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dimanche 5 juillet 2026

Le Journal du Dehors aux Scènes Sauvages à Waldersbach: Le village vit et s'écoute vivre

 Pour Est-ce que la terre s'est tue ? de Pierre Tallaron, je disais qu'il y avait une certaine filiation avec les Aveugles de Maeterlinck. Et si je rajoutais que Le Journal du Dehors de Véronique Borg et Myriam Dhume-Sonzogni était relié à la pièce de Pierre Tallaron vous diriez que j'exagère... Mais alors pas du tout !  C'es même le programme qui l'annonce; "En amont du festival, Véronique Borg, autrice résidant à Waldersbach, et Myriam Dhume-Sonzogni, poétesse installée à Neuviller-la-Roche, se sont inspirées de la démarche proposée par le metteur en scène Pierre Tallaron pour son spectacle Est-ce-que la terre s’est tue ; elles sont parties à la rencontre des habitants de la vallée de la Bruche, pour les inviter à raconter leurs rapports au paysage, leurs façons de s’inscrire dans le “dehors“, de s’approprier les lieux et d’habiter la campagne.

Mais cette "inspiration" a été fructueuse et le résultat en est une belle leçon de vie, de vivre ensemble et de mise en dynamique de la parole interrogée.


Le Journal du Dehors - Les Scènes Sauvages - Photo: Robert Becker

Sur la thématique de cette "lecture du paysage" en sollicitant les habitants, les deux artistes ont réussi à nous rendre une aventure passionnante où nous nous retrouvons presque immergés dans la discussion de ce qu'on appelle an alsacien le "Stammtich", la "table commune", telle qu'elle existait autrefois dans les bistrots de village - on y apprend d'ailleurs que rien qu'à Waldersbach il y avait 4 cafés. Et ce n'est pas tout, parce que tous ces échanges qui vagabondent entre la vie des bêtes (sauvages et domestiques), des gens et des métiers sont introduits et ponctués par de magnifiques interludes qui font virevolter les cordes du violoncelle de Lisa Erbes sur des airs de Bach. Ainsi, dans le magnifique jardin du Musée Oberlin de Waldersbach, modèle et référent idéal de la considération donnée aux habitants, la parole mise en bouche par les comédiens Nathan Bernat et Charles Zevaco et les comédiennes Béatriz Beaucaire, Nathon Goetz et Régine Westenhoeffer rebondit d'un bout à l'autre du jardin et sous l'ombre bienvenue des arbres. L'inénarrable Germaine, Virginie, Nathalie, Marie-Rose, Christian, Martine y parlent de boquillon, de chasseurs, d'élevage, d'apiculture, des vaches, des chèvres, de paysan, de paysanne, d'institutrice, de sanglier, de cerf, des foins. Chaque parole en appelle d'autres et - "Quand je t'écoute, ce qui me vient, c'est..." - encore d'autres paroles, d'autres histoires. On y discute du passé, de l'évolution des villages, des cultures, des habitudes et de la venue des "étrangers" et de leur insertion. De l'évolution du travail, de ceux qui allaient travailler en ville en prenant le train, de ceux qui essaient de vivre en "local", en "circuit court". On pointe autant les éoliennes, que les bancs devant les maisons qui facilitent les rencontres et l'intégration des "nouveaux" à qui on "fait une place".

On parle de repères, du col de la Perheux, de la chapelle entre Natzwiller et Wildersbach, de la forêt, de l'élagage, du débroussaillage (oh combien d'actualité), du fauchage, de la transhumance: tout ce qui fait la vie ici. L'hiver aussi, ce temps qui ramène à plus d'isolement, à vivre à l'intérieur, à vivre ensemble, à vivre, tout simplement. 


Le Journal du Dehors - Les Scènes Sauvages - Photo: Robert Becker


Nous sommes suspendus aux mots récoltés, retranscrits et transmis avec vivacité par les comédiens et comédiennes, soutenus par les cordes du violoncelle, et nous nous imaginons ces habitants, ces hommes et ces femmes qui vivent alentour et dont nous sentons plus proches et dont nous découvrons un petit bout de vie, de préoccupations, de réflexions, d'expérience, comme à travers un rideau qui nous laisse entr'apercevoir le décor et l'envers du décor, cette fragile construction d'intelligence - intelligere - d'être ensemble qui nous lie, par celle "intelligence collective" que nous construisons.


La Fleur du Dimanche


Sommaire de mes billets sur le Festival Les Scènes Sauvages

Samedi 4 juillet - 11h00 - Les Vies de Léon - Birgit Ensemble
Les Vies de Léon - voyage dans la mémoire de l'Europe
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/les-vies-de-leon-au-festival-les-scene.html

Samedi 4 juillet - 18h00 - Pamina de Coulon - Niagara 3000
Pamina de Coulon dévale les montagnes et les fleuves jusqu'à Niagara 3000
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/aux-scenes-sauvages-pamina-de-coulon.html

Samedi 4 juillet - 21h00 : Les Aveugles de Maeterlink:
Les Aveugles de Maeterlink, une ile insolite dans la forêt
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/aux-scenes-sauvages-les-aveugles-de.html

Dimanche 5 juillet -  9h30 - Est-ce que la terre s'est tue ? - Pierre Tallaron
Elle nous parle et elle nous chante: le Chant de la Terre
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/est-ce-que-la-terre-sest-tue-aux-aux.html

Dimanche 5 juillet -  11h00 - Le Journal du Dehors -Véronique Borg et Myriam Dhume-Sonzogni
Waldersbach: Le village vit et s'écoute vivre
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/le-journal-du-dehors-aux-scenes.html


Est-ce que la terre s'est tue ? aux Aux Scènes Sauvages à Waldersbach - Elle nous parle et elle nous chante: le Chant de la Terre

Est-ce que la terre s'est tue ? de Pierre Tallaron est une escapade théâtrale qui résonne curieusement vis-à-vis des Aveugles de Maeterlinck vu hier soir. Nous nous retrouvons au sortir de Waldersbach à suivre un guide, Nathan Bernat, sur un chemin qui monte dans la forêt. Ce pourrait être comme dans Les Aveugles avec ce prêtre et ses douze aveugles, ou comme dans le conte Le Joueur de flûte de Hamelin, un enlèvement pour nous perdre de la forêt. Mais non, pas d'inquiétude, nous faisons une petite halte dans un creux sur un tapis de mousse. Et nous voyons surgir d'en bas, dans les broussailles, avec son sac à dos, Pierre Tallaron


Les Scènes Sauvages - Est-ce que la terre s'est tue ?  - Pierre Tallaron - Photo: Robert Becker


En introduction, il nous explique que ceci n'est pas un spectacle, que c'est une interrogation, une question, même l'expérience de la question. Une escapade. Car nous nous évadons ce dimanche matin dans la forêt, pour nous confronter à la nature, aux fourmis, aux humains. Pierre Tallaron est pisteur au CNRS, le Centre National de la Recherche Sauvage. Et il va nous révéler ses secrets. Le premier va consister à lire une carte, qu'il sort de son sac à dos et qu'il déploie devant nous. Il nous explique que la carte n'est pas le territoire, et que quelquefois "il faut savoir se perdre" (ou perdre) comme le dit David Abram (qui a écrit le livre Comment la terre s'est tue) pour réveiller le sens (les sens) engourdi(s). 


Les Scènes Sauvages - Est-ce que la terre s'est tue ?  - Pierre Tallaron - Photo: Robert Becker


Curieusement la carte qu'on imaginait topographique est plutôt postale, photographique. La photographie représente le Col de la Bataille, là où les vents du Nord et du Sud se heurtent. Là aussi où les passereaux, les mésanges bleues croisent les vieilles voitures de collection. Nous apprenons à lire le paysage, à lire les cartes, même si elles sont postales. Nous apprenons à nous immerger dans une image. Cette introduction que fait Pierre Tallaron nous rend attentifs aux messages que nous recevons, aux impulsions, sollicitations qui nous arrivent. Qui nous font prendre conscience que, à l'image de notre smartphone qui nous envoie des messages, des alertes, notre corps aussi perçoit des signaux. Sur ce qui nous entoure, ceux qui nous entourent. Il nous enjoint de réveiller notre corps animal, de retrouver le savoir ancien, le savoir vivant des peuples anciens. Pierre nous donne comme première consigne de respirer, de faire nôtre l'air qui nous entoure, l'air de cette forêt. De le mélanger à notre corps et de le reprojeter à l'extérieur. Et donc, dans cette communion, de faire silence, de ne faire plus qu'un avec cet environnement. Fermer les yeux, sentir, écouter, aiguiser nos sens . Première consigne: Respirer. Deuxième consigne: marcher dans le silence, c'est un cadeau. Troisième consigne: fermez les yeux.  


Les Scènes Sauvages - Est-ce que la terre s'est tue ?  - Pierre Tallaron - Photo: Robert Becker


Après plusieurs étapes, et un moment de lecture de Jean Giono, nous arrivons auprès d'un arbre où il procède à une installation: un tourne-disques sur lequel il met une "pierre" à la place du disque. Et il va nous jouer une musique qui réactive notre époque en décalé, dans cette nature, presque encore vierge. 


Les Scènes Sauvages - Est-ce que la terre s'est tue ?  - Pierre Tallaron - Photo: Robert Becker


Nous repartons riche de cette expérience et redescendons de la montagne. Vers Waldersbach en pensant à Lenz, mais surtout au pasteur Oberlin qui a été parmi les premiers à observer la nature et à transmettre ce qu'il avait appris. Forts de ce que nous avons vécu, expérimenté, nous espérons continuer ce voyage qui nous rapproche de la Terre. La Terre, qui a tant de choses à nous dire. Et nous remercions Pierre Tallaron de nous avoir montré le début du chemin. 


La Fleur du Dimanche


Est-ce que la terre s'est tue ?


Dimanche 5 juillet - 9h30 - 15h00


Écriture et interprétation
Pierre Tallaron
Échanges et ressources dramaturgiques
Nicolas Chapoulier, Pierre Meunier & Marguerite Bordat, Benjamin Flao
Textes et bibliographie
Baptiste Morizot, Donna Harraway, Ursula K Seguin, Anna Tsing, David Abram, Jean Giono

Sommaire de mes billets sur le Festival Les Scènes Sauvages

Samedi 4 juillet - 11h00 - Les Vies de Léon - Birgit Ensemble
Les Vies de Léon - voyage dans la mémoire de l'Europe
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/les-vies-de-leon-au-festival-les-scene.html

Samedi 4 juillet - 18h00 - Pamina de Coulon - Niagara 3000
Pamina de Coulon dévale les montagnes et les fleuves jusqu'à Niagara 3000
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/aux-scenes-sauvages-pamina-de-coulon.html

Samedi 4 juillet - 21h00 : Les Aveugles de Maeterlink:
Les Aveugles de Maeterlink, une ile insolite dans la forêt
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/aux-scenes-sauvages-les-aveugles-de.html

Dimanche 5 juillet -  9h30 - Est-ce que la terre s'est tue ? - Pierre Tallaron
Elle nous parle et elle nous chante: le Chant de la Terre
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/est-ce-que-la-terre-sest-tue-aux-aux.html

Dimanche 5 juillet -  11h00 - Le Journal du Dehors -Véronique Borg et Myriam Dhume-Sonzogni
Waldersbach: Le village vit et s'écoute vivre
https://lafleurdudimanche.blogspot.com/2026/07/le-journal-du-dehors-aux-scenes.html


dimanche 2 mai 2021

L'appel de la forêt... lointaine

 

 Nous sommes le 2 mai, le temps passe... Le 1er mai est passé et hier j'ai fait un voyage dans le temps, au temps du muguet qui rythmait les 11 premiers mai de ce blog de La Fleur du Dimanche depuis 2011.

Il est rempli de marronniers et j'ai décidé de faire un autre retour dans le temps aujourd'hui.

La Fleur-Feuille du jour - Photo: lfdd


En fait aujourd'hui je suis le 4 avril !

Et il y a quatre jours, le Président de la République a fait un discours à la télévision, regardé par des millions de Français.

Et il a eu de la chance de le faire il y a quatre jours, le lendemain c'aurait été une blague de mauvais goût.

Mais qu'à cela ne tienne, il a annoncé non pas un nouveau confinement, mais un "freinage", c'est à dire un élastique au cou de tous les Français. Pas plus de 10 kilomètres autour de la maison et surtout pas après 19h00 (sauf si on a un chien !).

Résultat: je me suis évadé dans la forêt, loin, dans l'Outre-Forêt, au-dessus de l'ancienne Base Aérienne de Drachenbronn, sur le Soultzerkopf, au Refuge (fermé) du Club Vosgien.

Et là, au milieu des hêtres majestueux, dans un décor sylvestre avec le gazouillis des oiseaux, un miracle s'est produit.

Nous avons pu assister à un spectacle surprenant que je vous invite à découvrir:




Le moment était magique, au-dessus de la plaine d'Alsace avec une vue sur la Forêt-Noire au loin et ces deux joueur de cor des Alpes qui devant ce public réduit à six personnes privilégiées présentaient un répertoire dont je vous ai extrait cette pièce.


Un moment de suspension, un gouffre presque qui m'a fait revenir un an en arrière, au tout début du premier confinement où, pour conjurer  le sort, j'avais commencé un "journal" en texte, images et vidéo pour "garder trace" de ce bouleversement qui nous submergeait telle une vague de fond, tout en témoignant du calme étrange que la ville à l'époque recelait.

Et curieusement, le premier épisode s'intitulait "Court-19 : Episode 1 - Frène dans le virage".. J'avais identifié par erreur l'arbre (un érable) comme un frêne.


Mais revenons à aujourd'hui (quel aujourd'hui? le 4 avril ou le 2 mai ?)... Juste un point sur ce qui est déjà en cours. Je ne veux pas vous faire peur, mais juste vous alerter avec le rapport du Réseau international pour l’élimination des polluants où il est question de la mer... et d'une vague de fond aussi qui nous menace. Juste un extrait de ce qui est paru dans le Monde du 29 avril:

"Le diagnostic se précise sur les maux dont souffre le monde aquatique. Pas ceux de demain, que le réchauffement climatique va rendre de plus en plus aigus, mais ceux d’aujourd’hui, directement liés à ce que les humains déversent dans l’eau depuis des décennies. Engrais, pesticides, métaux lourds, hydrocarbures, résidus de médicaments, milliers de tonnes de crème solaire et plastique sous toutes ses formes, sans compter les sédiments chargés de divers produits chimiques y juxtaposent ou synthétisent leurs effets délétères. Ils entraînent des anomalies de développement, des pertes de réponse immunitaire et une baisse de la fertilité chez les espèces aquatiques. Exposés à de nombreux perturbateurs endocriniens (PE), privés de leurs frayères et de leurs nourriceries détériorées, la faune et les végétaux pâtissent des déséquilibres qui menacent des chaînes alimentaires entières, du plancton jusqu’aux oiseaux marins.


Mises bout à bout, les publications scientifiques qui rendent compte de l’irrémédiable dégradation des écosystèmes marins et d’eau douce composent un tableau consternant. Plus de deux cents de ces études sont résumées dans un rapport sur les Polluants aquatiques dans les océans et les pêcheries, publié mardi 27 avril. Ce recensement a été réalisé pour le Réseau international pour l’élimination des polluants (IPEN), qui regroupe plus de 600 ONG dans plus de 120 pays, avec l’organisation australienne pour un avenir sans toxiques (National Toxics Network, NTN)."


La forêt, elle aussi est en danger et au lieu d'un grand discours - je pense que vous en êtes conscients aussi, je vous offre une vidéo d'un groupe "métal" Français mondialement connu qui en parle aussi: Gojira - Amazonia:


Il ne font pas qu'en parler , ils ont rassemblé des fonds pour sauver aider à la forêt amazonienne

Il n'y a pas que la forêt, les civilisations souffrent aussi, voici donc une deuxième vidéo de ces quatre musiciens: Gojira “The Chant”  

 



Bon dimanche (lequel ?)


La Fleur du Dimanche

dimanche 6 novembre 2016

Novembre, il neige des feuilles, des poèmes et des chansons d'automne

Les ciels de novembre se découpent sur les arbres à l'horizon sombre, les dernières pâquerettes se morfondent dans la prairie, les pieds gelés, ce n'est plus que verts sombre et ocre:


Dernières pâquerettes - Photo: lfdd

"Quand l'Automne, abrégeant les jours qu'elle dévore,
Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore,
Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu,
Que le bois tourbillonne et qu'il neige des feuilles,
Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles,
Comme un enfant transi qui s'approche du feu.
.....
Ton soleil d'orient s'éclipse, et t'abandonne,
..."

Dans la forêt, la lumière traverse à peine:


Derniers rayons de novembre - Photo: lfdd
Le soleil fait une percée:


Dernier soleil de novembre - Photo: lfdd

Encore un poème de novembre:

"Je te rencontre un soir d'automne, 
Un soir frais, rose et monotone. 
Dans le parc oublié, personne.

Toutes les chansons se sont tues : 
J'ai vu grelotter les statues, 
Sous tant de feuilles abattues.

Tu es perverse. Mais qu'importe 
La complainte pauvre qu'apporte 
Le vent froid par-dessous la porte.

Fille d'automne tu t'étonnes 
De mes paroles monotones... 
Il nous reste à vider les tonnes.

Charles Cros.

Dernière lumière de novembre - Photo: lfdd

Et il repleut du poème triste

Novembre

Captif de l’hiver dans ma chambre
Et las de tant d’espoirs menteurs,
Je vois dans un ciel de novembre,
Partir les derniers migrateurs.

Ils souffrent bien sous cette pluie ;

Mais, au pays ensoleillé,
Je songe qu’un rayon essuie
Et réchauffe l’oiseau mouillé.

Mon âme est comme une fauvette

Triste sous un ciel pluvieux ;
Le soleil dont sa joie est faite
Est le regard de deux beaux yeux ;

Mais loin d’eux elle est exilée ;

Et, plus que ces oiseaux, martyr,
Je ne puis prendre ma volée
Et n’ai pas le droit de partir.
François Coppée

Mais sortons de la forêt, vendangeons l'amour:


Dernières vendanges de novembre - Photo: lfdd

Bon, dites à Avril de me sortir des froides chaines de Novembre:

November has tied me
To an old dead tree
Get word to April
To rescue me
November's cold chain



Dernier rayon de novembre - Photo: lfdd

 

Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir

Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche