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mercredi 8 février 2012

De Bastin à Devolder: noir et brûlé à Strasbourg

Je vous avais déjà parlé de Jhemp Bastin, exposé à la Galerie Bamberger dans l'exposition "Black is Back", avec Richard Serra.
Serra, vous connaissez, le sculpteur, mais vous serez surpris de voir Serra avec des oeuvres sur papier, qui ne manquent pas de vous faire prendre conscience de l'espace, même de vous rendre tout petit en face, comme lors de son exposition au Grand Palais à Paris lors de Monumenta.
Allez à la galerie rue du 22 Novembre et mesurez-vous à l'oeuvre accrochée au fond. On peut se sentir petit, même en face d'une feuille de papier imprimée....


Jhemp Bastin
Vous n'aurez pas fait le déplacement que pour cela, parce que vous y découvrirez également un grand sculpteur luxembourgeois, Jhemp Bastin, dont le matériau de prédilection est le bois.
Il l'attaque à la tronçonneuse et en tire des grandes stèles, en général noires parce que brûlées au chalumeau, ou juste huilées, ou encore recouvertes d'or.. 


Il y a cette spirale rectangulaire, dont on se demande comment le vide s'est fait, ou encore ces pièces plus petites, mais qui gardent une ampleur, comme des maisons/demeures, jouant sur les horizontales, les verticales et les rais de lumière traversante.
Ou encore des objets semblables à des livres qui n'attendent que l'empreinte de vos mémoires.




Un autre artiste, belge, lui, et qui nous présente un univers onirique et théâtral avec une technique de peinture qui irait chercher du côté des peintres flamants ou de Jérôme Bosch, c'est Roland Devolder qu'on a déjà vu à Strasbourg lors du salon St-Art, mais à qui la Galerie Brûlée offre sa première exposition personnelle.
Ses dessins, sculptures ou tableaux nous content un univers étrange où les poissons prennent figure humaine, pour nous faire prendre conscience du possible désastre écologique que sous-tend la pêche actuelle. La narration reste réservée, non démonstrative, mais maîtrisée et forte. L'effet impressionnant.


Trois Sages - Roland Devolder


Et demain, jeudi, ne manquez pas le vernissage de "(C)Rêve" de Pierre Fraenkel, Vincent Schueller et Nicolas Zimny au Syndicat Potentiel, une exposition "politique" et interactive avec des jeux de mots populaires...


Contrat à durée dé-déterminée - Vincent Schueller



Et vous pouvez clore la soirée, en faisant un tour à la Salamandre pour le concert de Geneviève Charras et ses chansons "canaille et glamour sur le zinc" à 20h30.




Bonnes expositions.


La Fleur du Dimanche.

mercredi 25 janvier 2012

L'exposition du Mercredi: Black is Back... les Bêtes aussi ?

Je vous avais annoncé la semaine dernière trois nouvelles expositions et deux à venir en février. 


Celle de la Médiathèque Malraux verra son vernissage - si on peut le dire également pour une exposition peintures sous verre pas sage... - ce samedi.


Egalement samedi, la galerie Bamberger inaugure l'exposition "Black is Back" avec des estampes de Richard Serra et des sculptures en bois brûlé de Jhemp Bastin - vernissage samedi et dimanche.
L'exposition se tient jusqu'au 26 février.


Richard Serra - Paths and Edges - Galerie Bamberger 


Egalement samedi et dimanche verront le vernissage de l'exposition de la Galerie Gillig de l'exposition "Pas si Bêtes!" jusqu'au 3 mars... avec Maxime Acker, Candy Bougro, Jim Delarge, Julie Fischer, Elisabeth Frering, Mohamed Lekleti, Olivier Lelong, Pierre Matter, Eric Meyer, Renato Montanaro et Pascale Morin.


Thanatonaute - Olivier Lelong - Galerie Gillig
L'exposition est très riche et variée, entre les aquarelles d'Elisabeth Frering - je vous invite a bien regarder sa vidéo d'animation très réussie - les photos de Julie Fischer qui créent un univers étrange, la peinture "hallucinée" de Jim Delarge, les drôles de bestioles d'Eric Meyer, les oréilles de cochon(cf ci-dessus) d'Olivier Leleong, le trait "picassien" de Mohamed Lekleti, l'humour de Candy Bougro et de Pascale Morin, qui nous offre également une fleur sur son cochon mélancholique.


Mélancholie - Pascale Morin - Galerie Gillig




Et vendredi à la galerie Nicolle Buck, ne loupez pas les superbes photographies de Fantizek Zwardon - Zurma
L'élégie pour un monde qui disparaît.
A l'heure où l'on nous annonce de nouvelles exoplanètes dans l’espace - bonjour les voisins, cette "trace photographique" du peuple Surma, nos voisins sur la terre qui sont en train de disparaître et dont la mémoire va s'effacer est sauvegardée dans toute sa poésie et sa beauté dans les magnifiques photos de cet humaniste qui a posé ses bagages à Strasbourg.


Bonnes Expositions


La Fleur du Dimanche.