mercredi 8 décembre 2021

Calendrier 2022 Seconde! On passe en deuxième partie de l'année avec les fleurs

 Il y a une semaine je vous proposais au choix le programme du calendrier 2022 à choisir parmi les deux photographies finalistes d'un pré-choix de plus de 100. Il en reste 12 ou plutôt 11, le choix de décembre que j'avais proposé avec quatre photos plus ou moins originales s'est avéré un plébiscite pour le fusain. Vive l'Art!

Comme je vous le disais mercredi dernier, pour voter, deux solutions, la plus simple, un mail avec les douze mois et le choix 1 ou 2 indiqué. Sinon les réseaux sociaux fb et Insta, mais c'est plus compliqué. 

Je pense éventuellement faire deux versions de calendrier et pour les "individualistes" il y a une version "à la carte" avec un petit supplément... Alors, à vos crayons ou clavier, n'oubliez pas de voter (et de commander*):


Juillet 

Choix 1:

Choix 2:


Aout


Choix 1



Choix 2



Septembre


Choix 1



Choix 2



Octobre


Choix 1



Choix 2




Novembre


Choix 1



Choix 2



Décembre pour les paresseux


Choix 1


Choix 1


La Fleur du Dimanche

* Si vous répondez avant dimanche 12 décembre, vous aurez la chance de bénéficier d'un tarif "souscription" intéressant. Alors pourquoi hésiter à se faire plaisir... 

 Pour souscrire, soit par mail à lafleurdudimanche (at) gmail (point) com 

Vous pouvez directement souscrire sur Ulule ici (je tiendrai compte de la date de souscription):

https://fr.ulule.com/calendrier-fleurs-2022-cartes-de-voeux-et-photos/



vendredi 3 décembre 2021

Lueur Boréale par l'OPS: La musique nordique nous éclaire

 Le programme de ce concert "Lueur Boréale" de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg est doublement d'actualité. Si l'on considère que les festivités de Noël nous viennent des pays nordiques d'une part, cette atmosphère est propice à ces temps d'avant les fêtes. D'autre part, la pièce qui démarre le concert, l'Ouverture de Hermann et Dorotea de Robert Schumann est pile dans l'actualité culturelle et est en phase avec l'exposition consacrée à "La Marseillaise" au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.


OPS - Lueur Boréale - Aziz Shokhakimov - Schumann - Ouverture Hermann et Dorotea - Photo: lfdd


Cette pièce qui a l'origine devait être un concert-oratorio basé sur le récit en vers éponyme de Goethe est devenu cette "ouverture" "écrite en quelques heures" le 20 décembre 1851 pour sa "chère Clara" et a été crée le 23 décembre. S'y mêlent les airs d'amour entraînants et la mélodie de la Marseillaise reprise et adaptée et qui clôt martialement cette pièce. Le chef Aziz Shokhakimov, en pleine forme, et en chaussettes rouges, dirige avec entrain et énergie cette vivace introduction au concert.


OPS - Lueur Boréale - Aziz Shokhakimov - Alexandre Tharaud - Grieg - Concerto pour piano - Photo: lfdd


La pièce de résistance, ou cerise sur le gâteau est le concerto pour piano en la mineur opus 16 d'Edvard Grieg qui voit le soliste en résidence Alexandre Tharaud sur son piano Yamaha dialoguer avec l'orchestre. Il faut vraiment le voir, totalement immergé dans les notes, même quand il ne joue pas, il partage son enthousiasme et son énergie avec les musiciens. Et il faut voir ses doigts fins tour à tour voler sur le clavier ou enchainer à une vitesse folle les notes ou caresser avec délicatesse les touches. Au début de l'Adagio molto moderato, les timbales sonnent dans un envol puissant avant que le piano ne calme le jeu et qu'un air de danse prenne corps. Puis les trompettes résonnent et une phase plus calme s'ensuit. Pour l'Adagio, assez court, après un dialogue vents et cordes, le piano reprend le thème et dialogue en alternance avec l'orchestre, toujours très complices. Le mouvement se termine en douceur. Le dernier mouvement, l'Allegro Moderato et marcato est assez rythmé, percussions et cuivres sonnent et emmènent à la danse. Le piano revient avec lyrisme avant un dernier tour de danse populaire et enjouée dans un dialogue de plus en plus rapide.


OPS - Lueur Boréale - Alexandre Tharaud - Rameau - Les Indes Galantes - Photo: lfdd


Les bravos nourris appellent un bis qui sera une sonate de Scarlati pour laquelle Alexandre Tharaud prouve encore sa vélocité et dissocie sa main droite qui avale les notes avec brio et où la gauche les accompagne de part et d'autre. Un bis ne suffisant pas, il nous gratifie d'un passage des Indes Galantes de Jean-Philippe Rameau qui devient de plus en plus célèbre...


Après l'entracte, ce sera à nouveau l'orchestre avec la Symphonie N°1 en mi mineur op.39 de Jean Sibelius créée en 1999. Sibelius en a commencé l'écriture trois ans avant après avoir entendu la Symphonie Fantastique de Berlioz.


OPS - Lueur Boréale - Aziz Shokhakimov - Sibelius - Symphonie N° 1 - Photo: lfdd


Elle débute avec l'Allegro ma non troppo - allegro energico avec un solo de clarinette qu'accompagnent les timbales. La mélodie mélancolique sera reprise par les cordes dans le dernier mouvement. Les cors se joignent au solo puis les violons, le mouvement s'accélère et enfle dans les graves . Le deuxième mouvement, un Andante ma non troppo - est très mélodique, poussé à bout par les cordes et répété en chorus est d'une grande beauté. Le quatrième et dernier mouvement est assez nostalgique, l'air de la clarinette revient, repris par les cordes en crescendo. La fin, en pizzicato est surprenante.


OPS - Lueur Boréale - Aziz Shokhakimov - Sibelius - Valse Triste - Photo: lfdd

Et l'orchestre sous la houlette d'Aziz Shokhakimov nous gratifie d'un beau bis avec une belle Valse Triste de Sibelius.


La Fleur du Dimanche

mercredi 1 décembre 2021

Forever de Tabea Martin au Maillon: Batifoler avec la mort entre sang et larmes et rire sans fin

Mourir pour de rire, c'est un jeu d'enfant. Et quand Tabea Martin, la chorégraphe suisse qui s'est formée à Amsterdam s'en empare, le jeu devient spectacle. A partir d'un travail qu'elle a réalisé avec les enfants de 8 à 12 ans sur ce sujet - la vie, la mort, l'immortalité - est née cette pièce Forever, pleine de vie, d'énergie et d'humour... noir!

Forever - Tabea Martin - Maillon - Photo: Nelly Rodriguez


La petite troupe, Tamara: Tamara Gvozdenovic, Rebecca: Rebecca Journo, Miguel: Miguel do Vale, , Benjamin: Benjamin Lindh Medin et Daniel: Daniel Staaf (qui est toujours en retard, que l'on attend mais qui est quand même là) nous attendent depuis une éternité quand nous rentrons dans la salle du Maillon, et nous observent. Ils, elles ont le temps pour eux, elles et nous le disent: "Nous sommes ici et nous resterons ici, pour toujours..." Et ils nous le prouveront, par le miracle de la resurrection qu'ils déclinent dans toutes les formes possibles, et pour commencer dans la version dansée, après avoir déclenché un dispositif musical, l'u(e), après l'autre et répété, sobre, loufoque et sous la forme classique comme une mort du cygne pour conjurer le sort.

Forever - Tabea Martin - Maillon - Photo: Nelly Rodriguez


Tels des cygnes, d'ailleurs dans leur jupette blanche, en plastique (on se demande pourquoi..., mais la suite nous le dira) ils vont vivre et expérimenter toutes sortes de morts, d'agonies, d'assassinats, de meurtres, de suicide, d'accidents, en vrai et en écrits, avec force sang et larmes. Une belle agitation, des prises à partie et des révoltes individuelles, des rappels à l'ordre et des tableaux d'ensemble ou des duos façon piéta. Le thème est sujet à mouvements, gestes et chorégraphie, jeu également. 

Forever - Tabea Martin - Maillon - Photo: Nelly Rodriguez


Car la petite troupe que l'on sent très complice arrive à décliner toutes ces idées et questionnements avec entrain, rebondissements (même sur des ballons) sans lâcher le rythme. Le dispositif scénique surprenant devient matière à rire aussi au fur et à mesure que l'on en devine l'usage musical ou dramatique (répétition d'une action ou retour à zéro jusqu'à l'interdit qui se dévoile et déferle comme un cataclysme). Débouchant sur une veillée aux bougies à l'envers... Fin définitive? Mais ils nous avaient prévenus.... Ils, elles sont éternels.elles. Pour notre plus grand bonheur.

Forever - Tabea Martin - Maillon - Photo: Nelly Rodriguez



La Fleur du Dimanche



Au Mailon, du 1er au 4 décembre 2021


Avec : Tamara Gvozdenovic, Rebecca Journo, Benjamin Lindh, Daniel Staaf, Miguel do Vale
Chorégraphie : Tabea Martin
Assistance chorégraphique : Laetitia Kohler
Scénographie : Veronika Mutalova
Costumes : Mirjam Egli
Lumière : Simon Lichtenberger
Musique : Donath Weyeneth
Dramaturgie : Irina Müller, Moos van den Broek
Stagiaire en dramaturgie : Nadja Rothenburger
Regard extérieur : Sebastian Nübling
Documentation vidéo : Heta Multanen
Documentation photo : Nelly Rodriguez/ Heta Multanen
Direction de production : Franziska Ruoss
Production : Tabea Martin

Coproduction : Kaserne Basel, dans le cadre du Fonds pour jeune public de Reso – Réseau Danse Suisse. Avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture
Avec le soutien de : la commission spécialisée pour la danse et le théâtre de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne, de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia, du Pour-cent culturel Migros, de la Fondation Nestlé pour l’Art, de la Fondation Stanley Thomas Johnson, de la Fondation Ernst Göhner et de la Fondation Ruth et Paul Wallach
La Compagnie Tabea Martin : est soutenue par la convention de soutien conjoint entre la commission spécialisée pour la danse et le théâtre de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne et la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia    

En avant ! Première, le calendrier 2022 de La Fleur du Dimanche

 Pour sa neuvième année - Eh oui, déjà... - le calendrier fait fort!

Il vous permet de choisir vous-même les photos de fleurs, mais pas que..., qui vont illustrer les mois de l'année à venir. Il ne vous reste plus qu'à choisir.

Pour commencer, je vous propose les six premiers mois, de janvier à juin. Les six derniers mois suivent très vite.

A vous de départager le duo de photos. Pour voter, rien de plus simple:

1. Vous répondez par mail avec le nom des mois et votre choix (1 ou 2) 

2. Si vous êtes sur Facebook ou Instagram, vous "likez" et mettez en commentaire en clair votre choix (soit 1 ou 2, soit "Mon choix pour ..... le mois".

A vous de jouer:

Janvier:

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Janvier - Choix 1 - Photo: lfdd

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Janvier - Choix 2 - Photo: lfdd


Février:

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Février - Choix 1 - Photo: lfdd

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Février - Choix 2 - Photo: lfdd


Mars:

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Mars - Choix 1 - Photo: lfdd

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Mars - Choix 2 - Photo: lfdd


Avril:

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Avril - Choix 1 - Photo: lfdd

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Avril - Choix 2 - Photo: lfdd


Mai:

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Mai - Choix 1 - Photo: lfdd

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Mai - Choix 2 - Photo: lfdd

Juin:

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Juin - Choix 1 - Photo: lfdd

Calendrier 2022 - La Fleur du Dimanche - Juin - Choix 2 - Photo: lfdd



Et si vous ne connaissiez pas encore La Fleur du Dimanche et les billets dominicaux - même s'il se font rares ces derniers temps, il y a plein de photographies, dont celles du calendrier, que vous n'aviez pas vues, sachez que le billet est accompagné d'un TVA (Texte à Valeur Ajoutée) et pour celui du jour, je vous offre un poème de Avrom Stutzkever, issu du livre "Heures rapiécées - Poèmes en vers et en proses", livre traduit par Rachel Ertel qui pour cette traduction a eu le prix Bernard Hoepffner décerné par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs.


suis-je le dernier poète d'europe ?

mon chant pour des cadavres, corbeaux ?

je sombre dans le feu, les marais, l'immondice

captif des heures rapiécées d'étoiles jaunes.


Vous avez découvert l'origine du titre du livre ?


Pour le procès de Nuremberg en 1946 et écrit:

"On dit: j'exige justice pour des millions

à jamais restera cette heure, pour l'éternité."

mais les millions ne sont plus, sont exterminés

quelle est la justice que je peux exiger ?



et de tes larmes crée un déluge, de ton rire une lave,

et fais herber une nouvelle herbe.


Xavier Houssin qui en parle dans le Monde des livres le 26 novembre sous le titre "Faire revivre la "langue des exterminés" en conclut:

"Dans la Bible, le prophète Isaïe n'a-t-il pas promis: "Vos os refleuriront" ?


Bon mois de décembre, et bonne année 2022


La Fleur du Dimanche


* Si vous voulez commander et réserve votre calendrier, un mail à lafleurdudimanche (at) gmail (point) com avec votre adresse et le nombre d'exemplaires que vous voulez prendre (pour offrir, c'est un beau cadeau !). Un tarif dégressif sera étudié. Au départ, le calendrier sur papier glacé haut de gamme - format 21X28cm est à 20 € plus frais d'envoi. Je ne fais pas de bénéfice sur ce tarif, c'est le prix coûtant.

La deuxième partie est là

Calendrier 2022 Seconde! On passe en deuxième partie de l'année avec les fleurs


mardi 30 novembre 2021

Yellel de Hamid Ben Mahi: Retour au Bled rythmé et en couleur, ça pulse

 Depuis vingt ans, Hamid Ben Mahi danse, chorégraphie et explore son passé et ses origines.

Avec Yellel, à Pôle Sud, présenté avec le Festival Strabourg Méditérranée, il retourne en souvenir au village d'où vient son père après y être retourné avec la tribu plus de dix fois. Et il se pose des questions sur l'identité, la pays, la culture, les traditions: "oublier" ou "s'oublier"... "avec le temps...".

Pôle Sud - Strasbourg Méditerranée - Yellel - Hamid Ben Mahi

Gratter le souvenir, caresser le mur blanc sur lequel se projette le passé, intégrer lentement, comme une procession les parfums, les odeurs du pays, lentement laisser le corps se rappeler des rythmes ancestraux, les mixer avec la danse urbaine, lentement, passer le relais, faire tourner le manège de la danse, lentement, celle du pays, et celle du pavé de la ville. Se rapprocher, se côtoyer, au ralenti, puis de plus en plus vite, se laisser emporter par la musique, les percussions qui sourdent et remuent les corps.

Pôle Sud - Strasbourg Méditerranée - Yellel - Hamid Ben Mahi


Ces corps colorés (rose, rouge, jaune, bleu, vert, orange, rose fuchsia,...) qui emplissent et occupent la scène, se suivent, laissant chacun.une se faire une place, s'exprimer dans son corps, son geste, son style, et se retrouver dans des mouvements d'ensembles en symbiose, en harmonie et en dynamique. De temps en temps, faire une pause, prendre de l' "AIR", "ICI" et là-bas, se projeter dans le décor de moucharabieh, sur la plage et face à la mer. Se replacer dans le souvenir, se questionner sur l'enfance, Versailles et le "pays" que l'on va voir en groupe, chaque été. Essayer de le retranscrire en mouvement, laisser chacun.une s'exprimer dans des solos et rapidement reprendre sa place dans la troupe, dans les mouvements mixtes, alternant une relecture des danses traditionnelles et des écritures singulières qui mettent en valeur les individus et leur virtuosité, leur beauté, leur agilité (magnifiques intrerprètes: Hamid Ben Mahi lui-même, toujours fringant et Aïda Boudrigua, Matthieu Corosine, Elsa Morineaux, Arthur Pedros et Omar Remichi) et des ensembles virevoltant ou battent en rythme. 

Pôle Sud - Strasbourg Méditerranée - Yellel - Hamid Ben Mahi


La musique, une mélodie nostalgique à l'oud, qui de temps en temps se fait submerger par des vagues de percussions, occasion pour les danseurs.euses de faire leur numéro de virtuoses, pour renaître dans une nouvelle plage de calme mélancolique pour finir dans de grands éclats de rire. 

Et presque ne jamais finir tellement leur énergie est contagieuse et la salle les suit.


La Fleur du Dimanche


Yellel

Présenté avec le Festival Strabourg Méditérranée

30 novembre - 1er et 2 décembre 2021 


Direction artistique et chorégraphie : Hamid Ben Mahi
Conseil artistique : Michel Schweizer
Interprétation : Hamid Ben Mahi, Aïda Boudrigua, Matthieu Corosine, Elsa Morineaux, Arthur Pedros et Omar Remichi
Direction musicale et arrangements : Manuel Wandji
Composition musicale : Manuel Wadji, Hakim Hamadouche (mandoluth) et Ahmad Compaoré (batterie et percussions)
Création vidéo : Christophe Waksmann
Création lumière et régie générale : Antoine Auger
Régie son et vidéo : Sébastien Lamy

Production : Compagnie Hors Série
Coproduction : CCN de La Rochelle – Direction Kader Attou, Cie Accrorap / Théâtre Jean Lurçat – Scène Nationale d’Aubusson / OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine / POLE-SUD – CDCN Strasbourg / La Manufacture – CDCN Nouvelle-Aquitaine
Avec le soutien : L’Horizon, recherches et créations – La Rochelle
Ce projet est soutenu par l’ADAMI et bénéficie du Fonds d’Aide à la Création de la Ville de Bordeaux
La compagnie Hors Série est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Nouvelle-Aquitaine – Direction Régionale des Affaires Culturelles et est subventionnée par la Région Nouvelle-Aquitaine, le Conseil départemental de la Gironde et la Ville de Bordeaux.
   

samedi 27 novembre 2021

20 Ans au TAPS: Et toutes ses dents pour mordre la vie et tous ses souvenirs pour se rassembler

 Pour fêter les vingt ans du Théâtre Actuel et Public de Strasbourg - TAPS, Olivier Chapelet son directeur actuel et également metteur en scène a donné carte blanche à un auteur, Thierry Simon qui, hasard de la programmation voit trois de ses textes joués lors de la saison, pour écrire non pas un "gâteau d'anniversaire" mais un texte qui pourrait questionner la thématique.

TAPS - Vingt Ans - Thierry Simon - Olivier Chapelet - Photo: Benoit Linder


Ce dont Thierry Simon s'est bien sorti. Un des contraintes étant que ce texte puisse être joué par huit comédiennes et comédiens, des artistes qui ont été associé(e)s au théâtre ces dernières années, l'idée de mettre en scène, en action, un groupe activiste (politique) qui en 2001 fit son voyage à Gênes lors de la manifestation anti-G8 de triste mémoire. Histoire de rappeler quelques événements de cette année-là... Il y eut aussi un 11 septembre dont on verra - et se souviendra - le choc initial et ses retombées. Mais ce qui intéresse l'auteur, et qui va apporter toute la vie et la sensibilité, l'émotion, l'humour, à cette "tribu", ce sont les détails de caractère, de situations et de pensées personnelles, les affinités et les oppositions, les liens et les accrocs qui vont se former ou cristalliser entre les différents personnages que nous allons découvrir au fur et à mesure de cette pièce "Vingt Ans".

TAPS - Vingt Ans - Thierry Simon - Olivier Chapelet - Yann Siprtott - Photo: Benoit Linder


Cela se passe dans un chalet en montagne du côté de Molines en Champsor, en hiver, sous la neige qui tombe dru, lors de la réunion anniversaire pour de laquelle la plupart arrivent pour renouer, se souvenir, discuter et éventuellement regretter le temps ou leurs trajectoires personnelles, ou celle d'un ou d'une autre. Et même se disputer ou se fâcher. La vie, quoi... Et bien sûr parler de politique, d'engagement en comparant les situations et les idées "à l'époque" et "aujourd'hui". Le "à l'époque" devenant tellement présent qu'il se déroule devant nos yeux. C'est une des facettes intéressante du jeu, ce passage entre 2001 et 2021 qui dynamise le déroulement de la pièce, une autre étant les "zooms" sur l'un ou l'autre des personnages qui bénéficie d'une analyse et d'un commentaire par un des membres du groupe en aparté "au public". 


TAPS - Vingt Ans - Thierry Simon - Olivier Chapelet - Photo: Benoit Linder


Et nous allons ainsi pouvoir découvrir des êtres humains avec leurs engagements, leurs sentiments, leur façade ou leurs motivations, les relations réelles ou rêvées, évoquées ou cachées, qui peu à peu se construisent sous nous yeux: Alex l'hôtesse organisatrice, ses regrets secrets, animatrice (et messagère) de l'événement (Catherine Javaloyès), Camille hésitante et secrète (Aude Koegler), Béa au franc parler dynamique (Cécile Geerbrant), Marie et sa (très) vieille camionnette et ses provisions bio ramenées de sa ferme (Pascale Jaegy), Maud et son intransigeance et son dogmatisme (Pascale Lequesne), Zélie sa réserve et sa tarte au chocolat bourrée d'amour, Yann et son SUV et son parcours atypique après Gènes (Yann Siptrott), Mathieu et ses interventions (trop) brillantes (Raphaël Scheer) et Gabriel que l'on attend et qui est l'occasion d'une scène émouvante et drôle à la fois. 

TAPS - Vingt Ans - Thierry Simon - Olivier Chapelet - Yann Siptrott - Photo: Benoit Linder


La scénographie d'Emmanuelle Bischoff avec les lumières de Sébastien Small nous font voyager dans l'espace et le temps avec magie et les mélodies au piano de Grégory Ott ponctuent les différents tableaux avec sensibilité. La mise en scène d'Olivier Chapelet nous emmène dans ce voyage dans le temps et nous offre ce magnifique jeu de comédiens qui nous rend sensibles à l'être ensemble et l'engagement, aux ferments et aux liens d'un groupe, tout en nous faisant traverser la variété des émotions que nous pouvons ressentir, de la joie, du plaisir, du rire, de la tristesse et de la nostalgie en nous invitant à jeter nous-même également un regard rétrospectif sur ces vingt dernières années. Une très belle initiative pour un anniversaire.


TAPS - Vingt Ans - Thierry Simon - Olivier Chapelet - Photo: lfdd


La Fleur Du Dimanche  


Vingt Ans

Du 23 au 28 novembre 2021


Création 2021
De Thierry Simon – édité chez Lansman Editeurs
Mise en scène Olivier Chapelet
Avec Cécile Gheerbrant, Pascale Jaeggy, Catherine Javaloyès, Aude Koegler, Pascale Lequesne, Pauline Leurent, Raphaël Scheer, Yann Siptrott
Scénographie Emmanuelle Bischoff
Régie générale Denis Rondel
Lumière Sébastien Small
Son Damien Weber
Création musicale Grégory Ott
Costumes Pauline Kieffer
Construction décor Pierre Chaumont
Assistanat à la mise en scène Coline Chapelet
Administration Alexia Hagenmuller
Assistanat à la scénographie Anaïs Leviel
Assistanat lumière et régie Perrine Pateyron
Production TAPS - Théâtre actuel et public de Strasbourg. Production déléguée OC&CO.

vendredi 26 novembre 2021

Bon Anniversaire ST-ART 2021: Le renouveau ?

 Après une année 2020 à oublier, ST-ART, la foire d'Art Contemporain de Strasbourg qui fête ses 25 ans revient en se posant des questions sur l'avenir...

La Carte Blanche donné à Patricia Houg, la directrice artistique interroge l'avenir de notre planète sous les auspices de l'écologie et son choix éclectique réunit des artistes du monde entier et même un artiste strasbourgeois Ryo Tomo, qui avait déjà exposé ce travail au Syndicat Potentiel. Luc Lapraye interroge avec humour le réchauffement climatique et la gestion des déchets et du plastique, ce plastique qui est aussi au coeur du travail de la Coréenne Ha Cha Youn qui collecte depuis vingt ans des sachets sur les marchés pour en faire des oeuvres d'art. Le togolais Clay Appenouvon réagit à la marée noire qui a souillé les plages de son pays tandis que Jérémy Gobé, dont le travail conjuge la renaissance de la dentelle du Puy et la préservation des coraux dans un travail autant pédagogique que de recherche expose sur cette thématique une sculpture en béton et une autre monumentale en tissu. Et à côté, Vaughn Bell installe avec Village Green des petites maisons en verre à expérimenter.

St-Art : Patricia Houg - Luc Lapraye - Photo: lfdd

St-Art : Ha Cha Youn - Photo: lfdd

St-Art : Ha Cha Youn - Photo: lfdd

St-Art : Ha Cha Youn - Photo: lfdd

St-Art : Ryo Tomo - Photo: lfdd

St-Art : Ryo Tomo - Photo: lfdd

St-Art : Vaughn Bell - Village Green - Photo: lfdd


St-Art : Jérémy Gobé - Photo: lfdd

St-Art : Clay Apenouvon - Photo: lfdd


Curieusement, le stand de la Région Grand Est (se sont-ils donné le mot) présente une sélection d'artistes vivant et travailat en région sous l'intitulé "Il n'y a pas de Planète B" sous le commissariat de Vincent Verlé. Et nous puvons y voir sur ce stand labyrinthe Guillaume Barth, Stefania Crisan, Julie-Faure-Brac, Vanessa Gandar, Delphine Gatinois, François Génot et Emilie Vialet:

St-Art - Grand Est - Julie-Faure-Brac - Photo: lfdd

St-Art - Grand Est - Julie-Faure-Brac - Photo: lfdd

St-Art - Grand Est - Francois Génot - Photo: lfdd

St-Art - Grand Est - Francois Génot - Photo: lfdd

St-Art - Grand Est - Delphine Gatinois - Photo: lfdd



De la région également et toute nouvelle galerie dont c'est la remière à ST-ART, Sandra Blum qui expose Thomas Henriot et ses magnifiques dessinns de la Havane, vus précédemment chez Christophe Tailleur et Delphine Grandvaux, Antoine Halbwachs, Rose-Marie Crespin, Jérôme Pergolsei et d'autres...

St-Art - Sandra Blum - Thomas Henriot - Photo: lfdd


Autre nouvelle galerie strasbourgeoise, la Galerie EAST de Steve Riff et Marie Munhoven (qui va ouvrir dans le rue du Faubourg de Pierre la semaine prochaine... Attention /!\ ) et qui propose des oeuvers de Picasso, Jean Arp, Jean-Marc Bustamante, Maorizio Catelan (une table!) Daniel Schlier, Marius Pons de V. et plein de sculptures de fleurs de Nicolas Schneider.


St-Art - EAST Galerie - Steven Riff - Nicolas Schneider - Photo: lfdd


La Galerie Without Art expose sur deux stands, l'un avec la peinture entre autre de Hans Hartung, Claire Illouz, André Kneib, Michel Déjean et Catherine Gangloff et le deuxième avec les photographies de Nathalie Savey et Stéphane Spach et les sculptures de Dominique Kippelen.

St-Art - Without Art Galerie - Catherine Gangloff - Photo: lfdd

St-Art - Without Art Galerie - Michel Dejean - Photo: lfdd


St-Art - Without Art Galerie - Hartung - Claire Illouz - Photo: lfdd

St-Art - Without Art Galerie - Nathalie Savey - Photo: lfdd

St-Art - Without Art Galerie - Stéphane Spach - Photo: lfdd

St-Art - Without Art Galerie - Stéphane Spach - Photo: lfdd


St-Art - Without Art Galerie - Dominique Kippelen - Photo: lfdd


Chez Philippe Decorde, nous trouvons Kurt Mair, Cécile Duchene, Francis Barat et Petra Werle entre autres.

St-Art - Philippe Decorde - Petra Werle - Photo: lfdd


St-Art - Philippe Decorde - Cécile Ducchêne - Photo: lfdd

St-Art - Philippe Decorde - Cécile Ducchêne - Photo: lfdd



Du côté de Colmar, la Galerie Murmure d'Audrey Clerc présente Antoni Tapies, Rose-Marie Crespin, Yolande Wuest, Pierre Muckensturm,... Et Rémi Bucciali, secondé par sa fille Alma qui expose aussi a accroché entres autres les tondos de Marie-Amélie Germain et les "emballages" de Christine Colin, les gravures de Marie-Pascale Engelmann, Michel Cornu, Baptiste Philippi et Raymond Waydelich.

St-Art - Alma et Rémi Bucciali - Marie-Amelie Germain - Photo: lfdd

St-Art - Rémi Bucciali - Christine Colin - Photo: lfdd


Marie-Amélie Germain présente aussi ses peintures de "Cabanes" chez Christophe Gratadou.

St-Art - Christophe Gratadou - Marie-Amélie Germain - Photo: lfdd


Encore de Colmar, la Galerie Audet qui a entre César, Yan Pei-Ming  et Picasso, des sculptures de Richard Orlinski. 

St-Art - Galerie Audet - Yan Pei-Ming - Orlinski - Photo: lfdd


De Mulhouse, Orlinda Lavigne expose Shka, Sliks, Gilbert1 et Aurel Rubbish et ses superbes découpages.

St-Art - Orlinda Galery - Aurel Rubbish - Photo: lfdd


Une autre galerie à ne pas rater, c'est Jean Gresset qui en plus des sculptures de Patrick Lang et de Robert Schad, des peintures de Jean-François Lacalmonde à découvrir et des affiches de Arthur Aeschbacher propose sur un très grand coin de mur les fonds de sa collection personnelle avec des bijoux de Marcelle Kahn, Ode Bertrand, Véra Molnar, Aurélie Nemour et Germain Roesz entre autres.

St-Art - Jean Gresset - Arthur Aeschbacher - Photo: lfdd


Juste à côté il y a la galerie mulhousienne de Valérie Cardi (également présente en Allemagne) et qui accrochait Bernard Latuner et Eugénie Bachelot-Prévert.

St-Art - Valérie Cardi - Bernard Latuner 


AEDEAN présentait leur découverte d'il y a deux ans, l'artiste de Hambourg, travaillant à Leipzig Theresa Möller, ainsi que Peter Bond, une vidéo de Robert Cahen, une collaboration entre Roger Ballen et Hans Lemmen, Jean-Damien Charmoille et les photos d'Andrej Pirrwitz.




Fidèle également la Galerie Lacan et ses estampes ainsi que le travail de Marie-Jo Daloz, Christphe Hohler, Pierre Muckensturm, Erro, Villéglé, Combas...
Incontournable également la Galerie Georges-Michel Kahn, ancien Strasbourgeois sur l'Ile de Ré aujourd'hui, avec les fidèles Ben, Joël Duccorroy, Mesnager, Bosser...
Bien sûr, La galerie de Delphine Courtay présente ses artistes Damien Derouvaux, Laurent Impeduglia, Alex Katz, Andrea Radermacher, Yannick Vey et Jacques Villéglé et un extrait de sa précédente exposition de mouchoirs peints "Panos".
La régionale Mina Mond est présentée par la galerie Pol Lemetais avec un beau solo show.

St-Art - Pol Lemetais - Mina Mond - Photo: lfdd

Restent à découvrir les nouvelles galeries: Houg (Olivier et Romain) à Lyon et Paris qui présentent des pièces historiques (Picasso, Seguy,..) ainsi que des choix contemporains intéressants dont les sculptures de Marie Bourget.
La Galerie André Girard qui présentait entre autres Marie-France Chevalier et l'Espace Art Absolument qui montrait Degan et les dessins de Barbara Navy.

St-Art - Espace Art Absolument - Barbara Navy - Photo: lfdd

Du côté Allemand, la galerie Luisa Catucci présente Olaf Hajek, Sally Muller et Kenneth Bloom.

St-Art - Galerie Luisa Catucci - Keneth Bloom - Photo: lfdd

St-Art - Galerie Luisa Catucci - Sally Muller - Photo: lfdd

St-Art - Galerie Luisa Catucci - Sally Muller - Photo: lfdd


Et une galerie qui vient de loin, la galerie H.A.N. qui nous vient de Corée, avec un duo d'artistes, l'une, Myungil Lee qui n'a jamais quitté la Corée, l'autre, Ryung Kal, née en Allemagne mais qui a suivi son cursus scolaire en Corée.  

St-Art - Galerie H.A.N. - Ryung Kal - Photo: lfdd


Revenons à Strasbourg, avec le stang de la Ville qui expose les artistes résidents au Bastion (plus de 30 artistes) dont Jeanne Bischhoff, Géraldine Husson, Mélodie Meslet-Tourneux, Ainaz Nosrat, Ben Jack Nash, Vinca Schiffman, et bien d'autres.

St-Art - Bastion - Mélodie Meslet-Tourneux - Photo: lfdd

St-Art - Bastion - Ben Jack Nash - Fanny Buecher - Photo: lfdd


St-Art - Bastion - Marine Chevanse - Photo: lfdd




Autre stand régional un peu atypique, celui d'Estelle Hoffert qui bénéficie d'un soutien en béton d'EQUIOM et qui présente un travail vidéo original en noir et blanc à la manière d'un film muet sur le déplacement symbolique de la ville dans la forêt.
Rappelons aussi le stand de La Chambre, le prix (Théophile Schuler) décerné par la SAAMS, le stand de l'Art Au Delà du Regard et ses éditions d'artistes en relief et un hommage particulier à Raymond Waydelich au regard de ses 50 ans de carrière que lui offre la Galerie L'Estampe. "Vive la Schmierwusrt" Comme dirait Lydia Jacob.

St-Art - Galerie L'Estampe - Raymond Waydelich - 50 ans - Photo: lfdd


St-Art - Galerie L'Estampe - Raymond Waydelich - 50 ans - Photo: lfdd


Pour essayer de répondre à la question du titre: "Le renouveau?", je vous donne rendez-vous l'année prochaine pour constater les effets et les suites de l'orientation que prend cette Foire. On peut déjà dire, avant les bilans chiffrés que le niveau moyen a bien progressé, surtout grâe à la sélection qui a été faite et le sérieux des choix qui ont été opérés, et nous attendons les retombées auprès d'autres galeries sérieuses qui devraient faire leur choix en fonction de ces éléments... 

Alors, rendez-vous l'année prochaine et désolé pour celles et ceux qui n'ont pas pu être cité(e)s.... 

A bientôt


La Fleur du Dimanche