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lundi 8 mai 2023

Un Joyaux solaire au Paradis: Femmes et serpents, oui mais...

 Oui, le 8 mai, ce n'est pas tout neuf, l'Allemagne nazie signait la capitulation en 1945. Et aujourd'hui on se souvient, encore, un peu, de cette date. Même si un 24 février a réactivé un nouvel épisode guerrier en Europe qui a vu quelques conflits ces dernières années, et des changements de régime. Les choses de la politique ne sont jamais sûres, ni stables. La Paix ou la démocratie seront toujours un objectif à défendre.

Certains les défendent avec des fleurs, en voici des solaires:


Fleurs jaunes, solaires - Photo: lfdd


Ces fleurs jaunes du bord du chemin nous font penser à un écrivain qui s'en est allé cette semaine: Philippe Sollers, né Philippe Joyaux et dont je vais, par ses mots, vous conter le changement de nom dans le TVA.

En premier TVA, une explication du titre de son ouvrage, surprenant, Paradis qu'il a publié en1981:

"Pourquoi Paradis ? Parce que, même si j’étais en enfer, ce serait ma manière d’être. Parce que j’ai l’impression d’être entré par hasard dans l’immense humour du non-être."

Autre fleur qui pousse sur les bords du chemin, l'Herbe à Robert, cette variété sauvage de géranium.


Herbe à Robert - Photo: lfdd


Et donc, pour vous conter le cheminement de Philippe Joyaux vers Sollers, voici ce qu'il en dit dans Portrait du joueur

"Je me revois un soir, rentrant du lycée, assis devant mon dictionnaire de latin, étudiant les implications du mot sollers. Venant de sollus (avec deux l !) et ars. “Tout entier art.” Sollus est le même radical que le grec holos, qui veut dire : “entièrement, sans reste”. D’où hologramme. Holocauste. Absolument dédié à l’art. Brûlure ! Sacrifice ! Sainteté ! Mais, en même temps, sollers veut dire : habile, intelligent, ingénieux, adroit, rusé, le terrain le plus apte à produire… “Lyrae sollers” (Horace) : “qui a la science de la lyre”. “Sollers subtilisque description partium” (Cicéron) : “adroite et fine distribution des parties du corps”. Sollers, sollertis… Sollertia… Voilà un nom bien suspect, n’est-ce pas, immoral en diable !… Une définition actuelle ? Voyons… “Le sollers est de la technique pure : sa combustion dans l’art ne laisse aucun résidu.” Voilà pour équilibrer Diamant. Deux noms valent mieux qu’un. Un homme deux fois nommé en vaut trois."


Le diamant, c'est aussi cette orchidée qui pousse en plein milieu du chemin herbeux, bien avant ses consoeurs, qui n'ont pas encore pointé leurs nez:


Orchidée - Photo: lfdd


Philippe Sollers, Mathieu Lindon en parle dans Libération dans l'article intitulé "Mort de l’écrivain Philippe Sollers, homme à flammes 

Et voici ce qu'il dit à propos de son livre Femmes:

"Le bruit, la fureur et le succès public éclatèrent avec Femmes (Gallimard, 1983). Première page (le narrateur est prétendument un journaliste américain vivant à Paris mais on s’est plu à y voir un Bordelais de naissance installé dans la capitale): «Depuis le temps… Il me semble que quelqu’un aurait pu oser… Je cherche, j’observe, j’écoute, j’ouvre des livres, je lis, je relis… Mais non… Pas vraiment… Personne n’en parle… Pas ouvertement en tout cas… Mots couverts, brumes, nuages, allusions… Depuis tout ce temps… Combien ? Deux mille ans ? Six mille ans ? Depuis qu’il y a des documents… […] Rien, ou presque rien, sur la cause… LA CAUSE. / Le monde appartient aux femmes. / C’est-à-dire à la mort. / Là-dessus tout le monde ment. / Lecteur, accroche-toi, ce livre est abrupt. Tu ne devrais pas t’ennuyer en chemin, remarque. Il y aura des détails, des couleurs, des scènes rapprochées, du méli-mélo, de l’hypnose, de la psychologie, des orgies. J’écris les Mémoires d’un navigateur sans précédent, le révélateur des époques… L’origine dévoilée ! Le secret sondé ! Le destin radiographié ! La prétendue nature démasquée ! Le temple des erreurs, des illusions, des tensions, le meurtre enfoui, le fin fond des choses… Je me suis assez amusé et follement ennuyé dans ce cirque, depuis que j’y ai été fabriqué…» Philippe Sollers sur France Inter en 2017 à propos du roman: «Demandez-vous s’il serait publiable dans l’atmosphère actuelle ; je ne crois pas, car nous sommes en pleine régression sur toutes ces histoires. On ne va pas évoquer la libération de la parole, #BalanceTonPorc, etc.»"


Et de la femme au serpent, il n'y a qu'une langue d'écart:

"Les sociétés changent de peau, comme les serpents, mais le venin reste le même, et il y a seulement des mutations dans la desquamation."


Pour finir en fleurs qui s'éparpillent au vent, voici les pissenlits, taraxacum, une fleur qui s'aime, ici:


Pissenlits qui s'aiment - Photo: lfdd


Et une chanson Paradis, de Saez: Les enfants paradis:



Et la chanson Femmes de Koffi Olomide - Femme:




Et pour La Fête à Venise, de P. Sollers de 1991, L' invitation à Venise de Nilda Fernandez, écrite la même année - au tout début de la question du réchauffement climatique:

 



Et pour finir, en écho à un autre livre de Solers, Le secret, celui de Arthur H:




Bon huit mai...

La Fleur du Dimanche



dimanche 25 avril 2021

L'abandon, la méfiance, la liberté, les femmes, vues par... et défendues par...

Dimanche dernier, je vous avais prévenu(e)s... J'allais vous parler d'abandon, de l’incrédulité, de liberté, de suffragistes et de dominations croisées... et je vous avais parlé du silence...

Et il se trouve que j'étais devenu silencieux et que je n'ai pas terminé sur le silence jaune, celui du soleil, donc, place à la fleur jaune soleil avant d'embarquer dans les TVA (Textes à Valeur Ajoutée) sous diverses formes.

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd

L'Abandon

Pour le premier TVA, c'est un extrait de la critique du livre S’abandonner, de Séverine Danflous, par Bertrand Leclair dans le Monde des Livres du 19 mars 2021  que je vous offre tel quel 

"Séverine Danflous (...) publie un deuxième roman qui est d’abord une belle variation sur l’abandon ou plus exactement le sentiment de l’être, abandonné, ce qui bien souvent signifie que l’on ne parvient plus à s’abandonner dans quelque bras que ce soit. Sous prétexte de tourner un documentaire, le narrateur, sorti laminé d’une rupture douloureuse, écoute des femmes ayant accepté de se raconter. 

(...) Jouant discrètement de l’ambivalence d’un verbe que l’étymologie renvoie à la liberté (« donner à ban » signifiait au XIIe siècle lâcher le lien d’un animal), le narrateur tente dans son propre paysage de ruines de retrouver « l’insouciance, les mots légers, les pleurs perlés » : autant dire de retrouver une capacité à s’abandonner soi-même au risque, peut-être, de l’être de nouveau, abandonné."

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


La méfiance

Le deuxième extrait est toujours de Bertrand Leclair à propos de Nevermore, de Cécile Wajsbrot

"La suspension de l’incrédulité que réclamait Samuel Coleridge, « ce n’est pas seulement dans la lecture qu’on doit la pratiquer. Dans la vie également. Suspendre la méfiance. Croire à ce qu’on vous dit. Que deviennent ceux qu’on ne voit plus »; que deviennent dans nos mots ceux qu’on ne verra jamais plus ?"  

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


L’aspiration à la liberté

Le troisième est de Florent Georgesco dans son article "L’âge des citadelles identitaires" sur Soi-même comme un roi, essai sur les dérives identitaires, d’Elisabeth Roudinesco, 

"En ce sens, ils étaient conscients que le racisme est un phénomène aussi universel que l’aspiration à la liberté. (…) Fanon s’est toujours souvenu de la phrase d’un des ses professeurs, qu’il faisait sienne : “Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous.”»

Je vous en rajoute un "extrait":


Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


Femmes, Femmes, Femmes,... 


Pour continuer ce portrait de femmes, je vous offre en "extrait" celui de Wanda, dans Les Héroïques de Paulina Dalmayer:



Puis celui de Raven Leilani avec Affamée (Lust):


Et continuer par des femmes vues par un homme, l'Américain Wright Morris avec Chant des plaines. Pour voix féminines. Extrait du 16 avril 2021.


Pissenlit - jaune soleil passé - Photo: lfdd


Suffragistes


Autre portrait de femme, là c'est un "autoportrait", vu que c'est son journal, c'est celui d'Hubertine Auclair, le Journal d'une Suffragiste:



L'origine de la Journée des Femmes


Peut-être savez-vous à qui nous devons la journée internationale du droit des Femmes, le 8 mars...?

Bien sûr ce n'est pas Hubertine Auclair, ni Louise Michel, ni Rosa Luxembourg. C'est l'Allemande Clara Eissner qui a pris le nom de son compagnon Osip Zetkin sans être mariée à lui (ils ont eus deux enfants) et dont la journaliste Florence Hervé a rassemblé les textes qu'elle a retrouvé, traduits par Marie Hermann et édités sous le titre "Je veux me battre partout où il y a de la vie".

Je pense que cet extrait y est:

"Libérée de sa dépendance économique vis-à-vis de l'homme, la femme [qui travaille] est passée sous la domination économique du capitaliste. D'esclave de son mari, elle est devenue l'esclave de son employeur. Elle n'avait fait que changer de maître. Elle a toutefois gagné au change : sur le plan économique, elle n'est plus un être inférieur subordonné à son mari, elle est son égale."

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd


Rire avec les Femmes

Pour finir avec les femmes, pas pour en finir avec elles, mais pour rire avec elles, je vous propose le livre de Sabine Melchior-Bonnet Le rire des femmes. Une histoire de pouvoir

L'éditeur en parle ainsi:

On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes.

Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses.

Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long.

C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre.

Pissenlit - jaune soleil - Photo: lfdd

Jaune, le Soleil


Il se trouve que j'étais devenu silencieux dimanche dernier  et que je n'ai pas terminé sur le silence jaune, celui du soleil, cette étoile chantée par Marguerite Duras dans un de ses films les moins connus peut-être: "Jaune, Le soleil" de 1972 . Tout le film se passe dans une seule pièce où sont réunis les représentants des deux forces politiques et leur ennemi "le juif". Et le soleil de Duras n'est pas une étoile, mais son cinéma brille dans les salles obscures et éclaire le débat politique autrement: 

Quand Baudelaire parle des amants, du désir, il est au plus fort du souffle révolutionnaire. Quand les membres du Comité central parlent de la révolution, c’est la pornographie.


Pour finir en chanson, rendons hommage à Milva qui vient de nous quitter.
Sa voix et sa chevelure rousse resteront dans notre mémoire:

Milva - Bella ciao



Milva Jenny dei pirati Opera da tre soldi 1972


MILVA Die Moritat von Mackie Messer



Milva - Alexander Platz (HQ) "SAN REMO a Mosca" Fiori e Canzoni dall Italia 1986



Milva - Non piangere piu Argentina 1978



Milva & Georges Moustaki - Milord 1983




Milva / Moi, je n'ai pas peur / 1981



Milva - La chanson des vieux amants



Milva & Astor Piazzolla - Ça - 1984






Bon Dimanche 

La Fleur Du Dimanche

dimanche 26 novembre 2017

Pour Noël, une Intelligence Artificielle, un Cerveau Bleu, un Minidrone de Guerre ou un Robot Salto

Ce n'est pas encore Noël, ni même le premier dimanche de l'Avant, mais avec tous ces Vendredi Noirs et Marchés de Noël qui poussent comme des champignons, on peut se demander de quel cadeau on rêve pour les fêtes de fin d'année.

Et à propos de champignons, en regardant le pissenlit - Taraxatum, on peut se demander ce qu'il sème à tout vent... On peut espérer qu'on s'aime à tout vent plutôt...


Taraxatum - Pissenlit - Photo: lfdd


Pour en revenir à l'Intelligence Artificielle, IA pour les intimes, que l'on croyait limitée, une philosophe française, Catherine Malabou qui dit dans son livre, Que faire dans notre cerveau, "Je pensais avoir atteint un mur infranchissable: la frontière entre l'homme et la machine" et elle parle de l'évolution de sa conception de la différence entre l'homme et la machine dans son dernier livre intitulé "Métamorphose de l'intelligence. Que faire du Cerveau Bleu?" avec les expérimentations scientifiques ont bouleversé ses points de vue.
Avec les puces "synaptiques" et le projet Blue Brain - cerveau bleu  à Lausanne, qui a pour objectif "la création d’un cerveau synthétique, réplique de l’architecture et des principes fonctionnels du cerveau vivant et la simulation de la vie", se posent d'autres questions : "Où situer, entre vie biologique et vie symbolique, la vie artificielle" qui serait "une intruse", une "doublure menaçante", ou un "nécessaire intermédiaire" qui permet de mieux comprendre les rapports et les intrications entre les deux premières et saisir "une forme d’hybridation entre le vivant et la machine"? 


Taraxatum - Pissenlit - Photo: lfdd



Dans l'article du Monde du 17 novembre " Plus rien ne nous séparera" de Céline Henne, Catherine Malabou dit: "Je me suis aperçue que mes conclusions étaient vraiment fausses. La frontière entre homme et machine est devenue poreuse: plus rien, ne principe, ne sépare radicalement l'intelligence artificielle de l'intelligence humaine.
Céline Henne précise que: "L’intelligence qui se définit par la dialectique entre autonomie et automatisme, programmation et rupture, caractérise aussi bien le fut ut ordinateur que l'homme."
Et Catherine Malabou de préciser, en remettant l'homme dans sa destinée: "Si l'intelligence, c'est le pouvoir de se transformer, j'essaie de montrer qu'elle est inséparable de l'autocritique.
A bon entendeur, salut!
Et elle en appelle à plus d'ouverture, surtout du côté français, et dans la collaboration entre la philosophie, les neurosciences et le politique:
"La neurobiologie véhicule une série de normes qui modélisent le cerveau: c'est là le vrai problème. Sur ce terrain, il y a, contrairement à ce qui se passe dans le monde anglo-saxon, un silence total des philosophes d'Europe continentale, où la place est laissée libre aux neurobiologistes pour produire une philosophie du cerveau très pauvre. La philosophie doit revenir sur la scène, entrer en dialogue avec les scientifiques pour développer une pensée du cerveau qui soit une pensée de la créativité, de l’épigenèse, de l'invention sans programme." 


Taraxatum - Pissenlit - Photo: lfdd


Ceci n'est pas pour peindre le diable sur la muraille, comme vous le verrez plus loin, mais, juste rester attentif et au aguets, garder en main un peu de son destin, même si comme semble le dire Steven Pinker, le monde n'a pas connu une "Longue Paix" comme aujourd'hui... En quelque sorte plus de conflit majeur depuis 1953! Et les tueries du XXème siècle ne sont rein face au 36 millions de morts en Chine au VIIème siècle avec la révolte d'An Lushan qui a décimé un sixième de l'humanité.

Cela ne nous empêche d'être attentif à la fois à l'évolution de l'IA - Intelligence artificielle, aux objets connecté, aux objets autonomes, aux robots et aux drones, dont les progrès sont impressionnants  comme vous pouvez le voir dans les deux films suivants:








Si vous voulez en savoir davantage, un article d'Isabelle Champeron, dans le Monde du 22 novembre intitulé "Les "Terminators" courent encore" en parle largement. 



Taraxatum - Pissenlit - Photo: lfdd

Et pour finir en chanson, je vous rappelle que le 24 janvier 2016 en parlant des "robots écrivains" je vous avais offert les historiques en différentes versions de "Roboter" de Kraftwerk, que je ne remettrais pas pour ne pas me répéter (pour mes lecteurs fidèles), mais que vous trouverez ici:
Je ne suis pas... une fleur. Je suis. Je suis un robot

Par contre, je vous mets Toto le Robot et L'avion de Luke et "Comme un avion sans ailes": d'Hubert-Felix Thiéfaine:










Et pour finir "Tombé du ciel" d'Higelin:




Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche  

dimanche 3 mai 2015

Dessine-moi un soleil, et le ciel bleu

Le soleil ne voulant pas revenir, je vous l'offre en forme de Taraxacum - une des fleurs fétiches de La Fleur du Dimanche - l'avez-vous bien noté en haut à droite de cet écran?

Elle va accompagner les citations tirées du livre "Une Année Dessinée" où de libraires vous donnent envie de sortir pour pousser leur porte et prendre un livre au hasard ou en suivant leurs conseils.


Taraxacum - Photo: lfdd

J'ai trouvé une citation sur une fleur:

"Le papillon, ce billet doux plié en deux qui cherche l'adresse d'une fleur"
Jules Romain, Histoites Naturelles
"Le lecteur et son libraire, ou la foi du papillon?
Librairie Majolire, Bourgoin-Jailleu pour le 24 novembre


Taraxacum et abeille - Photo: lfdd


"Avez-vous des résumés de livres?
Non, j'ai des livres entiers."
Gérad Lambert-Ullmann, Dernier Chapitre, Edition Joca Seria
8 octobre

Pissenlit et abeille - Photo: lfdd


"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux
Jules Renard, Journal, 1902 cité par la Librairie Croisy à Bastogne, la Librairie du Marais à Mayene, la Librairie Voyelles, Les Sables d'Ollones
28 décembre


Pissenlit et abeille - Photo: lfdd

"Un livre n'est pas fait pour être lu, il est fait pour être là"
Jean Cocteau, 
cité par la Librairie Lorguaise Lorgues

En chanson, le Bleu du Ciel de Patachou pour hommage.




Bon Dimanche de lectures

La Fleur du Dimanche

dimanche 18 mai 2014

Pissenlit Chapeau Pointu - On est foutu - Turlututu

Je vous propose une ballade dominicale dans les prés humides, couverts de pissenlits - vous savez, le Taraxacum, emblème de la Fleur du Dimanche dont je vous avais parlé l'année dernière à l'occasion de la Fête de la Sain Jordi en vous offrant une "planche fleurie".

Aujourd'hui ce sera une variation autour de la fleur en fin de cycle.

Avec chapeau pointu:
Pissenlit chapeau pointu  - Photo: lfdd


Après avoir perdu le chapeau:
Pissenlit chapeau perdu  - Photo: lfdd


Et sans avoir réussi à perdre le chapeau:
Pissenlit  que chapeau pointu  - Photo: lfdd

En guise de TVA, je vais vous en offrir deux, brefs, qui n'appellent pas forcément de réponse - mais si vous voulez répondre, n'hésitez pas...


Le premier, trouvé dans une critique de roman - à vous de découvrir lequel - renvoie au sujet:
"Elle n'a pas répondu, ce qui ne m'a guère inquiété car j'ai préféré me rappeler que, lorsqu'on marche à côté d'une autre personne, on ne se sent pas obligé de répondre à tout ce qu'elle vous dit, c'est pourquoi beaucoup de phrases restent normalement sans réplique." 

Un extrait du texte juste avant peut éventuellement éclairer la phrase : "On avait fait remarquer au narrateur qu'il parle "sur un mode sérieux et humoristique". "C'est vrai ai-je rétorqué, mais tu ferais mieux de tout prendre au sérieux".

Le deuxième TVA, double, lui, reprends des blagues du philosophe Slavoj ZiZek:
Celle de Freud concernant la logique déconcertante des rêves:

- 1. Je ne vous ai jamais emprunté de bouilloire
- 2. Je vous l'ai rendue en bon état
- 3. La bouilloire était déjà cassée quand vous me l'avez prêtée.

Et la version de Zizek qui montre l'incohérence "la réaction des islamiste radicaux à l'Holocauste".

- 1. L'Holocauste n'a pas eu lieu
- 2. Il a eu lieu, mais les juifs l'avaient mérité
- 3. Les juifs ne l'avaient pas mérité, mais ils ont perdu le droit de se plaindre en infligeant aux Palestiniens ce que les nazis leur ont infligés."


Et pour montrer la logique du pissenlit, voici un pissenlit bien coiffé et deux chansons "décoiffantes":


Pissenlit bien coiffé  - Photo: lfdd


 D'abord un "Chapeau pointu" par Marc Devilchabrol, si dent de lion, danger:





Et l'autre, version "Turlututu" par Thomas Dutronc, qui n'y crois pas trop... On est foutu...




Allez, bon dimanche quand même.


La Fleur du Dimanche.

samedi 27 avril 2013

Une Rose ou un livre pour Cervantes à la Sant Jordi - Saint Georges

Curieux trajet qui, d'une tradition nationaliste fait une action de promotion économique et culturelle:
Le 23 avril, anniversaire de la mort de Cervantes, célébré en Catalogne pour fêter le pays et son patron Sant Jordi, Saint Georges fut l'occasion d'offrir une rose aux dames.
Un écrivain et éditeur, Vicent Clavel i Andrés, installé à Barcelone, en fit la fête des libraires et et l'on offrit un livre avec la rose - un peu comme la Fleur du Dimanche avec le TVA - Texte à Valeur Ajoutée.
Cette tradition a traversé les frontières en s'adaptant et donc, aujourd’hui  le 27 (et pas le 23) avril, les libraires indépendants de France offriront une rose et un livre à leurs clients.

Pour fêter ce jour, je vous offre une fleur d'un livre de 1933, "Das kleine Blumenbuch" qui comprend 58 illustrations.


Das kleine Blumenbuch


Je vous propose le N° 13 - porte-bonheur et emblème de la Fleur du Dimanche, le pissenlit ou dent-de-lion, encore appelé "taraxatum" et qui en allemand se nomme Löwenzahn":


Taraxacum - Pissenlit - Dent-de-lion - Loewenzahn -  Photo: lfdd 


Je ne puis que vous conseiller d'aller en librairie acheter un livre, par exemple "Les Fleurs du Mal" de Baudelaire ou "Les Fleurs Bleues" de Raymond Queneau ou "A l'ombre des jeunes filles en fleur" de Marcel Proust ou encore "Don Quichote" de Miguel Cervantes ou tout autre livre et auteur de votre choix.

Pourquoi pas celui qui faisait l'objet dimanche dernier de la devinette culturelle qu'Albert Strickler - qui a écrit "Le coeur saxifrage" - a trouvé dès 6 heures dimanche dernier.

Voici la phrase dite par son auteur, Marcel Camus:



"Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet  de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes."
Camus allocution lors de l'attribution le 10 décembre 1957 du prix Nobel à Stockholm:

Albert Camus' Speech at the Nobel Banquet (short excerpt in French) - Media Player at Nobelprize.org


Bon Samedi et bonne lecture

La Fleur du Dimanche

dimanche 20 janvier 2013

Merci pour vos fleurs - Jetez-les aux 4 coins du monde

Un grand merci pour vos retours et vos fleurs, je vous en offre 2 tout de suite:

Celle de Christiane Z., tout à fait d'actualité:


Fleurs de neige - Photo: Christiane Z.


Et celle de Cécile V. tout en éclat.


Fleur de chaleur - Photo: Cécile V.



Pour revenir sur le passé, et penser à l'avenir, deux pissenlits qui dialoguent:


Pissenlit - Taraxacum - Photo: lfdd

Le deuxième est une création de Massoud Hassani, designer né en Afghanistan et qui travaille en Hollande. Il a inventé un démineur de mines anti-personnelle très original - en forme de fleur de pissenlit - et de ce fait très efficace: le démineur "Kafon", pour lequel il vient de lancer une souscription de développement réussie.

En voilà la photo:


Démineur Kafon - Conception : Massoud Hassani

Et voici le film qui explique "comment çà marche" :





En deuxième TVA (l'info précédente a une énorme valeur ajoutée), une petite devinette en regard de celui du 30 décembre (que vous n'avez peut-être pas lu - c'étaient les fêtes, je comprends, vous avez donc une séance de rattrapage là:
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2012/12/la-fleur-du-dimanche-se-bat.html

Voici un texte qui est bien plus optimiste sur l'avenir des réseaux et de l'internet (2.0 et la suite):

"Petite Poucette a trouvé le sens réel du mot "maintenant". Qu'est-ce que veut dire ce mot-là? Cela veut dire : "tenant en main". Petite Poucette, avec son téléphone portable, tient en main tous les hommes du monde, tous les enseignements du monde, et tous les lieux du monde par GPS. Donc elle peut dire : "main-tenant, tenant en main le monde". Mais qui pouvait en dire autant avant elle? Auguste, empereur de Rome, des grands savants? Aujourd'hui, il y a 3,75 milliards de personnes qui ont un portable avec Internet dedans et qui "tiennent en main le monde". Cela ne fait pas une nouvelle démocratie? Voilà le nouveau monde. C'est vertigineux, c'est ce qui m'impressionne le plus. Que nos institutions sont vieilles face à cela! Il y a tout à reconstruire." 

Merci de ne pas laisser une lampe allumée toute la journée...


De qui est-ce ?

Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche