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lundi 25 septembre 2023

Avec l'Ensemble Intercontemporain à Musica, la musique s'ébranle et va de l'avant avec Pierre Bleuse

 La venue à Strasbourg au Festival Musica de l'Ensemble Intercontemporain, créé par Pierre Boulez en 1976 grâce au soutien de  Michel Guy n'est pas rare. Rappelez-vous leur "Hommage à Klaus Nomi" réorchestré par Olga Neuwirth en 2020. Les objectifs et la passion de la musique contemporaine les réunit et Pierre Bleuse nouvellement nommé à la tête de l'ensemble a concocté un programme pour les quarante ans de Musica mettant en avant deux compositeurs habitués au Festival, Michaël Levinas et Hughes Dufourt qui a choisi Strasbourg comme résidence en regard d'une encore jeune compositrice australienne Liza Lim.


Musica - Ensemble Intercontemporain - Michaël Levinas- Photo: lfdd

Pour cette soirée intitulée L'ébranlement, c'est la créati0n de Michaël Levinas Les Voix ébranlées cherche à nous faire entendre les "larmes des sons", l'ébranlement de la voix dans l'orchestre. Ainsi dans cette pièce en deux sections, la première s'appuyant sur une passacaille bien dansante et roulante qui voit la musique du contrebasson, s'étendre dans les registres très graves au piano et à la contrebasse puis aux cordes pour envahir tout l'orchestre en roulements et éclats. Et pour la deuxième section ces roulements tournoyants voyant surgir quelques éclats puis repartir inexorablement dans un mélange des son polyphoniques.


La Horde (C) Amsterdam - Stedelijk Museum Amsterdam

Pour La Horde d'après Max Ernst (2022), Hugues Dufourt nous offre des sons bruts et des coups d'archets, des superpositions et des disharmonies qui nous emmènent dans un environnement sauvage et inquiétant. Les vents démarrent en soufflant à blanc, installant un tapis de bruits légers que viennent soutenir les maracas. Ce sont ensuite les cordes qui construisent cette atmosphère de frottements bruts qui se propagent à la harpe pendant que les vents tiennent des sons qui se superposent, s'entrecroisent et se multiplient. Le tuba, le basson, la trompette, le trombone sonnent et la clarinette vibre,  tandis que la flûte, la clarinette et le hautbois superposent leurs couleurs. Et, dans une dernier élan, la flûte lance un dernier crissement.


Musica - Ensemble Intercontemporain - Hugues Dufourt - Photo: lfdd

Avec The Tailor of Time, Liza Lim nous offre une pièce d'inspiration soufie, elle aussi entre le désir et l'ébranlement. Avec les deux solistes, le virtuose Philippe Grauvogel avec ses trois hautbois et la céleste Valeria Kafelnikov qui nous enchante, nous ensorcelle avec sa harpe, nous sommes dans une pièce qui oscille entre désir et anéantissement. La musique se construit et s'effondre pour mieux repartir. 


Musica - Ensemble Intercontemporain - Liza Lim - Photo: lfdd

Les deux solistes introduisent la pièce et régulièrement proposent de beaux solos ou des duos où ils se répondent, avant que l'orchestre monte en puissance ou encore, que de manière inopinée et surprenante les percussions dans un raffut du tonnerre perturbent par plusieurs fois le cours de la pièce par des écroulements bien sonores de boites empilées en déséquilibre. La compositrice a un très bon sens de l'humour (même visuel) au point que vers la fin de la pièce, le percussionniste dans une mise en scène mesurée, accroche divers objets au dessus de ses percussions - une poêle, une cloche, une trompette jouet, une pierre,... sur lesquels il ne va pas frapper mais les "arroser" de grains de riz. 


Musica - Ensemble Intercontemporain - Liza Lim - Photo: lfdd

L'Ensemble Intercontemporain, très à l'aise et très précis dans ces trois compositions montrent encore une fois tout le talent de cette superbe équipe sous la houlette de leur nouveau chef.

Nous attendons avec impatience leur deuxième concert ce mercredi, au même endroit autour des oeuvres d'Enno Poppe. 


Le Fleur du Dimanche

mercredi 10 mai 2023

YËS de Fouad Boussouf à Pôle Sud: Comme un air de western sifflé et dansé

 Pôle Sud continue sur sa lancée de programmation de spectacles à large audience familiale avec de nombreux enfants. Après Les jambes à son cou de Jean-Baptiste André (voir mon billet du 3 mai), c'est au tour du spectacle Yës de Fouad Boussouf, suivi de la projection de son film Ballet Urbain, de divertir un large public à majorité de jeunes spectateurs. 


Fouad Boussouf - Yës - Photo: Charlotte Adureau


La volonté de sensibiliser dès le plus jeune âge à cette expression artistique qu'est la danse est gagnante. Le public marche à 100 % et les consignes de précaution d'usage portent leurs fruits même si ce spectacle YËS aurait bien donné à la plupart des jeunes spectateurs envie de siffler comme Sébastien Vague, véritable virtuose du sifflement. Heureusement qu'à l'occasion de ce qui pourrait passer pour un rappel, les deux interprètes ont mis le public dans leur poche en leur permettant de s'impliquer totalement dans l'action et en les faisant siffler, chanter et frapper dans leurs mains en rythme en partageant la salle en deux pour plus d'émulation. Et ainsi permettre la libération de toutes ces énergies contenues lors de la pièce chorégraphique, avant la projection du film Ballet Urbain qui présente la philosophie et le travail de Fouad Boussouf dans sa compagnie Massala à travers leurs portraits dansés, entrecoupés de bouts d'interview de quelques danseuses et danseurs (dont les deux interprètes de la pièce) qui ont toutes et tous des parcours différents (hip-hop, street dance, classique ou contemporain) mais qui sont toutes et tous passionné(e)s par la danse et qui montrent leur talent de danseur.euse.s dans la rue avec Paris pour décor. C'est devant la Philharmonie, sur un pont près de l'Ile Saint Louis, ou encore le Nouveau Gare au Théâtre à Vitry que nous découvrons au grand angle leur diversité d'expression.


Fouad Boussouf - Yës - Photo: Charlotte Adureau


Mais place aux deux héros du jour. C'est un duo qui fonctionne très bien, l'un placide, l'autre débordant d'énergie. Ils se tiennent côte à côte au début, l'un immobile et le visage fermé, l'autre qui commence à souffler en l'air puis à siffler. Et l'on assiste ici à ce qui pourrait être une réflexion sur comment, d'abord sans contact, arriver à faire bouger l'autre, et même à se demander jusqu'où on peut rentrer dans la "sphère intime" de l'autre. Question intéressante, surtout aujourd'hui où l'on est constamment à chercher les limites de l'autre et à trouver ses propres limites. 


Fouad Boussouf - Yës - Photo: Charlotte Adureau


C'est un jeu très sensible et gradué auquel on assiste, le placide, Yanice Djaé, bougeant sa tête sans se dérider puis étant entraîné dans une mise en mouvement après que le premier, Sébastien Vague, tourne sur le plateau en se contorsionnant puis se repositionnant à côté de lui. Le mouvement s'étant mis en branle, nous allons assister à de superbes interactions, fruits de ces créations sonores et musicales. Sébastien Vague sifflant des airs de western ou d'autres mélodies, alors que Yanice Djaé est contraint de répondre à son tour avec son style, en l'occurrence du beatbox bien maîtrisé. Cela donne de magnifiques mouvements dont la virtuosité va en crescendo. 


Fouad Boussouf - Yës - Photo: Charlotte Adureau


Partant de ce qui pourrait être des duels (similaire à des combats de cow-boys) ils passent par des gestes qui se répondent pour finir par les grands mouvements synchronisés inspirés du hip-hop et de la break-dance. Les deux danseurs jouent sur l'espace et la chute, arrivant à enchaîner des suites de tournoiements et de culbutes où nous sommes surpris et époustouflés des positions finales où nous avons perdu les repères, les deux protagonistes étant passés de positions similaires à de totales oppositions sans que l'on y ait vu goutte. Le dialogue entre les deux interprètes est riche et prolixe, autant au niveau du rythme, des mélodies que de la gestuelle où l'on sent une réelle complicité. Un petit bijou de bonheur visuel et sonore qui enchante tout le monde.


La Fleur du Dimanche 


* Le 16 et le 17 mai 2023 à La Filature à Mulhouse, présentation de Vïa de Fouad Boussouf dans le cadre du portrait TRACES : THR(O)UGH + VÏA  consacré à Damien Jalet



Pôle Sud le 9 et 10 mai 2023

Direction artistique et chorégraphie : Fouad Boussouf
Dramaturgie et direction d’acteur : Mona El Yafi
Interprètes : Yanice Djae et Sébastien Vague
Lumières : Mathieu Morelle
Ballet urbain 2019 (Documentaire)
Réalisation : Floriane Pinard
Avec : Marion Amoretti, Eddy Battiston, Yanice Djae, Jade Lada, Mathilde Meritet, Coumba Niang, Adil Ouaali et Sébastien Vague
Musique : Roman Bestion
Traduction : Patrick Renouard
Production : Compagnie Massala / Fouad Boussouf

Reprise de production : Le Phare – CCN du Havre Normandie / direction Fouad Boussouf
Production : Compagnie Massala
Coproduction : La Maison de la danse de Lyon / Scènes et Cinés / Scène conventionnée Art en territoire – Territoire Istres Ouest Provence / Espace André Malraux – Le Kremlin-Bicêtre / Équinoxe – Scène nationale de Chateauroux / CCN de Rillieux-la-Pape
Prêt de studios : La Briqueterie – CDCN du Val-de-Marne / Théâtre Jean-Vilar, Vitry-sur-Seine / Le Studio Dahomey, Alfortville
Le Phare, centre chorégraphique national du Havre Normandie, est subventionné par le Ministère de la Culture / DRAC Normandie, la Région Normandie, la Ville du Havre et le département de la Seine-Maritime.
Fouad Boussouf est artiste associé à la Maison de la danse de Lyon, à Équinoxe, scène nationale de Châteauroux et à la Maison de la musique de Nanterre, scène conventionnée d’intérêt national.

jeudi 8 décembre 2022

Best Of des Percussions de Strasbourg: un magnifique éventail de la percussion sur 60 ans

 Pour fêter dignement le soixantième anniversaire (enfin, après un report du concert prévu initialement en mars 2022) les Percussions de Strasbourg accueillent un public nombreux pour leur 16ème Live@home.

Ils avaient déjà organisé une semaine de festivités en juin et le programmme du jour est l'occasion de présenter des pièces emblématiques ou des créations originales.


Percussions de Strasbourg - Huit inventions - Miloslav Kabelac - Photo:lfdd


Cela commence par le compositeur tchèque Miloslav Kabeláč qui leur avait écrit une partition en 1962 (il y a 60 ans) 8 inventions pour percussion. La pièce avait été créée avec un ballet (Alvin Aley l'a aussi chorégraphié en 1970). La composition joue sur différents instrument de percussion (xylophones, marimba, vibraphones, cloches tubes, tam-tams, crotales, tom-toms, bongos...) qui changent selon les huit mouvements et travaille sur une rythme original. Le premier Corale est assez doux sur vibraphone, xylophone et caisse claire. Le deuxième Giubiloso part énergiquement avec des cloches tube et un xylophone nerveux. Le troisième, Recitativo est plus doux avec des peaux et quelques clochettes. 


Percussions de Strasbourg - Huit inventions - Miloslav Kabelac - Photo:lfdd


Le quatrième Scherzo, assez court est une course poursuite entre les batteries et le xylophone. Le cinquième, Lamentoso voit dialoguer les gongs,les cymbales et le vibraphone, toujours rythmé de frappes mélancoliques. Danza est une pièce assez dense, qui tournoie entre frappes de timbales, de xylophones et de gongs. Aria se déploie en majesté et dans le calme, les instruments prennent le temps de résonner, de discrètes frappes de cymbales ou de vibraphone ponctuent le déroulé, les cloches sonnent en douceur. Puis, avec Diabolico, les notes aiguës du xylophone répondent aux frappes des peaux dans un dialogue qui s'accélère jusqu'aux deux coups finaux.


Percussions de Strasbourg - Corale - Maurilio Cacciatore - Photo:lfdd


La pièce de Corale de Maurilio Cacciatore en création mondiale se fait par trois interpètes avec des baguettes vibrantes, une invention du compositeur. Les musiciens touchent la peau ou posent l'une ou l'autre des baguettes sur les timbales et les vibration passent par l'électronique. Cela donne un son continu assez discret qui varie selon la position des baguettes. De temps en temps des baguettes à frotter se rajoutent ainsi que des cymbales vibrantes. C'est une écoute originale des percussions.


Percussions de Strasbourg - 4 études chorégraphiques - Maurice Ohana - Photo:lfdd


La pièce de Maurice Ohana 4 études chorégraphiques date aussi de 1962 pour la version dédiée aux Percussions de Strasbourg, la première version (de 1955) était composée pour 4 musiciens. Ils l'ont créée en 1963 également avec des danseurs sur scène. Dans cette pièce, Ohana joue sur les individualités des interprètes qui chacun(e) joue sa mélodie et où les échos et résonances créent un bel univers. Dans la première étude par exemple entre le gong et la caisse claire. Ohana ne craint pas le silence et les musiciens ont une magnifique gestuelle. La deuxième étude est plus dense, en tension. Pour la troisième, c'est la cymbale chinoise qui se retrouve au centre de l'intérêt et pour la dernière, les rythmes se supperposent et se renversent avec des frappes surpenantes. La pièce est très rythmée et les interprètes sont totalement investis dans leur interprétation.


Percussions de Strasbourg - Metal - Philippe Manoury - Photo:lfdd


Le concert s'achève avec la pièce de Philippe Manoury Métal qu'il avait écrite en 1995 pour l'intrument inventé par Yannis Xenakis. Mais contrairement à la force et la puissance que le compositeur grec donne à cet instrument, la partition de Manoury fait ressortir à la fois la délicatesse que permet le jeu des percussionnistes qui caressent le métal des clavier, jouent sur les variations de force de frappe, les décalages et glissements, amenant des bruissements surprenants, des sons presque synthétiques, en tout cas mélodiques. 


Percussions de Strasbourg - Metal - Philippe Manoury - Photo:lfdd

Percussions de Strasbourg - Metal - Philippe Manoury - Photo:lfdd


Et contrairement aux sonorités puissantes quasi "industrielles" des six sixxens qu'on a l'habitude d'entendre, les percussionistes en tirent des harmonies empreintes de douceur. Une belle surprise et une grande réussite.


Percussions de Strasbourg - Best Of - Photo:lfdd


Une belle soirée, assurée avec brio par la jeune garde des Percussions de Strasbourg - Matthieu Benigno, Hyoungkwon Gil, Théo His-Mahier, Léa Koster, Emil Kuyumcuyan, Olivia Martin - avec l'accueil bienveillant et généreux du directeur artistique Minh-Tâm Nguyen et du président Jean-Yves Bainier.


La Fleur Du Dimanche


Vous avez raté le concert et vous n'êtes pas loin de Bonn, sachez que les Percussions donnent deux concert le 10 et le 11 décembre à l'église Sainte-Hélène à Bonn (Allemagne) avec un programme Xenakis pour son centenaire: Pléiades puis Psappha, Rebonds et Okho

jeudi 9 décembre 2021

Mailles à Pôle Sud pour le Focus Carte Noire du Maillon: Une maille ailleurs

 Dans le cadre du Focus Carte noire: l'Afro-féminisme sur scène du programme du Maillon qui devait avoir lieu au printemps et qui se tient finalement en ce mois de décembre, deux spectacles se tissent entre le Maillon et Pôle Sud. C'est à Pôle Sud que se lance Mailles de Dorothée Munyaneza (du 8 au 10 décembre), le Maillon prend le relais avec Carte Noire Nommée Désir de Rébecca Chaillon (du 9 au 11 décembre). La projection d'un documentaire "Ouvrir la Voix" d'Amandine Gay ayant été projeté le 7 décembre  et une série de lectures, dialogues, ateliers et Danse Room se continuant vendredi et samedi. Ce focus rassemblant les luttes à la fois contre les discrimination raciales, culturelles que sexuelles est hautement d'actualité. Se poser ces questions sur  scène permet d'en ouvrir plus largement le champ. Du côté du théâtre, hasard du calendrier (?), au TNS, trois spectacles (Hilda, Ce qu'il faut dire et Nous entrerons dans la carrière) traitaient de sujets proches.


Mailles - Dorothée Munyaneza - Photo Leslie Artamonow

Pour Mailles, Dorothée Munyaneza tisse sur la scène des trajectoires, des parcours, des mouvements, des danses, des chants et des paroles de six femmes noires qui, d'origine proche ou plus lointaine du continent africain, se retrouvent un peu partout dans le monde après avoir traversé plus ou moins de pays. L'une d'entre elles dit d'ailleurs son désir de "sentir (s)on poids sur le sol", alors que sa grand-mère était (trop?) "légère": elle a mis au monde sa mère à vingt-cinq ans alors le grand-père en avait soixante-et-un et qu'il est mort six mois après.


Mailles - Dorothée Munyaneza - Photo Leslie Artamonow

Chacune raconte ainsi son histoire à sa façon, en danse, en très belles chansons, psalmodies ou solo de danse-transe percussive sur un parquet sonore qui démarre le spectacle après une montée en puissance d'un concert de cloches et clochettes dans une procession entremêlée.


Mailles - Dorothée Munyaneza - Photo Leslie Artamonow

Les mouvements d'ensemble sont d'ailleurs assez rares dans la pièce, tout au plus des errances individuelles qui se croisent ou une frénésie contagieuse lors de climax sonores, sinon des solos ou de beaux duos chantés ou parlé-chantés aussi, mais chacune des interprètes garde son individualité et son espace.


Mailles - Dorothée Munyaneza - Photo Leslie Artamonow

Chacune ayant d'ailleurs également un costume - très beaux, les costumes (bravo à Stéphanie Couderc) - à sa façon, costumes qui tendent vers la fin à une dominante orange et bleue (en plus du noir et du blanc), à priori symbole de la joie et de la créativité pour l'orange et de la sérénité et de la sagesse pour le bleu. Le spectacle tisse petit à petit sa toile avec délice et nous ne pouvons que suivre leur injonction "Allons en avant"


La Fleur du Dimanche 


Mailles


    Avec : Ife Day, Yinka Esi Graves, Asmaa Jama, Elsa Mulder, Nido Uwera, Dorothée Munyaneza
    Conception : Dorothée Munyaneza
    Collaboration artistique, costumes, scénographie « suspension » : Stéphanie Coudert
    Conseil scénographique : Vincent Gadras
    Remerciements : Hlengiwe Lushaba Madlala, Zora Santos, Keyierra Collins
    Musique : Alex Inglizian, Alain Mahé, Ben Lamar Gay, Dorothée Munyaneza
    Son : Alain Mahé
    Lumière : Christian Dubet
    Direction de production et développement : Emmanuel Magis (Mascaret production), assisté de Juliette Josse
    Régie générale : Marion Piry
    Régie lumière : Marine Levey, Anna Geneste
    Régie son : Camille Frachet, Alice Le Moigne
    Traduction surtitres : Olivia Amos
    Production : Compagnie Kadidi, Mascaret production)
    Coproduction : Théâtre de la Ville, Paris / Festival d’Automne à Paris / Charleroi-Danse, Centre Chorégraphique de Wallonie-Bruxelles / Châteauvallon, Scène nationale / Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale / Le Grand T, Théâtre de Loire-Atlantique / CCN-Ballet National de Marseille (Accueil Studio 2020) / NEXT Festival / La Rose des Vents, Scène nationale Lille Métropole Villeneuve d’Ascq / Théâtre National de Bretagne / Théâtre de Nîmes, Scène conventionnée d’intérêt national – Art et Création – Danse Contemporaine
    Avec le soutien de : DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur / Ministère de la Culture / Fonds de dotation du Quartz, Scène nationale de Brest / La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon / Centre national des écritures contemporaines / SPEDIDAM / Département des Bouches du Rhône / Ville de Marseille.
    Dorothée Munyaneza : est artiste associée au Théâtre de la Ville, Paris.
    Dorothée Munyaneza : a été en résidence à Chicago avec le soutien de la FACE Foundation, le Consulat français de Chicago, l’Institut Français Paris ; et en partenariat avec High Concept Labs, Ragdale Foundation, Experimental Station, Poetry Foundation, France Chicago Center à l’Université de Chicago.