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dimanche 31 mai 2020

Le chemin austère du mot à la page: toute une vie

J'ai pas eu de pot avec mon billet de dimanche dernier, je me suis fait allumer... mais ce n'est pas au sujet de l'Oulipo et de Boris Vian, ni même de l'iconosclaste Pastafarisme, non c'est juste à cause de "L’interdépendance". Bon si ce n'est que ça, je peux décoder un petit peu...
En attendant, place aux fleurs, simples et qui, bien que messicoles, de par leur rareté en deviennent protégées.
Bon, je vais encore me faire appeler barbeau parce que d'aucuns voudront l'appeler centaurée.
Mais je pense que, comme le coquelicot, chacun - et chacune - de nous le porte dans son coeur, même si l'esprit belliqueux s'est un peu effacé. Le voici, le bleuet de nos campagnes:

Fleurs du déconfinement - Bleuet - Photo: lfdd

Le même le soir, dans nos campagnes:

Fleurs du déconfinement - Bleuet - Photo: lfdd

Et pour en venir au TVA, avant d'en revenir à celui de la semaine dernière, ce sera au sujet d'un écrivain dont j'ai beaucoup, apprécié le style, l'ambiance, le récit - et même les films, j'ai nommé Paul Auster, dont, à propos de son dernier livre, des entretiens ou plutôt une conversation - tenue entre 2011 et 2013 - avec Inge Birgitte Siegmumfelt*. Vous ne trouverez pas cette dernière sur Wikipedia, sauf sur la version allemande où l'on parle de ce livre, publié en Anglais, et en traduction allemande en 2017 et qui sort cette année chez Actes Sud, d'où l'article de Florence Noirville "La Littérature vissée au corps" paru dans le Monde du 14 février 2020.

Et le sujet traité, enfin celui qui m'intéresse et que je partage avec vous c'est "écrire" et les "mots".

"Oui les mots sont concrets, ils ont une substance, même si ce sont des abstractions. Des signes."
Pour Paul Auster "on ne peut pas écrire un seul mot sans l'avoir d'abord vu."
..
"Avant de trouver le chemin de la page un mot doit d'abord faire partie du corps, présence physique avec laquelle on vit de la même façon qu'on vit avec son coeur, son estomac et son cerveau."

Pour Auster, "écrire est toujours une tentative vouée à l'échec."
Florence Noirville précise "L'écrivain - l'écrivain sérieux - échoue fatalement dans ce qu'Auster appelle "la fissure ouverte entre le monde et le mot". Et cette dernière étant irréductible, in ne peut rien espérer sinon comme dit Beckett, "échouer mieux" la fois suivante."  

Retour de la Fleur, à vous de choisir, entre la ronce et la mûre, ou encore l'abeille:

Fleurs du déconfinement - Murier - Photo: lfdd

Et donc pour revenir sur la semaine dernière, juste deux mots, je ne vais pas faire une explication de texte, ni un sermon. A vous de voir et de vous faire votre opinion et de savoir comment avancer dans l'après (puisque là est la question). Un ami a d'ailleurs posté une photo qui nécessite un "décodeur" pour illustrer sa demande à ses amis de savoir si la question de l'après n'était pas - déjà plus - d'actualité. Effacée!
Donc, la phrase d'Enrico Letta: "L’interdépendance humaine signifie que nous entrons dans un monde qui se pose la question de la gestion politique et économique efficace d’un faisceau d’interconnexions, de liens et d’appels incessants entre les pays et les systèmes." pour moi semble dire que le Monde (c'est à dire chacun de nous) devra gérer (à tous les niveaux) nos relations (à tous les niveaux). Bon j'dis ça, j'dis rien, non? Non, cela va très loin et il faut remonter à Auster qui dit le mot, il faut l'avoir vu ! Vu ?

Fleurs du déconfinement - Murier - Photo: lfdd

Et je laisse la conclusion à Rabindranath Tagore dont les Oeuvres (complètes) viennent de paraître en Quarto qui disait au début du XXème siècle: 
"Il n’y a pas de limites à l’acquisition matérielle. La civilisation européenne, mettant l’accent sur cette accumulation, oublie que la meilleure contribution individuelle au progrès humain est le perfectionnement de la personnalité."

Et également:
"Puissé-je savoir, avant de la quitter, pourquoi cette Terre m’a pris dans ses bras."

Fleurs du déconfinement - Photo: lfdd

Fleurs du déconfinement - Photo: lfdd


Au niveau chanson, comme Paul Auster a fait à partir de ses livres quelques films et scénarios, dont La Musique du hasard, (The Music of Chance) et Brooklyn Boogie, réalisé par Wayne Wang, je vous offre, au hasard, des morceaux de musique (au hasard) dont le premier est extrait de Brooklyn Boogie avec Madonna, porteuse d'un télégramme chanté:





Puis Madonna dans les années 2009 avec Hung Up:





Et pour rester dans les années 2009, successivement 
Gwen Stefani - What You Waiting For?





Gwen Stefani - Wind It Up 





Kylie Minogue - Can't Get You Out Of My Head





Et, pour finir, au hasard, Michel Berger: Splendide hasard





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

Inge Birgitte Siegmumfelt est professeur de civilisation anglaise et germanique à l'université de Copenhague au Danemark. Elle est à l’origine de la création du Centre Paul Auster de l’université de Copenhague, où elle est professeur au département des études d’anglais.

vendredi 14 juillet 2017

La brise de la Bastille, le vent levant et... Michel, Juliette et Alexandre au Paradis

Aujourd'hui encore, commémoration de la prise de la Bastille qui a vu un vent nouveau souffler sur la France l'Europe et le Monde... je ne me défile pas.

Pour le commémorer, un fleur bleue, pas le bleuet de France mais une Nigelle de Damas, à ne pas confondre avec la nigelle cultivée qui donne le cumin noir (niger) aux vertus médicinales.


Nigelle de Damas - 


En ce jour férié, même si je ne publie pas encore vos fleurs, je vais faire court, donc:

1. Le TVA

La citation de Victor Hugo: 
"Entre la logique de la révolution et sa philosophie il y a cette différence que sa logique peut conclure à la guerre, tandis que sa philosophie ne peut aboutir qu'à la paix."


2. Le texte de la chanson (extrait) de Michel Berger: 

"...
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc 
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps 
Tout seul avec le vent 
Comme dans mes rêves d'enfant 
Je m'en irai courir dans le paradis blanc 
Loin des regards de haine 
Et des combats de sang 
Retrouver les baleines 
Parler aux poissons d'argent 
Comme, comme, comme avant
...

La chanson:




Et quelques découvertes musicales chantées par Juliette Armanet, une voix :

La première, pour faire le pendant du morceau des Parcels avec Daft Punk, aujourd'hui, une reprise d'un autre titre des Daft Punk, "I Feel It Coming"  en français "Je te sens Venir"


Et un autre direct "Alexandre"




Et pour un autre aspect de sa voix, "L'amour en solitaire":


  

Bon 14 juillet

La Fleur du Dimanche 

dimanche 8 novembre 2015

Oublie-moi ! Oublie la Fleur du Dimanche, et pars...

Allez, on va boucler la boucle... Après la disparition, la réapparition après cette nécessaire disparition, le coup de foudre - qui apparemment vous a beaucoup plus (c'est meilleure progression des pages lues depuis le début, elle devrait arriver dans le Top 10 des pages très bientôt) et le souvenir de la première fois, le billet du jour va prendre à rebours ce "Ne m'oublie pas" - Vergissmeinicht:


Myosotis - Photo: lfdd

Vous l'avez reconnue, c'est la fleur du souvenir éternel, mais comme nous en parlions dimanche dernier, il faut quelquefois "oublier"...

Que ce soient "nos chers disparus", un débat a été ouvert par les lecteurs du blog, et comme le dit Edgar Hilsenrath:

"Nous ne devons pas oublier les morts. Mais nous ne devons pas non plus continuer de vivre avec eux."

Mais il faut également oublier tout simplement comme le dit Agnès Desarthe (dont j'avais parlé en mai 2015: "Douliton"):

"Quand on cherche, il faut, à tout prix, oublier que l'on espère trouver."


Myosotis - Photo: lfdd

Mais l'injonction "Oublie-moi" est quelquefois le constat d'un "coup de foudre" qui s'achève (mal quelquefois au moins pour l'un des deux)...  
Allez, courage et écoutez le conseil de Nita Berger: 

"Oublie-moi"

Oublie-moi, ô mon amour
Quand on oublie, je sais aussi que l'on pardonne
Oublie-moi et sans retour
Effeuille au vent les souvenirs que j'abandonne
Oublie-moi, c'est bien ton tour
D'aimer un coeur qui te comprenne et qui se donne
Oublie-moi
Oublie tous nos secrets
Et sans regrets
Pars, oublie-moi

Chéri, je sais combien tu m'aimes
Pourtant, ce soir, tu vas partir
Mon coeur n'est déjà plus le même
Alors à quoi bon nous mentir

Un jour, tu comprendras peut-être
Pourquoi je n'ai rien dit ce soir
Ton coeur peut mourir et renaître

Le mien, vois-tu, n'a plus d'espoir!






Plus près de nous, Les Chaussettes noires ont donné le même conseil en version Rock: "Oublie Moi"; mais en prévision...




On a failli les "oublier, les revoici:





Tout comme Michel Berger (est-il de la famille de Nita?), avec Véronique Sanson de sitôt: 





Et Jacques Higelin, lui, reprend le conseil de Michel "Tourne-moi le dos, oublie-moi de sitôt" en chantant "Pars":




"Pars, surtout ne te retourne pas
Pars, fais ce que tu dois faire sans moi
Quoi qu'il arrive je serai toujours avec toi
Alors pars et surtout ne te retourne pas !

Oh pars... mais l'enfant

L'enfant il est là
Il est avec moi
C'est drôle quand il joue
Il est comme toi, impatient
Il a du coeur, il aime la vie
Et la mort ne lui fait pas peur.

Alors pars

Surtout ne te retourne pas
Oh pars !
Mais qu'est ce que t'as ?

Oh pars... et surtout reviens-moi!"


Donc, pour le faire revenir, nous allons le faire chanter avec Isabelle Adjani "Je ne peux plus dire je t'aime":




"Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi.
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi.

Si la solitude te pèse
Quand tu viens à passer par là,
Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.

Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper.
Trop de serpents sous les caresses,
Trop d'amour à couteaux tirés.

Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin.
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin.

Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi,
Toi et moi ne sommes plus les mêmes,
Pourquoi l'amour vient et s'en va.

Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici,
Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.
Et qu'une amie t'a oublié,
Tu peux toujours compter sur moi."



Pour clore cette série de demandes de séparation, une en anglais, chantée par Mary Lambert - "Forget Me":



"did you forget me 
i wish i could say that i never left 
sorry just sounds stupid and quiet 
in this house 
did you forget me 
letters don't talk 
and my crying's too loud 
paper's no palm, 
and i wonder where yours are at 
paper's no palm 
and i bet you'd laugh at that 
did you forget me 
please forget me 
cigarette out like our dying light 
i could love you if you would let me 
did you forget me 
please come get me 
please come get me"


Bon Dimanche 

Et surtout,  oubliez-moi !

La Fleur du Dimanche



lundi 2 septembre 2013

Le Cinéma du Lundi: Jeune et jolie, le film, belle et sensible l'histoire..

Le film de Jean-François Ozon est arrivé précédé d'une rumeur et de bruits qui nous faisaient croire au scandale.

En définitive, et vous en jugerez par vous-même, sauf à être un peu rétrograde, le film est en définitive bien gentil, même un peu trop au début.


Jeune & Jolie : le nouveau film François Ozon par sortiescinema 



Mais l'histoire racontée, qui n'est pas, en aucun cas un document sociologique - cela a été dit et répété par ailleurs, nous laisse suivre une jeune fille un peu perdue - comme il doit y en avoir quelques-unes autour de nous - de vous - à la recherche de sa voie, d'une relation qui ait du sens (et qui touche les sens).

En définitive, sensible est un bon terme pour qualifier ce film de Jean-François Ozon. Egalement le jeu de Marina Vacth, même si on peut être quelque peu gêné par une ressemblance avec une icone de la pub en plus jeune.

L'histoire se tient et le scénario nous fait prendre le bon chemin pour nous interroger et nous rassurer quand même. 
"Jeune et jolie" est presque le film le moins détaché du réalisateur.

Le film est rythmé par les paroles de chansons de François Hardy qui montre que le thème traité ne date pas d'hier.
La preuve dans les paroles de la chanson "Je suis moi" - paroles de Michel Berger, et chanté par Françoise Hardy en écho du film: 

"Et la rue m'habitue à n'être plus personne
presque plus personne
et la ville me force à suivre son rythme fébrile
son rhytme fébrile
mais quand on se retrouve
quand il rentre le soir
il suffit d'un regard

et je suis moi
j'ai le ciel au bout des doigts
le monde au-dessous de moi
comme pour la première fois
je suis moi
j'entends, je sens et je vois
je suis moi
comme pour la première fois

je suis moi"

Pour vous faire votre idée, allez le voir !

Bon film

La Fleur du Dimanche