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dimanche 2 janvier 2022

2 janvier 2022: Qu'avez-vous fait en 2021 - de quoi vous souvenez-vous? Qu'attendez-vous de 2022?

 En ce dimanche d'après samedi férié, vous faites un bilan ... ou pas....

En général on jette un regard en arrière.... et on fait la balance, on prend, on jette... Et vous ?

Que prenez-vous de 2021, que jetez-vous ? 

Qu'attendez-vous de cette nouvelle année qui débute?

Eh oui, je vous sollicite et j'attends votre retour. 

J'en ai assez de travailler tout seul dans mon coin. Alors je vous demande vos sentiments, ce qui vous a plu, marqué en cette année et ce que vous vous souhaitez pour cette nouvelle année.

Pour vous donner un peu de motivation, je vous offre à butiner les premières fleurs de l'année. Photos garanties du premier janvier de ces chatons - attention à cet insecte butineur:

Noisetier en fleurs - Photo: lfdd


Et sur cette photo-ci voyez-vous la fleur femelle ?

Noisetier en fleurs - Photo: lfdd


Eh oui, les fleurs ont aussi un sexe, et donc je vous offre une verge d'or, qui, par contre, elle, dort... ! N'est-elle pas mignone comme une oursonne?

Verge d'or dort - Photo: lfdd


Et pour vous lancer sur la piste des souvenirs, j'amorce la pompe avec la première page du livre d'Albert Strickler "L'étreinte du vivant", son journal de 2020 où citant en de ses amis dans son premier biellet du premier janvier qui lui dit "J'attends le nouveau tome de votre journal". Il ne savait pas encore que cette année-là il en sortirait deux (le deuxième "Un silence incandescent" étant le journal du confinement du 17 mars au 10 mai 2020) .

Et je vous offre un florilège de citations issues de son "9 avril 2020":


Donnez-moi sur la branche 

Un oiseau à aimer 

Et l'arbre grandira

Georges Haldas


Il suffirait d'un papillon pour que la prairie se mette à voler

Anne Perier


Et la dernière citation pour vous donner du courage:

Le seul endroit où aller, c'est en nous.

Jacques Charbonne


Alors, la parole est à vous, donnez-moi des titres de livres, ou de films ou de pièces de théâtre, de noms de personnes artistes, peintres, etc qui vous ont marqués, essayez de citer ou de presenter ce qui vous a touché, et je partegerai pour la mémoire commune (et positive) de 2021.

A vos stylos, crayons, appareils photos, claviers, ordinateurs, téléhone pour m'envoyer un puzzle de l'année passée je le partagerai (sauf si vous me dites que ce n'est que pour moi). Mon mail vous le connaissez ( lafleurdudimanche chez gmail.com....).


Au boulot


Bon dimanche


La Fleur du Dimanche


dimanche 25 avril 2021

L'abandon, la méfiance, la liberté, les femmes, vues par... et défendues par...

Dimanche dernier, je vous avais prévenu(e)s... J'allais vous parler d'abandon, de l’incrédulité, de liberté, de suffragistes et de dominations croisées... et je vous avais parlé du silence...

Et il se trouve que j'étais devenu silencieux et que je n'ai pas terminé sur le silence jaune, celui du soleil, donc, place à la fleur jaune soleil avant d'embarquer dans les TVA (Textes à Valeur Ajoutée) sous diverses formes.

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd

L'Abandon

Pour le premier TVA, c'est un extrait de la critique du livre S’abandonner, de Séverine Danflous, par Bertrand Leclair dans le Monde des Livres du 19 mars 2021  que je vous offre tel quel 

"Séverine Danflous (...) publie un deuxième roman qui est d’abord une belle variation sur l’abandon ou plus exactement le sentiment de l’être, abandonné, ce qui bien souvent signifie que l’on ne parvient plus à s’abandonner dans quelque bras que ce soit. Sous prétexte de tourner un documentaire, le narrateur, sorti laminé d’une rupture douloureuse, écoute des femmes ayant accepté de se raconter. 

(...) Jouant discrètement de l’ambivalence d’un verbe que l’étymologie renvoie à la liberté (« donner à ban » signifiait au XIIe siècle lâcher le lien d’un animal), le narrateur tente dans son propre paysage de ruines de retrouver « l’insouciance, les mots légers, les pleurs perlés » : autant dire de retrouver une capacité à s’abandonner soi-même au risque, peut-être, de l’être de nouveau, abandonné."

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


La méfiance

Le deuxième extrait est toujours de Bertrand Leclair à propos de Nevermore, de Cécile Wajsbrot

"La suspension de l’incrédulité que réclamait Samuel Coleridge, « ce n’est pas seulement dans la lecture qu’on doit la pratiquer. Dans la vie également. Suspendre la méfiance. Croire à ce qu’on vous dit. Que deviennent ceux qu’on ne voit plus »; que deviennent dans nos mots ceux qu’on ne verra jamais plus ?"  

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


L’aspiration à la liberté

Le troisième est de Florent Georgesco dans son article "L’âge des citadelles identitaires" sur Soi-même comme un roi, essai sur les dérives identitaires, d’Elisabeth Roudinesco, 

"En ce sens, ils étaient conscients que le racisme est un phénomène aussi universel que l’aspiration à la liberté. (…) Fanon s’est toujours souvenu de la phrase d’un des ses professeurs, qu’il faisait sienne : “Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous.”»

Je vous en rajoute un "extrait":


Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


Femmes, Femmes, Femmes,... 


Pour continuer ce portrait de femmes, je vous offre en "extrait" celui de Wanda, dans Les Héroïques de Paulina Dalmayer:



Puis celui de Raven Leilani avec Affamée (Lust):


Et continuer par des femmes vues par un homme, l'Américain Wright Morris avec Chant des plaines. Pour voix féminines. Extrait du 16 avril 2021.


Pissenlit - jaune soleil passé - Photo: lfdd


Suffragistes


Autre portrait de femme, là c'est un "autoportrait", vu que c'est son journal, c'est celui d'Hubertine Auclair, le Journal d'une Suffragiste:



L'origine de la Journée des Femmes


Peut-être savez-vous à qui nous devons la journée internationale du droit des Femmes, le 8 mars...?

Bien sûr ce n'est pas Hubertine Auclair, ni Louise Michel, ni Rosa Luxembourg. C'est l'Allemande Clara Eissner qui a pris le nom de son compagnon Osip Zetkin sans être mariée à lui (ils ont eus deux enfants) et dont la journaliste Florence Hervé a rassemblé les textes qu'elle a retrouvé, traduits par Marie Hermann et édités sous le titre "Je veux me battre partout où il y a de la vie".

Je pense que cet extrait y est:

"Libérée de sa dépendance économique vis-à-vis de l'homme, la femme [qui travaille] est passée sous la domination économique du capitaliste. D'esclave de son mari, elle est devenue l'esclave de son employeur. Elle n'avait fait que changer de maître. Elle a toutefois gagné au change : sur le plan économique, elle n'est plus un être inférieur subordonné à son mari, elle est son égale."

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


Rire avec les Femmes

Pour finir avec les femmes, pas pour en finir avec elles, mais pour rire avec elles, je vous propose le livre de Sabine Melchior-Bonnet Le rire des femmes. Une histoire de pouvoir

L'éditeur en parle ainsi:

On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes.

Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses.

Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long.

C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre.

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd

Jaune, le Soleil


Il se trouve que j'étais devenu silencieux dimanche dernier  et que je n'ai pas terminé sur le silence jaune, celui du soleil, cette étoile chantée par Marguerite Duras dans un de ses films les moins connus peut-être: "Jaune, Le soleil" de 1972 . Tout le film se passe dans une seule pièce où sont réunis les représentants des deux forces politiques et leur ennemi "le juif". Et le soleil de Duras n'est pas une étoile, mais son cinéma brille dans les salles obscures et éclaire le débat politique autrement: 

Quand Baudelaire parle des amants, du désir, il est au plus fort du souffle révolutionnaire. Quand les membres du Comité central parlent de la révolution, c’est la pornographie.


Pour finir en chanson, rendons hommage à Milva qui vient de nous quitter.
Sa voix et sa chevelure rousse resteront dans notre mémoire:

Milva - Bella ciao



Milva Jenny dei pirati Opera da tre soldi 1972


MILVA Die Moritat von Mackie Messer



Milva - Alexander Platz (HQ) "SAN REMO a Mosca" Fiori e Canzoni dall Italia 1986



Milva - Non piangere piu Argentina 1978



Milva & Georges Moustaki - Milord 1983




Milva / Moi, je n'ai pas peur / 1981



Milva - La chanson des vieux amants



Milva & Astor Piazzolla - Ça - 1984






Bon Dimanche 

La Fleur Du Dimanche

dimanche 29 janvier 2017

Retour aux sources (gelées), primevèves et adieu à Lou

Dimanche dernier je vous parlais d'algorithmes dans un article très dense - mais qui a intéressé plus d'un(e) lecteur/trice et qui devrait vous intéresser aussi, si vous voulez savoir quel est l'usage qui est fait de vos visites sur internet (et autres usages du téléphone et de toutes vos cartes, d'ailleurs).

Aujourd'hui je vais faire dans la sobriété.
D'abord je vous offre des fleurs de saison bien colorées (en bleu pour commencer):


Primevère bleue - Photo: lfdd


Mais comme les algorithmes me plaisent et que j'ai retrouvé via les réseaux sociaux une connaissance de longue date, cela m'a fait rechercher dans mes étagères un livre de poèmes (pour changer).
Parce qu'en plus cela m'a rappelé l'épisode assez drôle de ces bibliothécaires qui, pour éviter le pilon pour des livres dans une bibliothèque, ont créé des emprunteurs fantômes à qui ils faisaient emprunter des livres qui ne sortaient plus assez (calculé par un algorithme), se sont fait démasquer par le  même algorithme.
Et pour conclure cette digression, je reviens un an en arrière et vous remet un hommage à Gottfried Honegger via une photo prise hier - juste avant les primevères:


Pot pour Gottfried Honegger - Photo: lfdd


Bon, je vous mets la deuxième primevère (rouge) avant Guillaume Apollinaire (qui rime):


Primevère rouge- Photo: lfdd


Et donc, le TVA du jour va être carte blanche à la poésie. Pour commencer, un poème intitulé "un Poème" que je dédie à cet ami (Bernard) ressurgi:

Un poème

Il est entré
Il s'est assis
Il ne regarde pas le pyrogène à cheveux rouges
L'allumette flambe
Il est parti


Le deuxième, clin d'oeil à Bernard, était la chanson d'un générique d'émission de cinéma que je ne retrouve plus (il y a des versions mises en musique par Poulenc).

Avant le cinéma

Et puis ce soir on s'en ira 
Au cinéma 

Les Artistes que sont-ce donc
Ce ne sont plus ceux qui cultivent les Beaux-Arts
Ce ne sont pas ceux qui 'occupent de l'Art
Art poétique ou bien musique
Les Artistes ce sont les acteurs et les actrices

Si nous étions des Artistes
Nous ne dirions pas le cinéma
Nous dirions le ciné

Mais si nous étions de vieux professeurs de province
Nous ne dirions ni ciné ni cinéma
Nous dirions le cinématographe

Aussi mon Dieu faut-il avoir du goût  


Continuons en chansons, avec bien sûr le Pont Mirabeau que tout le monde connait, cette fois en version Léo Ferré et Michel Delpech - celles de Regianni et Daniel Lavoine sont trop tristes:






Je vous offre aussi la version originale enregistrée par Guillaume Apollinaire lui-même - il ne la chantait pas !




Et puis Marizibil toujours par le grand Léo:

 



Et pour finir, l'Adieu:





L'Adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère,
L'automne est morte souviens-t'en,
Nous ne nous verrons plus sur terre,
Odeur du temps, brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends



Mais on ne va pas finir sur un adieu, je vous laisse découvrir - si vous avez les temps, la belle animation et le texte de "La Chanson du Mal Aimé" dit par LE MOCK:





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche 

dimanche 4 novembre 2012

Comme avant-avant-hier, demain est annulé

Je bats ma coulpe, non pas pour raison de 1er novembre, mais parce que, tout bêtement j'ai pris des hortensias pour des chrysanthème...
Tant que je ne prends pas des vessies pour des lanternes !

Et puis, des hortensias, j'en aime la couleur et la forme, le délicat moirage de leurs fleurs en boules et la variété des pastels qu'ils conjuguent. 
Mais, sans attendre, la fleur du jour, les rhododendrons qui refleurissent en novembre:

Rhododendrons - Photo: lfdd


Pour en revenir aux hortensias, une histoire assez drôle, objet de mon premier TVA, c'est que c'est une fleur qui reçut un nom de femme, mais d'une étrange manière :
Elle se nommait Hydrangea macrophylla, Mais Philibert Commerson lui attribue le nom de Peautia coelestina en hommage à Mme Lepaute, une amie astronome - coelestina renvoie à l'astronomie. La planche botanique qu'il lui consacre sera toutefois corrigée de sa main « Nous l'avons d'abord appelé Peautia Coelestina, mais il sera meilleur de dire Hortensia ». Le problème c'est que Mme Lepaute ne se prénomme pas officiellement Hortense. Nicole-Reine Lepaute se faisait appeler Hortense dans l'intimité.

Le deuxième TVA nous vient d'Anne W. que je remercie pour sa contribution. Suite au TVA du 1er novembre, elle nous envoie cette phrase trouvée :

"En raison de l'indifférence générale, demain est annulé".

A méditer...
Par ailleurs, il semble que cette phrase se trouvait sur un placard distribué à l'exposition "Regards Croisés, à Rennes, au couvent des Jacobins en 2008.
Il ne reste plus qu'à en trouver trouver l'auteur du placard et celui du placardage à Strasbourg, rue des échasses.

Bonne chasse

et bon dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 7 octobre 2012

Coup de Poing ou Point de Vue

Curieux comme les souvenirs de vacances resurgissent et  les liens se refont dans la mémoire...
La photo et le TVA prévu pour ce jour va chercher dans une journée de juillet entre l'Alsace et Vevey en passant par Berne.

Je vous offre Vevey de suite:

Cosmos au bord du lac Léman - Photo:lfdd

Je vous dévoile le titre dans la foulée: Coupe de Poing ou point de vue, en déroulé fera "Un point de vue du bout du Lac - la photo - et un coup de poing au bord de l'oeil" - le TVA trouvé en chemin et qui arrive plus bas. En attendant, petite explication de texte pour Berne, qui pourra donné la clé de lecture des jeux de mots et des photos à suivre. 
La première:


Collage abstrait - Photo: lfdd


Berne, où le centre Paul Klee, organisait une exposition "Sigmar Polke et Paul Klee" - Etres surnaturels - par le plus grand des hasards (encore), c'est le dernier jour de l'expo aujourd'hui.
L'exposition est magnifique et, vous le savez, Paul Klee adorait la nature... Il m'a donc rouvert les yeux sur les arbres, au point de "tomber dedans", et d'en sortir un tableau abstrait ou une sculpture soulignant une forme gracile:


Eblouissement  ou platane qui prend des formes - Photo: lfdd

Le TVA du jour, de même est une phase découverte ce jour-là et est un clin d'oeil à ceux qui lisent le soir dans le lit en s'endormant: 
"Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire" 
Kafka

Comme aujourd'hui ce serait l’anniversaire de Niels Bohr, je creuse le deuxième TVA, une anecdote au sujet de ce physicien, spécialiste de la mécanique quantique, qui se passe lors d'un débat avec Albert Einstein à propos de la réalité de la physique quantique. À Einstein qui lui dit: «Dieu ne joue pas aux dés !», Bohr répondit: «Qui êtes-vous Einstein, pour dire à Dieu ce qu'il doit faire !».

Bon dimanche 


La Fleur du Dimanche