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dimanche 5 avril 2026

Ne pas oublier Guernica, ne pas oublier l'Ukraine, ne pas oublier les pays en guerre, se battre pour la Liberté.... La Fraternité

 En ce jour de Pâques 2026, premier dimanche après la pleine lune du 21 mars et symboliquement fête de la lumière, de la renaissance, de la résurrection pour les Chrétiens, temps de Pessah pour les Juifs, libération et renouveau, je "ressuscite" (excusez le jeu de mots) la Fleur du Dimanche, pour ne pas oublier. 

Ne pas oublier Guernica, le bombardement de la ville dont on va fêter les quatre-vingt-dix ans le 26 avril 2027. A cette occasion d'ailleurs, la toile de Picasso pourrait sortir à nouveau du musée de la Reine Sofia à Madrid pour se rapprocher de la ville martyre et être exposée à Bilbao au Musée Guggenheim. En Alsace, le Musée Unterlinden à Colmar possède une des trois tapisseries, copie de cette toile. Mais sans attendre l'année prochaine vous pourrez en voir une copie dans sa taille réelle carrément 7 mètres de long et 3 mètres 50 de haut, et d'une très belle qualité à Metz à partir du 9 avril dans le cadre de l'installation Guernica/Ukraine.


Guernica - Pablo Picasso - (c) Fondation Picasso


Ne pas oublier l'Ukraine non plus, qui est dans sa quatrième année de conflit, et cela grâce à l'oeuvre de l'artiste français Jean Pierre Raynaud Sans titre - Ukraine qu'il a réalisée pour soutenir l'Ukraine à l'appel du Président Zelenski à la Biennale de Venise. La toile a été offerte au pays via S.E. l’Ambassadeur d’Ukraine le 24 février 2023 à Paris, lors de son exposition à la Sorbonne, dans la Cour d'Honneur à côté du chef -d'oeuvre de Picasso. En attendant la possibilité d'être accueillies au pays, les deux toiles voyagent, comme la toile de Picasso en son temps, pour marquer le soutien à l'Ukraine et sensibiliser aux Droits de l'Homme.  


Inauguration - Première exposition Guernica/Ukraine - Université de la Sorbonne - Paris - 24 février 2023


Jean Pierre Raynaud a créé cette toile, de la même taille que celle de Picasso comme une réponse d'aujourd'hui à toute pensée de guerre. L'artiste l'a créé à la demande de Baudouin Jannink ,éditeur d'art qui a voulu ainsi marquer le soutien au pays envahi. Les éditions jannink ont réalisé un ouvrage d’art à tirage unique et numéroté à 2022 exemplaires, 1937 – Guernica – Ukraine – 2022, qui retrace en parallèle l’histoire de Guernica, le contexte historique et la réalisation de la toile de Picasso, et de Sans titre – Ukraine de Jean Pierre Raynaud, avec le contexte du conflit ukrainien et le travail de l’artiste.


1937 – Guernica – Ukraine – 2022 - éditions jannink


Pour Jean Pierre Raynaud, l'oeuvre Sans titre – Ukraine est pensée comme une allégorie intemporelle anti-guerre: rien ne fait allusion à des circonstances politiques concrètes. Le symbolisme incarné par la signalétique permet non seulement d’échapper à toute contextualisation, mais également de désigner universellement et brutalement l’entrave à la liberté́́ que présentent la guerre, la violence et la barbarie. 

Vous pourrez donc voir ces deux oeuvre à Metz, troisième étape d'un parcours dans le Grand Est, après la Sorbonne à Paris, la foire d'art contemporain ST-ART à Strasbourg, le Conseil de l’Europe et d’autres villes, dans les Hôtels de Région de Strasbourg et de Châlons-en-Champagne, grâce au soutien de la Région Grand Est. Les deux toiles seront exposées dans le cloître de l'Hôtel de Région de Metz - 1 Place Gabriel Hocquard du 9 au 29 avril.

Un vernissage de l'exposition aura lieu le 9 avril 2026 à 17h00 sous la présidence de Franck Leroy et des élus du Conseil Régional Grand Est, en présence de Baudouin Jannink.


Sant titre - Ukraine - Jean Pierre Raynaud


Vous pouvez vous inscrire au vernissage jusqu'au 8 avril via ce lien INSCRIPTION - Les inscriptions sont gérées directement par la Région Grand Est, faites moi un mail pour me prévenir de votre venue.

Par votre présence vous montrerez que vous n'oubliez pas les pays en guerre - une soixantaine de conflits pour 195 pays dans la monde - ni la soixantaine de pays dont la population subit une dictature, alors qu'à peu près autant ne sont pas franchement en démocratie. Et vous aurez l'occasion de voir cette installation impressionnante dans le cadre de ce cloître magnifique. Parlez en autour de vous, comme on dit, "pour ne pas oublier".


La Fleur du Dimanche


/!\ Attention /!\ Bientôt du nouveau: Je participe à une exposition originale en mai en Alsace du Nord sur le thème du "Trésor". Si vous voulez être informés de l'événement, inscrivez vous à ma lettre d'information. 

Cliquez ici pour remplir le formulaire avec votre Nom, prénom et adresse mail et "confirmez" en renvoyant le mail que vous recevrez (vérifiez bien dans les "Spams".


dimanche 29 mai 2022

Oublier... les mères. La rancoeur, le ressentiment,... les pères... liberté

 Aujourd'hui, jour de la fête des mères et que l'on lui offre une rose, je reprends le fil de ce billet dominical. J'ai "oublié" de vous envoyer (et même d'écrire) ce billet pour le rendez-vous dominical qui en justifie le titre depuis le 1er mai qui cette année était un dimanche. D'ailleurs le précédent jour férié , le 8 mars, journée de la femme fut la date de publication du pénultième billet "dimanche et fêtes".

Mais, pour les fidèles vous savez bien depuis le 18 février 2018 (déjà) que je ne vous saluais plus chaque dimanche pour ce rendez-vous hebdomadaire institué en 2011. Eh oui! Et vous savez aussi que je continuais à l'occasion, et surtout pour des spectacles, de publier mes billets sporadiquement ou de manière plus fournie. A ce propos, parmi les derniers, "mauvaise" (une histoire de famille a dépassé en nombre de lectures(plus de 500 vues) "Bajazet" (plus de 400) et parmi les derniers spectacles "Le chant du père" et "Frontalier" qui racontent des histoires de pères se lisent bien.   Sachez que depuis le début du blog, le nombre de lecteurs a régulièrement augmenté. d'une vingtaine par page au début, nous en somme à plus de 430.000 pour les 1272 billets publiés ce qui fait une moyenne pour l'ensemble de presque 340 pages vues par billet publié. Merci à vous, fidèles lectrices et lecteurs ou visiteurs et visiteuses ocasionnel(le)s.  Cela fait plaisir.

Mais trêve de mots, voici la fleur du jour, une orchidée blanche que j'ai découverte pour la première fois:

Orchidée sauvage blanche - Photo: lfdd

Enfin j'imagine que c'est une orchidée...

Puisse-t-elle comme une colombe de la paix, faire que le monde se reconstruise dans la considération de l'homme (de la femme) et la paix: 


Orchidée sauvage blanche - Photo: lfdd


A propos de paix, je vous cite deux auteurs "ex-yougoslaves", le bosnien Semezdin Mehmedinovic, dans son livre "La Matin où j'aurais dû mourir" qui parle de son pays et de la mémoire et de l'oubli:

"Je ne pense pas qu'il y ait eu lieu dans ma vie d'évènements si importants qu'il faille absolument s'en souvenir. D'ailleurs, on ne se souvient pas de sa naissance, alors que ce devrait être un des événements les plus importants."

Et en "Extrait", le Serbe Dragan Velikic, qui curieusement complète et rejoint son confrère dans la réflexion sur la vie:



Paix et nazisme sont des sujets qui redeviennent d'actualité et je vous offre une réflexion d'un auteur néerlandais Menno ter Braak qui a écrits en 1935 et 1937 deux textes qu'il est utile de ne pas oublier, et surtout de relire à l'aune des informations de ces derniers jours.

Marianne Dautray dans l'article "Conjurer toujours la catastrophe" dans le Monde des Livres du 13 mai 2022 sur le livre "Le National-socialisme, doctrine de la Rancune suivi de Discours sur la Liberté" de Menno ter Braak souligne que la rancune, le ressentiment sont le lit du fascisme. Elle nous en présente la réflexion: "En choisissant de suivre le cheminement des mots, ter Braak révèle la part d'impensé dans leur usage et fait éclater au grand jour les dissensus volontairement tus. Ainsi explique-t-il, à l'aune de la notion de ressentiment, ce paradoxe monstrueux: le national-socialisme procède directement de la démocratie et n'en est qu'une "perversion" - c'est la promesse d'une égalité jamais réalisée qui suscite chez les citoyens rancune et haine. Si la démocratie sait contenir ce type d'affects, voire les utiliser dans une dynamique sociale constructive, les nationaux-socialistes, eux, les laissent s'exprimer sous leur forme la plus pure, la plus débridée. D'où l'expression paradoxale à laquelle ter Braak d'"émancipation du ressentiment", où le terme "émancipation" prend le sens de "déchaînement". Cet outrage fait aux mots induit celui infligé par l'idéologie nazie à l'ensemble des valeurs et pratiques qui assurent la vitalité et la cohésion du tissu social, ici réinvestis par les affects nihilistes les plus destructeurs. L'égalité sociale revendiquée par la démocratie devient égalité au sein d'une "communauté du peuple" qui suppose l'exclusion de tous ceux qui lui sont dits "étrangers". De même, dans son discours, une rapide généalogie des usages du mot "liberté" permet à ter Braak de rappeler que le sens du terme, tel que revendiqué par les nationaux-socialistes, en inverse la portée libérale, de sorte que "liberté s'oppose à liberté".  

Je vous en offre un "extrait":


Pour finir en chanson, je vous offre deux chansons pour ce jour de mama, d'abord Phil Collins et Genesis qui nous jouent "mama":


Et puis en nostalgie, notre maman Colette Magny et son poignant "Mélocoton":



Et pour finir, en hommage à Andrew Fletcher, cofondateurs de Depeche Mode qui vient de nous quitter à 16 ans, leur tube de 1981: I Just Can’t Get Enough:




Bon dimanche

La Fleur du Dimanche


P.S. Ne vous trompez pas sur le titre...

dimanche 25 avril 2021

L'abandon, la méfiance, la liberté, les femmes, vues par... et défendues par...

Dimanche dernier, je vous avais prévenu(e)s... J'allais vous parler d'abandon, de l’incrédulité, de liberté, de suffragistes et de dominations croisées... et je vous avais parlé du silence...

Et il se trouve que j'étais devenu silencieux et que je n'ai pas terminé sur le silence jaune, celui du soleil, donc, place à la fleur jaune soleil avant d'embarquer dans les TVA (Textes à Valeur Ajoutée) sous diverses formes.

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd

L'Abandon

Pour le premier TVA, c'est un extrait de la critique du livre S’abandonner, de Séverine Danflous, par Bertrand Leclair dans le Monde des Livres du 19 mars 2021  que je vous offre tel quel 

"Séverine Danflous (...) publie un deuxième roman qui est d’abord une belle variation sur l’abandon ou plus exactement le sentiment de l’être, abandonné, ce qui bien souvent signifie que l’on ne parvient plus à s’abandonner dans quelque bras que ce soit. Sous prétexte de tourner un documentaire, le narrateur, sorti laminé d’une rupture douloureuse, écoute des femmes ayant accepté de se raconter. 

(...) Jouant discrètement de l’ambivalence d’un verbe que l’étymologie renvoie à la liberté (« donner à ban » signifiait au XIIe siècle lâcher le lien d’un animal), le narrateur tente dans son propre paysage de ruines de retrouver « l’insouciance, les mots légers, les pleurs perlés » : autant dire de retrouver une capacité à s’abandonner soi-même au risque, peut-être, de l’être de nouveau, abandonné."

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


La méfiance

Le deuxième extrait est toujours de Bertrand Leclair à propos de Nevermore, de Cécile Wajsbrot

"La suspension de l’incrédulité que réclamait Samuel Coleridge, « ce n’est pas seulement dans la lecture qu’on doit la pratiquer. Dans la vie également. Suspendre la méfiance. Croire à ce qu’on vous dit. Que deviennent ceux qu’on ne voit plus »; que deviennent dans nos mots ceux qu’on ne verra jamais plus ?"  

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


L’aspiration à la liberté

Le troisième est de Florent Georgesco dans son article "L’âge des citadelles identitaires" sur Soi-même comme un roi, essai sur les dérives identitaires, d’Elisabeth Roudinesco, 

"En ce sens, ils étaient conscients que le racisme est un phénomène aussi universel que l’aspiration à la liberté. (…) Fanon s’est toujours souvenu de la phrase d’un des ses professeurs, qu’il faisait sienne : “Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous.”»

Je vous en rajoute un "extrait":


Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


Femmes, Femmes, Femmes,... 


Pour continuer ce portrait de femmes, je vous offre en "extrait" celui de Wanda, dans Les Héroïques de Paulina Dalmayer:



Puis celui de Raven Leilani avec Affamée (Lust):


Et continuer par des femmes vues par un homme, l'Américain Wright Morris avec Chant des plaines. Pour voix féminines. Extrait du 16 avril 2021.


Pissenlit - jaune soleil passé - Photo: lfdd


Suffragistes


Autre portrait de femme, là c'est un "autoportrait", vu que c'est son journal, c'est celui d'Hubertine Auclair, le Journal d'une Suffragiste:



L'origine de la Journée des Femmes


Peut-être savez-vous à qui nous devons la journée internationale du droit des Femmes, le 8 mars...?

Bien sûr ce n'est pas Hubertine Auclair, ni Louise Michel, ni Rosa Luxembourg. C'est l'Allemande Clara Eissner qui a pris le nom de son compagnon Osip Zetkin sans être mariée à lui (ils ont eus deux enfants) et dont la journaliste Florence Hervé a rassemblé les textes qu'elle a retrouvé, traduits par Marie Hermann et édités sous le titre "Je veux me battre partout où il y a de la vie".

Je pense que cet extrait y est:

"Libérée de sa dépendance économique vis-à-vis de l'homme, la femme [qui travaille] est passée sous la domination économique du capitaliste. D'esclave de son mari, elle est devenue l'esclave de son employeur. Elle n'avait fait que changer de maître. Elle a toutefois gagné au change : sur le plan économique, elle n'est plus un être inférieur subordonné à son mari, elle est son égale."

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


Rire avec les Femmes

Pour finir avec les femmes, pas pour en finir avec elles, mais pour rire avec elles, je vous propose le livre de Sabine Melchior-Bonnet Le rire des femmes. Une histoire de pouvoir

L'éditeur en parle ainsi:

On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes.

Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses.

Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long.

C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre.

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd

Jaune, le Soleil


Il se trouve que j'étais devenu silencieux dimanche dernier  et que je n'ai pas terminé sur le silence jaune, celui du soleil, cette étoile chantée par Marguerite Duras dans un de ses films les moins connus peut-être: "Jaune, Le soleil" de 1972 . Tout le film se passe dans une seule pièce où sont réunis les représentants des deux forces politiques et leur ennemi "le juif". Et le soleil de Duras n'est pas une étoile, mais son cinéma brille dans les salles obscures et éclaire le débat politique autrement: 

Quand Baudelaire parle des amants, du désir, il est au plus fort du souffle révolutionnaire. Quand les membres du Comité central parlent de la révolution, c’est la pornographie.


Pour finir en chanson, rendons hommage à Milva qui vient de nous quitter.
Sa voix et sa chevelure rousse resteront dans notre mémoire:

Milva - Bella ciao



Milva Jenny dei pirati Opera da tre soldi 1972


MILVA Die Moritat von Mackie Messer



Milva - Alexander Platz (HQ) "SAN REMO a Mosca" Fiori e Canzoni dall Italia 1986



Milva - Non piangere piu Argentina 1978



Milva & Georges Moustaki - Milord 1983




Milva / Moi, je n'ai pas peur / 1981



Milva - La chanson des vieux amants



Milva & Astor Piazzolla - Ça - 1984






Bon Dimanche 

La Fleur Du Dimanche

mardi 1 janvier 2019

Bonne Année 2019 - Prenez vos ailes, envolez-vous vers le bonheur et la liberté


Bonne Année 2019 

Prenez vos Ailes, 
Envolez-vous vers le Bonheur 
Et la Liberté



Je vous souhaite pour 2019 beaucoup de bonheur, de joies, de rencontres, de liberté...

A toutes et à tous, belle année.

La Fleur du Dimanche

A suivre....

P.S. Je vous invite à me répondre sur ce blog ou par mail 
lafleurdudimanche chez gmail 
ou mon mail perso si vous le connaissez.
P.P.S. Mon premier souhait pour 2019 c'est de pouvoir partager mon blog sur Facebook (réseau social) avec vous.
Mon deuxième souhait c'est de moins être dans la relation virtuelle..
Mon troisième souhait c'est de connaître le vôtre....

dimanche 21 janvier 2018

Libérez les pensées, liberté des pétunias... et la liberté d'importuner ?

Libérez les fleurs, nous sommes tous d'accord, libérer les pensées, nous sommes OK, mais jusqu'où?
Jusqu'à la liberté d'importuner? Et importuner comment?
Dimanche dernier je vous en donnais quelques exemples avec l'humour, cette semaine, petit bilan et approfondissement avec Ruwen Ogien. Vous connaissez? 

Pour commencer libérons ces pensées empotées!


Pensées libres - Photo: lfdd


Et pour le TVA donc, attaquons-nous à la polémique du moment (chaude) entre les #balancetonporc et les "Des femmes libèrent une autre parole" et les anti - "Liberté d'importuner, chacun essaie de défendre son camp ou plutôt chacun ou chacune défend son opinion propre et sa lecture d'une partie du texte.

Et les avis et les choses bougent... Tout récemment, la personne qui a été mise en cause dans le premier tweet qui a lancé le hashtag #balacetonporc et qui s'était excusée publiquement intente un procès à la personne qui l'a "balancé".....

Et le 15 janvier, dans Libération, juste après un article - texte  que Catherine Deneuve a écrit pour expliquer sa position, Denis Ramond dans un texte intitulé "De la "liberté d'offenser" à celle d'"importuner" il précise la pensée de Ruwen Ogien qui prônait cette "liberté d'offenser":
"Ogien ne prend pas le terme «offenser» au sens où on l’entend habituellement, c’est-à-dire comme une atteinte causée intentionnellement à la réputation et à l’honneur d’une personne, mais plutôt comme le fait de choquer et de heurter les convictions les plus solidement ancrées. Son idée était qu’il est parfaitement possible de défendre une liberté de choquer, c’est-à-dire d’attaquer les croyances, les symboles et les dogmes sans pour autant porter délibérément préjudice à des personnes identifiables en les injuriant, par exemple. Le fondement de cette distinction entre les «offenses» et les «préjudices» est une option éthique assez simple pour laquelle les seules limites à nos actions sont les nuisances qu’elles causent à autrui."
"Son idée était qu'il est parfaitement possible de défendre une liberté de choquer, c'est-à-dire d'attaquer les croyances, les symboles et les dogmes sans pour autant porter délibérément préjudice à des personnes identifiables en les injuriant, par exemple."
..
"Le second objectif d’Ogien était de défendre la vocation critique de la liberté d’expression. La «liberté d’offenser» correspondait à un état d’esprit libéral pour lequel les cibles des moqueries et des attaques devaient, de préférence, être la morale dominante, l’ordre établi, les puissances politiques et les religions majoritaires. La liberté d’expression est une discipline qui consiste à écouter – et à devoir supporter! – la parole d’autrui."
...
"Dans une tribune parue dans Libération le 4 décembre 2016, Ogien proposait de distinguer deux phénomènes: la liberté d’expression d’un côté, qui consiste à respecter le droit à la parole des autres et à tenter de ne pas nuire à autrui ; et, de l’autre, une «libération de la parole», plus sommaire, qui se résume au droit de revendiquer le droit de dire «ce que l’on pense» et de défendre ses privilèges ..."

Géranium  pas pétunia - Photo: lfdd


Pour la chanson, j'ai découvert cette chanson de circonstance, "Marie Chenevance" de et par Barbara, en avez-vous déjà écouté les paroles?

Je me souviens : 
Elle le croyait magicien, 
Oh, Marie, Marie Chenevance, 
Oh, Marie, Marie Chenevance. 

Il avait inventé un oiseau qui danse 

Et l'avait donné avec innocence 
A Marie, Marie Chenevance, 
A Marie, Marie Chenevance 

Mais elle était une petite fille, 

Alors ils ont fait des histoires 
En le jetant derrière les grilles, 
Ceux qui n'ont pas voulu croire 
Qu'ils allaient simplement 
Et, la main dans la main, 
Qu'ils allaient doucement 
Loin, la main dans la main, 
La main dans la main. 






Et pour finir je vous offre une chanson de Jean Guidoni intitulée "Offense" - il le dit dans sa chanson et je remercie celle ou celui qui m'enverra les paroles (je les partagerai...).






Bon Dimanche 

La Fleur du Dimanche

P.S. Dimanche dernier, je vous avais fait subir un "test" et je remercie toutes celles et tous ceux qui y ont répondu. 
Je vous en livre le résultat.
Sur les 100 personnes qui ont vu le billet (ce qui fait un bon taux de lecture en première semaine et j'en suis très content), 
Il en a eu  en gros 5 j'adore et plus de 20 de "J'aime" sur les réseaux sociaux, plus du quart des lecteurs, ce qui est un bon retour, 
De même il y a eu en tout 11 réponse - merci à vous les retardataires pouvez encore répondre...:


Je vous rappelle les 3 questions

1. Aimé ou pas
2. Ri ou pas 
3. Compris ou pas

Eventuellement si c'était à la première, la deuxième ou la troisième écoute...



Il y en a deux qui ont répondu directement sur le blog:

Réponse 1

- j'ai aimé
- j'ai beaucoup ri et plus avec la 2 ° version, plus dynamique
- je pense avoir compris !!!

Réponse 2

j'ai aimé
j'ai ri golé
j'ai con pris !


Par mail j'ai eu 5réponses :

Réponse 1

1. C’est pas trop mon genre d’humour, mais c’est bien fait.
2. J’ai souri
3. Oui
A la première écoute.
Et pour rester dans la cul-ture,
ci-dessous le texte qu’un copain m’a envoyé ce jour. 
On a tous appris cette chanson dès la maternelle :
"Il court, il court, le furet, le furet du bois, mesdames.
Il court, il court, le furet, le furet du bois joli.
Il est passé par ici, il repassera par là."*

*Pour garder le meilleur pour la fin, vous pouvez voir la suitede l'histoire en fin de billet....

Réponse 2

1 ouais, c’est gentil, il y a pire
2 souri
3 pas dur de comprendre dès la 1ère version…en connaissant l’esprit carabin des mecs (et vlan)

Je « préfère la 1ère version plus subtile et sans rires + ou - gras!

Je préfère l’humour involontaire des enfants qui chantent des chansons à double sens, ne citons que frère Jacques, on surnommait ainsi le sexe à cause du parallèle avec les moines, tonsure et capuchon, quand aux « mâtines » à sonner, c’est bien sûr des femmes espiègles comme le révèle même le Larousse :-) Les cloches à faire sonner… en alsacien sonner c’est… devine !!!


Réponse 3

Je n’ai pas répondu à votre test sur l’humour, car à vrai dire je ne sais pas bien quoi répondre de spontané… Le sujet ne prête pas vraiment à la rigolade, et je trouve assez désastreux la réaction des gens. Je ne pense pas que vous récolterez beaucoup de vrais messages, qui ne soient pas convenus ou gênés. Les 2 chanteurs ne sont pas des humoristes, et ne me font pas rire. Les paroles cryptées sont un peu trop téléguidées pour me faire sourire. Les cuisses de la demoiselle trahissent un certain ridicule qui fait sourire, mais bon… 

Je suis désolé de vous décevoir. Au moins les choses bougent, mais ce sera une affaire de génération et d’éducation. Les comportements habituels n’évolueront pas plus rapidement que ceux, similaires qui ont trait au racisme… 


Réponse 4

Les rimes de Pénélope ne me "choquent pas" 
moins que pour certains, 
mais pas pour moi bien sûr. 
C’est la première de De Launay 

Que j’ai préférée.


Réponse 5

Je l'ai enfin écoutée et la première version m'a déjà bien amusée, la deuxième m'a fait franchement rire car le rire est contagieux et ça fait du bien! Merci la fleur t'arrête pas !



Et sur les réseaux sociaux, il y a eu en gros 5 "j'adore" et une vingtaine de "J'aimeet comme réponse:

Réponse 1

Très amusante
J’ai éclaté de rire avec la deuxième version
J’ai compris
Ce qui était intéressant s’est de constater comment le cerveau est dupé par un visage triste, une musique sinistre, des paroles d’amour insignifiantes....


Réponse 2

Aiméricompris


Réponse 3


Bon dimanche ! ... J'ai écouté la première version de "Pénélope" . Je ne vais pas commenter ce que j'en ai compris, ce que j'ai anticipé comme rimes, mais qu'est-ce que j'ai ri ! Merci !  avec des smileys ;-) 


Réponse 4

Moi j’adore ce type d’humour et j’ai partagé!

.... Et elle a partagé la chanson, pas le test !!!! ;-) 


*Pour celles et ceux qui n'ont pas aimé "Pénélope" et ses rimes riches ... de sens et de sous-entendus - que vous avez entendu, je vous déconseille la lecture de la suite de l'histoire de la comptine enfantine "Il court, il court, le furet...":


On a tous appris cette chanson dès la maternelle :

"Il court, il court, le furet, le furet du bois, mesdames.
Il court, il court, le furet, le furet du bois joli.
Il est passé par ici, il repassera par là."

C'est magnifique de tendresse et de naïveté, mais pourquoi est-ce un furet qui court ?

Pourquoi pas un petit lapin, un chat, un chien, une souris, ou même un ourson ?

Vous allez me dire : parce que c'est une chanson très ancienne, et qu'autrefois, à la campagne, on avait parfois un furet comme animal domestique.
Ou alors elle fait référence au jeu ancien jeu du furet…

Pas du tout ! Son succès remonte aux années 1710-1720, pendant l'épisode de la Régence, quand le pouvoir était exercé par Philippe d'Orléans, neveu de Louis XIV.
Son principal conseiller était le cardinal Dubois, réputé pour son amour des femmes.
Cette rengaine de cour d'école était à l'époque une chanson populaire, connue de tous.
Il s'agit d'une contrepèterie qui se moquait de ce curé trop porté sur la gente féminine.
"Il court, il court, le furet" est à comprendre ainsi : " Il fourre, il fourre, le curé".

Ce n'est pas un furet qui vient du bois, mais le curé Dubois, en un seul mot.

Sinon quel intérêt de rajouter Mesdames" dans le refrain?
Pardon si j'ai cassé un mythe!
Car ce n'est pas fini. . . . Beaucoup de ritournelles enfantines obéissent à ce principe.

Même la plus célèbre : Au clair de la Lune, qui remonte à au moins trois siècles.

"Au clair de la lune, mon ami Pierrot, prête-moi ta plume, pour écrire un mot."

Voici l'explication de texte du spécialiste "chanson" de France Info, Bertrand DICALE :

La lune, c'est la paire de fesses. La plume c'est le sexe masculin. Toute la chanson est à double sens. A l'époque, les adultes comprennent parfaitement ce quelle signifie. Le plus étonnant est le deuxième couplet :

"Au clair de la lune / Pierrot répondit,
Je n'ai pas de plume / je suis dans mon lit.
Va chez la voisine / je crois qu'elle y est.
Car dans sa cuisine / on bat le briquet".

Battre le briquet, cela signifiait à l'époque "tirer un coup."



dimanche 7 janvier 2018

De l'air pour deux-mille dix-huit, du vent, de la liberté

Avec les Voeux du premier janvier je vous ai donné de l'espace.
Aujourd'hui je vous donne de l'air en plus... en plus du vent de la Liberté que je souhaite voir souffler sur cette année... Alors, envolez-vous:


L’Air

Dans l’Air s’en vont les ailes,
Par le vent caressées;
Mes errantes pensées
S’envolent avec elles.

Aux cieux pleins d’étincelles,
Vers la nue élancées,
Dans l’Air s’en vont les ailes
Par le vent caressées.

Vers des terres nouvelles,
Sur les rayons bercées,
Vous fuyez, dispersées,
O blanches colombelles;
Dans l’Air s’en vont les ailes!

Théodore de Banville

Envolez-vous - Photo: lfdd

En ce qui concerne la liberté, que ce soit d'expression ou de création, il est une mission jamais achevée que de la défendre et je profite des voeux de début d'année pour rappeler que c'est chaque jour qu'il faut la faire avancer ou la soutenir.

Je vous livre à votre réflexion un extrait du manifeste de l'Observatoire de la liberté de  création:
"L'oeuvre d'art, qu'elle travaille les mots, les sons ou les images, est toujours de l'ordre de la représentation. Elle impose donc par nature une distanciation qui permet de l'accueillir sans la confondre avec la réalité. C'est pourquoi, l'artiste est libre de déranger, de provoquer, voire de faire scandale. Et, c'est pourquoi, son oeuvre jouit d'un statut exceptionnel, et ne saurait, sur le plan juridique, faire l'objet du même traitement que le discours qui argumente, qu'il soit scientifique, politique ou journalistique." 


Pour en revenir à l'air et au nouvel an, je vous offre en clin d'oeil quelques chansons d'une centenaire qui a fêté son anniversaire le 31 décembre: Suzy Delair avec "Moi j'coûte cher":

 

 
Après avoir bien bu, "J'suis pas paf"
:


 
 

Mais cela n'empêche pas Suzy de danser: "Danse avec moi":



Et pour finir, une chanson de Boris Vian qu'elle nous chante avec entrain "Relax":

 

Je prenais la vie à la corde
Je me crevais matin et soir
Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Le temps brûlait comme la fièvre
Les heures glissaient dans le noir
Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Je courais à travers la ville
À des rendez-vous imbéciles
Et j'ai découvert enfin
Que l'impatience et la mort
Marchent la main dans la main

Moi, j'ai compris et je m' détends
Je n' m'en fais plus pour des bricoles
Je vis couchée, c'est plus reposant
Relax
Quand on veut m' voir, on vient chez moi
Qu'on vienne ou pas, je joue les soles
J' suis sur mon page et je n' bouge pas
Relax

J'achèterai plus jamais d' chaussures
Comme ça, j' serai pas tentée d' marcher
Ça coûte moins cher et c'est plus sûr
Relax
Et quand ma mère me traite de veau
J' lui en veux pas, ça m' fatiguerait
Compte pas sur moi pour le boulot
Relax

Un jour, j' suis sortie dans la rue
Et j'ai vu un beau gars passer
Qui avait, qui avait, qui avait, qui avait
Des pectoraux genre pyramide
Large du haut et plat du bide
Ça tenait, ça tenait, ça promettait

Je l'ai suivi comme un seul homme
Et je lui ai offert la pomme
Depuis, on s'aime tous les deux
Il a un métier au poil
Il vend des matelas, alors…
Et ça va de mieux en mieux

Y en a qui râlent et qui voient pas
Qu' la solution est là devant eux
Y a qu'un secret pour être heureux
Relax ! 


Encore Bonne année et bon dimanche

La Fleur du Dimanche

P.S.  Mémoires et souvenirs - Pour ne pas oublier;

Il y a trois ans, les premier d'une série d'assassinats contre la liberté d'expression ou de pensée, c'était Charlie Hebdo, n'oublions pas...
Et pour le TVA bis, un texte de Herman Hesse de 1955:
"Il ne s'agit plus aujourd'hui de convertir les Japonais au christianisme, les Européens au bouddhisme ou au taoïsme. Nous ne devons et nous ne voulons pas convertir et être convertis, mais nous voulons ouvrir et élargir notre horizon: nous ne considérons plus la sagesse occidentale et la sagesse orientale comme des puissances ennemies se faisant la guerre mais comme des pôles entre lesquels oscille une vie féconde."

Jacques Lassalle (6 juillet 1936 - 2 janvier 2018) a laissé une empreinte à Strasbourg et au TNS. Se souvenir de belles pièces - et de ce jour, après une pièce de théâtre dans un entrepôt du port du Rhin où nous l'avons littéralement "sauvé" alors qu'il errait apeuré et très inquiet en le ramenant en voiture vers la ville.

Paul Otchakovsky-Laurens, ( 10 octobre 1944 - 2 janvier 2018) éditeur de quelques grand écrivains qui s'est fait éditeur parce qu'il lui était difficile de parler et qui a fait un film parce qu'il lui était difficile d'écrire. Il aura toujours 13 ans....

Et Avoine (alias Paul Audin) - 3 octobre 1939 - 29 décembre 2017) dessinateur: