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mercredi 25 novembre 2015

Forbidden di Sporgersi: la sculpture du théâtre

Pierre Meunier et sa Belle Meunière est un habitué des scènes strasbourgeoises (le TNS et le TJP depuis de nombreuses années - nous en avions parlé en 2012: La Fleur du dimanche mue), mais cela n'empêche qu'il nous surprend quand même à chacun de ses spectacles.
Avec la proposition d'explorer le monde intérieur de Babouillec, en se basant sur "Algorithmes éponimes", le livre cette auteure autiste, notre curiosité était titillée et Pierre Meunier et sa troupe foutraque nous a gaiement introduit dans cet univers en chantier et décalé.


D'abord un monde faussement transparent et rayé qui est aussi un miroir et que Pierre Meunier entouré  de ses trois compères, Satchie Noro, Frédéric Kunze et Jean-François Pauvros essaient de faire tenir debout ou de reconstruire prouve que le monde est mouvant mais encore en chantier.

Forbidden di sporgersi - ©Jean-Pierre Estournet


Trouver sa place, sentir son corps, le relier à la tête, savoir se servir de ses mains ou se battre contre le Molloch de la technique et de l'énergie intérieure ou de l'espace est un long travail de construction qui amène à la parole, au son, un chemin perturbé par de violents parasites.


Forbidden di soprgersi par culturebox


L'univers est hostile, mais il faut se coltiner la matière, mais Pierre Meunier, artisan bricoleur et performeur de matière nous happe dans cet univers à la frange de l'espace dans un voyage intérieur de la tête décollée du corps, pour essayer de recoller les morceaux, faire le lien, faire passer les fluides. 

Forbidden di sporgersi - © Jean-Pierre-Estournet

Entre chaos et instants magiques, le vie essaie de trouver un équilibre, une mélodie de bonheur - il faut saluer la performance à la guitare de Jean-François Pauvros et le ballet aérien de Satchie Nauro qui essaie de redresser ce monde instable et de calmer la nature.   
Pour finir par "RIEZ" et retourner vers le "RIEN" après le grand chambardement.


Forbidden di Sporgersi
du 25 au 27 novembre à 20h20 au TJP Grande Scène

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche


dimanche 29 janvier 2012

La Fleur du dimanche mue


Pour ne pas devenir muette, la Fleur du dimanche mue et vous donne la parole.
Et non seulement le son, mais également l’image:

Lys blanc - Photo: Cathy Gangloff

J'en profite pour vous inviter à partager vos créations avec tous… si vous le voulez.
Envoyez-moi vos photos (de fleurs ou autres..) et vos mots qui font rire, réfléchir ou plaisir et je les offrirai aux lecteurs de Lafleurdudimanche.
Il suffira de me dire si vous souhaitez être cité (pour les photos ou textes produits), ou ne voir que vos initiales sur le site..
Voilà, c’est à vous et la tournée commence avec Cathy Gangloff qui nous offre sa photo de fleur (le magnifique lys ci-dessus).
Pour la partie TVA, j’attends également vos propositions  – certaines de vos remarques ou citations que j'ai reçues dans le passé peuvent très bien trouver leur place sur le site.


Par ailleurs, comme je parle également de cinéma, de sorties théâtre et autre, et d’exposition, je vous rendrai attentif à ce qui est nouveau sur le site et je commence par une annonce:

Spectacle:
Récital de chansons « coquines et canailles sur le zinc » par Geneviève Charras à la Salamandre - Strasbourg, 9 rue Paul Janet   – Krutenau. Jeudi 9 février à 20h30.

Cinéma
Lundi j’ai parlé de Sherlock Holmes à Strasbourg (avec photo du décor).

Expositions
Mercredi j’ai annoncé entre autres les expositions chez Bamberger et Gillig :

TVA:

Comme TVA du jour, un texte cité par Pierre Meunier, acteur et initiateur du spectacle "Du fond des gorges" qui sera joué au TNS à partir du 31 janvier. C'est un texte d'Ossip Mandelstam qui l'a inspiré pour son spectacle:

"Un mot, n'importe lequel, se présente comme un faisceau et le sens, au lieu de se concentrer en un point donné, se projette ans diverses directions. En prononçant "soleil", nous effectuons une sorte de voyage immense dont nous avons une telle habitude que nous le parcourons en rêve. Ce qui distingue la poésie de la parole machinale, c'est que la poésie justement nous réveille, nous secoue en plein milieu du mot. Ce dernier se révèle à nous d'une étendue bien plus vaste que nous ne l'imaginions, et nous nous souvenons soudain que parler veut dire: se trouver toujours en chemin."
Ossip Manselstam


Radar (Rémi Gaillard) par nqtv

Bonne route et bon dimanche

La Fleur du Dimanche