Affichage des articles dont le libellé est Serge Gainsbourg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Serge Gainsbourg. Afficher tous les articles

dimanche 1 avril 2018

Au secours, la fleur est revenue...

Au secours, la Fleur du dimanche revient !

Hier, c'était cela:

Au secours, la fleur est revenue - Avant - Photo: lfdd


Et ce matin que vois-je ? Cela:

Au secours, la fleur est revenue - Après - Photo: lfdd

Eh oui ! Vous vous en doutiez un peu, c'était prévu d'avance, la Fleur du Dimanche va à nouveau hanter vos dimanches matins et vous pourrir la vie avec ses photos romantiques et fleuries, ses textes illisibles et ses chansons débiles.

D'ailleurs, celà commence aujourd'hui avec la Très Longue Dictée, le début est là. C'est un extrait du feuilleton de Claro dans Le Monde des Livres du 8 mars consacré au livre "Caractériel" de Denis Tilinac :

Le feuilleton. La croix et l’artichaut
Claro use sa plume sergent-major sur le ­nouveau livre de Denis Tillinac

"De tous les genres ­littéraires imaginables, il en est un qui sidère – on n’est même pas sûr qu’il s’agisse d’un genre littéraire. Difficile d’en définir la forme, d’en fixer les canons. Il remonte à une époque révolue mais séduit encore quelques assis éclairés à la bougie. Peu d’écrivains l’osent, tant il est risqué. Situé à égale distance du suranné et du ridicule, il récompense ceux qui s’y collent par une ankylose stylistique sans doute incurable. Il sait pourtant se dilater telle une vessie dès qu’on l’agite devant un auditoire égrotant, seul capable de discerner, sous l’enduit de l’ennui, le papier peint de la sincérité (pardon).

Ce genre littéraire, pourtant, il faut bien ici le nommer. Appelons-le, faute d’un terme plus technique, la « TLD » – la très longue dictée. Contrairement à la « DO » – la dictée ordinaire –, qui s’épanche laborieusement en salle de classe tel un ru de mots croisés mais ne dure jamais plus d’une vingtaine de lignes, la TLD, elle, n’hésite pas à occuper l’espace entier d’un livre. Hypnotique au point de courir le risque du soporifique, elle sidère par sa foi dans un récit entièrement constitué de carton-pâte, dans le choix de mots bibelots nimbés de poussière, extraits d’un lexique qui a tout d’une vitrine et, comme elle, ne réfléchit que la bouche qui l’embue.

Oyez. Denis Tillinac vient de porter la TLD à son paroxysme. Après lui, gageons-le, plus personne n’osera relever le gant. A peine a-t-on entrouvert Caractériel qu’on entend déjà crisser la plume sur le papier réglé. Il faut dire que Tillinac a l’ouïe fine et la sergent-major affûtée. Bien, prenez une feuille, notez votre nom et votre prénom en haut à gauche, inscrivez le titre au milieu puis écrivez, gaffe aux liaisons, c’est parti : « Le silence grésillait [virgule] modulé plutôt que rompu par les chants des grillons [virgule] le hululement de la chouette [virgule] l'aboiement d'un chien [virgule] le tintement des clochettes [z'] accrochées au cou des vaches [point].»"

Le texte sur la Très Longue Dictée de Tillinac se termine par une dernière citation "«Pour l'heure mes nostalgies sont les seules [seuleu z']oasis dans ce désert de l'amour où mon coeur d'artichaut traîne sa croix.»

Et vous avez accès en l'ensemble de ce texte [magnifique (au deuxième degré)]  ici:
http://www.lemonde.fr/livres/article/2018/03/08/le-feuilleton-la-croix-et-l-artichaut_5267426_3260.html


Allez, je vous offre un artichaut pour votre persévérance. Il est de Catherine Gangloff:

Artichaut - Catherine Gangloff - Photo: lfdd

Et pour compléter, nous corrigons la dictée avec Serge Gainsbourg :
En relisant ta lettre:




Et pour finir en beauté, "Il est revenu le soleil" de François Valéry:




Bon, vous allez me dire
que vous prérérez que ce soit le Petit Prince qui revienne:
Le Petit Prince est revenu:


Le Petit Prince est revenu

O toi, de Saint-Exupéry,
Dans tes royaumes inconnus,
Où que tu sois, je te le dis:
Le Petit Prince est revenu.

Alors je vous réserve une surprise pour très bientôt. Un indice avec la fleur qui se balade et change de chaussures:


Chaussures à fleurs - Photo: lfdd

A Suivre...

Allons bon, je ne vous fais pas languir plus longtemps, ni espérer, ni vous désespérer..... Non, la Fleur du Dimanche ne revient pas - à part Pâques et pour de grandes occasions. Elle ne reprend pas un abonnement hebdomadaire.  
Sa résurection était un poisson d'avril...




Bon dimanche de Pâques

La Fleur du Dimanche

dimanche 17 septembre 2017

Les vacances de la Fleur du Dimanche: Monique et Goethe: Allez chercher la fleur des villes et la fleur des champs

La Fleur du Dimanche est en vacances et cède son espace à l'invitée du jour: Monique dont les conseils sont traduits par un poème de Goethe, et qui nous fait découvrir la ville autrement.
Les fleurs en pot qui n'ont pas de pot parce qu'elles ne sont plus libres.


Fleurs de ville - Arp - Photo: Monique Z.

La sculpture ready-made à la Duchamp fait un clin d'oeil à la sculpture de Jean-Hans Arp, artiste né à strasbourg. Passé par Strasbourg aussi et qui a fait régulièrement 33 kilomètres à cheval pour voir sa bien-aimée (du moment), l'auteur du poème qui sera le TVA du jour c'est Johann Wolfang von Goethe. Il nous rappelle que la beauté est à côté de nous.

Warum in die Ferne schweifen, wenn das Gute liegt so nah?

Willst du immer weiter schweifen?
Sieh,das Gute liegt so nah , 
lerne nur das Glück ergreifen.
Denn das Glück ist immer da.



Fleurs des champ - plaine- Photo: Monique Z.

La chanson proposée par Monique est un hommage à Maria Candido qui nous a quitté cet été (le 11 août 2017). Maria Candidoa déjà chanté pour vous le 10 juillet 2016 quand le Portugal était célébré et qu'elle interprétait "Les cloches de Lisbone". Elle aurait aussi pu passer à l'occasion du passage en revue des interprétations de "La Historia de un Amor" le 31 janvier 2016 avec l'hommage à El Cigala 
"El Cigala ayant chanté, les fleurs sont revenues, les histoires d'amour aussi..."

Voici donc: Maria Candido: Dieu Seul




En prime, "La Chanson d'Orphée, qu'elle nous chante aussi:

 


Et pour finir, dans l'esprit du poème de Goethe, une chanson de Serge Gainsbourg, interprétée en live et sur disque par Jane Birquin:

"Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Que le ciel azuré ne vire au mauve
Penser ou passer à autre chose

Vaudrait mieux"


En live !




En disque:



Et pour conclure, une chanson de Françoise Hardy "Frag den Abendwind" - Interroge le vent du soir, où commence le Bonheur:


Frag den Abendwind, wo das Glück beginnt
Aber frage nicht, woran es manchmal zerbricht
Frag den Silbermond, wo die Liebe wohnt
Doch wann sie zerbricht, das frage nicht

Märchen sind so wunderschön weil die Kinder sie verstehen
Und der Prinz am Ende doch, den bösen Drachen stets besiegt
Wer den Regenbogen fand der am hohen Himmel stand
Der allein weiß wo der schönste Schatz der Welt begraben
liegt.




Bon Dimanche et Bonnes Vacances

La Fleur du Dimanche


Rappel : La Fleur du Dimanche en vacances a comme invité(e)s les dimanches d'été:  
Dimanche 16 juillet 2017: Sylviane Lokay Joly.
Dimanche 23 juillet 2017: Dominique-Anne Offner
Dimanche 30 juillet 2017: Philippe Lutz
Dimanche  6 août 2017:    Jean Valéra
Dimanche 13 août 2017:    Dominique Haettel
Dimanche 20 août 2017:    Philippe Colignon
Dimanche 27 août 2017:    Anne-Sophie Tschiegg
Dimanche  3 septembre:    Yvonne Sprauel 
Dimanche 10 septembre:    Béatrice S.

Participants (liste non arrêtée): Marie-Odile Biry-Fétique, Philippe Colignon, Monique C., Thomas Fehr, Annie Flaugnatti, Catherine Gangloff, Dominique Haettel, Sylviane Lokay Joly, Philippe Lepeut, Philippe Lutz, Mécheri Miloud, Dominique-Anne Offner, Raymond P., Michelle Rufenach, Yvonne Sprauel, Anne-Sophie Tschiegg, Jean Valéra,... 

Et vous ?
Vous serez ici un jour :
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/

dimanche 26 juin 2016

La Philosophie de la Fleur: Le Trèfle et le Chardon vont-ils quitter la Rose ?

La fleur du Dimanche philosophe a eu du succès (un succès relatif, bien sûr), alors ne laissons pas filer un si bon filon.

Et l'actualité ayant soufflé son Brexit, un peu d'humour (Anglais), s'il vous plait, tirez (vous) les premiers !

Mais pour commencer, commençons par le commencement: La Fleur! 
Comme, vous lecteurs(trices) vous êtes très important, je vous offre des fleurs VIP:


Fleurs VIP - Photo: lfdd



Pour continuer, les réponses aux réflexions sur les sujets "philosophiques" sur lesquels je vous ai fait plancher, comme au Bac.
Cela en a fait réfléchir quelques-un(e)s et heureusement, cela a donné un résultat intéressant que je partage avec vous.
Il y a une session de rattrapage pour ceux/celles qui ont raté l'épreuve. Je vous remet le lien vers les questions et j'attends vos réponses:
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2016/06/fleur-feuille-fruit-savons-nous.html

On ne copie pas s'il vous plait mais je vous mets quand même les premières réponses:

- Travailler moins, est-ce vivre mieux?


"Oui, évidemment. Comme tout travail mérite sale air, quand on ne fait rien, forcément on respire mieux, et donc on vit mieux!"


- Faut-il démontrer pour savoir ?

"Non, faut démontrer pour faire savoir, pas pour savoir. Autrement dit, je sais que j'ai raison, mais tu ne le sauras que si je te le démontre."


Et une réponse globale aux question que l'on évite de poser: 

"Travailler moins ou pas du tout est-ce réaliser un désir ,sachant que si ce n’est plus un désir il en appelle un autre ? Celui de mieux apprendre l’histoire par exemple, ce qui pourra m’enlever mes convictions religieuses ou mes croyances et peut-être m’amener à désobéir aux lois ? et quelle histoire?"


La question de la philosophie, un peu creusée, du côté des fleurs m'a fait découvrir deux nouvelles pistes (bizarrement dans le sens du Zen que j'avais invoqué dimanche dernier).

D'abord des textes du poète grec Nikiforos Vrettakos, intitulés

"La philosophie des fleurs"

NOTES DE JOURNAL
... La présence des fleurs était un
réconfort ; une partie du 
réconfort que j'ai reçu dans ce monde.
Je dois les consigner dans la liste de
mes amis...

LES VISAGES DES FLEURS

Encore une fois aujourd'hui, je me suis
arrêté un grand moment et j'ai regardé
le visage d'une fleur.
J'ai trouvé ses yeux ;
je me suis penché
et j'ai ressenti
de la crainte.

Et je me suis gorgé d'amour
gorgé de respect
gorgé d'humanité.


REPOS

Les fleurs quand j'étais
fatigué me procuraient
du silence pour me reposer.
Tellement, qu'il ne leur échappait
un son jusqu'au matin.

Et même à l'univers
avec ses étoiles flottantes
le silence avait
(phénomène rare)
clos les lèvres.

Et ma mère retira
sa voix qui est,
même à présent que j'ai vieilli,
une musique douce
et continue :

"Dors, mon enfant".


Et  "La vision de la fleur" du grand philosophe bouddhiste Daisetz Teitaro Suzuki qui cherche à rendre compte de la vision non duelle au-delà du sujet et de l'objet dans la perception d'une fleur


"Je dois en dire davantage concernant cette connaissance intuitive ou cette vision directe…l’intuition dont parle le Zen est une vision-identification. C’est-à-dire que lorsque je vois la fleur et que la fleur me voit, cette sorte d’intuition ou de mutuelle identification n’est pas une vision individuelle ; ce n’est pas une intuition individuelle. « Je vois la fleur et la fleur me voit » signifie que la fleur cesse d’être une fleur. Je cesse d’être moi-même. A la place il y a une unification. La fleur disparaît dans quelque chose de plus haut que la fleur et je disparais dans quelque chose de plus haut que tout objet individuel."

"Maintenant quand cette élévation se produit, quand cet être est absorbé dans quelque chose de plus haut que toute chose relative, cela ne signifie pas qu’on est absorbé ; il y a une intuition, un éveil ; il y a quelque chose qui se reconnait, ce n’est pas une annihilation ou une pure absorption dans le vide. Cette « annihilation » est accompagnée par une intuition et c’est le point le plus important. Quand cela  se produit il y a alors la vraie vision de la fleur. Alors nous pouvons dire que cela –moi voyant la fleur et la fleur me voyant – se situe sur un plan supérieur à celui où la fleur est vue en tant que fleur individuelle et où je vois la fleur en tant qu’être individuel."


Fleurs non VIP - Photo: lfdd

BREXIT

Pour revenir à l'actualité, un peu d'humour sur le résultat du référendum en Angleterre - qui va peut-être se retrouver coupée de l'Irlande et de l'Ecosse - et qui est considéré comme un "choc" voire une "catastrophe", voyons cela avec un peu d'humour et de recul....

Tout d'abord une chanson de Mathieu Boogaerts qui s'essaie à chanter "I Love you" en Anglais:




I LOVE YOU
It is a long time a long time
I don't know if you know
I am sitting yes
I am Looking for to know
If you do like me too
If you really feel the same
Do you like me to like you
Comme moi je vous aime

I love you

Do you love me too

Do you know I don't know

Do you know how much I care
Care of you I do so
Je ne sais pas si je suis clair
You know what don't you see
Don't you feel it in the air
It is me les amis
And I am ready to declare

I love you

Do you love me too


Un autre couple franco-anglais a aussi dit "Je t'aime, moi non plus":

 



Et ayons une pensée émue pour Sa Majesté du haut des ses 90 printemps, avec Jacques Higelin qui lui dit son amour:





Ce qui n'est pas le cas des Sex Pistols qui disent à la fois "God save the Queen" et "Anarchy in the UK" (était-ce prémonitoire?)









Et une version "direct live":





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 6 mars 2016

Je suis venu te dire que je m'en vais.. ailleurs... Winterreise

Eh oui, je m'en vais.... comme l'hiver est revenu et chasse les fleurs, et comme dit si bien Verlaine au vent mauvais, je laisse la place à la fleur blanche qui gèle et se bat contre l'hiver:


Fleurs blanches rue Goethe - Photo: lfdd

Je m'en vais et prends mes distances, et vous offre une fleur rare:
 
Fleurs blanches rue Goethe - Photo: lfdd

Egalement l'annonce de mon départ - comme un adieu à Serge: "Je suis venu te dire que je m'en vais"


 


Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comm'dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.


Je suis venu te le dire et te le répète avec Jo Lemaire et Flouze qui le chantait ainsi dans les années 80: "Je Suis Venue Te Dire Que Je M'en Vais":




Et qui est revenue le dire dans les années 90 (en 1995 précisément):





Et mes fleurs blanches saignent rue Goethe:


Fleurs blessées rue Goethe - Photo: lfdd


Et de Goethe à Wilhelm Müller il n'y a qu'un pas, un pas d'hiver invitant au voyage et à la méditation. Et donc, Schubert Winterreise - Der Leiermann - Thomas Quasthoff / Daniel Barenboim





Bon Dimanche

La Feur du Dimanche

dimanche 23 août 2015

L'été, sans toi, ne dis rien... et dansons.... comme Anna et Serge

L'été, c'est la suite du feuilleton  "Michèle Arnaud" avec la revisitation d'un film d’Agnès Varda, un clip de Serge Gainsbourg, et plein de chansons, bien sûr...

Et c'est des fleurs jaunes et des fleurs bleues...


Fleurs Jaunes - Photo: lfdd

Pour commencer, une chanson de Michel Legrand, chantée par Michèle Arnaud, dans un extrait du film d'Agnès Varda, avec Vigo Morgensen (jeune !):





De la même Michèle Arnaud, la chanson de Serge Gainsbourg, "Ne dis rien":



Serge Gainsbourg qui lui a préféré la brune Ana Karina pour le clip où il danse avec elle:



C'est plus fleur Bleue... 



Fleur bleue - Photo: lfdd 

Et pour finir, un texte de Serge Reggianni "Le temps qui reste" sur une musique d'Alain Gorager dans un film de Jacques Becker "Deux jours à tuer". 






Allez, bon dimanche, bel été, et à dimanche prochain pour la suite des aventures...

La Fleur du Dimanche

mardi 14 juillet 2015

14 juillet: Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous...

Je vous l'avais annoncé dimanche dernier: Je vais me déconnecter !
Et puis je vous l'avais demandé aussi: envoyez-moi vos photos de fleurs...  

Mal m'en a pris: mon fidèle lecteur réactif (mais pas nucléaire) m'a aussi sec envoyé dans la canicule dominicale sa photo "Fleur de Lys".
Je ne pouvais pas ne pas lui rendre hommage en ce 14 juillet de commémoration de la prise de la Bastille et de chute de la royauté en la mettant en exergue:


Lys du 14 juillet - Photo: Raymond P.


Et comme promis, comme je ne travaille plus, je vous offre juste trois chansons d'occasion:

La chanson de Coluche "Sois Fainéant":




En ce 14 juillet, jour de bal, celle de Bourvil, le Petit Bal Perdu" dans la version chorégraphiée par Philippe Découflé:



Et pour mémoire, le Bal perdu - ou plutôt le concert perdu, mais gagné par Serge Gainsbourg à Strasbourg - version live 1980 (avec un retour de France3 Alsace sur l'événement suite à la sortie du Film de Johann Sfarr "Gainsbourg, vie héroïque" et version disque de "Aux Armes et ceatera":












Défilez(-vous) bien !

Et bon bal..

Et pour clore la journée, je vous offre un extrait du feu d'artifice de Strasbourg:

1. L'enfant aux étoiles:

Feu d'artifice: Le ciel en étoiles - Photo: lfdd


2. Les fleurs naissent des étoiles: 

Feu d'artifice: Le ciel en fleur - Photo: lfdd


3. Le ciel s'embrase:


Feu d'artifice: Le ciel s'embrase - Photo: lfdd


3. Le ciel s'embrase:




La Fleur du Dimanche 

P.S.: Comme je suis paresseux, je ne vous met pas les liens vers les 14 juillet des années passées, mais je vous invite bien sûr à y faire un tour ... Vous y découvrirez le "Tango Corse" et une version de la Marseillaise hongroise..
P.P.S.: Comme la Fleur de Lys est également la Fleur du Québec, je peux vous annoncer un chanteur québécois pour dimanche prochain....

dimanche 25 janvier 2015

Après Charlie, c'est encore Charlie, n'oublie pas.. Vergissmeinnicht - Myosotis ou notre sottise ?

Charlie, et après ? 
Nous en avons parlé le 7 janvier (avec le rajout ultérieurs de dessins des auteurs de Charlie Hebdo ou de ceux qui ont été fait en soutien à #Charlie). 
Nous en avons reparlé le 11 janvier avec une analyse intéressante de Boris Cyrulnick. 
Et nous avons relayé le soutien des artistes, chanteurs d'Alsace qui chantent la Liberté de penser (Die Gedanken sind frei) le 18 janvier
Quand n'en en parlera-t-on plus ? 
Comme le disait Boris Cyrulnik, il ne faut pas se taire mais il faut également voir comment en parler... 
Alors, parlons peu, mais parlons bien... Je vais donner la parole, après la Fleur du jour à.... (à vous de trouver):


Rose "Courbet" - Photo: lfdd


La rose, grande blessure, est une rose du jardin du Musée Courbet à Ornans, et interroge "l'Origine du Monde" en miroir...
Moi, je vous interroge en vous demandant qui à dit cela: 

"Car la politique selon Charlie ne consiste pas à déclamer, mais à interroger: pourquoi la vie n'est pas celle que nous rêvons, poétique, pacifiée, intelligente, argumentée et argumenteuse, spéculative, contradictoire, mais telle qu'aucune contradiction, aucune chamaillerie ne puisse au terme d'une belle discussion se dissoudre dans un verre de rouge et jamais dans une flaque de sang? La politique de Charlie est non violente et non haineuse. Elle est gaie. Elle se veut ainsi. Aucun problème politique ne doit résister à un bon rire. Riez, mes amis, riez. Il parait qu'au moment d'être fusillé Cavanna rigolait.


Prenons un peu de recul pour une deuxième rose éclaboussée..
Rose "Courbet" - Photo: lfdd

Et je soumets à votre sagacité un deuxième texte d'un deuxième auteur. Le lien entre le premier et le deuxième devraient vous aider à trouver le tout !

"Droit et psychanalyse se rejoignent sur un point commun, car ce qui est au principe du droit - Liberté, Égalité, Fraternité - est le but de la psychanalyse. Le droit d'un point de vue collectif et la psychanalyse d'un point de vue individuel ont pour fonction de limiter l'abus chez l'homme en le régulant. Car si la psychanalyse à découvert quelque chose de fondamental, à savoir que la souffrance humaine dérive de l'abus, cet abus, à son tour, dérive de la croyance, c'est à dire de tout ce que l'on a bu, de tout ce que l'on a cru. Abuser de l'autre n'est pas une marque de toute puissance perverse, abuser est une marque d'aliénation, et être abusé par l'autre également. 
Or, pour sortir de ces rapports de domination et découvrir un rapport positif à l'autre, ouvert, non fondé sur la non négation de soi et donc de l'autre, il n'y a pas d'autre moyen que de se défaire de toutes les illusions avec lesquelles nous avons été préconçus."

Pour finir en poésie et en chanson, tout d'abord un texte de Paul Célan (vous Paul Célan qui le dit dans mon billet d'hier sur le spectacle "Passim" au TNS)et un hommage à José Arthur avec le générique de Gainsbourg de son émisssion "Pop Club" et son interview par José lors de la sortie de son disque "Love on the Beat" le 3 mai 1985.


FUGUE DE MORT

Lait noir du petit jour nous le buvons le soir
nous le buvons midi et matin nous le buvons la nuit
nous buvons et buvons
nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise
Un homme habite la maison qui joue avec les serpents qui écrit
qui écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne tes cheveux d’or Margarete
il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent il siffle pour appeler ses chiens
il siffle pour rappeler ses Juifs et fait creuser une tombe dans la terre
il nous ordonne jouez maintenant qu’on y danse

Lait noir du petit jour nous te buvons la nuit

nous te buvons midi et matin nous te buvons le soir
nous buvons et buvons
Un homme habite la maison qui joue avec les serpents qui écrit
qui écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne tes cheveux d’or Margarete
Tes cheveux de cendre Sulamith nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise
Il crie creusez plus profond la terre vous les uns et les autres chantez et jouez
il saisit le fer à sa ceinture il le brandit ses yeux sont bleus
creusez plus profond les bêches vous les uns et les autres jouez encore qu’on y danse

Lait noir du petit jour nous te buvons la nuit

nous te buvons midi et matin nous te buvons le soir
nous buvons et buvons
un homme habite la maison tes cheveux d’or Margarete
tes cheveux de cendre Sulamith il joue avec les serpents

Il crie jouez la mort plus doucement la mort est un maître d’Allemagne

il crie plus sombre les accents des violons et vous montez comme fumée dans les airs
et vous avez une tombe dans les nuages on y couche à son aise
Lait noir du petit jour nous te buvons la nuit
nous te buvons midi la mort est un maître d’Allemagne
nous te buvons soir et matin nous buvons et buvons
la mort est un maître d’Allemagne ses yeux sont bleus
il te touche avec une balle de plomb il te touche avec précision
un homme habite la maison tes cheveux d’or Margarete
il lâche ses chiens sur nous et nous offre une tombe dans les airs
il joue avec les serpents il rêve la mort est un maître d’Allemagne

tes cheveux d’or Margarete

tes cheveux de cendre Sulamith

Paul Celan.
Traduction Olivier Favier.


TODESFUGE

Schwarze Milch der Frühe wir trinken sie abends

wir trinken sie mittags und morgens wir trinken sie nachts
wir trinken und trinken
wir schaufeln ein Grab in den Lüften da liegt man nicht eng
Ein Mann wohnt im Haus der spielt mit den Schlangen der schreibt
der schreibt wenn es dunkelt nach Deutschland dein goldenes Haar Margarete
er schreibt es und tritt vor das Haus und es blitzen die Sterne er pfeift seine Rüden herbei
er pfeift seine Juden hervor läßt schaufeln ein Grab in der Erde
er befiehlt uns spielt auf nun zum Tanz

Schwarze Milch der Frühe wir trinken dich nachts

wir trinken dich morgens und mittags wir trinken dich abends
wir trinken und trinken
Ein Mann wohnt im Haus der spielt mit den Schlangen der schreibt
der schreibt wenn es dunkelt nach Deutschland dein goldenes Haar Margarete
Dein aschenes Haar Sulamith wir schaufeln ein Grab in den Lüften da liegt man nicht eng

Er ruft stecht tiefer ins Erdreich ihr einen ihr andern singet und spielt

er greift nach dem Eisen im Gurt er schwingts seine Augen sind blau
stecht tiefer die Spaten ihr einen ihr andern spielt weiter zum Tanz auf

Schwarze Milch der Frühe wir trinken dich nachts

wir trinken dich mittags und morgens wir trinken dich abends
wir trinken und trinken
ein Mann wohnt im Haus dein goldenes Haar Margarete
dein aschenes Haar Sulamith er spielt mit den Schlangen
Er ruft spielt süßer den Tod der Tod ist ein Meister aus Deutschland
er ruft streicht dunkler die Geigen dann steigt ihr als Rauch in die Luft
dann habt ihr ein Grab in den Wolken da liegt man nicht eng

Schwarze Milch der Frühe wir trinken dich nachts

wir trinken dich mittags der Tod ist ein Meister aus Deutschland
wir trinken dich abends und morgens wir trinken und trinken
der Tod ist ein Meister aus Deutschland sein Auge ist blau
er trifft dich mit bleierner Kugel er trifft dich genau
ein Mann wohnt im Haus dein goldenes Haar Margarete
er hetzt seine Rüden auf uns er schenkt uns ein Grab in der Luft
er spielt mit den Schlangen und träumet der Tod ist ein Meister aus Deutschland

dein goldenes Haar Margarete

dein aschenes Haar Sulamith

Paul Celan.
Bucarest, 1945.

Hommage à José Arthur :
Le générique du Pop Club par Serge Gainsbourg:





Et l'émission avec Serge Gainsbourg:



Bon Dimanche 

La Fleur du Dimanche

P.S. Le premier texte est de Bernard Maris qui signe Oncle Bernard
Le deuxième est d'Elsa Cayat...
Les textes sont parusdans le Charlie "hommage" du 14 janvier 2015.