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dimanche 26 mars 2017

Le Soleil a rendez-vous avec la Nuit après la Pluie

Un arc en ciel de fleurs sous la pluie, c'est ce que je vous offre aujourd'hui après quelques jours d'absence de soleil... 
On n'est pas maître du ciel, ni des heures me diront certains.

Primevères sous la pluie - Photo: lfdd

En ce jour de passage à l'heure d'été - rappelez-vous, vous vous êtes déjà levé une heure trop tard, il va falloir vous coucher plus tôt même s'il fait jour plus longtemps. Vous êtes perdus ? Le dessin de Philippe Geluck publié le 22 octobre 2012 ne sert plus, étant donné que le passage à l'heure d'été a été avancé d'avril à mars. Mais il faut toujours avancer la montre d'une heure (même en mars) - en ce jour de passage à l'heure d'été disais-je donc, je voulais vous parler de la nuit et de la pluie, et du soleil revenu bien sûr... car tout le monde le sait, "Se coucher tard nuit."

Chatons sous la pluie - Photo: lfdd

Attention, c'est bien "Chatons sous la pluie", à ne pas confondre avec "Chantons sous la pluie" (voir plus bas..).

La nuit, le terme vient, entre autre du mot égyptien "Nout" qui était le nom de la déesse du ciel. Elle était la petite fille du dieu-soleil Atoum. Et elle était à la fois la soeur jumelle et la femme de Geb, le dieu de la terre... Sa mère Shou, pas très sympa ne vit cette union pas d'un très bon oeil et sépara Nout et Gem pendant 360 jours.... Mais Nout joua aux dés avec Thot, le dieu du temps et gagna 5 jours (360 + 5 = 365 !) et prit ces 5 jours pour s'unir avec Gem et avoir 5 enfants - Osiris, Horus l'Ancien, Seth, Isis et Nephtys. Et les larmes de Nout, dieu du ciel, c'est la pluie....

Jonquilles sous la pluie - Photo: lfdd

Nout, en passant par la Grèce, devint Nyx, déesse de la nuit, Nox en latin et puis Nacht, night, nuit, même Nótt, déesse nordique de la nuit:
"Þá tók Allföðr Nótt ok Dag, son hennar, ok gaf þeim tvá hesta ok tvær kerrur ok setti þau upp á himin, at þau skulu ríða á hverjum tveim dœgrum umhverfis jörðina."
Bon, je mets la traduction pour ceux qui ne comprendraient pas:
"Alfadr (Odin - Wotan) prit alors Nótt et Dag, son fils : il leur donna deux chevaux et deux chars, et les plaça en haut dans le ciel en leur enjoignant de chevaucher chaque jour autour de la terre."


Jonquilles sous la pluie - Photo: lfdd

Louis Poterat l'a écrit: "Comme l'Arc en ciel, après la pluie, comme le soleil après la nuit, serais-je celle qui chassera vos peines?"
C'est Georges Guétary qui le chante, sur cette valse en la bémol, opus 39, N° 15 de Johannes Brahms:



En voici les paroles:

La valse des regrets

L'orgue de la nuit

Au clair de lune gémit

La brise fait
De son archet
Chanter la valse des regrets

Mon bel amour
Au bois dormant
Quittez vos rêves troublants
Vous éveillant
Tout doucement
Venez vers moi qui vous attends

Venez vers moi
Il est grand temps
Calmer l'émoi d'un cœur qui bat
Devant l'effroi d'une prière vaine

L'ombre s'alanguit
Des formes glissent sans bruit
Et du passé
Vestiges usés
Nos souvenirs s'en vont danser

Comme l'Arc en ciel après la pluie
Comme le soleil après la nuit
Serais-je celle
Qui chassera vos peines?

L'orgue de la nuit
Au clair de lune gémit
Dans mon coeur lourd
Qui n'attend plus que votre amour."

Et ici une version interprétée par Françoise Hardy et Hélène Grimaud:




Restons avec Françoise Hardy avec le Soleil:

Et c'est toujours lui le soleil 
qui fera mes réveils 
chaque matin 
soleil d'hiver ou d'été 
il voit les amours passer 
et les chagrins.





Françoise en duo avec Alain Souchon:




Et une version de Sunshine, l'original de Soleil par Sandy Alpert:




Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 9 mars 2014

Chaton, tussilage et queue pas sage

Si vous avez profité de la journée de la femme pour aller voir Dame Nature, il ne vous aura pas échappé que le printemps arrive à grands pas... Et pas que chez le fleuriste ou dans vos jardins, mais également dans bois et les sous-bois. La sève monte, les bourgeons éclatent et les fleurs annonciatrices de printemps fleurissent... Déjà les tussilages:


Tussilage en plongée - Photo lfdd


Pas d'âne, pas d'âne, (c'est son nom commun) comme dirait Edith qui piaffe, le printemps revient (au frais! dirait Hugues)... Je ne vous en offre pas l'air mais vous aurez une chanson en bonus quand même.


Tussilages - Photo lfdd


A propos d'air, même si le fond de l'air est frais (Jacques l'a dit), le ciel est bleu...


Tussilages - Photo lfdd



Et le reste même derrière les chatons annoncés et annonçant le printemps.


Chatons dans le ciel bleu - Photo lfdd



Et comme annoncés aussi les bourgeons:

Chatons - Photo lfdd

Et pour revenir en arrière (à hier), et à la truite, un poème déniché par Raymond P.:

La femme adultère 


Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s'éteignirent les lumières
Et s'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s'ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l'empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois
Les cimes d'arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière 


Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s'enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j'ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d'affilée
Ni le nard ni les escargots
N'eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N'ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers 


Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu'elle me disait
Le clair entendement m'inspire
De me montrer fort circonspect
Sale de baisers et de sable
Du bord de l'eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D'un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris
Parce qu'elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière.

Federico Garcia Lorca



Et pour compléter l'air du chaton, la chanson promise, chantée par les Frères Jacques que vous pouvez voir ici (l'intégration ne fonctionnant plus avec les "trésors de l'INA"):

http://www.ina.fr/video/I07061801

Mais je vous en laisse découvrir (ou redécouvrir) les paroles:
"Le médium était concentré
L'assistance était convulsée
La table soudain, a remué
Et l'esprit frappeur a frappé

[Refrain] :

Ce n'est que le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
Ce n'est que le petit bout de la queue du chat
Qui a fait ce bruit là
Non l'esprit n'est pas encore là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats
Que le chat gâcha.

Puis un souffle étrange a passé

Une ombre au mur s'est profilée
L'assistance s'est mise à trembler
Mais le médium a déclaré ...

[Refrain]


Alors en rond on se remit

Et puis on attendit l'esprit
Quand une dame poussa un cri
En disant je le sens c'est lui

[Refrain]


Une voix dit miaou me voilà

Quelle drôle de surprise
Car l'esprit s'était caché là
Dans la queue du... dans la queue du... dans la queue du chat.



Bon dimanche

La Fleur du Dimanche