceptionnelle qu'a démarré le programme dans cette salle de la Cité de la Musique et de la Danse. Une véritable "expérience acousmatique" comme l'a annoncé Thierry Balasse aux spectateurs qui remplissaient la salle.
Effectivement, comme pour les concerts du samedi 24 septembre (voir le billet ici). 
En effet, pas d'orchestre, mais des hauts-parleurs disposés sur scène, accrochés aux cintres et éparpillés autour de la salle. Le petit plus, ce fut l'éclairage artistiquement réalise de ces objets hétéroclites et de leur mise en lumière selon qu'ils étaient ou non sollicités, selon les sons qu'ils devaient produire. En quelque sorte, Pierre Henry était le sculpteur des sons et Thierry Balasse le metteur en espace. Et l'on pouvait très concrètement se rendre compte dans un épisode vers la fin de la pièce, quand le son, mélange d'électronique et de percussion voyageait d'un haut-parleur ou d'un groupe de hauts-parleurs vers les autres de la qualité de son qui changeait, on pouvait donc voir-entendre son caractère, sa couleur, changer et former un vrai arc-en ciel comme annoncé dans le titre. Pour ce qui est de la "Fanfare", celle qui a ouvert les festivités, Pierre Henry s'est servi d'un extrait de "La Péri ou La Fleur d'Immortalité", un poème dansé de Paul Dukas.

Musica 2016 - Thierry Balasse - Inouïe - Fusion A.A.N. - Photo: lfdd


La deuxième pièce "Fusion A.A.N." a permis à l'ensemble de la compagnie Inouïe de Thierry Balasse à la fois d'improviser dans un cadre donné mais également de marier les sons analogiques et les sons électroniques dans une gestuelle directe et (presque) sans ordinateur: le piano préparé avec Cécile Maisonhaute, les percussions et le hang avec Eric Groleau, le "spatialisateur" et les synthétiseurs avec Benoît Meurant, la guitare électrique avec Eric Löhrer, la basse avec Elise Blanchard, les bagues larsen et le cadre de piano avec Thierry Balasse.

Musica 2016 - Thierry Balasse - Inouïe - Messe pour le Temps Présent - live - Pierre Henry - Photo: lfdd


Le clou de la soirée fut bien sûr la "reconstitution" avec (si possible) les instruments d'origine de "La Messe pour le temps présent" créée par Pierre Henry et Michel Colombier (qui avait fait les enregistrement de tous les sons rock, jerk, slow, etc. par un orchestre et ses instruments en studio toute une journée, avant que  Pierre Henry prenne ses ciseaux (et ses synthétiseurs).
La version ainsi exhumée telle une pièce d'archéologie et reconstituée par de vrais musiciens en "direct live", mélange d'ailleurs de deux versions différentes - celle qui existe sur disque et celle qui servit de musique pour le Ballet de Béjart resurgit ainsi nos seulement à nos oreilles, mais également sous nos yeux, avec à la fois l'orchestre Rock, mais également les synthé, les Moog, la table de mixage -hsitorique de Pierre Henry, des synthétiseurs de l'époque - le synthi VCS3 ou le Synhty AKS - et un thérémine (qui remplaçait un modulateur).

Alors pour vous faire regretter de ne pas y avoir été - ou pour vous permettre de comparer les versions live et le disque, voici le "tube": "Psyché Rock"






La reconstitution et le mise en espace et en gestes fut un moment de nostalgie émouvante, et l'on s'est cru à rêver à la reconstitution du groupe Spooky Tooth qui aurait pris la suite.
Bon, allez, je vous l'offre:

Pierre Henry & Spooky Tooth - 1969 - Ceremony... par meir-rivkin



Bon concerts, et bon Musica

La Fleur du Dimanche

Ce soir, à la Salle de la Bourse à 16h30 : L'Accroche Note et de la Musique de Chambre

Et à 20h30 au Point d'Eau à Ostwald, cela danse avec Jean-Claude Gallotta: My Rock 


      



mardi 27 septembre 2016

Un Art 8 1/2 à Musica : Cinéma muet et Musique improvisée par Jean-François Zygel

Grande (et longue, au point d'être découpée en deux) soirée que nous propose Musica dans son esprit d'ouverture aux autres Arts:

Un projection d'un film "muet", beau pari !

Et pari complètement réussi: la plus grande salle du cinéma UGC de Strasbourg pleine à craquer pour deux longues soirées de projection de plus de 3 heures avec le film - le monument devrait-on dire - "Les Misérables" dans la version réalisée par Henri Frescourt en 1925, et non pas "accompagnée", mais dynamisée, sinon "dynamitée" par Jean-François Zygel, compositeur et improvisateur, Victoire de la Musique 2006 et animateur de l'émission de radio "La preuve par Z" sur France Inter.

Son talent d'animateur est évident.  Lors des présentations de ces deux soirées, il nous raconte avec énergie la naissance du cinéma et de la musique d'accompagnement, musique qui aujourd'hui n'a plus la même raison d'être et pourrait accéder au rang d'Art majeur - je propose le 8 1/2 !

Cela devient une évidence devant le talent d'improvisation et d'invention de Jean-François Zygel, collant aux images, suspendant quelques notes pour faire planer un silence intrigant ou inquiétant, nous rappelant des airs que nous devons découvrir entre les notes qu'il joue, que ce soient des chansons populaires, des airs romantiques, des chants guerriers et révolutionnaires ou tout simplement de ses compositions qui vont soutenir et éclairer l'action de ce film magnifique et, comme le dit Jean-François Zygel "qui incarne l'invisible mouvement de leur âme et des passions qui les animent".

Musica 2016 - Les Misérables - UGC - Jean-François Zygel- Photo: lfdd

L'histoire des Misérables, qui ne la connait? Qui ne connait Jean Valjean, ancien bagnard qui par la grâce de Monseigneur Myriel auquel il a dérobé de l'or, décide de changer de vie, de faire le bien et  va s'occuper en particulier de Fantine et de sa fille Cosette.
Qui ne se souvient de Javert qui va se trouver régulièrement en travers de son chemin, des Thénardier et de Marius, tiraillé entre son père et son grand-père.
Qui ne se souvient de la fresque historique - que ce soit dans le livre de Victor Hugo et au cinéma - sur presque un siècle imbrique la vie des héros dans le cours des événéments (de la bataille de Waterloo à la commune de Paris).
Le film, restauré avec les "couleurs" de l'époque est magnifique, les acteurs impeccables, leur jeu - en particulier celui de Gabriel Gabro en Jean Valjean - non surjoué, et la mise en scène et la réalisation d'Henri Frescourt impeccable. Les décors qu'il a trouvé - même en extérieur - tous magnifiques. Il faut juste encore rappeler que Henri Frescourt était un grand "Feuilletoniste" du cinéma muet, une époque (d'avant la télé) où l'on faisait aussi des "séries", le film étant projeté par épisodes successifs  - chaque semaine un nouveau - ce qui explique les 4 parties des Misérables auxquelles nous avons eu droit en deux soirées magnifiques.

Merci Monsieur Frescour, merci Monsieur Zygel et merci à Musica et à l'UGC pour le spectacle.



Musica à l'UGC avec Jean-François Zigel: les Misérables - Photo: lfdd



La Fleur du Dimanche  




Musica 2016: un trio dans l'espace, un opéra en chambre et... soirée ciné

Après un samedi extra-ordinaire, un dimanche "ordinaire" à Musica, c'est au moins trois concerts....
Celui du matin nous fait prendre le chemin excentré de l'auditorium de France 3 Alsace - et non de l'habituelle salle de la Bourse, et la raison, on l'imagine, n'est pas dans le programme, ni la distribution, mais dans la mise en scène.
Le cyclo de l'auditorium a donné toutes ses capacités au talent des musiciens et à la mise en espace de la musique voulue par Kurtag et Stroppa.


Aimard - Simpson - Tamesit

Il faut dire que le trio virtuose de musiciens - Pierre-Laurent Aimard au piano, Mark Simpson à la clarinette et Antoine Tamestit à l'alto, ont brillé avec brio dans ce trio entrelacé de compositeur qui se rendent des hommages rebondissants (avec un Béla Bartok qui s'immisce en silence dans le lot).


Musica 2016 - Pierre-Laurent Aimard - Antoine Tamesit - Györki Kurtag - Photo: lfdd

Musica 2016 - Pierre-Laurent Aimard - Antoine Tamesit - Györki Kurtag - Photo: lfdd

Le concert, enroulé et centré autour de Robert Schumann (c'est à lui que l'hommage au final est rendu) présente quelques pages colorées du compositeur: des extraits de "Bunte Blätter, opus 99" qui sont de petits bijoux de concentration (on retrouve l'esprit du concert du samedi matin), concentration et densité, aller jusqu'à la substantifique moelle, tel pourrait être le leitmotiv du concert: 
Autant dans l'hommage aux "Märchenerzählungen" de Schumann dans "Hommage à R. Sch. opus 15d" de György Kurtag que dans ses "jeux" - "Jelek, Jatékok es üzenetek" et "Jatékokt" que dans l'hommage de Marco Stroppa à un maître dont il estime les leçons de musique "inoubliables", les pièces sont ciselées comme des haïkus, petits bijousx sonores, magnifiques dialogues entre les deux - ou trois dans les trios - instruments avec une véritable écoute et symbiose entre les musiciens.


Musica 2016 - Pierre-Laurent Aimard - Mark Simpson - Antoine Tamesit -  Marco Stroppa - Photo: lfdd

Musica 2016 - Pierre-Laurent Aimard - Mark Simpson - Antoine Tamesit -  Marco Stroppa - Photo: lfdd

Musica 2016 - Pierre-Laurent Aimard - Mark Simpson - Antoine Tamesit -  Marco Stroppa - Photo: lfdd

Concernant la pièce de Marco Stroppa "Hommage à Guy K.", il faut noter la conception spatiale de l'interprétation et de par certaines techniques de jeu (par exemple le fait de faire jouer l'alto et la clarinette "dans" le piano) amène des sonorités étonnantes et inouïes.
Le concert fut un beau voyage dans le rêve et le fantastique.

Mririda

L'après-midi fut consacré à un opéra de chambre, à la Cité de la musique et de la danse. L'Ensemble Orchestral du Conservatoire et de l'Académie de Musique de Strasbourg y ont interprété en création mondiale une commande de l'Opéra national du Rhin, "Mririda" d'Ahmed Essyad sur un livret de Claudine Galéa dans une mise en scène et des décors d'Olivier Achard. L'ensemble orchestral a préparé la représentation sous la responsabilité d'Armand Angster et c'est Léo Warynski qui a dirigé la représentation, Sandrine Abello, elle, dirigeant les choeurs de l'Opéra national du Rhin.




La pièce est inspirée de la vie d'une poétesse qui a vécu en femme libre dans le Haut-Atlas. Ahmed Essyad en fait une histoire universelle qui interroge la violence, la guerre, la place de la femme et sa quête de liberté à travers un village qui risque d'être détruit par les soldats. Une histoire qui trouve un écho de triste actualité encore de nos jours.


Les Misérables

La soirée cinéma démarre après la pause... et la présentation de Jean-François Zygel (la suite ici):


Musica à l'UGC avec Jean-François Zigel: les Misérables - Photo: lfdd

Bon Musica

La Fleur du Dimanche

Rappel: le début de Musica est là:
MUSICA 2016 - Début de l'Odyssée à l'UGC et à la Bourse, au PMC et au Point d'Eau à Ostwald