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dimanche 28 juin 2026

Montpellier, c'est Montpellier Danse, mais c'est aussi des exposition. Et quand la danse s'arrête on va aux expositions

 Quand on est à Montpellier pour le Festival Montpellier Danse, on a de la chance, parce que quand la danse s'arrête, on peut aussi aller voir les expositions.

Donc profite de la ville, de son ambiance et surtout des salles climatisées ou rafraîchies.

Donc pour la danse, je vais vous faire le résumé des spectacles vus pendant le Festival - Certains vont tourner (par exemple à Strasbourg ou en Alsace - ou à Belfort, à Paris aussi). Alors soyez attentifs et prévoyez. Faites-vous une idée ou revenez ici après les avoir vus pour vous en raviver la mémoire:

Cinq jours au Soleil d'Emanuel Gat - Une superproduction, un Grand Spectacle:

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/cinq-jours-au-soleil-demanuel-gat.html

Cinq jours au Soleil - Emanuel Gat - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker

Ulysse Marion - Dimitri Chamblas - Le rencontre d'une ex-danseuse étoile et d'un musicien danseur

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/dimitri-chamblas-le-retour-montpellier.html

Ulysse Marion - Dimitri Chamblas - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker 

Le Pas du Monde du Collectif XY - Entre cirque est mouvement, la danse de la matière et de la nature

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/le-pas-du-monde-du-collectif-xy-au.html

Collectif XY - Le Pas du Monde - Photo: Fabrice-Dimier

In the Brain de Schechter II - Une grande fresque pleine de bruit et de fureur

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/in-brain-de-schechter-ii-montpellier.html

Hofesh Shechter - In the Brain - Photo: Todd MacDonald

Vision d'Eric Minh Cuong Castaing - L'expérience des sens sans la vision

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/vision-deric-minh-cuong-castaing-au.html

Vision -  Eric Minh Cuong Castaing - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker

This is la mort de Zoé Lakhnati - Les héros se délitent

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/this-is-la-mort-de-zoe-lakhnati-au.html

This is la mort - Zoé Lakhnati - Montpellier Danse - Photo: Robert Becker

Twama Paradise de et avec Héla Fattoumi - Devenir soeurs par la danse

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/twama-paradise-de-et-avec-hela-fattoumi.html

Twama Paradise - Héla Fattoumi - Sondos Belhassen - Photo: Laurent Philippe

Armin Hokmi avec Bazm (Répertoire) - une nouvelle sorte de répertoire qui s'invente pour le XXIèmeSièce

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/06/au-festival-montpellier-danse-armin.html 

Armin Hokmi - Bazm (Répertoire) - Photo: Vahid Amanpour


Pour ce qui est des expositions, je suis parti avant la grande exposition au Musée Fabre consacré à Pierre Paulin et à ses réalisations dans le domaine du Design.

Par contre au Mo.Co - 13 rue de la République - il y a une rétrospective de Kiki Smith jusqu'au 11 octobre 2026. 

Voici quelques images dont les fleurs, les sculptures, les dessins, les tapisseries, il y a aussi des photos et des objets scientifiques.


MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker

MO.CO - Kiki Smith - Photo: Robert Becker




A suivre .... très bientôt les expositions ...



La Fleur du Dimanche 



mercredi 25 mars 2026

Caravage à l'Opéra National du Rhin: Beau comme un tableau animé - Noir et vivant...

 C'est suite à la venue du Ballet de l'Opéra National du Rhin à Chemnitz à l'occasion des festivités de Capitale Européenne de la Culture en 2025 que Bruno Bouché a découvert le Ballet de cette ville et que le Ballet du Rhin y a dansé à l'invitation de Sabrina Sadowska. Cette danseuse chorégraphe née à Bâle, et qui dirige le Ballet de Chemnitz, a lancé à Chemnitz le festival TANZ | MODERNE | TANZ. Mulhouse étant un ville jumelée avec Chemnitz, c'était presque naturel qu'une collaboration se mette en place et c'est ainsi qu'en 2025 Bruno Bouché se retrouve à créer une nouvelle pièce avec le ballet de la ville. Le hazard (?) faisant aussi qu'une des danseuse de la troupe de Chemnitz, Anna-Maria Maas est passée par le Ballet National du Rhin avant 2020.


Caravage - Bruno Bouché - Ballet du Théâtre de Chemnitz - Photo: Ida Zenna


Pour Bruno Bouché la volonté de s'approcher de la peinture du Caravage (et pas forcément de sa vie aventureux et mystérieuse) renforcé par la lecture du livre de Yannick Haenel La solitude Caravage (2019) trouve ici l'occasion de prendre forme. Un travail d'improvisation en regard des peintures du maître ont permis au chorégraphe a permis d'ouvrir les prémices de cette approche de la lumière, des chairs, de l'esprit de la peinture, sa sensualité et sa violence et la mystique contenue dans les tableaux. La collaboration avec des compagnons de route proches, avec lesquels il a déjà l'habitude de travailler - Frédérique Lombard à la dramaturgie, Romain de Lagarde, à la fois aux costumes et aux lumières et Julien Lepreux - vont permettre de transposer sur scène cet univers d'ombre et de lumière dans la pièce Caravage ou le silence de nos battements de coeur.


Caravage - Bruno Bouché - Ballet du Théâtre de Chemnitz - Photo: Ida Zenna


C'est d'ailleurs dans le noir que tout commence. Pas dans le silence, un son continu irritant troublé par des coups de tonnerre - ou des fracas de bombes qui explosent - ponctuent les mouvements hachés d'une figure christique dans la pénombre, titubant et errant, entre Christ en croix sans sa croix ou homme essayant vainement de décoller. L'image se révèle lentement et la musique s'amplifie, des mélodies sombres et puissante à l'orgue renforçant cette ambiance solennelle. Cet homme seul sur le plateau est rejoint par d'autres personnages qui ne semblent que passer, traverser quand un deuxième rideau se lève au milieu de la scène dévoilant encore une autre séparation. Ce procédé de dévoilement d'un monde "à l'arrière" se répète amenant à chaque fois cette surprise, surtout que s'y rajoute un effet de "fuite" et de perspective difficile à mesurer sur ce plateau très profond. Presque comparable, l'effet de ces énormes pièces de tissus en plis impressionnants qui lévitent à un moment au-dessus des interprètes, les "encadrant" dans des tableaux.


Caravage - Bruno Bouché - Ballet du Théâtre de Chemnitz - Photo: Ida Zenna


Des tableaux, mais animés, changeants, dans lesquels soit les personnages presque figés sur place dans leurs position ne bougent que les mains ou la tête, dans une gestuelle harmonieuse, ou encore des séquences de déplacements des différentes figures d'un tableau qui se défont et se réorganisent différemment dans une chorégraphie inventive, pour figurer de multiples scènes contiguës dans une fluidité parfaite. Par la variété et l'originalité des costumes, nous voyons ainsi se côtoyer des pages du moyen-âge et des dames de cour dans leurs tissus moirés. Mais également des costumes blancs légers ou des fraises en accessoires. Ou encore, pour un très bel ensemble en "tenue légère" - une simple chemise - qui met le corps au premier plan, que ce soit pour quelques solos (un envol majestueux), de beaux duos avec portés audacieux ou des mouvements d'ensemble très bien exécutés (avec cette gestuelle de signe de croix inaboutis). 


Caravage - Bruno Bouché - Ballet du Théâtre de Chemnitz - Photo: Ida Zenna

Et surtout, comme dans les toiles du Caravage, ces corps nus (ou presque), souffrants, se heurtant, se battant, se frottant, se soutenant, tombant, se cherchant, se poussant, se repoussant, exténués et malades, et, quelquefois victorieux. La construction de la pièce, toujours mouvante, équilibre à merveille ces différents épisodes, ces duos douloureux, ces grandes fresques avec la foule qui s'amasse puis disparait, tout comme ce moment surprenant où, en un instant, tous les danseurs se jettent ensemble et forment une masse d'où émerge une femme en robe rouge alors que tout s'effondre. La construction - déconstruction de ces scènes, éclairées avec une finesse qui ennoblit les corps et les costumes, nous laisse approcher de l'esprit sombre et baroque de l'expression de cette force tragique faite de contrastes et de réalisme. 


Caravage - Bruno Bouché - Ballet du Théâtre de Chemnitz - Photo: Ida Zenna

Et la musique de Julien Lepreux, qui navigue entre les sons ténus et mesurés des synthés jusqu'à des partitions orchestrales plus baroques, arrive à s'adapter de manière appropriée à chaque scène ou atmosphère. A l'image de cette épée (suspendue comme pour marquer la violence qui sous-tend le récit) qui peut aussi se lire comme une croix, la pièce balance entre la mort et le spirituel, entre la lumière et les ténèbres, entre la foule et la solitude, dans une énergie opposée et une beauté traîtresse. 


La Fleur du Dimanche


Caravage ou le silence de nos battements de coeur


A Strasbourg - du 27 mars au 1er avril 2026

Chorégraphie: Bruno Bouché
Musique: Julien Lepreux
Dramaturgie: Frédérique Lombart
Scénographie et costumes: Bruno Bouché, Romain de Lagarde: 
Lumières: Romain de Lagarde
Assistante scénographie et costumes: Adéla Libbra

Ballet du Théâtre de Chemnitz (compagnie invitée)
Artistes principaux:
Anna-Maria Maas
Dávid Janik
Benjamin Kirkman
Koh Yoshitake
Kirill Kornilov
Miguel Eugênio
Victoria Dorodna
Lívia Pinheiro
Ellis Campbell

Artistes
Alexander Gore
Andrea Johns
Ilya Manaenkov
Margaux Pagès
Ella Puurtinen
Aleksandr Solovei
Hanna Szychowicz
Irisa van Niekerk
Beatrice Carmans *
Adéla Marešová *
* Stagiaires de l’école de danse du Ballet de Hambourg – John Neumeier

mercredi 22 octobre 2025

C'est la Grande Foire de l'Art à Paris avec Art Basel Paris et tout le reste

 Cette semaine, c'est la fête de l'Art à Paris. Nous seulement le Grand salon au Grand Palais qui dépasse tous les superlatifs - rien que le premier premier jour en avant-avant première qui, dès le lundi a permis à très peu de happy few (douze invités triés sur le volet pour chaque stand - cela ne devait pas se bousculer dans les couloirs) de craquer leur portefeuille - des oeuvres entre 1 million et 6 millions (et sûrement plus) se sont vendues aux heureux "clients" sélectionnés. Le mardi c'était pas mal et le mercredi il y avait déjà foule. J'imagine le week-end....

Je vais essayer de vous montrer quelques pièces qui étaient encore accrochées le mercredi.

Par exemple chez Neugerriemscheider - Le dernier souper en vert (en briques de Lego (c)) de Ai Wei-Wei


Art Basel Paris - Ai Wei Wei - Photo: Robert Becker


Ou une sculpture d'Olafur Eliason:

  

Art Basel Paris - Olafur Eliason - Photo: Robert Becker


Chez Sprüth Magers, Oh, Hello de David Salle:


Art Basel Paris - David Salle - Photo: Robert Becker


En écho (?), la sculpture de Robert Gober chez Mathew Marx Gallery:


Art Basel Paris - Robert Gober - Photo: Robert Becker


Et un face à face avec Anish Kapoor:

Art Basel Paris - Anish Kapoor - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Anish Kapoor - Photo: Robert Becker


Autre face à face avec ou sans miroir - Pistoletto - David Schrigley - Galerie Continua:

Art Basel Paris - Galerie Continua - Pistoletto - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Galerie Continua - David Shrigley - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Galerie Continua - Photo: Robert Becker


Autre face à face:

Art Basel Paris - face à face - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - face à face - Photo: Robert Becker


Anton Kern a la #Banane avec Anne Collier à 45.000 $

Art Basel Paris - Galerie Anton Kern - Anne Collier - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Galerie Anton Kern - Anne Collier - Banane - Photo: Robert Becker


Chez Paula Cooper, un tableau (sans ronds) de Yaioi Kusama  

Art Basel Paris - Yaio Kusama - Photo: Robert Becker


Et un James Turell qui intrigue les visiteurs (mais il est déjà vendu):


Art Basel Paris - James Turell - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - James Turell - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - James Turell - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - James Turell - Photo: Robert Becker


Et les fleurs d'Ewa Juszkiewicz chez Almine Rech:

Art Basel Paris - Ewa Juszkiewicz - Photo: Robert Becker



Chez Miguel Abreu à New York, le dernier scénario de Jean-Luc Godard, un film intitulé Scénario:

Art Basel Paris - Miguel Abreu - Jean-Luc Godard - Scénario - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Miguel Abreu - Jean-Luc Godard - Scénario - Photo: Robert Becker


Allez, quelques artistes "historiques" - Marcel Brodthaers - Palette Cacao chez Fischer, Pierre Buraglio et Louis Cane chez Cesson & Bénétiere et Robert Filliou chez ??

Art Basel Paris - Marcel Broodthaers - Palette Cacao - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Pierre Buraglio - Cesson & Bénétiere - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Robert Filliou - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Louis Cane - Cesson & Bénétiere - Photo: Robert Becker



Plus jeune, l'artiste française Gaëlle Choisne, née en 1985, Prix Marcel Duchamp 2024 à la Galerie Air de Paris :

Art Basel Paris - Gaëlle Choisne - Air de Paris - Photo: Robert Becker


A la même galerie, Dorothy Iannone (1933-2022)

Art Basel Paris - Dorothy Iannone - Air de Paris - Photo: Robert Becker



Elisabetta Benassi - La main de dieu chez  Peter Freeman:

Art Basel Paris - Elisabetta Benassi - Peter Freeman - Photo: Robert Becker


Une sculpture d'Erwin Wurm recto - verso: 

Art Basel Paris - Erwin Wurm - Photo: Robert Becker

Art Basel Paris - Erwin Wurm - Photo: Robert Becker




A Suivre....


La Fleur du Dimanche