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mercredi 25 décembre 2019

Joyeux Noël et pri(s)ons

C'est la neuvième fois que je vous souhaite un "Joyeux Noël" sur ce blog et cette année, je vous offre une photo de ma soeur en cadeau.

Vous souhaitiez mieux me connaître alors pour commencer, sachez que ma soeur aime aussi les fleurs (les deux d'ailleurs) et qu'elle m'avait proposé cette photo pour participer au calendrier 2020. J'ai beaucoup apprécié ce geste (La Fleur du Dimanche fait des émules et est à la quête de 1001 Fleurs et 1001 ami(e)s (voir fb).

Alors sans tarder voici la fleur de Noël:
Avec un ange - ou presque qui se penche sur la crèche:


Joyeux Noël - Photo: Lili

En 2013 je vous avais découvert un Père Noël dans une tableau flamand
Ne voit la lumière que celui qui est éclairé : Joyeux Noël

En 2015 je vous "offrais" déjà des #Bananes - en avance.

Pour Bon Noël, les bananiers fleurissent - en avance!

Et en 2017 je vous parlais de vos voisins:
Noël, nouvelles étoiles, nouvelles visions, nouveaux voisins


Aujourd'hui, je vous souhaite de passer de belles fêtes et de penser à ceux qui sont en prison et même ceux qui y écrivent. Il y en eut beaucoup et tout récemment deux livres sont "sortis" et qui ont été écrits en prison. Le premier "Témoignage d'une île-prison" dont je vous offre un "extrait" est de Behrouz Boochani, un réfugié n" kurde iranien qui, après s'être enfuit s'est retrouvé sur une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'île de Manus qui sert de prison (sous-traitée !) pour l'Australie. Il a envoyé à son amie, Omid Tofighian, des bouts de texte, des poèmes en persan et des bouts de récits par WhatsApp. Au bout d'un certain temps, ces petits bouts, assemblés ont constitué un livre. Son traducteur vers l'anglais Omid Tofighian en dit (dans le Monde du 20 décembre): 
"Le livre de Behrouz Boochani résiste à toute classification. Il relève autant de la littérature carcérale que de la fable philosophique, de la poésie kurdes, des écrits dissidents iraniens ou encore de la critique anticoloniale. Il décrit comment les politiques migratoires et la violence d'état ont fabriqué un univers carcéral pour toute une partie de l'humanité.":



Son livre a eu un succès planétaire (après l'Australie où il est paru) et il a pu quitter - provisoirement - son île-prison grâce à l'invitation d'un festival littéraire...

Un autre "auteur, c'est l'avocat et leader politique Selahattin Demirtas qui commence à écrire en prison et qui vient de sortir un recueil de nouvelles: "Et tourner la roue". Il écrit:
"La littérature permet de prendre position contre l'oppression, de manière directe ou indirecte. Elle doit inssufler courage et espoir, sans concession, en résistance, sinon ce n'est pas de la littérature."

Pour finir, un auteur célèbre qui a écrit ce poème en prison:

"Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit,
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?"

Paul Verlaine


Et terminons en chanson avec des poèmes de Verlaine, le dernier par Reynaldo Hahn:





Un autre par Léo Ferré: 





Cayenne vu par Parabellum:





Et par Jacques Higelin






Joyeuses Fêtes

La Fleur du Dimanche


dimanche 2 avril 2017

Cerisier de Cayenne ou du Japon - Poisson d'avril ou poisson-chat

En avril, surtout le premier, on attrape les gens avec un fil et on y trouve un poisson.
Pour ne pas déroger à la tradition - n'est-ce pas Roger ? - je suis allé à la pêche aux fleurs du bout du monde et dans mon filet, j'ai attrapé une brassée de fleurs exotiques (Merci à Cathie A. pour son aide involontaire et amicale - Je lui en suis redevable et espère qu'elle pourra bientôt revenir de Guyane) et quelques "prises" qui ont "mordu" à l'hameçon (je m'excuse auprès d'elles et d'eux, ils (elles) en riront je l'espère.

Mais avançons, car comme dit Rosso Blu: "Seul le poisson mort va dans le sens du courant" et cela m'a permis de trouver trois autres pistes:
Le vrai poisson rouge est barbu et c'est un mâle; il s'appelle Barbu cerise, le voici:



C'est bien sûr lui qui est en bas de la photo.
En Guyane, il y a aussi des cerises, et elles s'appellent "Cerises de Cayenne" en voici:




J'ai égalemement découvert une citation d'
Armand (ou Paul-Armand) Silvestre que je vous livre ici: 
"En avril, sous les branches Au feuillage frileux, En cherchant des pervenches J'ai trouvé tes yeux bleus."

Mais le premier avril, je n'ai pas trouvé que des poissons, et des cerises, mais aussi des photographes qui "mordaient" à l'hameçon des cerisiers du Japon.
Je n'ai pas pu m'empêcher de les "attraper" aussi (les photographes et els fleurs. Que voici: 


Les photographes des cerisiers du Japon en fleurs - Photo: lfdd


Les cerisiers du Japon en fleurs - Photo: lfdd



Les cerisiers du Japon en fleurs - Photo: lfdd

Et pour finir en 
chansons, un hommage via Jacques Higelin au peuple de Guyane et aux autres qui essaient de défendre leurs droits - et pour certain leur droit de retour en France...

Cayenne c'est fini de Jacques Higelin




Cayenne c'est fini

Pas d'veine trop de soucis
Cayenne c'est fini

Pas de lettre de mon amie

Ce n'est peut-être qu'un oubli
Cayenne c'est fini
Y'en a qui s'aiment jusqu'au martyre
Où y a d'la chaîne y a pas d'plaisir
Les matons m'ont maté
J'ai plus d'quoi me r'lever

Cayenne bon bon bon bon

Cayenne bon bon bon bon j'ai compris
Cayenne bon bon bon bon c'est fini
Cayenne?

D'puis l'temps qu'j'attends ma r'mise de peine

Y a d'la gangrène dans mes souv'nirs
Vaut mieux en finir quand ça traîne
J'ai pas envie d'moisir ici

Cayenne c'est fini

Cayenne c'est bien fini

Allez les mecs? au goulot

Hey les mecs? au goulot !
et qu'ça saute !

Cayenne c'est fini

J'emmène loin d'ici
La mauvaise graine de mes soucis
Qui a fleuri à Cayenne

Cayenne captivité pas bon

Cayenne tentative d'évasion
Cayenne la prison quadrillée
Cayenne nické par les képis
Cayenne des matons décatis
Cayenne quasiment déphasé
Cayenne plaidoirie kamikaze
Cayenne l'avocat dégoûté
Cayenne lui manqué quelques cases
Cayenne système pénitencier
Cayenne condamné l'accusé
Cayenne à purger lourde peine.

Et je vous souhaite de réussir votre journée, après avoir écouté la deuxième chanson blues du grand Jacques:  Encore une journée d'foutue 

 


Je ne sais pas ce qu'il m'a pris ce matin
Quand je me suis réveillé
Je me voyais déjà parti sur un voilier
Dans les pays lointains
Au bord d'une plage avec une belle fille
Qui m'bat à la nage et qui me déshabille
Pendant que j'gambille
Autour d'un poisson chat
Est-ce que t'entends ce que je vois ?

Aujourd'hui pas moyen de s'arracher
À cette putain de flemme
Ma tigresse toute auréolée de ses tresses
Me caresse la couenne
Quand elle a peur de vivre ou de mourir
Je m'arrange toujours pour la faire souffrir
Jusqu'à ce qu'elle pleure 
Qu'elle pleure de rire
Dans mes bras.


Allez, profitez-en pour regarder les baleines passer...
Bon Dimanche


La Fleur du Dimanche


dimanche 26 juin 2016

La Philosophie de la Fleur: Le Trèfle et le Chardon vont-ils quitter la Rose ?

La fleur du Dimanche philosophe a eu du succès (un succès relatif, bien sûr), alors ne laissons pas filer un si bon filon.

Et l'actualité ayant soufflé son Brexit, un peu d'humour (Anglais), s'il vous plait, tirez (vous) les premiers !

Mais pour commencer, commençons par le commencement: La Fleur! 
Comme, vous lecteurs(trices) vous êtes très important, je vous offre des fleurs VIP:


Fleurs VIP - Photo: lfdd



Pour continuer, les réponses aux réflexions sur les sujets "philosophiques" sur lesquels je vous ai fait plancher, comme au Bac.
Cela en a fait réfléchir quelques-un(e)s et heureusement, cela a donné un résultat intéressant que je partage avec vous.
Il y a une session de rattrapage pour ceux/celles qui ont raté l'épreuve. Je vous remet le lien vers les questions et j'attends vos réponses:
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2016/06/fleur-feuille-fruit-savons-nous.html

On ne copie pas s'il vous plait mais je vous mets quand même les premières réponses:

- Travailler moins, est-ce vivre mieux?


"Oui, évidemment. Comme tout travail mérite sale air, quand on ne fait rien, forcément on respire mieux, et donc on vit mieux!"


- Faut-il démontrer pour savoir ?

"Non, faut démontrer pour faire savoir, pas pour savoir. Autrement dit, je sais que j'ai raison, mais tu ne le sauras que si je te le démontre."


Et une réponse globale aux question que l'on évite de poser: 

"Travailler moins ou pas du tout est-ce réaliser un désir ,sachant que si ce n’est plus un désir il en appelle un autre ? Celui de mieux apprendre l’histoire par exemple, ce qui pourra m’enlever mes convictions religieuses ou mes croyances et peut-être m’amener à désobéir aux lois ? et quelle histoire?"


La question de la philosophie, un peu creusée, du côté des fleurs m'a fait découvrir deux nouvelles pistes (bizarrement dans le sens du Zen que j'avais invoqué dimanche dernier).

D'abord des textes du poète grec Nikiforos Vrettakos, intitulés

"La philosophie des fleurs"

NOTES DE JOURNAL
... La présence des fleurs était un
réconfort ; une partie du 
réconfort que j'ai reçu dans ce monde.
Je dois les consigner dans la liste de
mes amis...

LES VISAGES DES FLEURS

Encore une fois aujourd'hui, je me suis
arrêté un grand moment et j'ai regardé
le visage d'une fleur.
J'ai trouvé ses yeux ;
je me suis penché
et j'ai ressenti
de la crainte.

Et je me suis gorgé d'amour
gorgé de respect
gorgé d'humanité.


REPOS

Les fleurs quand j'étais
fatigué me procuraient
du silence pour me reposer.
Tellement, qu'il ne leur échappait
un son jusqu'au matin.

Et même à l'univers
avec ses étoiles flottantes
le silence avait
(phénomène rare)
clos les lèvres.

Et ma mère retira
sa voix qui est,
même à présent que j'ai vieilli,
une musique douce
et continue :

"Dors, mon enfant".


Et  "La vision de la fleur" du grand philosophe bouddhiste Daisetz Teitaro Suzuki qui cherche à rendre compte de la vision non duelle au-delà du sujet et de l'objet dans la perception d'une fleur


"Je dois en dire davantage concernant cette connaissance intuitive ou cette vision directe…l’intuition dont parle le Zen est une vision-identification. C’est-à-dire que lorsque je vois la fleur et que la fleur me voit, cette sorte d’intuition ou de mutuelle identification n’est pas une vision individuelle ; ce n’est pas une intuition individuelle. « Je vois la fleur et la fleur me voit » signifie que la fleur cesse d’être une fleur. Je cesse d’être moi-même. A la place il y a une unification. La fleur disparaît dans quelque chose de plus haut que la fleur et je disparais dans quelque chose de plus haut que tout objet individuel."

"Maintenant quand cette élévation se produit, quand cet être est absorbé dans quelque chose de plus haut que toute chose relative, cela ne signifie pas qu’on est absorbé ; il y a une intuition, un éveil ; il y a quelque chose qui se reconnait, ce n’est pas une annihilation ou une pure absorption dans le vide. Cette « annihilation » est accompagnée par une intuition et c’est le point le plus important. Quand cela  se produit il y a alors la vraie vision de la fleur. Alors nous pouvons dire que cela –moi voyant la fleur et la fleur me voyant – se situe sur un plan supérieur à celui où la fleur est vue en tant que fleur individuelle et où je vois la fleur en tant qu’être individuel."


Fleurs non VIP - Photo: lfdd

BREXIT

Pour revenir à l'actualité, un peu d'humour sur le résultat du référendum en Angleterre - qui va peut-être se retrouver coupée de l'Irlande et de l'Ecosse - et qui est considéré comme un "choc" voire une "catastrophe", voyons cela avec un peu d'humour et de recul....

Tout d'abord une chanson de Mathieu Boogaerts qui s'essaie à chanter "I Love you" en Anglais:




I LOVE YOU
It is a long time a long time
I don't know if you know
I am sitting yes
I am Looking for to know
If you do like me too
If you really feel the same
Do you like me to like you
Comme moi je vous aime

I love you

Do you love me too

Do you know I don't know

Do you know how much I care
Care of you I do so
Je ne sais pas si je suis clair
You know what don't you see
Don't you feel it in the air
It is me les amis
And I am ready to declare

I love you

Do you love me too


Un autre couple franco-anglais a aussi dit "Je t'aime, moi non plus":

 



Et ayons une pensée émue pour Sa Majesté du haut des ses 90 printemps, avec Jacques Higelin qui lui dit son amour:





Ce qui n'est pas le cas des Sex Pistols qui disent à la fois "God save the Queen" et "Anarchy in the UK" (était-ce prémonitoire?)









Et une version "direct live":





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 8 novembre 2015

Oublie-moi ! Oublie la Fleur du Dimanche, et pars...

Allez, on va boucler la boucle... Après la disparition, la réapparition après cette nécessaire disparition, le coup de foudre - qui apparemment vous a beaucoup plus (c'est meilleure progression des pages lues depuis le début, elle devrait arriver dans le Top 10 des pages très bientôt) et le souvenir de la première fois, le billet du jour va prendre à rebours ce "Ne m'oublie pas" - Vergissmeinicht:


Myosotis - Photo: lfdd

Vous l'avez reconnue, c'est la fleur du souvenir éternel, mais comme nous en parlions dimanche dernier, il faut quelquefois "oublier"...

Que ce soient "nos chers disparus", un débat a été ouvert par les lecteurs du blog, et comme le dit Edgar Hilsenrath:

"Nous ne devons pas oublier les morts. Mais nous ne devons pas non plus continuer de vivre avec eux."

Mais il faut également oublier tout simplement comme le dit Agnès Desarthe (dont j'avais parlé en mai 2015: "Douliton"):

"Quand on cherche, il faut, à tout prix, oublier que l'on espère trouver."


Myosotis - Photo: lfdd

Mais l'injonction "Oublie-moi" est quelquefois le constat d'un "coup de foudre" qui s'achève (mal quelquefois au moins pour l'un des deux)...  
Allez, courage et écoutez le conseil de Nita Berger: 

"Oublie-moi"

Oublie-moi, ô mon amour
Quand on oublie, je sais aussi que l'on pardonne
Oublie-moi et sans retour
Effeuille au vent les souvenirs que j'abandonne
Oublie-moi, c'est bien ton tour
D'aimer un coeur qui te comprenne et qui se donne
Oublie-moi
Oublie tous nos secrets
Et sans regrets
Pars, oublie-moi

Chéri, je sais combien tu m'aimes
Pourtant, ce soir, tu vas partir
Mon coeur n'est déjà plus le même
Alors à quoi bon nous mentir

Un jour, tu comprendras peut-être
Pourquoi je n'ai rien dit ce soir
Ton coeur peut mourir et renaître

Le mien, vois-tu, n'a plus d'espoir!






Plus près de nous, Les Chaussettes noires ont donné le même conseil en version Rock: "Oublie Moi"; mais en prévision...




On a failli les "oublier, les revoici:





Tout comme Michel Berger (est-il de la famille de Nita?), avec Véronique Sanson de sitôt: 





Et Jacques Higelin, lui, reprend le conseil de Michel "Tourne-moi le dos, oublie-moi de sitôt" en chantant "Pars":




"Pars, surtout ne te retourne pas
Pars, fais ce que tu dois faire sans moi
Quoi qu'il arrive je serai toujours avec toi
Alors pars et surtout ne te retourne pas !

Oh pars... mais l'enfant

L'enfant il est là
Il est avec moi
C'est drôle quand il joue
Il est comme toi, impatient
Il a du coeur, il aime la vie
Et la mort ne lui fait pas peur.

Alors pars

Surtout ne te retourne pas
Oh pars !
Mais qu'est ce que t'as ?

Oh pars... et surtout reviens-moi!"


Donc, pour le faire revenir, nous allons le faire chanter avec Isabelle Adjani "Je ne peux plus dire je t'aime":




"Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi.
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi.

Si la solitude te pèse
Quand tu viens à passer par là,
Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.

Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper.
Trop de serpents sous les caresses,
Trop d'amour à couteaux tirés.

Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin.
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin.

Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi,
Toi et moi ne sommes plus les mêmes,
Pourquoi l'amour vient et s'en va.

Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici,
Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.
Et qu'une amie t'a oublié,
Tu peux toujours compter sur moi."



Pour clore cette série de demandes de séparation, une en anglais, chantée par Mary Lambert - "Forget Me":



"did you forget me 
i wish i could say that i never left 
sorry just sounds stupid and quiet 
in this house 
did you forget me 
letters don't talk 
and my crying's too loud 
paper's no palm, 
and i wonder where yours are at 
paper's no palm 
and i bet you'd laugh at that 
did you forget me 
please forget me 
cigarette out like our dying light 
i could love you if you would let me 
did you forget me 
please come get me 
please come get me"


Bon Dimanche 

Et surtout,  oubliez-moi !

La Fleur du Dimanche



dimanche 18 octobre 2015

Paraître, disparaître, reparaître, réapparaître: L'amour au premier coup d'oeil - Love at first sight

Ces dernières semaines nous avons parlé de disparition - ou de réapparition.
La dernière concernait le cinéma avec deux films apparemment très différents mais qui se retrouvaient d’une certaine manière dans une ambiance: "Ni le Ciel, ni la Terre", de Clément Cogitore et "Vers l'autre rive" de Kioshi Kurosawa.
Et ces deux précédents dimanche, je vous ai fait "Tourner la page" et sauter la "Haie" qui "disparaît".

Aujourd'hui, je vais vous parler des bienfaits ou de la nécessaire disparition pour arriver au bonheur. Mais place au bouquet du jour...


Bouquet du dimanche - Photo: lfdd



Pour en revenir à ma réflexion, c'est un billet, ou plutôt deux complémentaires, cette semaine dans Libération, le 13 octobre qui m'y on menés. 
Sous le titre "L'éblouissement rétrospectif de la rencontre", philosophe Nicolas Grimaldi parle de la "première fois", ce que l'on appelle en général la rencontre "coup de foudre" (love at first sight":

"A moins d’y voir un miracle, nous ne pouvons guère penser un événement sans le rapporter à quelque autre qui a dû le précéder. Aussi n’y a-t-il d’expérience amoureuse que notre logique narrative n’attribue spontanément à l’éblouissement ou à la fascination de quelque rencontre préalable. Sait-on pourtant jamais, en quelque rencontre que ce soit, si elle inaugure une relation ou si elle n’en est déjà la fin ? De même, en effet, qu’une chose doit avoir continué pour qu’on en puisse évoquer le commencement, de même faut-il que l’amour ait déjà réuni deux personnes et leur ait déjà fait sentir quel besoin chacune a de l’autre, pour qu’on puisse rapporter leur histoire à celle d’une rencontre."

En prenant l'exemple de Proust, dans "Un amour de Swan", il nous montre que pour que l'on puisse se raconter une première fois, il faut qu'il y ait eu suite: "En réalité, aucune rencontre ne nous laisse pressentir ce dont elle pourrait être le commencement.", et qu'à la limite, la première fois n'était pas la première, mais celle que nous nous racontons - à la manière de Proust...
"Comme en histoire, par conséquent, c’est lorsque l’événement s’est produit et après qu’il a entraîné tant de bouleversements, qu’on peut tenter d’en identifier le commencement."...

"Or, comme Proust ne cesse de le montrer, rien de tout ce qui a suivi n’était imaginable ni moins encore prévisible lors des premières rencontres. Combien d’amants ne s’étonnent, en effet, de s’être si souvent rencontrés avant de s’être aimés ?"
...
"Contrairement à ce dont se réconforte une mythologie, l’amour est donc moins suscité et déterminé par une soudaine rencontre, que cette rencontre n’est elle-même anticipée et préparée par quelque attente primordiale. L’attente est en effet si inhérente à la conscience que nous attendons sans cesse, et ne cessons d’attendre qu’en n’ayant plus conscience."

Se perdre pour se retrouver, disparaître pour s'aimer...

En face, la philosophe Cynthia Fleury, dans son billet "La rencontre,un pur moment darwinien" complète la réflexion en notant que cette "rencontre", c'est la rencontre avec l'inconnu.... 

"Car la rencontre réussit cette gageure d’être le lieu de l’inédit et de la réminiscence. Ce que je rencontre, je ne le connais pas, je ne l’ai jamais vu, et pourtant, je le connais déjà, depuis toujours, je l’ai espéré, attendu, il a construit mes rêves, mes désirs, alors rien ne m’est plus familier que lui, cet étranger. Tant que l’amour tiendra, le récit de la rencontre sera incessant. «La scène initiale au cours de laquelle j’ai été ravi, je ne fais que la reconstituer : c’est un après coup», écrit Barthes. D’ailleurs, la rencontre ne tient que par le récit que l’on en fait. S’en souvenir, c’est rajouter un nouveau signe, tout mieux interpréter qu’à l’instant «t» où la rencontre a eu lieu."

Et qu'au final, la rencontre est vitale pour chacun de nous:

"Ceux qui sont encore là, ceux qui résistent, savent bien que l’art de rencontrer façonne leur instinct de survie à moins que ce ne soit l’inverse. Rencontrer, c’est d’abord rester en vie, avant d’en jouir."

A vous de jouer, d'une part en vous racontant - re-racontant votre (vos) rencontre(s).
Et en vous ouvrant à de nouvelles rencontres - je suis pour la paix des ménages!

Pour vous aider, ou vous donner de nouvelles piste, quelques chansons nostalgiques.
Je ne vais pas vous servir Kylie Minogue chantant "Love at first sight", mais ressortir une chanson que je vous avais proposée le 16 mai 2011 à propos du film japonais "Norvegian Woods": la chanson du film "Jules et Jim" (le lien est "cassé") : Le Tourbillon, interprété par Jeanne Moreau et Cyrus "Boris" Bassiak qui n'est autre que Serge Rezvani:




Autre chanson de "première fois, Léo Ferré dans "La vie d'Artiste"




Un autre style de rencontre, celui de Jacques Higelin (qui fête ses 40 ans de métiers) avec Brigitte Fontaine avec "La Grippe":




Et pour clore ce cycle de rencontres fascinantes, deux versions d'une chanson dont vous vous rappelez peut-être:"Fascination", d'abord par Mathé Altéry:




Et puis par Diane Dufresne:




Avec les paroles :

"Je t'ai rencontré simplement
Et tu n'as rien fait pour chercher à me plaire
Je t'aime pourtant
D'un amour ardent
Dont rien, je le sens, ne pourra me défaire.
Tu seras toujours mon amant
Et je crois en toi comme au bonheur suprême.
Je te fuis parfois, mais je Reviens ! quand même
C'est plus fort que moi... je t'aime !

Lorsque je souffre, il me faut tes yeux
Profonds et joyeux
Afin que j'y meure,
Et j'ai besoin pour revivre, amour,
De t'avoir un jour
Moins qu'un jour, une heure,
De me bercer un peu dans tes bras
Quand mon cœur est las,
Quand parfois je pleure.
Ah ! crois-le bien, mon chéri, mon aimé, mon Roi,
Je n'ai de bonheur qu'avec toi."


Bon dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 5 juillet 2015

Champagne, pour les 500 billets et rafraîchir le palais

La chaleur est partout, alors pour se rafraîchir, une solutions: aller dans les caves... de Champagne!

D'autant plus que la Champagne vient d'être inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco (avec également la Bourgogne).


Lys Champagne - Photo:lfdd


Et pour fêter dignement les plus de 500 billets de la Fleur du Dimanche depuis le 20 février 2012: "Naissance du'une Fleur", sabrons le champagne.
Et Merci à vous, fidèles lectrices et lecteurs ou passagers du hasard qui y trouvez ce que vous cherchiez - un "coquelicot" ou un "mouton bleu" par exemple, ou le "nuancier de Gerhard Richter", ou les "pantoufles d'Einstein" - ou ne cherchiez pas - je pense entre autres à "l'ombre d'Einstein" ou à "habemus papam histoire vraie" ... 


Lys Champagne - Photo:lfdd

Et pour finir avec un (ou deux) TVA,

"Le champagne, si on a le temps de l'écouter, fait le même bruit dans sa mousse et son verre que la mer et le sable." 
(Max Jacob) 

"Et pourtant, qu'est-ce que le champagne? Deux fois rien. Des bulles avec de la lumière autour. Mais quelle lumière! D'une blondeur légère, légère... D'une transparence aérienne, presque musicale. Un autre air de Mozart, peut-être celui de la Reine de la nuit. Où? Mais dans la "Flûte enchantée", naturellement"
Pierre-Jean RÉMY


Je vous invite à déboucher la bouteille et à écouter le bruit du sable...

Et Champagne !




Un grand bravo aux élèves de l'Institut de l'Internet et du Multimédia qui ont mis en image cette chanson de Jacques Higelin..


Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche