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dimanche 28 juin 2026

Montpellier, c'est Montpellier Danse, mais c'est aussi des exposition. Et quand la danse s'arrête on va aux expositions

 Quand on est à Montpellier pour le Festival Montpellier Danse, on a de la chance, parce que quand la danse s'arrête, on peut aussi aller voir les expositions.

Donc profite de la ville, de son ambiance et surtout des salles climatisées ou rafraîchies.

Donc pour la danse, je vais vous faire le résumé des spectacles vus pendant le Festival - Certains vont tourner (par exemple à Strasbourg ou en Alsace - ou à Belfort, à Paris aussi). Alors soyez attentifs et prévoyez. Faites-vous une idée ou revenez ici après les avoir vus pour vous en raviver la mémoire:

Cinq jours au Soleil d'Emanuel Gat - Une superproduction, un Grand Spectacle:

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/cinq-jours-au-soleil-demanuel-gat.html

Cinq jours au Soleil - Emanuel Gat - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker

Ulysse Marion - Dimitri Chamblas - Le rencontre d'une ex-danseuse étoile et d'un musicien danseur

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/dimitri-chamblas-le-retour-montpellier.html

Ulysse Marion - Dimitri Chamblas - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker 

Le Pas du Monde du Collectif XY - Entre cirque est mouvement, la danse de la matière et de la nature

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/le-pas-du-monde-du-collectif-xy-au.html

Collectif XY - Le Pas du Monde - Photo: Fabrice-Dimier

In the Brain de Schechter II - Une grande fresque pleine de bruit et de fureur

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/in-brain-de-schechter-ii-montpellier.html

Hofesh Shechter - In the Brain - Photo: Todd MacDonald

Vision d'Eric Minh Cuong Castaing - L'expérience des sens sans la vision

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Vision -  Eric Minh Cuong Castaing - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker

This is la mort de Zoé Lakhnati - Les héros se délitent

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This is la mort - Zoé Lakhnati - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker

Twama Paradise de et avec Héla Fattoumi - Devenir soeurs par la danse

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/twama-paradise-de-et-avec-hela-fattoumi.html

Twama Paradise - Héla Fattoumi - Sondos Belhassen - Photo: Laurent Philippe

Armin Hokmi avec Bazm (Répertoire) - une nouvelle sorte de répertoire qui s'invente pour le XXIèmeSièce

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/au-festival-montpellier-danse-armin.html 

Armin Hokmi - Bazm (Répertoire) - Photo: Vahid Amanpour


Pour ce qui est des expositions, je suis parti avant la grande exposition au Musée Fabre consacré à Pierre Paulin et à ses réalisations dans le domaine du Design.

Par contre au Mo.Co - 13 rue de la République - il y a une rétrospective de Kiki Smith jusqu'au 11 octobre 2026. 

Voici quelques images dont les fleurs, les sculptures, les dessins, les tapisseries, il y a aussi des photos et des objets scientifiques.


MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker




A suivre .... très bientôt les expositions ...



La Fleur du Dimanche 



jeudi 14 mai 2026

Vingt ans après, des artistes réinventent le trésor de Preuschdorf - Une exposition à la Case, une galerie atypique à Preuschdorf

À La Case, à Preuschdorf, plusieurs artistes explorent l’idée du trésor à travers installations, performances, objets, lectures et œuvres plastiques, en résonance avec une histoire locale bien réelle : celle du Trésor de Preuschdorf découvert il y a vingt ans. 

Qui n'a, dans son enfance, rêvé de découvrir un trésor ?

Depuis le trésor L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson jusqu'au Trésor de Rackham le Rouge d'Hergé, publié en feuilleton dans le Quotidien Le Soir en 1943, quand le rédacteur en chef s'appelait Raymond de Becker (je ne l'invente pas), puis sous forme d'album en couleurs en novembre 1945, après la Libération.

Qui n'a pas, dans la même veine, rêvé de trouver une pièce d'or - à défaut d'un coffre ou d'une veine ou d'une mine d'or ? Il y a 20 ans, à Preuschdorf, un habitant du village a trouvé un trésor dans son jardin en voulant planter un prunier. Ce n'est donc pas pour des prunes qu'il a creusé. Ce Trésor de Preuschdorf, riche de 7327 pièces, racheté par le Conseil Général du Bas-Rhin (maintenant CEA - Communauté Européenne d'Alsace, et qui va peut-être encore changer de nom) est maintenant présenté au musée d'Art et d'Histoire de Haguenau.


Trésor de l'Autre-Forêt - Photo: Robert Becker


Pour célébrer l'anniversaire de cette découverte (en archéologie on appelle cela une "invention") Miriam Schwamm a conçu l'exposition Trésor de l'Autre Forêt en invitant quelques artistes à proposer des oeuvres sur cette cette notion de trésor — matériel, symbolique, intime, archéologique ou imaginaire. 

Joignant le geste à la parole, Miriam Schwamm a elle-même entrepris des fouilles dans son jardin avec l’aide du jeune Kilian Groll et de son détecteur de métaux. Plus de cinquante vestiges ont ainsi été exhumés : pièces de monnaie, capsules de bouteilles, clous, fer à cheval et autres fragments du quotidien composent ce « troisième Trésor de Preuschdorf », à la fois modeste, poétique et archéologique (le premier, qui date du début du XXème siècle a "disparu" entre temps).


Performance de Geneviève Charras dans les oeuvres de Miriam Schwamm - Photo: Robert Becker


Dans la Stub de La Case, le duo Julie Gonce et Roman Dörholt présente un remarquable travail à quatre mains mêlant bois tourné et verre soufflé. Ces objets précieux et délicats prolongent l’idée du trésor par le geste artisanal, la matière et la transformation. Julie Gonce a récemment reçu la Médaille d’Or – section sculpture – du Salon des Beaux-Arts de Paris 2025.

  

Julie Gonce - Roman Dönrholt


L'artiste Makis Yalenios, artiste originaire de Grèce et vivant maintenant à Strasbourg, qui avait exposé l'année dernière à Wissembourg dans le cadre des Chemins d'Art Sacré, montre ses trésors artistiques, des créations sur ardoises et une installation dans la cour (également avec des ardoises et de blocs de verre colorés) qui illustre une sorte de retour d'Ithaque, inspiré de l'art traditionnel japonais Kintsugi et du poème " Ithaque " du poète grec égyptien Constantin Cavafy. 


Performance de Geneviève Charras devant Ithaque de Makis Yalenios - Photo: Robert Becker


Une autre installation, fait référence à la destruction de l’ancienne bibliothèque de Strasbourg lors du bombardement de 1870, qui entraîna notamment la disparition du célèbre Hortus Deliciarum. Tubes de verre, fragments de bois et pages partiellement brûlées d'un dictionnaire de l'année 1870 composent une installation où la mémoire elle-même devient trésor fragile


Performance de Geneviève Charras devant l'oeuvre de Makis Yalenios - Photo: Robert Becker


Le long des murs sont également présentées plusieurs œuvres de Robert Becker autour de l’argent, de la monnaie et de la valeur symbolique des objets.


Trésor - Robert Becker


L’œuvre Trésor, une lithographie ancienne intégrée dans un cadre “kintsugisé”, associe une image pieuse à un assemblage de pièces de un et deux centimes formant le mot « TRESOR ». L’œuvre joue à la fois sur la valeur matérielle de la petite monnaie, son accumulation, mais aussi sur la notion de trésor spirituel ou familial. La présentation se matérialise sous forme de "pléonasme", les pièces formant ensemble le mot qui les définit "Trésor" qui résonnent en écho aux pièces de (petite) monnaie du "Trésor de Preuschdorf", lui aussi accumulation de "petite monnaie". 


Performance de Geneviève Charras devant Trésor - 20 Rouge - 20 Blanc -  Photo: Robert Becker


L’oeuvre interroge ainsi la valeur de l’argent (que vaut une masse – relative – de petite monnaie) et de l’art: que vaut une oeuvre d’art constituée de pièces qui ont une valeur marchande, même si elle est ridicule ? Cette valeur est-elle celle de la "présentation" (la mise en forme) ou celle du "concept" - un ready-made qui cherche autant du côté de Marcel Duchamp que des artiste conceptuels américains (Joseph Kosuth, Robert Barry, Laurence Wiener,…) ou, tout comme les Schlusselpfeninge, prendront ils de la valeur dans le futur ? L’oeuvre "Trésor" pose aussi la question du trésor "caché" et de son dévoilement par sa nomination dans un même mouvement. 

Ainsi, l’oeuvre répond aussi aux deux définitions du mot selon le dictionnaire du CNRTL – Centre National des Ressources Textuelles et Lexicale :

1. Somme d'argent considérée parfois comme importante parce qu'elle est le fruit d'économies, voire de privations (c’est relatif ! mais ça fait grossir le « cochon ») 

2. Collection d'œuvres considérées comme précieuses dans le domaine artistique


A côté sont exposées deux oeuvres "anciennes" (2010) les deux oeuvres 20 rouge et 20 blanc, une réflexion complémentaire sur l’argent, la monnaie et sa matérialité, ainsi que son sens premier et sa "transformation". Réalisées avec 20 billets neufs, respectivement de 20 Francs suisses et de 20 Euros sur lesquels a été tamponné le texte "ROUGE" ou "BLANC" derrière le 20, la date de l’action et numérotés de 1 à 20. Le chiffre 20 remplace le texte manquant et joue sur l’homonymie entre 20 et "VIN". L’action de recouvrir un billet de traces ou de signes peut, dans certains pays être considéré comme un délit, mais ce n'est pas la cas en Europe où le délit ne concerne que dans la contrefaçon ou la falsification. L’impression d’un texte sur un billet de banque n'est qu'un acte "iconoclaste"», la contestation du "sacré" du "Trésor National". Cette action peut se voir comme une "dévalorisation" du billet, tout comme elle peut rajouter une valeur artistique, donc financière, indépendante de la valeur "faciale" du billet. 


Trésor - 20 Rouge - 20 Blanc - Robert Becker


Ces modifications mettent le regardeur, éventuellement l’acheteur, devant l’interrogation de la valeur (ajoutée) de l’objet - que ce soit chaque billet individuel ou cette présentation d’exposition en assemblage de 20 et sa réalité. Le jeu sur le texte, qui lui renvoie vers un autre objet et concept, le vin, apporte à l’objet (oeuvre d’art, à la limite du Ready-made) une échappée vers l’imaginaire et d’autres sens: le goût, l’odeur et la vue. Ainsi perturbé, l’objet lui-même, sa perception, sa couleur et la métaphore qu’induit cette couleur, le message rajouté sur le billet, si minimal soit-il, incite ainsi considérer ce billet comme autre chose qu’un simple billet de banque: vecteur d’un message ou d’une interrogation (quel rouge, ou blanc, quel vin, vingt, vain, vainc ?). 

Une autre oeuvre, imposante (2 mètres 50 su 1 mètre 50), collage de divers billets, articles ou publicités qui se servent de l'argent sous la forme de billets plus ou moins transformés ou de pièces d'argent ou d'or, questionne également la matérialité et la réalité de l'argent et de son accumulation.


Papier Monnaie - Robert Becker


Quelques billets (imitations ou interprétations) donnent un dernier éclairage sur les transformation que l'objet "billet de banque" peut initier.

Et pour conclure dans la démesure, la pièce "Le milliard de la Bégum" présenté sous forme de devinette:


Le milliard de la Begum - Robert Becker


L’exposition se déploie ainsi comme une exploration multiple du trésor : trésor archéologique, trésor intime, trésor artistique, mémoire collective, objet de désir ou simple fragment du quotidien soudain réinvesti de sens.

Plusieurs rendez-vous ponctuent également l’exposition.

Le samedi 16 mai vers 16h00, Makis Yalenios et Michel Volmer proposeront une lecture du poème Ithaque.

Geneviève Charras, la « charivarieuse », interviendra également lors de plusieurs performances les 16, 17, 23 et 24 mai à 16h00 autour de variations personnelles sur le thème du trésor : Mon trésor est Publi, Mon trésor et République ou encore Cash-cash aux trésors.

Enfin, une édition spéciale intitulée TRESOR sera proposée autour de billets de cinq, dix et vingt euros transformés en objets artistiques, disponibles prochainement à la souscription.


La Fleur du Dimanche


P.S. Si vous voulez être informés des prochaines exposition ou actualités artistiques (3-4 mails par an) je vous invite à vous inscrire via le formulaire sous le lien ici à ma lettre d'information - et n'oubliez pas de confirmer cette inscription en renvoyant le mail qui vous sera envoyé par la plateforme Brevo - attention il peut se cacher dans les spams.

P.P.S. : Si vous souhaitez participer à une bourse de covoiturage (Strasbourg Preuschdorf), merci de m'envoyer un message avec les dates et le statut : passager et/ou conducteur ou les 2...


Informations pratiques

La Case
Exposition : Les Trésors de l’Autre-Forêt
Horaires
16 et 17 mai : 14h00 – 19h00
23 et 24 mai (Ateliers Ouverts) : 10h00 – 18h00
30 et 31 mai : 14h00 – 19h00
Entrée libre
Performances de Geneviève Charras
16h00 les 16, 17, 23 et 24 mai
Lecture d’Ithaque
samedi 16 mai vers 16h00 par Makis Yalenios et Michel Volmer



Horaires des performances de Geneviève Charras









dimanche 5 avril 2026

Ne pas oublier Guernica, ne pas oublier l'Ukraine, ne pas oublier les pays en guerre, se battre pour la Liberté.... La Fraternité

 En ce jour de Pâques 2026, premier dimanche après la pleine lune du 21 mars et symboliquement fête de la lumière, de la renaissance, de la résurrection pour les Chrétiens, temps de Pessah pour les Juifs, libération et renouveau, je "ressuscite" (excusez le jeu de mots) la Fleur du Dimanche, pour ne pas oublier. 

Ne pas oublier Guernica, le bombardement de la ville dont on va fêter les quatre-vingt-dix ans le 26 avril 2027. A cette occasion d'ailleurs, la toile de Picasso pourrait sortir à nouveau du musée de la Reine Sofia à Madrid pour se rapprocher de la ville martyre et être exposée à Bilbao au Musée Guggenheim. En Alsace, le Musée Unterlinden à Colmar possède une des trois tapisseries, copie de cette toile. Mais sans attendre l'année prochaine vous pourrez en voir une copie dans sa taille réelle carrément 7 mètres de long et 3 mètres 50 de haut, et d'une très belle qualité à Metz à partir du 9 avril dans le cadre de l'installation Guernica/Ukraine.


Guernica - Pablo Picasso - (c) Fondation Picasso


Ne pas oublier l'Ukraine non plus, qui est dans sa quatrième année de conflit, et cela grâce à l'oeuvre de l'artiste français Jean Pierre Raynaud Sans titre - Ukraine qu'il a réalisée pour soutenir l'Ukraine à l'appel du Président Zelenski à la Biennale de Venise. La toile a été offerte au pays via S.E. l’Ambassadeur d’Ukraine le 24 février 2023 à Paris, lors de son exposition à la Sorbonne, dans la Cour d'Honneur à côté du chef -d'oeuvre de Picasso. En attendant la possibilité d'être accueillies au pays, les deux toiles voyagent, comme la toile de Picasso en son temps, pour marquer le soutien à l'Ukraine et sensibiliser aux Droits de l'Homme.  


Inauguration - Première exposition Guernica/Ukraine - Université de la Sorbonne - Paris - 24 février 2023


Jean Pierre Raynaud a créé cette toile, de la même taille que celle de Picasso comme une réponse d'aujourd'hui à toute pensée de guerre. L'artiste l'a créé à la demande de Baudouin Jannink ,éditeur d'art qui a voulu ainsi marquer le soutien au pays envahi. Les éditions jannink ont réalisé un ouvrage d’art à tirage unique et numéroté à 2022 exemplaires, 1937 – Guernica – Ukraine – 2022, qui retrace en parallèle l’histoire de Guernica, le contexte historique et la réalisation de la toile de Picasso, et de Sans titre – Ukraine de Jean Pierre Raynaud, avec le contexte du conflit ukrainien et le travail de l’artiste.


1937 – Guernica – Ukraine – 2022 - éditions jannink


Pour Jean Pierre Raynaud, l'oeuvre Sans titre – Ukraine est pensée comme une allégorie intemporelle anti-guerre: rien ne fait allusion à des circonstances politiques concrètes. Le symbolisme incarné par la signalétique permet non seulement d’échapper à toute contextualisation, mais également de désigner universellement et brutalement l’entrave à la liberté́́ que présentent la guerre, la violence et la barbarie. 

Vous pourrez donc voir ces deux oeuvre à Metz, troisième étape d'un parcours dans le Grand Est, après la Sorbonne à Paris, la foire d'art contemporain ST-ART à Strasbourg, le Conseil de l’Europe et d’autres villes, dans les Hôtels de Région de Strasbourg et de Châlons-en-Champagne, grâce au soutien de la Région Grand Est. Les deux toiles seront exposées dans le cloître de l'Hôtel de Région de Metz - 1 Place Gabriel Hocquard du 9 au 29 avril.

Un vernissage de l'exposition aura lieu le 9 avril 2026 à 17h00 sous la présidence de Franck Leroy et des élus du Conseil Régional Grand Est, en présence de Baudouin Jannink.


Sant titre - Ukraine - Jean Pierre Raynaud


Vous pouvez vous inscrire au vernissage jusqu'au 8 avril via ce lien INSCRIPTION - Les inscriptions sont gérées directement par la Région Grand Est, faites moi un mail pour me prévenir de votre venue.

Par votre présence vous montrerez que vous n'oubliez pas les pays en guerre - une soixantaine de conflits pour 195 pays dans la monde - ni la soixantaine de pays dont la population subit une dictature, alors qu'à peu près autant ne sont pas franchement en démocratie. Et vous aurez l'occasion de voir cette installation impressionnante dans le cadre de ce cloître magnifique. Parlez en autour de vous, comme on dit, "pour ne pas oublier".


La Fleur du Dimanche


/!\ Attention /!\ Bientôt du nouveau: Je participe à une exposition originale en mai en Alsace du Nord sur le thème du "Trésor". Si vous voulez être informés de l'événement, inscrivez vous à ma lettre d'information. 

Cliquez ici pour remplir le formulaire avec votre Nom, prénom et adresse mail et "confirmez" en renvoyant le mail que vous recevrez (vérifiez bien dans les "Spams".


vendredi 6 février 2026

Art Karlsruhe 2026, une Foire dense et une rencontre qui donne la #Banane

 Cette année, la Foire Art Karlsruhe prend de l'avance et densifie sa participation. Alors que d'habitude elle se tient dans la deuxième quinzaine de février - sauf en 2022 où c'était carrément en juillet, et en 2023 où c'était début mai - elle se lève tôt en février et resserre sa participation à environ 180 exposants dont 46 galeries venant de 46 pays dont l'Italie, l'Espagne, le Japon, la Pologne et Taïwan. Dans le lot, 18 nouveaux exposants. La galerie alsacienne de Masevaux JustBEE a même deux stands. Les grands classiques de l'Art  (Moderne) qui sont maintenant dans le Hall 1 sont présentés par plus d'une vingtaine de galeries, on y trouve Marc Chagall, Salvador Dali, Lyonel Feininger, Joan Miró et Pablo Picasso et la galerie madrilène Ladron de Guevara est encore présente avec les travaux de Maximilien Luce vus l'année dernière. Un accent est mis sur le Pop Art américain avec Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Andy Warhol et Tom Wesselmann et une présentation de la collection du collectionneur Dietmar Kohlrusch. Il y a aussi les espaces de sculptures (18 sur toute la foire). Le tout donne une agréable impression de grands espaces où les oeuvres peuvent être à l'aise, les visiteurs aussi. On peut même y rencontrer des artistes, comme Markus Lüperz dont on trouve beaucoup de sculptures sur différents stands et... une surprise plus loin...


Art Karlsruhe - Markus Lüpertz et .... - Photo: Carlotta Roob

 


Les Fleurs 

Pour commencer notre visite, Fleur du Dimanche oblige, je vous propose un "pot-pourri" de fleurs. Toujours à la galerie Ladron de Guevara, ces deux tableaux d'Emilie Charmy, d'origine alsacienne née à Saint Etienne et passée par Lyon puis Paris où elle a été découverte par Berthe Weil, d'une part des pivoines et des pavot et - Alsace oblige? - des géraniums:

 

Art Karlsruhe - Ladron de Guevara - Emilie Charmy - Fleurs - Photo: Robert Becker


On change pour de la photo avec ces fleurs de Vera Mercer chez Schlichtenmaier:


Art Karlsruhe - Galerie Schlichtenmaier - Vera Mercer - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe - Galerie Schlichtenmaier - Vera Mercer - Photo: Robert Becker


Un hommage à Monet ? de Dénesh Ghyczy à la Galerie an der Pinakothek der Moderne


Art Karlsruhe -  Galerie an der Pinakothek der Moderne - Dénesh Ghyczy - Photo: Robert Becker


Et à la Galerie Koch-Westenhoff,  Stefan Dobritz et ses nénuphars:


Art Karlsruhe - Galerie Koch-Westenhoff - Stefan Dobritz - Photo: Robert Becker


Et des oiseaux de paradis devant deux oeuvres d'Otto Piene:


Art Karlsruhe - Galerie Samuelis Baumgarte - Otto Piene - Photo: Robert Becker


A la Galerie parisienne Eric Mouchet, les fleurs vues par Bertrand Hughes et Christine Crozat avec un travail en commun:


Art Karlsruhe - Galerie Eric Mouchet - Bertrand Hughes - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe - Galerie Eric Mouchet - Bertrand Hughes - Christine Crozat - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe - Galerie Eric Mouchet - Christine Crozat - Photo: Robert Becker


Il faut noter qu'Eric Mouchet est le (re)découvreur du couple Robert Michel et Ella Bergmann-Michel, des artistes qui étaient proche de Kurt Schwitters et du Bauhaus et membres actifs de l'avant-garde allemande à partir des années 1920. Il les avait déjà exposés l'année dernière.

Un autre aspect de l'approche des fleurs, c'est celle de Marlon Lanziner qui est très originale, du fait qu'il fond dans du bronze des plantes en pleine floraison dans toute leur fragilité. Ca travail a reçu toute l'attention des Assurances Artima, la branche assurance des oeuvres d'art de Manheimer Verrsicherung AG qui lui a décerné le Prix de la Foire Art Karlsruhe conjointement par la ville de Karlsruhe et le Land Baden-Wurtemberg. Voici quelques-unes de ses sculptures et une photo:


Art Karlsruhe -  Artima - Marlon Lanziner - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe -  Artima - Marlon Lanziner - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe -  Artima - Marlon Lanziner - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe -  Artima - Marlon Lanziner - Photo: Robert Becker


Autre travail à partir de la photographie, celui de Birgit Unterweger à la Galerie Steinberger qui fait un délicat travail autant an couleur qu'en noir et blanc avec des paysages féériques.

Art Karlsruhe -  Steinberger Galerien  - Birgit Unterweger - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe -  Steinberger Galerien  - Birgit Unterweger - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe -  Steinberger Galerien  - Birgit Unterweger - Photo: Robert Becker



La démarche de Hiroyuki Masuyama à la Galerie Rothamel est encore plus originale. Il a fait 365 photographies d'une forêt du côté de Düsseldorf qu'il a juxtaposés pour en donner faire une vue chronologique sur l'année 2021. Il a également réalisé un hommage photographique à Caspar David-Friedrich - que l'on voit en reflet sur la vitre ;-)


Art Karlsruhe -  Galerie Rothamel - Hiroyuki Masuyama - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe -  Galerie Rothamel - Hiroyuki Masuyama - Photo: Robert Becker


La Banane


Après les fleurs, les fruits.. et en particulier la #banane.

On la trouve dans une nature morte de Karl Hofer à la galerie Michael Schwarze Fine Art: Blaue Schale mit Früchte, une oeuvre tardive de 1954.


Art Karlsruhe -  Galerie Michael Schwarze Fine Art - Karl Hofer - Photo: Robert Becker

 

Et sculptée dans du bois de tilleul par Jessi Strixner à la Galerie Filser & Gräf en deux versions: couchée ou fixée au mur (en écho à celle de Maurizio Catelan).


Art Karlsruhe -  Galerie Filser & Gräf - Jessi Strixner - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe -  Galerie Filser & Gräf - Jessi Strixner - Photo: Robert Becker

Mais celui qui n'a pas copié Catelan et qui "spraye" ses bananes depuis des années sur les murs de musées du monde entier et qui la décline en de multiples versions, Thomas Baumgärtel, est là en chair et en os sur le stand de Geissler-Bentler et il a accepté de poser pour un "Autoportrait à la Banane" et un "Portrait à la Banane" suivi de quelques variations:


Art Karlsruhe -  Galerie Geissler Bentler - Autoportrait à la Banane - Thomas Baumgärtel - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe - Galerie Geissler Bentler - Portrait à la Banane - Thomas Baumgärtel - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe - Galerie Geissler Bentler - Bansky - Richter - Banane - Thomas Baumgärtel - Photo: Robert Becker

Art Karlsruhe - Galerie Geissler Bentler - Catelanbanane - Thomas Baumgärtel - Photo: Robert Becker


Art Karlsruhe - Galerie Geissler Bentler - Ueckerbanane - Thomas Baumgärtel - Photo: Robert Becker


Art Karlsruhe - Galerie Arthus - Schwanzwaldbanane - Thomas Baumgärtel - Photo: Robert Becker



Les grands noms que vous devriez connaître:


A la Galerie W  O  S , une aquarelle sur papier de A.R. Penk - 47.5 x 36 cm - quand même 26.000 € :


Art Karlsruhe - Galerie W  O  S - Aquarelle - A.R. Penk - Photo: Robert Becker


A la Galerie Kroken, une édition de Tapies gravure 39 x 77 cm de 1972 en 75 exemplaires de cette "Camisa" - chemise - seulement 2.400 €:


Art Karlsruhe - Galerie Kroken - Camisa - Antoni Tapies - Photo: Robert Becker


A la Galerie ARTES quelques quelques gravures A4 avec retouches d'aquarelle d'Andy Warhol - A vous de trouver les prix :


Art Karlsruhe - Galerie ARTES - gravure aquarellée - Andy Warhol - Photo: Robert Becker


Art Karlsruhe - Galerie ARTES - gravure aquarellée - Andy Warhol - Photo: Robert Becker



Toujours chez ARTES, cette édition (150 ex.) de Wolke de Gerhard Richter (63.8 x 59.9 cm) - prix à trouver, à priori autour de 150.000 €:


Art Karlsruhe - Galerie ARTES - Wolke  - Gerhard Richter - Photo: Robert Becker



A suivre...


La Fleur du Dimanche