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dimanche 14 mars 2021

Ouvrir, accompagner, le souffle, le paysage, le texte, la poésie, le théâtre, Nicolas Bouchaud, pour vous, encore...

 En janvier, dans le billet "Le temps, encore, suspendu, pour le conjurer et sauver le moment où: Ils ont aimé !" je vous annonçais le livre de Nicolas Bouchaud "Sauver le moment" et je vous parlais de l'origine du titre. Si vous voulez avoir une idée de ce que c'est d'être comédien - un vrai - de théâtre... du spectacle vivant, comprendre son parcours, sa vocation, et voir à travers différentes expérience remémorées, heureuses, malheureuses, instructives et des moments où... il  comprit ou vécut le partage avec le public et le texte, je vous conseille ce livre dans lequel, en quinze épisodes choisis, il nous livre ce qui le meut, le révèle, le fait avancer ou le bloque.

Mais place à la suite de pommes vues dans le billet précédemment cité:

Pommes - 14 mars 2021 - Photo: lfdd


Je vous offre les mêmes pommes sous un ciel bleu dimanche dernier:

Pommes - 7 mars 2021 - Photo: lfdd



Les quelques chapitres intitulés "Ouvre!", "Le dur désir de durer", "Le geste de Galilée", "Pour ne pas finir", "Un métier idéal", entre autres, nous replongent dans ses souvenirs qu'il partage avec nous:

"Je me suis demandé si on pouvait écrire de façon satisfaisante sur sa propre pratique.

J'ai essayé.

J'ai essayé d'observer le travail de l'acteur.

Cherchant à voir quels en seraient les mouvements internes, les agencements secrets.

J'ai essayé de ne pas les ériger en règle ou en dogme mais simplement de les laisser vous faire signe.

Et de vous les adresser.

..."

Plus loin:

"Je pense à la transmission. Je pense à la disparition. Je pense au théâtre comme le lieu vivant d'un deuil sans cesse recommencé.

...

Nous faisons l'expérience de ce moment unique, de ce présent fugace qui contient dès son apparition sa propre disparition."

Arbre - Photo: lfdd



Plus loin, il cite Shakespeare (Le roi Lear) comme prescription pour un spectateur dans le spectacle "Un métier idéal":

"Tout compte fait, il est préférable d'être ouvertement méprisé

que de l'être sous couvert de la flatterie. Au pire, l'être le plus bas, le plus abandonné de la fortune garde toujours l'espérance et vit hors de la crainte.

Le changement n'est lamentable qu'à partir du bonheur,

le pire ne peut se retourner qu'en rire. Alors bienvenue air impalpable que j'embrasse.


Et il dit à ce spectateur (et à nous):

"Merci beaucoup, voilà, c'est très beau comme ça... c'était bien le léger suspens après: "Alors bienvenue...""

J'imagine toujours que Shakespeare a aussi écrit ça pour les acteurs, comme une indication de jeu, légère, prononcée en passant, comme s'il nous disait: n'oubliez pas de respirer, c'est dans votre façon de respirer qu'on vous voit apparaître...."


Je vous mets encore une photo de magnolias qui essaient vainement de fleurir depuis dimanche dernier:

Magnolias - 7 mars 2021 - Photo: lfdd



Il cite Celan (pour le spectacle Méridien - cf. le billet du 13 octobre 2015):

"On devrait enfin apprendre quand on lit un poème à lire aussi ce souffle, cette unité de souffle. Le poème, le poème vient encore, vient toujours par des chemins de souffle."

Et cela le mène à creuser son socle, sa base, sa philosophie du jeu:

"Il faut se déprendre.

Se déprendre des mots comme: imiter, incarner, représenter.

Aller vers d'autres mots comme: porter, ouvrir, adresser.

L'adresse du poème passe tout entière par le souffle.

Pas de discours, ni de belles envolées.

Pour l'adresse du poème, il y a un simple signe fait à l'autre, à celui qui l'écoute.

Signe de quoi?

Signe de complicité... pour rien."


Primevères - Photo: lfdd


Rien à ajouter, comme le dit Jean Birnbaum à propos du poète Damien Murith dans l'article "Etreindre la Douleur" dans le Monde Littérature du 12 mars 2021 à propos de son livre "Le Deuxième Pas"

"Il faudrait cesser de parler des poètes. Ne faire rien d’autre que les citer. Quand une écriture se tient sur la crête des mots, déplace leur sens pour élever la langue, s’abandonne à eux pour s’en remettre à plus haut que soi, on l’abaisse toujours un peu en plaquant sur elle quelque commentaire. Alors ouvrons grands les guillemets et donnons à entendre:


Et pour conclure sur um "mur de fleurs", cet arbre qui fleurissait en ville:

Arbre en fleurs - 11 mars 2021 - Photo: lfdd



Pour finir en chanson avec les poètes, j'invite Léo Ferré, Jean Ferrat, Alain Barrière et Juliette Gréco à leur rendre hommage:







Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche 

lundi 22 avril 2019

Parfois je ris tout seul, parfois je lis, parfois ...

J'avais mis de côté, reporté, quelques "extraits" qui m'avaient bien plus et que je voulais partager avec vous.
J'avais aussi prévu de parler de mon ami Albert et vous donner rendez-vous avec lui et j'attendais, et la date (je vous l'avais annoncée le 24 mars), et un extrait de son nouveau "Journal", et le temps est passé....

Mais place à la Fleur du jour:


Primevères - Photo: lfdd

Pour l'extrait, j'en ai deux, du livre de nouvelles de Jean-Paul Dubois: "Parfois je ris tout seul".

Le premier me plait bien parce qu'il me rappelle la blague juive de Delphine Horvilleur que j'ai citée le 3 mars dans le billet "Ne passez pas votre chemin, mais voyagez pour rencontrer l'autre... même à côté de chez vous":


Extrait - Jean-Paul Dubois - Paquets

Et le deuxième, je voulais en parler, à cause d'Albert, pour reparler de la présentation de son livre:


Extrait - Jean-Paul Dubois - Albert

Concernant Albert, c'est une fréquentation inhabituelle (plus de 160 visites sur une page de juin 2018 "La Forme et le Fond: Figure, Love et des briques" qui m'a alertée. Il se trouve qu'il y est question d'Albert et de son précédent livre et que je cite une phrase que je venais aussi de citer à des amis cette fin de semaine":
"Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connait, tu risques de ne pas te perdre".

Curieusement il y a aussi cette phrase de Paul Eluard: "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous" que j'avais rappelée lors de notre dernière rencontre "Il n'y a pas de hasard et la fleur continue son chemin".

Pour vous donner envie de rencontrer Albert Strickler ce 4 mai à 15h00 à la Librairie Kléber pour présenter son livre "Le Coeur à tue-tête - Journal 2018", à défaut du nouveau cru, je vous  sers un extrait de son journal 2017 - le 23 avril, à propos d'un autre proverbe "Trop bien connaître son chemin risque de nous priver de la chance de nous perdre" et d'un ami, Philibert que a fait la France en stop avec comme inscription sur son "carton": "N'importe où"

" "N'importe où", Philibert 
reste la plus belle des directions
Elle met la perle à l'huitre autant
qu'elle ouvre l'horizon de la poitrine

Elle t'offre le luxe de la rencontre
avec le risque sublime de te prerdre
Elle est un fanal en plein jour
le diapason d'une canne d'aveugle

"N'importe où" pourvu qu'en dehors
des tristes sentiers battus à mort
par l'abrutissant fléau de la routine

Une fois étalée sur la table
la carte finit toujours par se déchirer
aux mêmes pliures"

Primevères - Photo: lfdd

Pour finir en chanson (douces) voici, pour rappeler le cerisier d'hier (que vous n'avez peut-être pas vu) et l'échelle du jour, une chanson de Francis Cabrel - La robe et l'échelle:

"T'avais mis ta robe légère, moi, l'échelle contre un cerisier
T'as voulu monter la première et après
Y'a tant de façons, de manières de dire les choses sans parler
Et comme tu savais bien le faire, tu l'as fait
Un sourire, une main tendue et par le jeu des transparences
Ces fruits dans les plis du tissu qui balancent
Il ne s'agissait pas de monter bien haut
Mais les pieds sur les premiers barreaux
J'ai senti glisser le manteau de l'enfance"





Et pour la tendresse, Bourvil:





Pour les ronds dans l'eau, Frida Boccara - Les Moulins de Mon Coeur




Et pour finir Moriarty - Jimmy



Bon lundi

La Fleur du Dimanche

P.S. J'ai failli oublier, Albert Strickler n'est pas que poète et écrivain, il est aussi éditeur et publie beaucoup - voir le catalogue des éditions "Tourneciel" - et il a édité en particulier le texte de la pièce de théâtre en version bilingue "Ich bin a beesi Frau - Je suis une mécahnte femme" de Pierre Kretz, si vous avez raté la pièce ces derniers temps (voir mon billet "Une femme qui fait du théâtre ne peut pas être méchante - Ich ben a beesi Frau") 

dimanche 26 mars 2017

Le Soleil a rendez-vous avec la Nuit après la Pluie

Un arc en ciel de fleurs sous la pluie, c'est ce que je vous offre aujourd'hui après quelques jours d'absence de soleil... 
On n'est pas maître du ciel, ni des heures me diront certains.

Primevères sous la pluie - Photo: lfdd

En ce jour de passage à l'heure d'été - rappelez-vous, vous vous êtes déjà levé une heure trop tard, il va falloir vous coucher plus tôt même s'il fait jour plus longtemps. Vous êtes perdus ? Le dessin de Philippe Geluck publié le 22 octobre 2012 ne sert plus, étant donné que le passage à l'heure d'été a été avancé d'avril à mars. Mais il faut toujours avancer la montre d'une heure (même en mars) - en ce jour de passage à l'heure d'été disais-je donc, je voulais vous parler de la nuit et de la pluie, et du soleil revenu bien sûr... car tout le monde le sait, "Se coucher tard nuit."

Chatons sous la pluie - Photo: lfdd

Attention, c'est bien "Chatons sous la pluie", à ne pas confondre avec "Chantons sous la pluie" (voir plus bas..).

La nuit, le terme vient, entre autre du mot égyptien "Nout" qui était le nom de la déesse du ciel. Elle était la petite fille du dieu-soleil Atoum. Et elle était à la fois la soeur jumelle et la femme de Geb, le dieu de la terre... Sa mère Shou, pas très sympa ne vit cette union pas d'un très bon oeil et sépara Nout et Gem pendant 360 jours.... Mais Nout joua aux dés avec Thot, le dieu du temps et gagna 5 jours (360 + 5 = 365 !) et prit ces 5 jours pour s'unir avec Gem et avoir 5 enfants - Osiris, Horus l'Ancien, Seth, Isis et Nephtys. Et les larmes de Nout, dieu du ciel, c'est la pluie....

Jonquilles sous la pluie - Photo: lfdd

Nout, en passant par la Grèce, devint Nyx, déesse de la nuit, Nox en latin et puis Nacht, night, nuit, même Nótt, déesse nordique de la nuit:
"Þá tók Allföðr Nótt ok Dag, son hennar, ok gaf þeim tvá hesta ok tvær kerrur ok setti þau upp á himin, at þau skulu ríða á hverjum tveim dœgrum umhverfis jörðina."
Bon, je mets la traduction pour ceux qui ne comprendraient pas:
"Alfadr (Odin - Wotan) prit alors Nótt et Dag, son fils : il leur donna deux chevaux et deux chars, et les plaça en haut dans le ciel en leur enjoignant de chevaucher chaque jour autour de la terre."


Jonquilles sous la pluie - Photo: lfdd

Louis Poterat l'a écrit: "Comme l'Arc en ciel, après la pluie, comme le soleil après la nuit, serais-je celle qui chassera vos peines?"
C'est Georges Guétary qui le chante, sur cette valse en la bémol, opus 39, N° 15 de Johannes Brahms:



En voici les paroles:

La valse des regrets

L'orgue de la nuit

Au clair de lune gémit

La brise fait
De son archet
Chanter la valse des regrets

Mon bel amour
Au bois dormant
Quittez vos rêves troublants
Vous éveillant
Tout doucement
Venez vers moi qui vous attends

Venez vers moi
Il est grand temps
Calmer l'émoi d'un cœur qui bat
Devant l'effroi d'une prière vaine

L'ombre s'alanguit
Des formes glissent sans bruit
Et du passé
Vestiges usés
Nos souvenirs s'en vont danser

Comme l'Arc en ciel après la pluie
Comme le soleil après la nuit
Serais-je celle
Qui chassera vos peines?

L'orgue de la nuit
Au clair de lune gémit
Dans mon coeur lourd
Qui n'attend plus que votre amour."

Et ici une version interprétée par Françoise Hardy et Hélène Grimaud:




Restons avec Françoise Hardy avec le Soleil:

Et c'est toujours lui le soleil 
qui fera mes réveils 
chaque matin 
soleil d'hiver ou d'été 
il voit les amours passer 
et les chagrins.





Françoise en duo avec Alain Souchon:




Et une version de Sunshine, l'original de Soleil par Sandy Alpert:




Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 29 janvier 2017

Retour aux sources (gelées), primevèves et adieu à Lou

Dimanche dernier je vous parlais d'algorithmes dans un article très dense - mais qui a intéressé plus d'un(e) lecteur/trice et qui devrait vous intéresser aussi, si vous voulez savoir quel est l'usage qui est fait de vos visites sur internet (et autres usages du téléphone et de toutes vos cartes, d'ailleurs).

Aujourd'hui je vais faire dans la sobriété.
D'abord je vous offre des fleurs de saison bien colorées (en bleu pour commencer):


Primevère bleue - Photo: lfdd


Mais comme les algorithmes me plaisent et que j'ai retrouvé via les réseaux sociaux une connaissance de longue date, cela m'a fait rechercher dans mes étagères un livre de poèmes (pour changer).
Parce qu'en plus cela m'a rappelé l'épisode assez drôle de ces bibliothécaires qui, pour éviter le pilon pour des livres dans une bibliothèque, ont créé des emprunteurs fantômes à qui ils faisaient emprunter des livres qui ne sortaient plus assez (calculé par un algorithme), se sont fait démasquer par le  même algorithme.
Et pour conclure cette digression, je reviens un an en arrière et vous remet un hommage à Gottfried Honegger via une photo prise hier - juste avant les primevères:


Pot pour Gottfried Honegger - Photo: lfdd


Bon, je vous mets la deuxième primevère (rouge) avant Guillaume Apollinaire (qui rime):


Primevère rouge- Photo: lfdd


Et donc, le TVA du jour va être carte blanche à la poésie. Pour commencer, un poème intitulé "un Poème" que je dédie à cet ami (Bernard) ressurgi:

Un poème

Il est entré
Il s'est assis
Il ne regarde pas le pyrogène à cheveux rouges
L'allumette flambe
Il est parti


Le deuxième, clin d'oeil à Bernard, était la chanson d'un générique d'émission de cinéma que je ne retrouve plus (il y a des versions mises en musique par Poulenc).

Avant le cinéma

Et puis ce soir on s'en ira 
Au cinéma 

Les Artistes que sont-ce donc
Ce ne sont plus ceux qui cultivent les Beaux-Arts
Ce ne sont pas ceux qui 'occupent de l'Art
Art poétique ou bien musique
Les Artistes ce sont les acteurs et les actrices

Si nous étions des Artistes
Nous ne dirions pas le cinéma
Nous dirions le ciné

Mais si nous étions de vieux professeurs de province
Nous ne dirions ni ciné ni cinéma
Nous dirions le cinématographe

Aussi mon Dieu faut-il avoir du goût  


Continuons en chansons, avec bien sûr le Pont Mirabeau que tout le monde connait, cette fois en version Léo Ferré et Michel Delpech - celles de Regianni et Daniel Lavoine sont trop tristes:






Je vous offre aussi la version originale enregistrée par Guillaume Apollinaire lui-même - il ne la chantait pas !




Et puis Marizibil toujours par le grand Léo:

 



Et pour finir, l'Adieu:





L'Adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère,
L'automne est morte souviens-t'en,
Nous ne nous verrons plus sur terre,
Odeur du temps, brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends



Mais on ne va pas finir sur un adieu, je vous laisse découvrir - si vous avez les temps, la belle animation et le texte de "La Chanson du Mal Aimé" dit par LE MOCK:





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche 

dimanche 20 mars 2016

Le Printemps sera-t-il Blanc, Astronomique, Bionique ou Numérique?

Ca y est, il est là - Er ist's comme je le disais bien tard avec Eduard Mörike en 2013.
Cette année aussi, il tarde de nouveau alors qu'il était en avance et là, on se demande s'il ne va pas reneiger - un Printemps Blanc? 
La fleur du Dimanche est à l'unisson:

Fleurs de printemps blanc - Photo: lfdd

En écho, un poème printanier de Théophile Gautier:

Au printemps

Regardez les branches
Comme elles sont blanches!
Il neige des fleurs.
Riant dans la pluie,
Le soleil essuie
Les saules en pleurs
Et le ciel reflète,
Dans la violette
Ses pures couleurs...
La mouche ouvre l'aile
Et la demoiselle
Aux prunelles d'or,
Au corset de guêpe
Dépliant son crêpe,
A repris l'essor.
L'eau gaîment babille,
Le goujon frétille ...
Un printemps encore!

Plus loin, une brassée de fleurs et de chansons, mais tout d'abord, je vous envoie vers le futur ou plutôt l'espace où le premier Zinnia "extraterrestre" a vu le jour ou plus précisément l'immensité de l'espace.
Bon, vous allez me dire que ce n'est pas la première fleur de l'espace, il y en a eu d'autres (voir notre ami wiki "Utilisation des plantes dans l'espace"), mais c'est la plus belle, n'est-ce pas:

Première Fleur de l'Espace - Photo: Scott Kelly

Le photo n'est pas de moi, mais bien de l'astronaute Scott Kelly.

Pour continuer avec les fleurs "expérimentales, je vous offre également la photo de la première "fleur bionique".
C'est une rose bionique qui intègre des circuits électroniques à transistors. Des scientifiques de l’université de Linköping en Suède, sont parvenus à cultiver pour la première fois de vraies roses dont le système vasculaire comportait des circuits électroniques fonctionnels. Cette expérimentation ouvre la voie à plusieurs applications pratiques comme la gestion nutritive des plantes, la production électrochimique de courant ou la fabrication d’antennes naturelles. Vous en saurez plus dans la revue "Sciences et Avenir".




Je vous avais aussi promis les fleurs numériques - en prévision du billet de dimanche prochain - en voici un exemplaire totalement "calculé":





Bon, revenons dans le Blanc et un texte sur le Printemps:

Fleurs de printemps blanc - Photo: lfdd


Dès que le printemps est là
Mais les serments s'oublient
Dès que le printemps s'en va
Là-bas dans la prairie
J'attends toujours, mais en vain
Une fille en organdi
Dès que le printemps revient.

(Refrain)
Non, le temps n'y fait rien
Oh non, le temps n'y peut rien

Je repense à ses yeux
Dès que le printemps est là
Je revois nos adieux
Dès que le printemps s'en va
Mais son image rôde
Au détour de mon chemin
Quand les soirées se font chaudes
Dès que le printemps revient.

Je crois la retrouver
Dès que le printemps est là
Je cesse d'y rêver
Dès que le printemps s'en va
Après bien des hivers
Pourtant mon coeur se souvient
Comme si c'était hier
Dès que le printemps revient.

Parfois je veux mourir
Dès que le printemps est là
Je crois toujours guérir
Dès que le printemps s'en va
Mais je sens la brûlure
D'une douleur qui m'étreint
Comme une ancienne blessure

Dès que le printemps revient...

Vous en trouverez la chanson plus loin, mais tout d'abord, hommage au Grand Jacques...
Au printemps - Jacques Brel



Et puis un petit bijou de Léo:

C'est le printemps" Léo Ferré 






Et voici le Printemps qui revient, avec Hugues Aufray:




Et puis le Bazar du Printemps avec Michel Fugain
Michel Fugain et Le Big Bazar - Le Printemps 1976:





Et pour clore, avec une chanson en Anglais de Tom Waits - You Can Never Hold Back Spring - spéciale dédicace à un ami qui ne comprend pas l'anglais et dont je traduit une phrase :
"So close your eyes
Open you heart
To one who's dreaming of you"

"Ferme les yeux
Ouvre ton coeur
à qui rêve de toi"

Vous ne pouvez pas retenir le Printemps:

 


You Can Never Hold Back Spring

You can never hold back spring
You can be sure that I will never
Stop believing
The blushing rose will climb
Spring ahead or fall behind
Winter dreams the same dream
Every time

You can never hold back spring

Even though you've lost your way
The world keeps dreaming of spring

So close your eyes

Open you heart
To one who's dreaming of you
You can never hold back spring
Baby

Remember everything that spring

Can bring
You can never hold back spring


Fleurs de printemps blanc - Photo: lfdd

Je retombe sur un poème de Charles d'Orléans : Le Printemps et ne puis m'empêcher de repêcher son interprétation - tronquée - par Michel Polnareff jeune:




Bon Dimanche

Bon Printemps

La Fleur du Dimanche

dimanche 29 mars 2015

Oh ce court jour, vivons le long : jour, cours, temps, cours, longtemps....

C’est l’heure d’été qui nous a grignoté une heure.
Si vous n’en connaissez plus la règle reportez-vous à la leçon du Chat de Geluck que je vous avais transmise le 28 octobre 2012 - règle qui ne fonctionne d’ailleurs pas cette année: ils ont « avancé » l’heure d’été: « Neige, Boule de Nerfs, c'est l'Heure d'Hiver... ».

Et comme le jour est court, je vais faire bref :

Trois fois rien de primevères (c’est déjà çà) et un TVA racourci - y aura-t-il une suite ?
A priori oui, vous la verrez en revenant un peu plus tard sur le site de La Fleur du Dimanche.

Voilà les 3 courtes primevères:

Primevères - Photo: lfdd

Primevères - Photo: lfdd

Primevères - Photo: lfdd

Et le TVA - air du temps :
« A l’eau de là, je préfère le vin d’ici. »  
Disait si bien Pierre Dac - vous êtes d’ac?

Vous avez vu, j’ai fait bref,

Bon dimanche


La Fleur du Dimanche

dimanche 22 mars 2015

Le Gong n'éclipse pas le Printemps

"L'éléphant est irréfutable" disait Alexandre Vialatte - pas Alexandre le Grand, ni Hanibal. Et il avait raison ! 
Le Printemps aussi a raison, et ce n'est ni le Rayon Vert, ni l'Eclipse, ni la Grande Marée, encore moins les nuages de particules qui vont arrêter son inexorable avancée...

Car voici les premiers bourgeons:


Bourgeon de printemps - Photo: lfdd 

Et voici les premières primevères:


Primevères - Photo: lfdd 

Même si elles fanent et passent, comme la fleur du dimanche -  souvenez-vous, il y a quatre ans, vous aviez assisté à sa naissance, son évolution et vu l'avez vue se faner et disparaître...

Le temps se répète, la fleur fane:


Primevères fanées - Photo: lfdd 



Mais les arbres commencent aussi à fleurir, le printemps est là:


Premières fleurs de printemps - Photo: lfdd 


Mais revenons à Vialatte, qui, lui disait (et ce sera notre TVA du jour):

"Sauf erreur, je ne me trompe jamais."

"La mer sera agitée à très agitée, sauf dans le massif central."

"L'homme d'aujourd'hui ne descend plus du singe, mais de l'avion."

"Les vacances datent de la plus haute antiquité. Elles se composent régulièrement de pluies fines coupées d'orages plus importants."


Premières fleurs de printemps - Photo: lfdd 


Il a aussi écrit un texte sur le homard dont je vous offre le début:


Homard

"Le homard est un animal paisible qui devient d’un beau rouge à la cuisson. Il demande à être plongé vivant dans l’eau bouillante. Il l’exige même, d’après les livres de cuisine. La vérité est plus nuancée. Elle ressort parfaitement du charmant épisode qu’avait rimé l’un de nos confrères et qui montrait les démêlés d’un homard au soir de sa vie avec une Américaine hésitante :

Une Américaine
Était incertaine
Quant à la façon de cuire un homard.
- Si nous remettions la chose à plus tard ?…
Disait le homard
A l’Américaine."


A propos d'Américain, je voulais vous remettre en souvenir un musicien australien pour qui le Gong de fin a sonné (il nous a quitté le 13 mars).
Il s'agit de Daevid Allen, fondateur du groupe Soft Machine - et incidemment aussi du groupe Gong.

Je vous en offre quelques chansons pour fêter le printemps... et les champignons !

Le premier est "You can't kill me" - et il a bien raison "Vous ne pouvez pas me tuer", même avec Gong - Camembert électrique:




Nous n'allons pas le contredire avec le deuxième titre "How To Stay Alive" - "Comment rester vivant"


Les dessins de ce magnifique dessin animé sont de Daevid Allen himself!

Pour finir, un concert live (vivant) de Daevid Allen le 11 mars 2011 avec Gong - Magdalene




Bon dimanche

La Fleur du dimanche