dimanche 29 janvier 2012

La Fleur du dimanche mue


Pour ne pas devenir muette, la Fleur du dimanche mue et vous donne la parole.
Et non seulement le son, mais également l’image:

Lys blanc - Photo: Cathy Gangloff

J'en profite pour vous inviter à partager vos créations avec tous… si vous le voulez.
Envoyez-moi vos photos (de fleurs ou autres..) et vos mots qui font rire, réfléchir ou plaisir et je les offrirai aux lecteurs de Lafleurdudimanche.
Il suffira de me dire si vous souhaitez être cité (pour les photos ou textes produits), ou ne voir que vos initiales sur le site..
Voilà, c’est à vous et la tournée commence avec Cathy Gangloff qui nous offre sa photo de fleur (le magnifique lys ci-dessus).
Pour la partie TVA, j’attends également vos propositions  – certaines de vos remarques ou citations que j'ai reçues dans le passé peuvent très bien trouver leur place sur le site.


Par ailleurs, comme je parle également de cinéma, de sorties théâtre et autre, et d’exposition, je vous rendrai attentif à ce qui est nouveau sur le site et je commence par une annonce:

Spectacle:
Récital de chansons « coquines et canailles sur le zinc » par Geneviève Charras à la Salamandre - Strasbourg, 9 rue Paul Janet   – Krutenau. Jeudi 9 février à 20h30.

Cinéma
Lundi j’ai parlé de Sherlock Holmes à Strasbourg (avec photo du décor).

Expositions
Mercredi j’ai annoncé entre autres les expositions chez Bamberger et Gillig :

TVA:

Comme TVA du jour, un texte cité par Pierre Meunier, acteur et initiateur du spectacle "Du fond des gorges" qui sera joué au TNS à partir du 31 janvier. C'est un texte d'Ossip Mandelstam qui l'a inspiré pour son spectacle:

"Un mot, n'importe lequel, se présente comme un faisceau et le sens, au lieu de se concentrer en un point donné, se projette ans diverses directions. En prononçant "soleil", nous effectuons une sorte de voyage immense dont nous avons une telle habitude que nous le parcourons en rêve. Ce qui distingue la poésie de la parole machinale, c'est que la poésie justement nous réveille, nous secoue en plein milieu du mot. Ce dernier se révèle à nous d'une étendue bien plus vaste que nous ne l'imaginions, et nous nous souvenons soudain que parler veut dire: se trouver toujours en chemin."
Ossip Manselstam


Radar (Rémi Gaillard) par nqtv

Bonne route et bon dimanche

La Fleur du Dimanche

mercredi 25 janvier 2012

L'exposition du Mercredi: Black is Back... les Bêtes aussi ?

Je vous avais annoncé la semaine dernière trois nouvelles expositions et deux à venir en février. 


Celle de la Médiathèque Malraux verra son vernissage - si on peut le dire également pour une exposition peintures sous verre pas sage... - ce samedi.


Egalement samedi, la galerie Bamberger inaugure l'exposition "Black is Back" avec des estampes de Richard Serra et des sculptures en bois brûlé de Jhemp Bastin - vernissage samedi et dimanche.
L'exposition se tient jusqu'au 26 février.


Richard Serra - Paths and Edges - Galerie Bamberger 


Egalement samedi et dimanche verront le vernissage de l'exposition de la Galerie Gillig de l'exposition "Pas si Bêtes!" jusqu'au 3 mars... avec Maxime Acker, Candy Bougro, Jim Delarge, Julie Fischer, Elisabeth Frering, Mohamed Lekleti, Olivier Lelong, Pierre Matter, Eric Meyer, Renato Montanaro et Pascale Morin.


Thanatonaute - Olivier Lelong - Galerie Gillig
L'exposition est très riche et variée, entre les aquarelles d'Elisabeth Frering - je vous invite a bien regarder sa vidéo d'animation très réussie - les photos de Julie Fischer qui créent un univers étrange, la peinture "hallucinée" de Jim Delarge, les drôles de bestioles d'Eric Meyer, les oréilles de cochon(cf ci-dessus) d'Olivier Leleong, le trait "picassien" de Mohamed Lekleti, l'humour de Candy Bougro et de Pascale Morin, qui nous offre également une fleur sur son cochon mélancholique.


Mélancholie - Pascale Morin - Galerie Gillig




Et vendredi à la galerie Nicolle Buck, ne loupez pas les superbes photographies de Fantizek Zwardon - Zurma
L'élégie pour un monde qui disparaît.
A l'heure où l'on nous annonce de nouvelles exoplanètes dans l’espace - bonjour les voisins, cette "trace photographique" du peuple Surma, nos voisins sur la terre qui sont en train de disparaître et dont la mémoire va s'effacer est sauvegardée dans toute sa poésie et sa beauté dans les magnifiques photos de cet humaniste qui a posé ses bagages à Strasbourg.


Bonnes Expositions


La Fleur du Dimanche.





mardi 24 janvier 2012

Le Cinéma du lundi: l'Explosion de Strasbourg: Sherlock Holmes

Que reste-t-il après l'explosion inaugurale de Strasbourg dans le film de Sherlock Holmes, dont vous avez un aperçu dans la bande annonce ici?



Sherlock Holmes 2 : Jeu d'Ombres - Bande-Annonce

Rien ! Une première page d'un journal londonien et plus rien.
Alors surtout ne loupez pas le générique, sinon, si vous vouliez voir Strasbourg dans le film, c'était trop tard.
Et vous ne pourrez pas demander le remboursement du billet pour cette raison, comme l'ont fait quelques Anglais pour "The Artist" sous prétexte que le film était muet.
Mais en dédommagements, je vous offre la vue qui n'est pas dans le film  - et qui n'était d'ailleurs pas prévue puisqu'il s'agit d'une scène post-tournage: le rangement.


Sherlock Holmes - le décor après le tournage à Strasbourg - photo:lfdd
Le film démarre bien à Strasbourg, mais revient très vite à Londres, passe par Paris, l'Autriche et dans un fantastique château accroché à une montagne en Suisse situé au-dessus d'impressionnantes chutes d'eau - les chutes de Reichenbach, mais ce ne son pas elles et le château n'est pas un château réel*. 
En tous cas le rythme ne faiblit pas, même si nous avons droit à des vues visionnaires du grand Holmes au ralenti.


Il se passe dans les années 1870 (voir deuxième photo de décor) et l’enquête du célèbre détective est destinée à contrer les velléités de guerre initiées - dans le récit - par le Docteur Moriarty.


Sherlock Holmes - le décor après le tournage à Strasbourg - photo:lfdd


"Sherlock Holmes 2 - Jeu d'ombre" réalisé par Guy Ritchie avec Robert Downey Jr - un Sherlock Holmes bondissant, Jude Law - un Dr Watson "just married", Noomi Rapace, en voyante et Stephen Fry en frère du détective avec une scène "décoiffante", est un grand spectacle qui ne vous lâchera pas pendant deux heures et 7 minutes - et surtout ne ratez pas les premières....




* en tout cas ce n'est pas le Château du Haut-Koenigsbourg, un des monuments le plus visité en Alsace et même en France, qui servit de décor à Jacques Fortier pour une aventure de Sherlock Holmes dans son livre "Scherlock Holmes et le Château du Haut-Koenigsbourg" où il fait ressusciter Sherlock, justement après cette chute dans les chutes de Reichenbach.




Bon film


La Fleur du Dimanche



dimanche 22 janvier 2012

Explosion de la Fleur du dimanche

Vous vous y attendiez, voila que la fleur du dimanche explose:


Explosion d'un bouquet de jonquilles - Photo: lfdd


Bon dimanche


La Fleur du Dimanche

mercredi 18 janvier 2012

Nouvelle fournée d'expositions: ARTE, CEAAC, FRAC, Malraux, Syndicat Potentiel,...

Pour compléter les expositions déjà entamées ou finissant, dont j'ai parlé le 4 janvier, quelques dates à noter dans vos agendas.


Une nouvelle exposition vient de s'ouvrir dans les locaux strasbourgeois d'Arte.
Il s'agit de petites sculptures de Katsuho Nishikawa et deux toiles à l'étage. Un travail tout en poésie et en finesse que ceux qui l'ont vu au CEAAC à Strasbourg reconnaîtront. Il y a également 5 sculptures, appelées "Aqua"  installées depuis grâce au CEAAC dans les anciens bassins du parc de Wesserling. Si vous visitez l'écomusée du textile, faites un tour dans le parc.


Au CEEAC, démarre ce jeudi, l'exposition de Marta Carradec et de Anahita Ekmat dans l'espace international. 
On en reparlera, tout comme l'exposition autour de la peinture sous verre prévue à partir du 20 janvier jusqu'au 25 février à la Médiathèque André Malraux de Strasbourg.  


En février, le FRAC Alsace ouvre les festivités le 7 février avec le vernissage d' "Affinités, déchirures et attractions", une exposition collective avec Éric BAUDELAIRE, Clément COGITORE, Marcel DINAHET, Omer FAST, Stéphane GARIN et Sylvestre GOBART, Bertrand GONDOUIN, Jan KOPP, LA RIBOT, Émeric LHUISSET, Adrien MISSIKA, Frédéric MOSER et Philippe SCHWINGER, Jean-Luc MOULÈNE, Deimantas NARKEVICIUS, Till ROESKENS, Roy SAMAHA. Le Commissaire en est Olivier Grasser, le directeur du FRAC Alsace himself.
L'exposition dure du 8 février au 9 mars.

Et puis il y a l'exposition (C)RÊVE au Syndicat Potentiel avec Pierre Fraenkel, Vincent Schueller et Nicolas Zimny, du 9 au 25 février.


Bonnes expos


La Fleur du Dimanche

dimanche 15 janvier 2012

La re-naissance de la Fleur du dimanche ?



Jonquilles naissantes - Photo: lfdd


Le TVA: 
"le plus dur est le non-partage des choses qu'on aime"
Georges Haldas, cité par Albert Strickler dans son journal 2010 "La traversée des éphémères" le 2 juin.


Ma question:
A quoi sert la "Fleur du dimanche"?


Le contexte:
Renaissance ou fin ? Mort ou réincarnation ?
Tous les 6 mois, des questions existentielles m’assaillent sur cet exercice dominical qui n'a rien d'une grand-messe, même si j'aimerais quand même que tout le monde communie ou au moins communique.
Est-ce parce qu'on est près de la date anniversaire de la Fleur du Dimanche le 20 février 2011 - bien que le vrai début de la fleur du dimanche, et même du TVA, eut lieu avant(voir un bout d'histoire si vous l'ignorez ou l'avez oublié le 10 juillet)?
En tout cas je me pose des questions - et je vais vous en poser aussi - sur ces photos et ces textes que nous partageons.
Parce que l'essentiel est là, dans ce partage des choses que l'on aime, comme disait Haldas (à ce propos, il est des coïncidences intéressantes que je vais vous livrer plus bas...).


Jonquilles du lundi - Photo: lfdd


Vous le savez, faire cet "envoi" est un engagement personnel et prend du temps, et pour vous, le "recevoir" l'est également. J'en ai des retours et des remerciements, mais j'aimerais en savoir davantage sur ce qui vous plaît et ce qu'on pourrait en "partager" un peu plus...


Des éléments de réponse:
Quelques pistes que je lance seraient de vous rendre également acteurs/auteurs de ce moment de partage avec vos propositions et vos remarques.
J'ai déjà publié quelques-unes de vos fleurs, des textes (poèmes ou autres TVA), des remarques et retours,...
De manière plus globale, le Blog sur internet s'étant étoffé, je suis curieux de savoir si les sujets traités (cinéma, danse, théâtre, expositions, et autres..) vous intéressent et vous font réagir, et si cette réaction peut être partagée et amener "discussion".


Jonquilles du mardi - Photo: lfdd


Je ne vais pas creuser cela aujourd'hui, ne sachant pas dans quelle direction aller, mais j'envisage, en fonction de vos réponses (que j'espère nombreuses et constructives, à tout le moins explicatives dans ce qui VOUS motive) de vous proposer des pistes concrètes pour améliorer ce billet-blog.


Je compte sur vous pour avancer.


Et je remercie le hasard et Albert Strickler (ainsi que Martin Adamiec - vous saurez pourquoi bientôt) de m'avoir déjà donné première une réponse.


La première réponse:
J'avais annoncé dimanche dernier la présentation par Albert Strickler* de son dernier journal "La traversée des éphémères" journal du Tourneciel 2010 à la Librairie Kléber ce samedi, et je m'y suis bien sûr rendu.
Après une introduction par Jean-Paul Klee, Martin Adamiec lit une sélection de ce journal - le choix est très intéressant et sa lecture est superbe, la prose d'Albert appelle d'ailleurs l'oralité - et tout à coup, daté du 2 juin, un extrait du Journal que je vais vous livrer me parle totalement:


"Envie - plus que tentation d'ailleurs - d'arrêter ce Journal. De laisser délibérément tomber la maille qui déferait ce tricot. Pire - ou mieux? - ne la laisser tomber que dans ce but-là! Sans même prétexter le passage à un autre chantier ni espérer enfin me reposer. Au contraire, me résigner à cette inaptitude! Comme si je n'avais plus rien à dire....." Le texte continue et je vous encourage à le découvrir... 
Bien que je ne me compare aucunement (ni dans les enjeux, ni dans le style) à Albert Strickler, le questionnent me parle et la première réponse, en la citation de Haldas me plait - même s'il ne faut restreindre ces "choses qu'on aime" à ce qui est publié ici et le "partage" à cet échange électronique.
Quelques jours plus tard et pages plus loin, une deuxième citation de Lambert Schlechter complète la mosaïque de réponses (auquel j'espère aussi coller la vôtre):


"Ma Librairie, j'écrirai peut-être le poème de toute cette dinguerie livresque qui se bouscule ici autour de moi. Je vis pour et avec ces piles et liasses de papier. C'est une manière d'être, une façon de vivre. Mais tout ce papier, c'est tout sauf du papier qui n'est que précaire et friable support de l'immense murmure qui s'amoncelle à travers les siècles: les voix figées en de petits signes de tous ceux qui n'ont pas su, pas pu se retenir de formuler: soustraire le langage à son essentielle fugacité en l'épinglant au bout d'un instrument pointu sur une surface lisse pour en faire du texte. Aere perennnius - trace sublime de notre dérisoire et furtif passage sur cette planète, de notre superbe et indécourageable protestation contre le temps et la mort."
Lambert Schlechter


Bon dimanche et bonne lecture


La Fleur du Dimanche


*Si vous avez raté cette présentation et que vous souhaitez entendre parler Albert Strickler de son journal, rendez-vous le 25 janvier à 20h00 à la Médiathèque de Marlenheim. Il n'y sera pas seul, Gabriel Schoettel discutera avec lui et Anne-Marie Soulier qui, elle n'a pas publié le journal qu'elle tient depuis bien longtemps et invitation est faite à quiconque de lire son propre journal.

jeudi 12 janvier 2012

Danse ou théâtre : "Gina" la Diva ou "Observer" l'invisible

En terme de sortie à Strasbourg et environs, je vous propose une alternative franco-allemande ... Ou plutôt la Franco-Suisse.


A Strasbourg, au TNS vous avez jusqu'au 22 janvier pour aller voir la pièce de Bruno Meyssat "Observer" qui vous offre un vrai voyage dans la mémoire d'Hiroshima comme vous ne l'avez jamais vu.
Vous en aviez un peu (ou beaucoup) oublié l'histoire, la troupe de Théâtres du Shaman, partie en exploration sur le site va vous faire revivre cette catastrophe arrivée par la volonté de l'homme.     
Laissez-vous emmener dans ce voyage vers l'indicible et documentez-vous pour ne pas - plus- oublier. Pour vous y aider, voici quelques textes - morceaux choisis...


Tout d'abord, un témoignage d'un habitant d'Hiroshima, Keiji Nakazawa: "Des gamins de mon âge avaient fait l’école buissonnière le 6 août. Trouvant la canicule trop insupportable, pour s'enfermer dans une classe, ils étaient allés se promener au bord de la rivière qui se déverse dans le fleuve Ota. Ils se baignaient, chahutaient lorsque survint leur maître. En le voyant, ils plongèrent et restèrent au fond le plus longtemps possible. Quand ils remontèrent à la surface, le paysage était transformé, le maître était calciné,tout noir au bord du chemin." Ce texte, extrait de "J'avais 6 ans à Hiroshima" rend compte de ce que peu ont vu, certains en ont eu les yeux brûlés, et l'équipe de Bruno Meyssat est retourné à Hiroshima pour en retrouver les traces. 
Bruno Meyssat raconte:
"J'ai parcouru la ville en tramway et à pied. j'ai expérimenté combien on est étonné d'être là, d'arpenter une ville si normale construite au-dessus d'une ville absente. Le sol, en dessous est celui de 1945, les pierres sur lesquelles sont posés les rails du tramway actuel sont les mêmes. Le temps a résorbé un invisible qui atteint là des proportions gigantesques, mais il y a eu contact. On ressent physiquement la disparition. D'autant plus que le Musée nous emporte dans un temps aboli. Des objets et des matières inertes ont vu ce que nous ne pouvons concevoir ou nous représenter."
Pour en faire l'expérience, le spectacle "Observer" vous permettra de vous approcher de cette sensation et l'expositions d'objets rapportés d'Hiroshima vous montrera les objets qui ont "vu" ce "saut dans le vide de l'humanité". vous avez jusque'au 22 janvier, au TNS.


Gina - Eugénie Rebetez
En face, à Offenbourg, une coproduction du Maillon et du Külturbüro d'Offenbourg à la Reithalle à Offenbourg - oui, le spectacle a lieu à 40 minutes de Strasbourg, voyage en bus gratuit à réserver au Maillon - jusqu'au vendredi 13 janvier - Gina d'Eugénie Rebetez.


Le spectacle oscille entre le cabaret, tour de chant, spectacle comique et même danse classique. C'est un one woman show de presque un heure où Eugénie Rebetez que l'on a vus dans des spectacles de Zimmermann et de Perrot nous présente, sans presque une parole, sa réflexion de femme face à son corps un peu imposant. Elle interpelle le spectateur avec ces mots qui sont sur son programme: " Regardez-moi sinon je n'existe pas. Je danse pour me sentir vivante... Je ne sais pas si j'ai le corps que je devrais avoir mais j'ai appris à travailler avec ce coprs...".
En tout cas elle nous interroge face à la ce qu'on a l'habitude de voir  - normalité - sur scène et c'est drôle et émouvant à la fois.


Bons spectacles


Le Fleur du Dimanche