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jeudi 14 mai 2026

Vingt ans après, des artistes réinventent le trésor de Preuschdorf - Une exposition à la Case, une galerie atypique à Preuschdorf

À La Case, à Preuschdorf, plusieurs artistes explorent l’idée du trésor à travers installations, performances, objets, lectures et œuvres plastiques, en résonance avec une histoire locale bien réelle : celle du Trésor de Preuschdorf découvert il y a vingt ans. 

Qui n'a, dans son enfance, rêvé de découvrir un trésor ?

Depuis le trésor L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson jusqu'au Trésor de Rackham le Rouge d'Hergé, publié en feuilleton dans le Quotidien Le Soir en 1943, quand le rédacteur en chef s'appelait Raymond de Becker (je ne l'invente pas), puis sous forme d'album en couleurs en novembre 1945, après la Libération.

Qui n'a pas, dans la même veine, rêvé de trouver une pièce d'or - à défaut d'un coffre ou d'une veine ou d'une mine d'or ? Il y a 20 ans, à Preuschdorf, un habitant du village a trouvé un trésor dans son jardin en voulant planter un prunier. Ce n'est donc pas pour des prunes qu'il a creusé. Ce Trésor de Preuschdorf, riche de 7327 pièces, racheté par le Conseil Général du Bas-Rhin (maintenant CEA - Communauté Européenne d'Alsace, et qui va peut-être encore changer de nom) est maintenant présenté au musée d'Art et d'Histoire de Haguenau.


Trésor de l'Autre-Forêt - Photo: Robert Becker


Pour célébrer l'anniversaire de cette découverte (en archéologie on appelle cela une "invention") Miriam Schwamm a conçu l'exposition Trésor de l'Autre Forêt en invitant quelques artistes à proposer des oeuvres sur cette cette notion de trésor — matériel, symbolique, intime, archéologique ou imaginaire. 

Joignant le geste à la parole, Miriam Schwamm a elle-même entrepris des fouilles dans son jardin avec l’aide du jeune Kilian Groll et de son détecteur de métaux. Plus de cinquante vestiges ont ainsi été exhumés : pièces de monnaie, capsules de bouteilles, clous, fer à cheval et autres fragments du quotidien composent ce « troisième Trésor de Preuschdorf », à la fois modeste, poétique et archéologique (le premier, qui date du début du XXème siècle a "disparu" entre temps).


Performance de Geneviève Charras dans les oeuvres de Miriam Schwamm - Photo: Robert Becker


Dans la Stub de La Case, le duo Julie Gonce et Roman Dörholt présente un remarquable travail à quatre mains mêlant bois tourné et verre soufflé. Ces objets précieux et délicats prolongent l’idée du trésor par le geste artisanal, la matière et la transformation. Julie Gonce a récemment reçu la Médaille d’Or – section sculpture – du Salon des Beaux-Arts de Paris 2025.

  

Julie Gonce - Roman Dönrholt


L'artiste Makis Yalenios, artiste originaire de Grèce et vivant maintenant à Strasbourg, qui avait exposé l'année dernière à Wissembourg dans le cadre des Chemins d'Art Sacré, montre ses trésors artistiques, des créations sur ardoises et une installation dans la cour (également avec des ardoises et de blocs de verre colorés) qui illustre une sorte de retour d'Ithaque, inspiré de l'art traditionnel japonais Kintsugi et du poème " Ithaque " du poète grec égyptien Constantin Cavafy. 


Performance de Geneviève Charras devant Ithaque de Makis Yalenios - Photo: Robert Becker


Une autre installation, fait référence à la destruction de l’ancienne bibliothèque de Strasbourg lors du bombardement de 1870, qui entraîna notamment la disparition du célèbre Hortus Deliciarum. Tubes de verre, fragments de bois et pages partiellement brûlées d'un dictionnaire de l'année 1870 composent une installation où la mémoire elle-même devient trésor fragile


Performance de Geneviève Charras devant l'oeuvre de Makis Yalenios - Photo: Robert Becker


Le long des murs sont également présentées plusieurs œuvres de Robert Becker autour de l’argent, de la monnaie et de la valeur symbolique des objets.


Trésor - Robert Becker


L’œuvre Trésor, une lithographie ancienne intégrée dans un cadre “kintsugisé”, associe une image pieuse à un assemblage de pièces de un et deux centimes formant le mot « TRESOR ». L’œuvre joue à la fois sur la valeur matérielle de la petite monnaie, son accumulation, mais aussi sur la notion de trésor spirituel ou familial. La présentation se matérialise sous forme de "pléonasme", les pièces formant ensemble le mot qui les définit "Trésor" qui résonnent en écho aux pièces de (petite) monnaie du "Trésor de Preuschdorf", lui aussi accumulation de "petite monnaie". 


Performance de Geneviève Charras devant Trésor - 20 Rouge - 20 Blanc -  Photo: Robert Becker


L’oeuvre interroge ainsi la valeur de l’argent (que vaut une masse – relative – de petite monnaie) et de l’art: que vaut une oeuvre d’art constituée de pièces qui ont une valeur marchande, même si elle est ridicule ? Cette valeur est-elle celle de la "présentation" (la mise en forme) ou celle du "concept" - un ready-made qui cherche autant du côté de Marcel Duchamp que des artiste conceptuels américains (Joseph Kosuth, Robert Barry, Laurence Wiener,…) ou, tout comme les Schlusselpfeninge, prendront ils de la valeur dans le futur ? L’oeuvre "Trésor" pose aussi la question du trésor "caché" et de son dévoilement par sa nomination dans un même mouvement. 

Ainsi, l’oeuvre répond aussi aux deux définitions du mot selon le dictionnaire du CNRTL – Centre National des Ressources Textuelles et Lexicale :

1. Somme d'argent considérée parfois comme importante parce qu'elle est le fruit d'économies, voire de privations (c’est relatif ! mais ça fait grossir le « cochon ») 

2. Collection d'œuvres considérées comme précieuses dans le domaine artistique


A côté sont exposées deux oeuvres "anciennes" (2010) les deux oeuvres 20 rouge et 20 blanc, une réflexion complémentaire sur l’argent, la monnaie et sa matérialité, ainsi que son sens premier et sa "transformation". Réalisées avec 20 billets neufs, respectivement de 20 Francs suisses et de 20 Euros sur lesquels a été tamponné le texte "ROUGE" ou "BLANC" derrière le 20, la date de l’action et numérotés de 1 à 20. Le chiffre 20 remplace le texte manquant et joue sur l’homonymie entre 20 et "VIN". L’action de recouvrir un billet de traces ou de signes peut, dans certains pays être considéré comme un délit, mais ce n'est pas la cas en Europe où le délit ne concerne que dans la contrefaçon ou la falsification. L’impression d’un texte sur un billet de banque n'est qu'un acte "iconoclaste"», la contestation du "sacré" du "Trésor National". Cette action peut se voir comme une "dévalorisation" du billet, tout comme elle peut rajouter une valeur artistique, donc financière, indépendante de la valeur "faciale" du billet. 


Trésor - 20 Rouge - 20 Blanc - Robert Becker


Ces modifications mettent le regardeur, éventuellement l’acheteur, devant l’interrogation de la valeur (ajoutée) de l’objet - que ce soit chaque billet individuel ou cette présentation d’exposition en assemblage de 20 et sa réalité. Le jeu sur le texte, qui lui renvoie vers un autre objet et concept, le vin, apporte à l’objet (oeuvre d’art, à la limite du Ready-made) une échappée vers l’imaginaire et d’autres sens: le goût, l’odeur et la vue. Ainsi perturbé, l’objet lui-même, sa perception, sa couleur et la métaphore qu’induit cette couleur, le message rajouté sur le billet, si minimal soit-il, incite ainsi considérer ce billet comme autre chose qu’un simple billet de banque: vecteur d’un message ou d’une interrogation (quel rouge, ou blanc, quel vin, vingt, vain, vainc ?). 

Une autre oeuvre, imposante (2 mètres 50 su 1 mètre 50), collage de divers billets, articles ou publicités qui se servent de l'argent sous la forme de billets plus ou moins transformés ou de pièces d'argent ou d'or, questionne également la matérialité et la réalité de l'argent et de son accumulation.


Papier Monnaie - Robert Becker


Quelques billets (imitations ou interprétations) donnent un dernier éclairage sur les transformation que l'objet "billet de banque" peut initier.

Et pour conclure dans la démesure, la pièce "Le milliard de la Bégum" présenté sous forme de devinette:


Le milliard de la Begum - Robert Becker


L’exposition se déploie ainsi comme une exploration multiple du trésor : trésor archéologique, trésor intime, trésor artistique, mémoire collective, objet de désir ou simple fragment du quotidien soudain réinvesti de sens.

Plusieurs rendez-vous ponctuent également l’exposition.

Le samedi 16 mai vers 16h00, Makis Yalenios et Michel Volmer proposeront une lecture du poème Ithaque.

Geneviève Charras, la « charivarieuse », interviendra également lors de plusieurs performances les 16, 17, 23 et 24 mai à 16h00 autour de variations personnelles sur le thème du trésor : Mon trésor est Publi, Mon trésor et République ou encore Cash-cash aux trésors.

Enfin, une édition spéciale intitulée TRESOR sera proposée autour de billets de cinq, dix et vingt euros transformés en objets artistiques, disponibles prochainement à la souscription.


La Fleur du Dimanche


P.S. Si vous voulez être informés des prochaines exposition ou actualités artistiques (3-4 mails par an) je vous invite à vous inscrire via le formulaire sous le lien ici à ma lettre d'information - et n'oubliez pas de confirmer cette inscription en renvoyant le mail qui vous sera envoyé par la plateforme Brevo - attention il peut se cacher dans les spams.

P.P.S. : Si vous souhaitez participer à une bourse de covoiturage (Strasbourg Preuschdorf), merci de m'envoyer un message avec les dates et le statut : passager et/ou conducteur ou les 2...


Informations pratiques

La Case
Exposition : Les Trésors de l’Autre-Forêt
Horaires
16 et 17 mai : 14h00 – 19h00
23 et 24 mai (Ateliers Ouverts) : 10h00 – 18h00
30 et 31 mai : 14h00 – 19h00
Entrée libre
Performances de Geneviève Charras
16h00 les 16, 17, 23 et 24 mai
Lecture d’Ithaque
samedi 16 mai vers 16h00 par Makis Yalenios et Michel Volmer



Horaires des performances de Geneviève Charras









dimanche 8 décembre 2024

Geneviève Charras performe avec Raynaud et expose son petit "Petit Musée de la Danse"

 Geneviève Charras ne tient en place. Un jour elle est à Auch pour dialoguer avec Jean Pierre Raynaud qui soutient l'Ukraine en offrant au pays son oeuvre "Sans titre - Ukraine" et la semaine d'après elle est au four et au moulin en présentant son livre "Panpan sur le Tutu" en l'accompagnant bien sûr d'une performance adéquate et dansée.


Guernica - Ukraine


Guernica/Ukraine - Performance: Aphorismes dansés - Geneviève Charras - Baudouin Jannink - Photo: Robert Becker

Dans le Gers, aux Archives Départementales à Auch, pour apporter un éclairage aux deux oeuvres de l'installation Guernica - Ukraine, donc le tableau de Raynaud cité plus haut qui fait face à la reproduction du tableau de Picasso, elle improvise chants, danses et réponses aux aphorismes de Jean Pierre Raynaud qui, en plus d'être un artiste mondialement connu, écrit des aphorismes sur l'art, la vie, la violence et la guerre. Baudouin Jannink, à l'initiative de ce généreux et exceptionnel projet - les deux toiles font chacune 7 mètres 70 de long et 3 mètres 50 de haut - accompagne le circuit d'expositions qui marque le soutien au pays en guerre en nous confrontant à ces impressionnantes toiles, et lit avec un calme imperturbable des phrases qui sont comme des coups de poing. Autant que la toile de Raynaud, sa pensée ne laisse pas indifférent, en particulier quand il dit "La violence n’est acceptable qu’en Art car la cible ce n’est pas les autres mais soi-même." Et l'on aimerait le croire quand, pour conclure, il dit "La guerre est finie..." (?).


Guernica/Ukraine - Performance: Aphorismes dansés - Geneviève Charras - Baudouin Jannink - Photo: Robert Becker

Cette installation a déjà voyagé à Paris (Université de la Sorbonne) en 2023 où elle a marqué le premier anniversaire de la guerre, Strasbourg (St-Art, le Conseil de l'Europe et l'Hôtel de Région), Châlons-en-Champagne (Hôtel de Région) et donc actuellement Auch avec le Département du Gers qui soutient ce projet (l'exposition est visible jusqu'au 9 janvier). D'autres villes l'accueilleront en 2025 et 2026... avant qu'elle n'aille en Ukraine quand ce sera possible.  Je vous informerai de la suite...


Panpan sur le Tutu

La suite très proche, c'est le livre "Panpan sur le Tutu", un livre à l'image de Geneviève Charras et de sa passion - pour le moment cachée - qu'elle offre et partage en partie avec nous en présentant une partie de son hénorme collection d'objets ayant trait à la danse et au mouvement. Ses critères sont stricts mais le résultat est à la fois surprenant et impressionnant dans la diversité des objets, poupées, peluches, gadgets, livres, oeuvres d'art et jouets, toujours en rapport avec la danse. C'est tout Geneviève si vous la connaissez. Et si vous ne la connaissez pas, sachez que quand elle était petite, elle croyait que les bébés naissaient dans des tutus. Et c'est pour cela qu’elle est venue s’installer en Alsace, à Strasbourg, près des champs de choux de Krautergersheim, ces choux qu’elle imaginait affublés d’un tutu. Elle croyait aussi que les cigognes portaient des tutus plateaux. 




Elle a déjà, toute petite, gardé les objets, cadeau Banania, poupées Barbies danseuses, livres et revues sur la danse et cette manie s'est aggravé avec l'âge. Ce qui fait que ses armoires sont pleines de sa collection. Vous en verrez une partie en vrai, accrochée aux murs de la Trézorerie ou présentée dans des vitrines. Et une autre partie est dans ce livre de plus de 200 pages édité par Chicmédias dans lequel elle sollicite aussi des amis et des professionnels pour réagir à des objets choisis de cette collection.


Panpan sur le Tutu - Collection Geneviève Charras - Photo: Robert Becker

Cerise sur le gâteau, comme elle est aussi performeuse (elle en a déjà faite plus de 100) elle va faire in situ une performance lors du vernissage de l'exposition le vendredi 13 décembre au 35 de la rue du Fossé-des-Treize à la bien nommée Trézorerie. Attention ce n'est pas à treize, mais à dix-huit heures (treize plus cinq). Et sachez qu'elle est ponctuelle!

Si vous voulez venir, merci, pour des raisons d'organisation, de confirmer votre venue - mail en haut de la page. L'exposition est visible les deux samedis et dimanches avant Noël de 14h00 à 18h00 (sauf si vous arrivez à venir pour une visite privée - contact également par mail).

Et le livre Panpan sur le Tutu (240 pages) est disponible sur le site de Chicmédias à partir du 16 décembre - vous pouvez aussi me faire un mail (cf adresse en haut de page).



Calendrier 2025 de la Fleur du Dimanche

Pour finir, un rappel sur des informations récentes sur La Fleur du Dimanche qui vous on peut-être échappés: Le compte-rendu des spectacles (musique, théâtre, danse, opéra, etc.) est toujours bien fourni. 

Si vous ne voulez pas rater les publications vous pouvez vous abonner. 

Le billet sur le salon ST-ART est encore en cours de complétion et il y aura peut-être un billet sur la Biennale de Lyon.

Sinon, comme chaque année depuis 11 ans, un calendrier, et même deux versions différentes ont déjà été imprimées. Si vous en voulez un ou deux, vous pouvez le choisir et le réserver par mail (choix 1 ou choix 2) sur le billet du 24 novembre, là:

https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2024/11/le-calendrier-de-la-fleur-du-dimanche.html


En attendant passez de belles fêtes de fin d'année.


La Fleur du Dimanche   

dimanche 8 juillet 2018

Prolégomènes et contexte, non: l'image et le texte, et va la chanson

D'aucuns m'ont dit que mes textes étaient quelquefois longs. 
C'est vrai, ils étaient aussi longs à recopier.
Et puis juste un texte, c'est bien, mais où est le contexte ? 
Pourquoi mettre du texte ?
Je peux aussi juste mettre une image:


Fleur de goudron - Photo: lfdd

Mais une image d'une maigre fleur de goudron, ça vous parle ? Ca vous plait ?

Et si je mets une fleur en forme de toile d'araignée avec une toile d'araignée de lumière, cela vous convient ?


Fleur de nuit - Photo: lfdd


Quelle serait la différence entre ce blog et le flux écrasant et massif de fb ?

Cette photo que vous n'avez pas encore vue ?


Hémérocalle du 18 juin - Photo: lfdd

L'hémérocalle du 18 juin, une sorte d'appel ?
Et puis le TVA ? Faire court ? Ne pas contextualiser, ne pas mettre les questions ? Surtout pas les réponses..

Parce que les réponses, les avez-vous ? Les trouvez vous ? Tout de suite ? Comme un ping-pong facebooquien vite oublié, pas creusé.

Tiens, ça tombe bien, je n'avais pas envie de mettre le contexte, à vous d'y mettre le vôtre - du vôtre.

Et j'attends des réponses.... Au moins de ceux qui ont lu jusqu'ici ;-)

TVA

Les Textes (pour dire le contexte: exceptionnellement en première page du Monde des livres, c'est rare...) ne sont que de citations trouvées dans l'article Echapper aux mensonges de Geneviève Brissac sur Edith Thomas, journaliste, reporter et écrivain, à propos de son livre "Le Jeu d'Echec" Ed. Viviane Hamy:

"Notre métier, pour en être digne, il faut de dire la vérité. La vérité est totale ou n'est pas la vérité: les étoiles sur la poitrine, l'arrachement des enfants aux mères, les hommes fusillés." 1942 - Les Lettres Françaises

"Assez tendre et trop lucide, voilà au fond ce que j'étais et fus toujours. Ce sont les conditions favorables pour souffrir." 2018 - Le jeu d'Echec

"J'ai essayé d'échapper à tous les mensonges, il ne m'est resté que le vide." 2018 Le jeu d'Echec

"Tu as plus que personne besoin d'éternité et de certitude, tu sais mieux que personne qu'il n'y a ni certitude ni éternité.2018 Le jeu d'Echec
Le contexte: phrase dite par "Claude" dans le livre, Dominique Aury dans la réalité, qui la quittera (Edith Thomas dans la réalité) pour Jean Paulhan. C'est la vie...


Et pour en rajouter le moins possible hors contexte, je vous propose Jeanne Added (clin d'oeil), avec:

Radiate:




Mutate:




A War is coming:




Look at them aux Victoires de la Musique en hommage aux victimes des attentats :




Et avec Rachid Taha, Now or Never:





Et pour finir, un clin d'Oeil à Geneviève Charras qui l'a chanté dans son récital ".... ...., Côté Jardin - Le jardin des plantes": Greensleeves (pour le Noël 2012 d'Arte).





Et un bonus pour Raymond, un oldies rare:
David Mc Williams avec Days of Pearly Spencer : une version de la télévision hollandaise 192TV (suite de la Radio Libre) filmée à Paris en 1967.




Et la version "officielle":



Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

P.S. Pour ceux qui sont arrivé-e-s jusqu'ici et qui se demandent ce que sont des "prolégomènes", forcéement plusieurs - la définition du CNLRT

PROLÉGOMÈNES, subst. masc. plur.

A. − Longue introduction placée en tête d'un ouvrage, contenant les notions préliminaires nécessaires à sa compréhension. "Dans la semaine, en faisant les deux chapitres que je viens d'indiquer, j'ai lu avec grand soin tous les prolégomènes qui sont imprimés en tête de l'édition de Shakespeare (Delécluze, Journal, 1825, p.120)"

− P. anal. [Dans un exposé oral] Préambule, explication préliminaire, entrée en matière. "De grâce, Monsieur Grégoire... dit Julien qui s'impatientait de ces prolégomènes (Champfl., Bourgeois Molinch., 1855, p.207)


B. − Ensemble de notions préliminaires nécessaires à l'étude d'une science, d'une question particulière. 

Rem. Rare au sing.: Heureux si (...) cette explication intérieure et continue que nous avons cherché à démêler en lui peut servir de prolégomène en quelque sorte à ses prolégomènes! (Sainte-Beuve, Portr. contemp., t.2, 1834, p.46).

vendredi 20 mai 2016

Les Ateliers ouverts sont à l'Est - au Nord aussi

Pour compléter le parcours citadin des Ateliers Ouverts à Strasbourg, je vous propose une petite incursion à l'Est de la ville, sur des territoires où l'on ne cherche pas habituellement l'art. 
En route pour le "Quartier des Quinze" où je vous invite à pousser les portes de 3 ateliers, celui de Suzanna Jaczowa, discrète artiste qui continue son chemin délicat. 

Pas loin, l'atelier de Véronique Moser, artiste aux mille et une trouvailles (voir l'exposition à Erstein quelle a commise avec sa complice Corinne Kleck et dont j'ai parlé le 18 mai 2011).
Elle accueille Florence Bohnert - un nom pas inconnu à Strasbourg, un prénom à découvrir - voici leur dialogue:


Atelier Véronique Moser - Florence Bohnert - Photo: lfdd

Atelier Véronique Moser - Florence Bohnert - Photo: lfdd

Atelier Véronique Moser - Florence Bohnert - Photo: lfdd


Juste en traversant le boulevard, je vous invite à rendre visite à Anne Kuhry dans son appartement-atelier... et y découvrir ses dessins et aquarelles qui vont chercher du côté de Kokoschka et autres peintres allemands du siècle dernier...

Appartement-atelier Anne Kuhry - Photo: lfdd

Appartement-atelier Anne Kuhry - Photo: lfdd

Tout cela, et encore beaucoup plus, c'est bien elle qui l'a peint!
Vous ne quitterez bien sûr pas l'Est sans passer par les incontournables du "Port du Rhin" que vous connaissez sûrement - si votre réponse est non, courrez-y et également la "tribu" de Zone d'Art, pas si Zone que cela.... et bien vivants et toujours actifs, qui en plus des ateliers ouverts, accueillent leurs homologues français et allemand(e)s sur de grands panneaux d'affichage... dont Claude Gagean que voici:


Claude Gagean - Plakatkunst - Photo: lfdd

En étape vers le centre ville ,passez voir Marie Lamarche au Fournil, qui se cache tel une île déserte dans l'urbanisme contemporain du Pôle Etoile et l'atelier en sursis de la rue des couples au-dessus du Syndicat Potentiel, en leur marquent votre soutien.


Le Fournil - Photo: lfdd


Pour finir, quatre stations un peu à part, d'abord chez In Extremis, pas vraiment atelier, la collection de photographies de Marcel Burg, vu sous l'angle des "Stigmates" (en hommage à Gigi) - avec Marlon de Azambuja, Franck Delorieux, Marie Docher, Diane Ducruet, Marc Ferrante, Julie Fischer, Valérie Graftiaux, Bernard Hosa, Eduard Ibanez, Laurent Millet, Juliette Mogenet, Fernande Petitdemange, Sophie Ristelhueber, François Sagnes, Françoise Saur, Nathalie Savey, Ivonne Thein et Patrick Tosani :


Stigmates - Fernande Petitdemange - Photo: lfdd

L'exposition des "Individus" à l'église du Temple Neuf "Fragile" avec Pascal Bastien, Benoit de Carpentier, Claire Guerrier, Eve Guerrier, Patrick Lang, Chritian Remy et Yun-Yung Song:


Fragile - Patrick Lang - Photo: lfdd

Fragile - Benoit de Carpentier - Photo: lfdd


A l'atelier "Hôtel de Ville", pas si atelier que cela, un univers post-cataclysme, des objets de décoration et design "Plaisir d'offrir":


Plaisir d'offrir - Photo: lfd


Plaisir d'offrir - Photo: lfd


Et dans l'appartement-studio" de Roman, un dialogue entre Annie Greiner qui invite Alain Riff et ses griffures de matières, alors qu'Annie Greiner sort ses anciennes griffes jaunes et ses récentes rouges.



Atelier Roman - Annie Greiner - Jaune - Photo: lfdd

Atelier Roman - Annie Greiner - Sculpture - Photo: lfdd


Au Nord de Strasbourg, deux étapes, l'atelier de Corine Kleck et Dominique Haettel qui ont accueilli dans leur atelier à Schweighouse-sur-Moder une performance "La collectionneuse" de Geneviève Charras le dimanche 22 mai à 16h00.
Quelques images des "assiettes d'artiste" de Corinne et de la performance de Geneviève Charras:


Atelier  Kleck - Haettel - Photo: lfdd



Atelier  Corinne Kleck - Assiette - Photo: lfdd

Atelier  Corinne Kleck - Assiette - Photo: lfdd

Atelier  Corinne Kleck - Assiette - Photo: lfdd

Atelier Kleck - Haettel - Performance Geneviève Charras - Photo :lfdd


Atelier Kleck - Haettel - Performance Geneviève Charras - Photo :lfdd

Atelier Kleck - Haettel - Performance Geneviève Charras - Photo :lfdd

Deuxième étape, à Wilwisheim, dans la grande ferme de Sophie Bassot où elle a son atelier, et partage la grange et l'étable (impeccablement nettoyée, bien sûr avec des artistes venus de Strasbourg, d'Alsace, du Nord et de Belgique, entre autres Claude Delamarre, Laurence Gonry, Samia Kachkari, Chantal Million, Sebastien-Pierre Potron, Mina Mond et Dominique-Anne Offner.

Voici le "coin" de Marie Meyer et l''écurie de Samia Kachkari avec ses tissus imprimés et ses bras "enveloppants...

Atelier Bassot - Mina Mond - Photo: lfdd

Atelier Bassot - Samia Kachkaari - Photo: lfdd

Atelier Bassot - Samia Kachkaari - Photo: lfdd



Bonnes découvertes

La Fleur du Dimanche

dimanche 15 décembre 2013

Les étoiles filantes de l'été dans le soleil d'hiver

Les soirs d'hivers font resurgir les chauds souvenirs des jours chauds, sinon torrides de l'été au bord de la mer...
L'occasion de reprendre le fil des photos des fleurs de la Fleur du Dimanche. Ce fil ténu, tenu grâce à vos envois de fleurs depuis le 15 septembre...
Merci à vous tous - et toutes, cela fait une belle brassée que vous avez pu apprécier, je pense...
Donc, après la pause estivale qui a vu quelques fleurs en réserve apparaître au fil des dimanches de vacance et de rentrée, voici le vrai retour de la Fleur du Dimanche avec une livraison de fleurs bien chaudes pour vous réchauffer de la brume et du froid hivernal.


Fleurs: Etoiles d'Eté - Photo: lfdd

Rien que la photo devrait vous réchauffer et vous rappeler les pluies d'étoiles filantes des Laurentides (ou Perséïdes).

A croire qu'elles se sont posées sur les bords de la Méditerranée ou d'un lac dans la chaleur torride.


Fleurs: Etoiles d'Eté - Photo: lfdd

Ces étoiles se mettent en écho à celle qui à Noël il y quelques siècles était censée montrer le chemin à trois rois... 

Je profite de ces "Guetteurs d'étoile" pour vous inviter à l'exposition éponyme de Sylvie Lander, peintre de la Voie Lactée à l'Illiade à Illkirch-Graffenstaden dont c'est le dernier jour. Le finissage aujourd'hui sera accompagné d'une performance de Geneviève Charras à 15h30, aura-t-elle sa voix lactée?

Et en pensée de Noël, une phrase du poète Yves Bonnefoy: 
"Ce que je pense de la vie? Disons que je n'ai pas encore commencé à comprendre ce que c'est et je me propose de le faire un peu plus."

Et pour les étoiles, le TVA bis vient de Victor Hugo:


Les étoiles filantes.

I.

À qui donc le grand ciel sombre 
Jette-t-il ses astres d'or? 
Pluie éclatante de l'ombre, 
Ils tombent...? Encor! encor!

Encor! lueurs éloignées, 
Feux purs, pâles orients, 
Ils scintillent... ô poignées 
De diamant effrayants!

C'est de la splendeur qui rôde, 
Ce sont des points univers, 
La foudre dans l'émeraude! 
Des bleuets dans des éclairs!

Réalités et chimères 
Traversant nos soirs d'été!
Escarboucles éphémères
De l'obscure éternité!

De quelle main sortent-elles?
Cieux, à qui donc jette-t-on 
Ces tourbillons d'étincelles? 
Est-ce à l'âme de Platon?

Est-ce à l'esprit de Virgile?
Est-ce aux monts? est-ce au flot vert?
Est-ce à l'immense évangile 
Que Jésus-Christ tient ouvert?

Est-ce à la tiare énorme 
De quelque Moïse enfant 
Dont l'âme a déjà la forme 
Du firmament triomphant?

Ces feux-là vont-ils aux prières?
À qui l'Inconnu profond
Ajoute-t-il ces lumières, 
Vagues flammes de son front?

Est-ce, dans l'azur superbe, 
Aux religions que Dieu, 
Pour accentuer son verbe, 
Jette ces langues de feu?

Est-ce au-dessus de la Bible 
Que flamboie, éclate et luit 
L'éparpillement terrible 
Du sombre écrin de la nuit?

Nos questions en vain pressent 
Le ciel, fatal ou béni. 
Qui peut dire à qui s'adressent 
Ces envois de l'infini?

Qu'est-ce que c'est que ces chutes 
D'éclairs au ciel arrachés?
Mystère! Sont-ce des luttes?
Sont-ce des hymens? Cherchez.

Sont-ce les anges du soufre?
Voyons-nous quelque essaim bleu 
D'argyraspides du gouffre
Fuir sur des chevaux de feu?

Est-ce le Dieu des désastres, 
Le Sabaoth irrité, 
Qui lapide avec des astres
Quelque soleil révolté?



Bon Dimanche

Le Fleur du Dimanche