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jeudi 21 mai 2026

Croire aux Fauves par Laure Werckmann: Rencontre avec l'autre moi

En novembre 2022, Laure Werckmann a démarré avec J'aime (voir mon billet sur le Blog) d'après le premier livre J'aime de Nane Beauregard ses "portraits de femmes". Croire aux fauves, l'histoire autobiographique de l'anthropologue Nastassja Martin et de son agression par un ours dans les montagnes du Kamtchatka est le troisième opus de cette suite, à travers des textes singuliers et intimes, qui compte déjà quatre pièces, toutes diverses. Dans sa tournée, elle passait au Diapason à Vendenheim, dans une présentation toute en proximité. 

La pièce qu'elle a adaptée et mise en scène cependant ne cherche nullement à construire une fausse complicité, mais elle construit un dispositif où l'on de se rend compte de tout un cheminement vers un monde autre un autre espace, d'autres sensations, d'autres perceptions qui, peu à peu vont nous submerger, nous déstabiliser par la magie du théâtre, des éclairages, des costumes, de la musique. 


Croire aux Fauves - Laure Werckmann - Photo: Adrien Berthet


Alors que dès le départ le signal du théâtre est donné doublement, avec d'une part l'introduction dans cette loge où l'actrice s'habille et se met une perruque et un bonnet pour incarner Nastassja Martin, l'autrice, et, donc, dans une introduction : conférence de présentation du livre dans ces "8èmes rencontres "Art et Enthropologie - débusquer le vrai", où elle lit la première page du livre, l'étrange se tient aux portes et elle fend l'écran d'une autre perception.


Croire aux Fauves - Laure Werckmann - Photo: Adrien Berthet


C'est quatre tableaux, introduits par des rêves "Dreams" révélés dans une sorte de cabine de cartomancienne, qui vont ouvrir les portes de cette rencontre d'univers "autres". En particulier cette "première rencontre" avec l'ours. Plus qu'une agression, c'est une fusion de deux "êtres" qui se mélangent. Mélange de sang et de poils, échange de mâchoire, de la scientifique, qui avait déjà pris des chemins de traverse, et de l'animal mythique dans la forêt de Sibérie, terre de chamanes, avec la proximité d'une pharmacienne qui a décidé de retourner dans la forêt et ses racines, et avec qui elle collabore.


Croire aux Fauves - Laure Werckmann - Photo: Adrien Berthet


C'est cette collaboration qu'elle nous invite, progressivement à expérimenter, après être revenue en "saison 2" - L'hiver. L'hiver de la reconstruction où nous sommes plongés dans les soins, par l'entremise de l'infirmière, du médecin (présence bienveillante de Cyrille Siffer sur le plateau et à la machinerie). Qui nous fait vivre cette "reconstruction", mais nous met aussi en garde. Et, par la "voix des étoiles" nous alerte sur le danger. Et ainsi permet dans la saison 3 - Le printemps, de renaître là-bas chez les Evènes, en Sibérie, en symbiose avec l'ours et la nature. La magie n'est pas que dans la nature, c'est aussi la magie de la représentation, dans le théâtre, sur la scène, qui, avec peu d'éléments nous transporte, grâce à la lumière, un cadre et un peu de fumée, dans les montagnes lointaines et dans les hôpitaux de grandes villes. Et nous fait traverser les portes de l'imaginaire comme celles de la perception. Et par là, nous invite à écouter nos sentiments et nos sensations, à entendre les rêves que nous portons en commun et à nous rattacher à ce monde que nous traversons sans toujours l'entendre.


Croire aux Fauves - Laure Werckmann - Photo: Adrien Berthet


A la musique aussi d'Olivier Mellano qui par ses touches de piano et ses nappes sonores qui nous bercent et nous enveloppent dans ce récit étrange et surprenant, expérience magique d'où nous ressortons transformés. Comme sortant d'un rêve ancien. Une sensation forte, une initiation singulière. Un beau travail.


La Fleur du Dimanche


mardi 16 novembre 2021

J'aime "J'aime", j'aime Laure Werckmann et j'aime Nane Beauregard...

 Une déclaration d'amour, c'est en général pour quelqu'un d'autre. Dans la pièce "J'aime" adaptée du livre ("Roman" de Nane Beauregard édité chez POL en 2006), c'est un long monologue d'une femme, seule avec elle-même. Et Laure Werckmann, comédienne et metteuse en scène, se la joue seule en scène. Mais magnifiquement!

J'aime - Laure Werckmann - TAPS 


Pendant une belle heure elle va nous éblouir de son jeu habile et surprenant et passer par tous les stades possible des émotions, que ce soit par les expressions de son visage qui nous en dit deux fois plus que ce que dit le texte et lui apporte une variété d'interprétations, ou par les différentes attitudes et son voyage à travers le décor. Un décor somme toutes assez épuré dont je vous laisse découvrir les aspects cachés (un fauteuil, quelques ampoules et au sol ce qui ressemble à un tapis).

J'aime - Nane Beauregard - Laure Werckmann - TAPS - photo de répétitions


Dès l'entrée en scène elle va nous surprendre avec sa fausse timidité quand elle arrive et se rencogne sur son fauteuil qui a vécu, pour dérouler, avec malice son passé, ses pensées, ses souvenirs qu'elle réactive pour marquer, nommer cet amour pour son homme, son mari, son amoureux. Et elle va passer en revue toutes sortes de situations ou d'attitudes, comme tous les détails de son corps qui le lui font aimer. Parler de son corps, son physique, sa peau, sa présence, leur intimité, leur sexualité, leur sociabilité, ses attitudes, ses relations, leur relations, des généralités comme des détails de lui, d'eux, de leur vie, mis en scène avec surprise. Quelques-unes de ces surprises tenant à peu de choses, un détail dans le changement d'éclairage, une nouvelle ambiance qui introduit une nouvelle relation, une pluie d'étoile qui nous emporte dans les rêves, une atmosphère étrange, de conte de fées ou une ambiance intime et sensuelle... Des changements de tons et de rythme, un cheminement où la comédienne nous emmène dans son intimé, dans sa tête, dans sa quête d'amour, d'amour de lui, d'amour de soi, où l'aveu de l'amour (j'aime... "qu'il m'aime,... l'aimer...") n'est pas le dernier mot mais l'invitation à nous spectateurs à nous en emparer également pour nous faire nôtre ce sentiment et le partager, le jouer, le dérouler encore.

J'aime - Nane Beauregard - Laure Werckmann - TAPS - photo de répétitions


Et nous disons aussi "J'aime"...    

J'aime ce texte qui navigue entre Godard, Duras et l'Oulipo de Perec mais néanmoins plein de tendresse et d'amour.

J'aime ce jeu qui nous embarque dans une danse de séduction où nous nous demandons si ce n'est pas de nous qu'elle parle, en tout cas c'est ce que l'on aimerait.

J'aime  cette mise en scène fragile, sur la pointe des pieds où l'on partage une vraie complicité avec le personnage.

J'aime cette ambiance de boudoir où nous passons un moment agréable et intime avec cette femme fragile et forte à la fois, qui sait ce qu'elle a, ce qu'elle veut et se le dit et le répète à l'envi.

J'aime aussi les belles lumières de Philippe Berthomé, l'aide à la scénographie d'Angeline Croissant, La très belle musique qui nous embarque à la fin (un tout petit peu trop forte pour le voyage le soir de la première) d'Olivier Mellano et la présence et l'agilité à la régie de Virgine Watrinet, et toute l'équipe qui a permis ce spectacle, et les coproducteurs qui vont le tourner. 

J'aime cette expérience théâtrale, ce pari de présenter ce texte sans artifice, rien que dans le souffle habité et convaincant de cette femme qui ose dire "J'aime" à elle et à nous.


La Fleur du Dimanche


J'aime

Au TAPS Strasbourg, du 16 au 20 novembre 2021

Texte : Nane Beauregard
Adaptation, mise en scène et jeu : Laure Werckmann
Collaboration à la mise en scène : Noémie Rosenblatt
Lumières : Philippe Berthomé
Musique : Olivier Mellano
Costumes : Christian Lacroix
Production : La compagnie Lucie Warrant / Artenréel#1
Administration : Artenréel#1- Joël Beyler
Coproductions (en cours) : TAPS – Théâtre actuel et public de Strasbourg, Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie…

mardi 18 septembre 2018

La Pomme dans le noir au TNS: Un western au Paradis... du verbe et de la chair

Pour ouvrir la saison 2018-19 au TNS, un roman de Clarice Lispector "Les bâtisseurs de ruines" est adapté et mis en scène par Marie-Christine Sona sous le titre original brésilien "La Pomme dans le noir". 

Vous allez me dire, "Un roman adapté, pourquoi pas du théâtre?" mais c'est bien une représentation théâtrale à laquelle nous assistons à l'espace Grüber. Et la réponse de Marie-Christine Sona dans le livret du TNS est totalement juste:
"Ce qui déclenche mon envie de mettre en scène, c'est d'être transportée par une oeuvre au point de me demander: qu'est-ce qui m'arrive? C'est cette sensation qui me donne envie d'y consacrer un temps de ma vie.
Je m'étais tout de suite dit que le roman pourrait exister au théâtre.
...
Au final, j'ai pensé que oui, le roman pouvait exister au théâtre."


TNS- La Pomme dans le noir - Photo: Christophe Raynaud de Lage

Et l'ingénieuse mise en scène de Marie-Christine Sona fait que c'est le personnage principal du roman, Martin (magnifique interprétation tout au long des deux heures et demie de spectacle de Pierre-François Garel) qui nous conte dans le noien la chuchotant dans l'oreille du spectateur, le début de son histoire et sa fuite, qui l'amène dans le "ranch" de Victoria;


TNS- La Pomme dans le noir - Photo: Christophe Raynaud de Lage

"Un homme, un jour doit avoir une grande colère. Je l'ai eue."

Et nous allons assiter à ce huis-clos à trois: Martin, Victoria et Ermelinda, sous le regard distant du jardinier.
Et c'est de jardinage - intérieur - qu'il va s'agir... Martin va se coltiner la terre - "il portait en lui le grand silence des plantes" - et va, au travers du verbe, se confronter à ces deux femmes et tous les trois vont faire leur chemin dans la vie, dans la connaissance de soi et de l'amour et se révéler à eux-mêmes. Comme la Pomme dans le noir du jardin d'Eden qu'il faut toucher, au fur et à mesure de ce western oral - des échanges de tirs, de silences, de regards et de gestes - une catharsis se fait et chacun se découvre et se révèle à l'instar du film de Pasolini Théorème. Et cette reconquête du vrai et de la parole leur permet de sortir chacun et chacune du mensonge et d'arriver à la révélation (presque mystique) de leur être. 


TNS- La Pomme dans le noir - Photo: Christophe Raynaud de Lage

"Détruire sa vie pour la reconstruire"

Ermelinda - évanescente et fantomatique Mélodie Richard - va s'émanciper de ses rêves. Victoria, solidement campée par Dominique Reymond va révéler ses fêlures et son feu ardent - "la joie doit être un secret". Et Martin en rencontrant son destin, tout en s'oubliant dans un épuisement physique dont on ne s'attend pas au théâtre va se réconcilier avec soi-même tout en "niant l'espérance".

Tout du long, la langue de Clarice Lispector "sensuelle et métaphysique", très bien traduite par Violante Do Canto et incarnée par les magnifiques comédiens nous submerge et nous éblouit et les images de western de Raymonde Couvreu nous font totalement adhérer aux aspects de drame antique qui sous-tendent la pièce. 


TNS- La Pomme dans le noir - Photo: Christophe Raynaud de Lage

"Avant de mourir un homme a besoin de savoir."

Ces révélations, que nous suivons à la fois avec et en dedans des personnages, nous permet de les comprendre un peu mieux - et nous et les autres dans le même mouvement - et d'avoir de la bienveillance - et de l'amour - pour eux et d'oser aussi nous-même nous dire que le chemin est encore à faire.

Et si vous n'avez pas été au théâtre voir un "roman adapté", à le faire de toute urgence...

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche 


La Pomme dans le noir

du 18 au 28 septembre 2018

D’après le roman Le Bâtisseur de ruines de Clarice Lispector
Traduction Violante Do Canto
Mise en scène, adaptation et lumière Marie-Christine Soma
Avec Carlo Brandt, Pierre-François Garel, Dominique Reymond, Mélodie Richard
Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy
Son Xavier Jacquot
Images Raymonde Couvreu assistée de Giuseppe Greco
Costumes Sabine Siegwalt
Assistanat à la mise en scène Marie Cousseau

Production MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis
Coproduction Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia
Avec le soutien de La Colline – théâtre national, du Théâtre National de Strasbourg, de la MC2: Grenoble

Spectacle créé le 20 septembre 2017 à la MC93
Dominique Reymond est actrice associée au TNS

Le Bâtisseur de ruines est publié aux éditions Gallimard − Collection L’Imaginaire


samedi 4 février 2017

Neige au TNS: K. - Ka - Kar - Kars

La programmation du TNS est riche cette année, entre la programmation de la saison et les manifestations Off de "l'Autre Saison" avec quelquefois de vrais spectacles dont l'entrée est gratuite sur réservation. Le dernier, "La fonction Ravel" de et par Claude Duparfait, en collaboration avec Célie Pauthe et au piano François Dumont était une très belle réussite...


TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


Et pour ne pas mettre les petits plats dans les grands, pendant que se joue "Erich von Stroheim" à la salle Koltes - voir mon billet du 1er février - à la Salle Gruber démarre le lendemain "Neige" d'Ohran Pamuk, une pièce-fleuve de quatre heures - entracte compris! 
La pièce, adaptée du roman éponyme par Waddah Saab et Blandine Savetier avec l’aide amicale d'Orhan Pamuk lui-même et mise en scène par Blandine Savetier trouve ici sa bonne durée, en tout cas pour ceux qui n'ont pas le le roman.
Le roman d'Ohran Pamuk, écrit entre 1999 et 2001 et publié en 2012, en France en 2005 (Prix Médicis étranger, alors que Pamuk se voit remettre le Prix Nobel de Littérature en 2006) raconte l'histoire du poète Ka qui revient en Turquie après douze années d'exil en Allemagne. Il part pour un journal d'Istanbul enquêter sur le suicide de jeunes femmes voilées et sur les élections municipales à Kars, ville à l'Est, près de la frontière arménienne.  
Ka espère aussi retrouver la belle Ípek, qu'il a naguère connu et qui vient de divorcer. La neige qui s'abat sur la ville et bloque les accès.

TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


K. - Ka - Kar - Kars

La pièce commence comme une enquête journalistique, continue comme un roman d'amour, se change en histoire policière pour finir en spectacle de théâtre brechtien mitonné d'espionnage.
Le personnage de Ka renvoie bien sûr à Kafka et les situations, que ce soit la surveillance policière, ou quelques personnages en peu hors de la réalité, et même une scène d'assassinat dans un café dans une mise en scène alternée entre l'action, une scène d'amour (de retrouvailles) et un dialogue prémonitoire entre un directeur d'école et son "éxécuteur" islamiste.


TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez


La neige baigne de son atmosphère étouffée le décor - notez les "images mentales" d'atmosphère de la vidéo pour certaines tournées dans la ville sous la neige et soyez attentifs aux "fondus" entre les plans, qui quelquefois en font y surgir des fantômes. N'oubliez pas non plus qu'en Turc, la neige se nomme "Kar" (titre original du roman.
La pièce est magnifiquement interprétée, en particulier par Sharif Andoura (Ka) et la belle Ipek (Mina Kawani), Julie Pilod (Kadife), mais aussi Raoul Fernandez pour ses nombreux rôles, ainsi que Cyril Gueï, Mina Kavani, Sava Lolov, Philippe Smith ,Irina Solano et Souleymane Sylla. Elle nous met au coeur d'une problématique qui est redevenue d'une brûlante actualité (on pourrait même dire qu'Ohran Pamuk avec Neige a fait preuve d'une écriture visionnaire.



TNS Strasbourg - Neige - Ohran Pamuk - Blandine Savetier Photo: Jean-Louis Fernandez

Les différentes séquences et péripéties nous permettre de rentrer au coeur de réflexions sensibles traitées avec intelligence, comme la question du voile, de la religion et de la laïcité, du patriotisme, du coup d'état et de la dictature, de la liberté et de l'art, de l'identité, du pouvoir et de l'amour bien sûr...

Pour Blandine Savetier, "sa force est de donner la parole à tous les courants de pensée, il ouvre un "entre-deux", une rencontre."
"Tout le roman est traversé par la question de l'engagement. Dans une société en crise grave, presque au bord de sombrer, alors que des changements politiques menacent de remettre en question les conditions mêmes de toute expression artistique, peut-on continuer à faire l'art qu'on a toujours fait, comme si de rien n'était ?"
Le résultat cependant n'a rien d'un discours politique, mais trouve un rythme enlevé qui, au fil des péripéties de chaque personnage rencontré rebondit pour nous happer dans le déroulement de cette fable politique. Et nous permet de mûrir notre réflexion sur ce sujet brûlant (comme la neige ?)...


Bon spectacle

La Fleur du Dimanche


NEIGE
du 1er au 16 février au TNS Strasbourg

D’après le roman de Orhan Pamuk
Traduction Valérie Gay-Aksoy - Blandine Savetier - Waddah Saab
Mise en scène Blandine Savetier

Adaptation Waddah Saab - Blandine Savetier avec l’aide amicale de
Orhan Pamuk

Avec
Sharif Andoura
Raoul Fernandez
Cyril Gueï
Mina Kavani
Sava Lolov
Julie Pilod
Philippe Smith
Irina Solano
Souleymane Sylla

Dramaturgie et collaboration artistique
Waddah Saab

Assistanat à la mise en scène
Florent Jacob

Scénographie
Ludovic Riochet
en collaboration avec
Blandine Savetier et Florent Jacob

Accessoires et assistanat à la scénographie
Heidi Folliet

Lumière
Daniel Lévy

Musique
SAYCET

Vidéo
Victor Egéa

Costumes
Léa Gadbois-Lamer

Dessins et graphisme
Jérémy Piningre

Stagiaire mise en scène
Marina Dumont

Réalisation des films
Johan Legraie et Blandine Savetier (à Kars) | Claire Rouvillain, Morganne Shelford et Sarah Tcheurekdjian (à Paris) | Montages Cécile Dubois | Effets spéciaux Stef Meyer
Témoignages audio
Baya Belal et Laurent Papot

Blandine Savetier est metteure en scène associée au TNS

Le décor et les costumes sont réalisés par les ateliers du TNS
Le roman Neige est publié aux éditions Gallimard

Équipe technique de la compagnie : Régie générale Romain Crivellari

Production Théâtre National de Strasbourg, Compagnie Longtemps je me suis couché de bonne heure
Coproduction La Filature – Scène nationale de Mulhouse, Théâtre des Quartiers d’Ivry – La Manufacture des Œillets, Le Liberté – Scène nationale de Toulon, La Criée – Théâtre national de Marseille, Maison de la Culture de Bourges, La Comédie de Saint-Étienne – Centre dramatique national
Avec le soutien de la DGCA, de La Colline – théâtre national, du TARMAC – La Scène internationale francophone, de la Gaîté Lyrique et des Plateaux Sauvages, de la Friche la Belle de Mai, de Rencontres à l’échelle pour les résidences de création
Avec l’aide de la DRAC Hauts-de-France et du Conseil Départemental du Pas-de-Calais
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec la participation filmée du public des Plateaux Sauvages, Paris
Le spectacle fait partie du programme CircleS de l’Institut Français

D’après le livre Neige de Orhan Pamuk – Copyright 2002, Iletism Yayincilik A.S All rights reserved

Création le 1er février 2017 au Théâtre National de Strasbourg