Affichage des articles dont le libellé est Prix Nobel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Prix Nobel. Afficher tous les articles

dimanche 11 décembre 2022

Ce que pense l'I.A. du calendrier 2023 double et le Nobel à Ernaux pour venger sa race

 J'avais des doutes et j'ai failli ne pas faire de calendrier. Finalement vous m'avez convaincu, et même d'en faire deux. Ansi vous avez le choix. Vous avez plus de détails à la fin de ce billet*. Voila déjà les fleurs heureuses élues pour une année de beauté:

Janvier:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - janvier - Photo: Robert Becker


Février:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - février - Photo: Robert Becker


Mars :

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - mars - Photo: Robert Becker


Avril:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - avril - Photo: Robert Becker


Mai:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - mai  - Photo: Robert Becker


Juin:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - juin - Photo: Robert Becker


Juin - version 2 :

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - juin - Version 2 - Photo: Robert Becke


Juillet:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - juillet - Photo: Robert Becker


Août:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - août - Photo: Robert Becker


Septembre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - septembre - Photo: Robert Becker


Septembre- version 2:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - septembre - version 2 - Photo: Robert Becker


Octobre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - octobre - Photo: Robert Becker


Novembre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - novembre - Photo: Robert Becker


Décembre:

Calendrier de La Fleur du Dimanche 2023 - décembre - Photo: Robert Becker

Ce billet ne déroge pas à la règle des billets dominicaux et je vous offre les TVA (Textes à Valeur Ajouté).

Le premier concerne Annie Ernaux qui vient de recevoir le Prix Nobel de Littérature et dont j'avais plus tôt, avec son livre "Les Années" qui avait été lus par Dominique Blanc au TNS le 12 janvier 2016 et je vous avais offert un "extrait" de son livre "Retour à Yvetôt" le 14 juillet 2019. Ainsi que récemment avec "Le Jeune Homme", dont je vous offrais un autre extrait le 12 juin de cette année.

Elle commence son discours de réception par:

"Par où commencer? "  Bonne question, je trouve. La Palisse dirait la même chose...

Elle continue: "Cette question, je me la suis posée des dizaines de fois devant la page blanche. Comme s'il me fallait trouver la phrase, la seule qui me permettra d'entrer dans l'écriture du livre et lèvera d'un seul coup tous les doutes. Une sorte de clé.

Et après mûre réflexion - et un bon moment de discours, elle constate:

"Si je me retourne sur le promesse faite à vingt ans de venger ma race, je ne saurai dire si j'e l'ai réalisée."


Moi de mon côté j'ai posé la question "du calendrier à une intelligence artificielle - ChatGPT, celle qui va révolutionner votre futur, vous ne le saviez pas encore?

Eh bien je vous laisse deviner ce que cela promet pour 2023 et après. Je vous mets les trois questions que j'ai posées à ce "robot", qui répond à toutes les questions (sauf les délicates et les clivantes) et vous laisse découvrir et juger de ce que cela présage pour le futur:





J'ai fait un deuxième test, moins concluant celui-là en lui posant la question sur le mot Gobelin qui vient d'être sacré "Mot de l'Année 2022" par le dictionnaire Oxford. Le saviez-vous?

Eh bien le robot ChatGPT lui non plus ne l'a pas appris, il est resté près des lutins:



Alors pour vous éclairer votre lanterne, je vous ai trouvé une réponse plus adaptée dans le journal (en ligne 24 heures au Canada). Voici ce qu'en dit Jean-Michel Clermont-Goulin:

"Le plancher de votre chambre est recouvert de vêtements et d’objets laissés à l’abandon? Votre routine de self-care prend le bord la plupart du temps? Eh bien, vous êtes peut-être tombé en «mode gobelin», qui vient d’être désigné «mot de l’année 2022» par le dictionnaire anglais Oxford. 
C'est quoi, au juste, le «mode gobelin»? 
Selon le dictionnaire Oxford, le goblin mode décrit le comportement de quelqu'un qui «aime se faire plaisir et qui n'en a pas honte, qui est paresseux, qui est négligé ou glouton, et qui rejette généralement les normes ou les attentes sociales». 
   Voici un exemple de comportement que pourrait avoir une personne en mode gobelin. Elle pourrait se réveiller à 4h du matin et aller se préparer une collation, vêtue d’un simple t-shirt. Cette collation, au goût douteux, pourrait consister en une tranche de fromage Kraft avec du chocolat fondu sur le dessus. 
«C’est un soulagement» 
Avec les trois dernières années pandémiques, «le “mode gobelin” résonne avec tous ceux qui se sentent un peu dépassés en ce moment», a affirmé dans un communiqué Casper Grathwohl de l’Oxford University Press (OUP), qui publie le dictionnaire.
Selon lui, c’est un soulagement de pouvoir être autre chose que la meilleure version de nous-même qu’on est encouragé à montrer sur Instagram ou TikTok. 
Pour la première fois, le «mot de l’année» a été choisi par le public, qui devait choisir entre trois termes ou expressions proposés par un groupe de lexicographes de l’OUP: «mode gobelin», «métavers» ou «#IStandWith», un mot-clic apparu avec la guerre en Ukraine. 
«Mode gobelin» a été choisi par 318 950 personnes, obtenant 93% de tous les votes recueillis."

Bon, pour finir le tour d'horizon des robots, de la même famille que ChatGPT mais versant image - il crée à votre demande des images qui correspondent à la description que vous lui faites avec vos mots. Il s'appelle Dall-E et je lui ai demandé de me faire concurrence avec une photo pour le calendrier version calendrier de la Poste, voici ce qu'il me propose - en voulez-vous un ?


Calandrier 2023 - La Fleur du Dimanche version Dall-E - inspiration La Poste


Conne nous sommes en fin d'année et que le temps passe, je vous offre de vieilles chansons qui parlent de fleur. De Laurent Voulzy, Le pouvoir des Fleurs:





De Julien Clerc, Les Fleurs des gares :





Et plus récente, les Fleurs de Bertrand Belin:




Bon Dimanche 


La Fleur du Dimanche


* Pour le calendrier, soit vous prenez la version plébiscitée par les votes sur  les réseaux sociaux (les mails c'est plus dur pour voter), donc la version 1 - soit vous préférez la version alternative (les images de base V1 et là où il est dit V2 pour les mois à choix: juin et septembre). 

Vous pouvez aussi commander les deux versions, V1 et V2, je vous ferai une réduction. Pareil si vous prenez les deux de la même version. 

Et si vous commandez rapidement (avant le 13 décembre 2022) je vous ferai une réduction supplémentaire sur le tarif annoncé.

Le tarif de base, pour un calendrier double A4 (photo en haut et dates du mois en bas), sur luxueux papier glacé supérieur 300 grammes:  25 Euros + frais d'envoi

Pour deux calendriers :  40 Euros + frais d'envoi.

Si vous pouvez les récupérer sur Strasbourg, il n'y aura pas de frais d'envoi.

Si vous voulez un calendrier "personnalisé", c'est possible aussi, merci de me le demander

Pour les commandes, me contacter en envoyant un mail via le lien ci-dessous en précisant votre adresse et le (ou les) calendriers choisis et la quantité.

https://www.blogger.com/profile/02337552699115179989

samedi 4 février 2017

Neige au TNS: K. - Ka - Kar - Kars

La programmation du TNS est riche cette année, entre la programmation de la saison et les manifestations Off de "l'Autre Saison" avec quelquefois de vrais spectacles dont l'entrée est gratuite sur réservation. Le dernier, "La fonction Ravel" de et par Claude Duparfait, en collaboration avec Célie Pauthe et au piano François Dumont était une très belle réussite...


TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


Et pour ne pas mettre les petits plats dans les grands, pendant que se joue "Erich von Stroheim" à la salle Koltes - voir mon billet du 1er février - à la Salle Gruber démarre le lendemain "Neige" d'Ohran Pamuk, une pièce-fleuve de quatre heures - entracte compris! 
La pièce, adaptée du roman éponyme par Waddah Saab et Blandine Savetier avec l’aide amicale d'Orhan Pamuk lui-même et mise en scène par Blandine Savetier trouve ici sa bonne durée, en tout cas pour ceux qui n'ont pas le le roman.
Le roman d'Ohran Pamuk, écrit entre 1999 et 2001 et publié en 2012, en France en 2005 (Prix Médicis étranger, alors que Pamuk se voit remettre le Prix Nobel de Littérature en 2006) raconte l'histoire du poète Ka qui revient en Turquie après douze années d'exil en Allemagne. Il part pour un journal d'Istanbul enquêter sur le suicide de jeunes femmes voilées et sur les élections municipales à Kars, ville à l'Est, près de la frontière arménienne.  
Ka espère aussi retrouver la belle Ípek, qu'il a naguère connu et qui vient de divorcer. La neige qui s'abat sur la ville et bloque les accès.

TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


K. - Ka - Kar - Kars

La pièce commence comme une enquête journalistique, continue comme un roman d'amour, se change en histoire policière pour finir en spectacle de théâtre brechtien mitonné d'espionnage.
Le personnage de Ka renvoie bien sûr à Kafka et les situations, que ce soit la surveillance policière, ou quelques personnages en peu hors de la réalité, et même une scène d'assassinat dans un café dans une mise en scène alternée entre l'action, une scène d'amour (de retrouvailles) et un dialogue prémonitoire entre un directeur d'école et son "éxécuteur" islamiste.


TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


La neige baigne de son atmosphère étouffée le décor - notez les "images mentales" d'atmosphère de la vidéo pour certaines tournées dans la ville sous la neige et soyez attentifs aux "fondus" entre les plans, qui quelquefois en font y surgir des fantômes. N'oubliez pas non plus qu'en Turc, la neige se nomme "Kar" (titre original du roman.
La pièce est magnifiquement interprétée, en particulier par Sharif Andoura (Ka) et la belle Ipek (Mina Kawani), Julie Pilod (Kadife), mais aussi Raoul Fernandez pour ses nombreux rôles, ainsi que Cyril Gueï, Mina Kavani, Sava Lolov, Philippe Smith ,Irina Solano et Souleymane Sylla. Elle nous met au coeur d'une problématique qui est redevenue d'une brûlante actualité (on pourrait même dire qu'Ohran Pamuk avec Neige a fait preuve d'une écriture visionnaire.



TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez

Les différentes séquences et péripéties nous permettre de rentrer au coeur de réflexions sensibles traitées avec intelligence, comme la question du voile, de la religion et de la laïcité, du patriotisme, du coup d'état et de la dictature, de la liberté et de l'art, de l'identité, du pouvoir et de l'amour bien sûr...

Pour Blandine Savetier, "sa force est de donner la parole à tous les courants de pensée, il ouvre un "entre-deux", une rencontre."
"Tout le roman est traversé par la question de l'engagement. Dans une société en crise grave, presque au bord de sombrer, alors que des changements politiques menacent de remettre en question les conditions mêmes de toute expression artistique, peut-on continuer à faire l'art qu'on a toujours fait, comme si de rien n'était ?"
Le résultat cependant n'a rien d'un discours politique, mais trouve un rythme enlevé qui, au fil des péripéties de chaque personnage rencontré rebondit pour nous happer dans le déroulement de cette fable politique. Et nous permet de mûrir notre réflexion sur ce sujet brûlant (comme la neige ?)...


Bon spectacle

La Fleur du Dimanche


NEIGE
du 1er au 16 février au TNS Strasbourg

D’après le roman de Orhan Pamuk
Traduction Valérie Gay-Aksoy - Blandine Savetier - Waddah Saab
Mise en scène Blandine Savetier

Adaptation Waddah Saab - Blandine Savetier avec l’aide amicale de
Orhan Pamuk

Avec
Sharif Andoura
Raoul Fernandez
Cyril Gueï
Mina Kavani
Sava Lolov
Julie Pilod
Philippe Smith
Irina Solano
Souleymane Sylla

Dramaturgie et collaboration artistique
Waddah Saab

Assistanat à la mise en scène
Florent Jacob

Scénographie
Ludovic Riochet
en collaboration avec
Blandine Savetier et Florent Jacob

Accessoires et assistanat à la scénographie
Heidi Folliet

Lumière
Daniel Lévy

Musique
SAYCET

Vidéo
Victor Egéa

Costumes
Léa Gadbois-Lamer

Dessins et graphisme
Jérémy Piningre

Stagiaire mise en scène
Marina Dumont

Réalisation des films
Johan Legraie et Blandine Savetier (à Kars) | Claire Rouvillain, Morganne Shelford et Sarah Tcheurekdjian (à Paris) | Montages Cécile Dubois | Effets spéciaux Stef Meyer
Témoignages audio
Baya Belal et Laurent Papot

Blandine Savetier est metteure en scène associée au TNS

Le décor et les costumes sont réalisés par les ateliers du TNS
Le roman Neige est publié aux éditions Gallimard

Équipe technique de la compagnie : Régie générale Romain Crivellari

Production Théâtre National de Strasbourg, Compagnie Longtemps je me suis couché de bonne heure
Coproduction La Filature – Scène nationale de Mulhouse, Théâtre des Quartiers d’Ivry – La Manufacture des Œillets, Le Liberté – Scène nationale de Toulon, La Criée – Théâtre national de Marseille, Maison de la Culture de Bourges, La Comédie de Saint-Étienne – Centre dramatique national
Avec le soutien de la DGCA, de La Colline – théâtre national, du TARMAC – La Scène internationale francophone, de la Gaîté Lyrique et des Plateaux Sauvages, de la Friche la Belle de Mai, de Rencontres à l’échelle pour les résidences de création
Avec l’aide de la DRAC Hauts-de-France et du Conseil Départemental du Pas-de-Calais
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec la participation filmée du public des Plateaux Sauvages, Paris
Le spectacle fait partie du programme CircleS de l’Institut Français

D’après le livre Neige de Orhan Pamuk – Copyright 2002, Iletism Yayincilik A.S All rights reserved

Création le 1er février 2017 au Théâtre National de Strasbourg

dimanche 3 avril 2016

La vie n'est qu'une parenthèse entre deux improvisation - Imre Kertész

Le TVA du jour est un hommage à un grand écrivain, doué d'humour qui vient de mourir ce jeudi 31 mars à Budapest.
C'est le premier écrivain prix Nobel hongrois qui a tenu à écrire dans sa langue et rester dans son pays pour décrire sa vie de l'intérieur.


Jonquilles et tulipes - Photo: lfdd

En quelques phrases, des bribes de ce qu'il dit devraient vous donner envie de lire ses livres....
 «Ce qu’il contient d’autobiographique, c’est l’omission de tout élément autobiographique dans l’intérêt d’une fidélité supérieure», Imre Kertész - Journal de galère (Actes Sud, 2010)

«Il a fallu survivre aux nazis. A l’époque bolchevique, il n’y avait aucun espoir de survie : le système ne semblait pas devoir disparaître un jour. Pourtant je n’ai jamais accepté son existence. Je ne me suis pas inséré dans sa pensée, je n’ai pas pratiqué son langage, je ne me suis pas installé dans ce qu’on appelle la vie normale […]. Je vis maintenant pour la première fois dans un monde qu’on peut dire réel. Comment est-il ? Absurde, lui aussi ; mais au moins son absurdité est-elle réelle.»

«Au cours de ces années j’ai pris conscience de la nature véritable de mon travail qui n’est fondamentalement rien d’autre que de creuser, continuer et finir de creuser cette tombe que d’autres ont commencé à creuser pour moi dans les nuages, dans les vents, dans le néant.»

«Le suicide qui me convient le mieux est manifestement la vie» (en 1974). C’est le même homme, épuisé, à la fin de l’Ultime auberge, qui constate : «J’ai réussi tout ce à quoi j’ai aspiré dans la vie, et ces succès montrent que j’aspirais à mon propre anéantissement.» On n’ira pas chercher de consolation chez le Hongrois, mais quelques leçons d’histoire, de courage et de littérature : «L’importance inestimable du roman : c’est un processus grâce auquel on se réapproprie sa vie.» 

Ces extraits - et d'autres - vous les retrouverez dans l'article de Claire Devarrieux KADDISH POUR KERTÉSZ dans Libération


Dans son livre "Etre sans destin"  il dit: «Il fallait faire comprendre que l’Holocauste ne se résume pas à une guerre entre Allemands et Juifs, nous avait-il confié. L’enjeu, au contraire, c’est la civilisation dans laquelle l’Europe a grandi. Or, depuis Auschwitz, cette civilisation n’est plus valide. Et l’avenir n’est envisageable que si l’Europe accepte ce fait : l’Holocauste n’est pas seulement l’œuvre des Allemands, c’est toute la civilisation européenne qui s’y reflète. C’est ce que j’ai plus tard appelé “l’universalité de l’Holocauste”. […] «Tout un monde, toutes les valeurs d’une civilisation se sont échouées à Auschwitz. C’est cela qui fait la différence entre Auschwitz et les autres génocides : toute la culture européenne, nommons-la culture chrétienne, est touchée.» Mais, ajoutait-il, «l’Europe doit accepter Auschwitz et continuer de vivre avec. C’est une lutte, mais c’est la seule façon de poursuivre l’histoire, de surmonter la barbarie.»

La suite dans l'article de Coralie Schaub: IMRE KERTÉSZ : POST-SCRIPTUM


Bonne Lecture

La Fleur du Dimanche