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dimanche 1 septembre 2024

A Bussang, Julie Delille s'enracine dans le territoire avec Le Conte d'Hiver de Shakespeare

Bussang, le Théâtre du Peuple, vous connaissez sûrement, vous y êtes peut-être déjà allé.e.s, ou l'on vous a parlé de ce magnifique théâtre (en bois) planté dans la nature à plus de 700 mètres d'altitude et dont la scène s'ouvre sur la forêt pour que vos yeux ébahis découvrent le vieux chêne Fagus sylvatica (comme c'est prévu dans les statuts de l'association qui a fondé le Théâtre du Peuple de Maurice Pottecher) lors du spectacle de 15h00. Ou peut-être rêvez vous d'y aller depuis que je vous en parle (déjà en 2015 avec Vincent Goethals qui mettait en scène l'Opéra de quat'sous de Brecht ou il y a deux ans avec la trilogie Hamlet sous la direction de Simon Delétang). 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Cette année, c'est Julie Delille, nouvellement nommée directrice, qui s'enracine dans le territoire avec art et humanité (comme c'est gravé au fronton de la scène à Jardin et à Cour: "Par l'Art" "Pour l'Humanité"). Elle se donne la valeureuse mission d'ouvrir le théâtre à tous - et pas uniquement en été - et de croiser les sensibilités. Et pour commencer, elle nous offre une mise en scène d'une pièce assez rare de Shakespeare, Le Conte d'Hiver, une pièce un peu inclassable, qui commence comme un tragédie pour continuer de façon bucolique et finir par une surprenante fin heureuse autant qu'elle puisse encore l'être dans cette histoire une peu triste - comme le qualifie dans la pièce le fils de Léontes, Mamillius, quand il raconte à sa mère une histoire, "un conte d'hiver, parce que c'est triste". L'histoire est pleine de rebondissements, comme il se doit et on nous enjoint dès les premières paroles: "Regarde". Je dirais même plus, le texte étant la version traduite par Bernard-Marie Koltès: "Ecoute". Car le récit et ce qui est dit est magnifiquement mis en mots. Koltès, tout comme Shakespeare étant un grand poète de la parole dite. Nous en avons dès le début une magnifique démonstration dans les échange entre Léontes et sa femme Hermione qui doivent convaincre Polixènes de rester à la cour de Sicile. Pour leur plus grand malheur ! 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Dans cette première partie, nous avons donc Léontes, ami de jeunesse - presqu'un frère - de Polixènes, à qui ce dernier rend visite de sa Bohême natale, qui devient l'ennemi mortel parce qu'aux yeux du mari il séduit - ou aurait déjà séduit - son épouse.  Dans une magnifique mise en scène de danse de séduction, esquissant de délicates poses de danse baroque comme des tapisseries anciennes, les trois personnage engagent cette relation ambigüe. Les acteurs sont impeccables dans leurs personnages, Laurent Despond en Polixènes délicieux et charmeur, Laurence Cordier habitant avec grâce une Hermione qui ne manque pas d'arguments et Baptiste Relat qui par son port de corps de plus en plus contraint et diminué, par des gestes ralentis, intériorisés, freinés et arrêtés nous fait voir cette folie intérieure qui le paralyse et l'entrave. 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Il va ainsi errer comme un spectre, possédé par une douleur qui le ronge dans des dédales circulaires sans fin, entre des idées qui ne tournent pas rond et des attitudes suspicieuses envers le monde entier, pour déstabiliser la réalité. Une mention spéciale pour Yvain Vitus, campant un Camillo décontenancé par ce maître en face duquel il ne sait plus sur quel pied danser. 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Cette première partie se solde par la mort de la mère, Hermione - dont l'enfant duquel elle vient d'accoucher, Perdita, supposée adultérine, échappe à la mort par l'abandon dans l'exil - et de son premier fils Mamilius. Meurt également Antigonus - mari de Paulina, fidèle suivante d'Hermione - qui avait dû éloigner la fille de Léontes et qui se fait dévorer par un ours après avoir abandonné Perdita. 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Le décor de cette partie, création de Clémence Delille, tout en panneaux mobiles qui rendent l'espace mouvant et changeant, nous plonge, grâce aussi à de magnifiques jeux de lumière d'Elsa Revol, installant des clairs-obscurs dignes de peintres de la renaissance flamande et des tableaux de genre, dans un univers où nous perdons les repères, tout comme Léontes perd son esprit. N'oublions pas la création musicale de Julien Lepreux qui participe totalement à l'ambiance de la pièce, tantôt sombre et hiératique, tantôt plus vivace et enjouée. 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Les costumes, également créés par Clémence Delille, beaux et plutôt sombres, presqu'austères, rehaussés cependant de touches de dentelles blanches et d'un peu d'or nous mettent vraiment dans l'ambiance. Et les comédiens, pour la plupart amateurs - neuf qui ont des rôles fixes et six des alternants - sont impeccables du début à la fin du spectacle, une belle réussite. Il faut bien sûr aussi saluer toutes les forces vives qui ont participé autant sur les postes techniques que pour l'accueil et la création, prouvant que le théâtre peut être une passion partagée de la manière la plus large.


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Après un intermède et une réflexion sur le passage du temps (seize ans on passé), la deuxième partie s'ouvre rapidement sur une percée sylvestre et pastorale, en l'occurrence l'arrivée du berger, le père adoptif de Perdita et de son troupeau - selon les conditions météo, le troupeau arrive dans la salle au milieu des spectateurs après être descendu de la montagne, une expérience de théâtre originale ! S'ensuit une fête printanière colorée et fleurie lors de laquelle seront révélées les amours de Perdita (toujours la magnifique Laurence Cordier, telle mère, telle fille), qui ignore encore son état de princesse et de Florizel (alerte Valentin Merhilhou) fils du roi Polixènes, mais qui, lui, cache son état. Cette fête voit rassemblé du beau monde, dont le roi et son (in)fidèle second et toute une cohorte de personnages, à qui Perdita offre des fleurs. 

Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Pour Polixènes, elle va hésiter et tergiverser jusqu'à lui offrir du romarin, fleur le rajeunissant et symbole double selon le cas, de l'amour et de la mort, et pour Shakespeare un peu botaniste comme nous l'apprenons ici, symbole de la mémoire et du souvenir, et du passage du temps. Cette fête, estivale et qui renverse le côté hivernal de la première partie est l'occasion de festivités, de danses presque théosophiques, puis plus modernes, avec une ouverture à la population, conviée à la fête. Elle mène bien sûr à une série de retournements de de déplacements - Nous retournons de Bohême en Sicile à la cour de Léontes où tout cela va cristalliser entre l'arrivée des jeunes amoureux, accueillis avec bonheur, mais démasqués par le roi de Bohême, Hermione, sa statue hyperréaliste au point qu'elle en devient vivante, dévoilée par sa suivante Paulina - moment magique du spectacle, et le bouquet final avec deux mariages conclus, celui des jeunes héritiers et celui un peu plus surprenant de Camillo avec Paulina. 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Mais qu'importe, faisons la fête. Qu'importe aussi le personnage transgressif du colporteur fripon, Autolycus (Alerte Véronique Damgé) grâce à qui tout cela, bien involontairement se dénoue. Son regard à la fois critique et distant nous remet à notre place de spectateurs crédules et ses talents de travestissement se mettent en écho des transformations volontaires ou subies par les différents personnages. Le temps passe et nous nous émerveillons des conséquences de son passage et des changements subis par les personnages. Nous pouvons regarder, comme nous sommes invités à le faire, mais tout comme Léontes, nous devons nous méfier des interprétations erronées et nous garder de juger à première vue. Tout comme, pour le personnage de Clown (savoureusement campé par Garance Chavanat), nous n'avons pas affaire à un personnage comique - le terme de clown au départ, en anglais signifiait une personnage rustique, maladroit (l'origine vient de cloyn, clot - une motte de terre) et il incarne à la fois la naïveté et l'innocence mais aussi une conscience simple et immédiate et aussi, en lien avec son paysan-berger de père (Jean-Marc Michels, dans ce rôle taillé sur mesure) le sauveur et le garant de la vie et de l'avenir de Perdida, ce qui est le message profond de cette pièce: A travers les vicissitudes de la vie, l'innocence triomphe quelques soient les épreuves et les turpitudes par lesquelles nous serons passés. 


Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


Et c'est, j'imagine, le très beau message que Julie Delille a voulu faire passer, en tout cas la philosophie qu'elle devrait défendre ici*: impliquer tout le monde pour une meilleure entente entre les femmes et les hommes et une plus grande prise de conscience de la nature et de nos sens.


La Fleur du Dimanche


* Des journées spéciales prolongent déjà le cycle des représentations d'été en l'enrichissant: La journée du matrimoine le 14 septembre avec une marche des autrices à 11h00 et une carte blanche à Laurence Cordier, l'actrice principale du Conte d'hiver puis le 15 septembre la présentation d'une enquête de Marie Evain sur Mary Sidney alias Shakespeare

Le Conte d'Hiver - Shakespeare - Julie Delille - Photo: Jean-Louis Fernandez


 Le Conte d’hiver de William Shakespeare

Mise en scène Julie Delille

Du 20 juillet au 31 août 2024

Avec 

Laurence Cordier : Hermione / Perdita

Laurent Desponds : Polixènes

Elise de Gaudemaris : Paulina

Baptiste Relat : Léontes

Héloïse Barbat*, 
Garance Chavanat*, 
Sophia Daniault-Djilali*, 
Élise de Gaudemaris, 
Laurent Desponds, 
Yvain Vitus*, 
Véronique Damgé*, 
Laurence Cordier, 
Valentin Merilhou*, 
Jean-Marc Michels*, 
Baptiste Relat, 
Michel Lemaître* 
Gérard Lévy*

*membres de la troupe 2024 de comédien·nes amateurices du Théâtre du Peuple.

Dramaturgie Alix Fournier-Pittaluga
Scénographie et costumes Clémence Delille
Création lumière Elsa Revol
Musique Julien Lepreux
Assistanat mise en scène Gwenaëlle Martin
Assistanat scénographie et costumes Elise Villatte
Régie générale Pablo Roy

vendredi 1 mars 2024

Avec Accroche Note: Rogue Ø chez Nootoos: Ce n'est pas de l'arrogance, c'est de l'errance sans gravité

 Le titre de la pièce Rogue Ø de Léna Angster et Raphaël Languillat interroge. Un lettré dirait que l'on veut se moquer de lui, ou qu'on le méprise. Un sportif trouverait chaussure à son pied ou se mettrait au fitness. Ou si on est branché jeu, on serait alors partant pour une belle partie immersive.  Au final on peut trouver une peu tout cela et encore autre chose dans la création présentée par Accroche Note à l'espace Nootoss dans l'église Saint Pierre le Vieux à Strasbourg.


Rogue Ø - Accroche Note - Photo: Robert Becker


Le début est surprenant une fois rentré dans la salle, dans une semi-obscurité, avec quelques panneaux faiblement éclairés, un mélange de bruits divers et de sons stridents nous enveloppe, nous agresse presque. Un décompte s'ensuit, ponctuant le temps toutes les dix secondes. Ce n'est pas un compte à rebours, on compte le temps passé ensemble, et le temps passe, aiguisant notre curiosité, toujours baignés dans cet chaos musical, un peu comme le chaos original de l'univers. 


Rogue Ø - Accroche Note - Photo: Robert Becker


A quatre minutes trente, cela se calme, un son de guitare, suivi de près de lamentations de la clarinette s'étire. Un personnage immobile, ou se mouvant lentement sur la scène suit un parcours mystérieux. C'est la soprano Françoise Kubler, ses sifflements, bruits de bouche et mélopées se mêlent à la musique, quelques paroles chantées, reprises en écho s'intègrent dans la composition électronique de Raphaël Languillat qu'il produit et mixe en direct sur ses consoles, intégrant la guitare électrique de Stephen Ahrens et les clarinettes d'Armand Angster, délimitant le fond de scène. 


Rogue Ø - Accroche Note - Photo: Robert Becker


Tous sont habillés de combinaisons qui pourraient les faire ressemble à des astronautes uchroniques. Lena Angster arrive aussi sur scène au ralenti et se positionne derrière Françoise Kubler, la coiffant puis lui tenant devant le visage une lentille de Fresnel. Casque symbolique de scaphandre de voyageur de l'espace ou prothèse de vision. Puis elle bascule cette lentille en la lui posant sur les mains comme une offrande. 


Rogue Ø - Accroche Note - Photo: Robert Becker


Lena se meut lentement vers une chaise ghost sur laquelle elle va performer une lente et intéressante danse en apesanteur très crédible et très réaliste. On se croirait projetés dans une station spatiale. Puis va précautionneusement de positionner toujours au ralenti derrière les plaques lumineuses du fond de scène. 


Rogue Ø - Accroche Note - Photo: Robert Becker


La musique se fait stridente, des sifflements aigus marquent un nouvel épisode, avec des essais de communication entre les deux femmes, l'une tenant un miroir tandis que l'autre s'y mire et danse autour d'elle. Puis elles vont se retrouver avec un masque miroir, liées et reliées. 


Rogue Ø - Accroche Note - Photo: Robert Becker


S'ensuit une sorte de danse de séduction de Léna, attirance répulsion du côté du coin gauche de la scène, dialogue impossible, et ce sera du coin droit que jaillira la lumière, celle qui éblouit et même aveugle, tandis que le son s'éteint doucement sur cette mystérieuse troupe enfin rassemblée, dans quel but ?  


Rogue Ø - Accroche Note - Photo: Robert Becker
 

Le voyage mystérieux peuplé de sons étranges nous a en tout cas transportés dans un univers autre, parenthèse irréelle et suspension du temps. Une forme surprenante et stimulante.


La Fleur du Dimanche 

samedi 25 novembre 2023

ST-ART à Strasbourg, c'est parti et bien parti, et dans la bonne direction

 Ne vous fiez pas à l'énorme sens interdit (mais il n'est pas seul) de Jean Pierre Raynaud qui vous accueille dans le Hall d'entrée de ST-ART dans le magnifique bâtiment  conçu par Kengo Kuma. ST-ART est parti dans la bonne direction cette année.

L'année dernière (voir mon billet St-Art Strasbourg 2022, une nouvelle vague?) nous nous interrogions sur la nouvelle impulsion donné à la Foire qui existe à Strasbourg depuis plus de 25 ans. Nous avions senti un changement de direction et cette année l'impulsion s'est vraiment concrétisée. Le retour de galeries strasbourgeoise, Alsaciennes et d'ailleurs - entre autre Guy Pieters qui était là au début. De nouvelles galeries, jeunes et moins jeunes, de nombreux pays représentées, en plus de la coréenne HAN, et une sélection intelligente du duo Rémi Bucciali et Georges Michel Kahn et l'engagement artistique et professionnel de Carole Schaller qui a eu tout le soutien de sa direction, en particulier de Christophe Caillaud-Joos, directeur de Strasbourg-events. Résultat: plus d'une soixantaine de galeries pour tous les goûts et également une forte implication avec le tissus local. Par exemple le focus sur les 150 ans de l'Association des Amis des Arts et des Musées de Strasbourg qui fêtent dignement ce anniversaire avec une exposition consacrée à la Belle Strasbourgeoise avec l'original entouré de nombreuses relectures d'artistes d'aujourd'hui.


Guernica - Ukraine - Picasso Raynaud à ST-ART - Strasbourg - Photo: lfdd


La SAAMS s'occupe également d'un programme de conférences autour de l'art et sa modernité (IA et NFT) mais également son implication dans la société, que ce soit avec le projet de L'Industrie Magnifique ou la formidable réponse de Jean Pierre Raynaud à l'Ukraine avec son oeuvre qui appelle à s'opposer à son l'invasion dans un dialogue avec l'Histoire et le geste artistique de Picasso pour soutenir les républicains espagnols après le bombardement de Guernica en 1937 (voir mon billet sur cette oeuvre ici:  11 novembre - 26 avril - 24 février - Guernica - Ukraine - Jean Pierre Raynaud - Y a-t-il un sens ?) dans le hall d'entrée du bâtiment. Ne ratez pas ce samedi à 15h30 (avant la conférence de 16h00 le dialogue de Geneviève Charras avec ces oeuvres dans une performance chantée et dansée Aphorismes Dansés avec Baudouin Jannink à l'origine du projet Guernica Ukraine qui lira quelques aphorismes de Jean Pierre Raynaud. 


Geneviève Charras - Aphorismes dansés: sans interdit en regard de Guernica Ukraine - Photo: lfdd


Le hall accueille également la lune de Luke Jerram que nous avions pu voir à la cathédrale et qui revoit le jour dans cette cathédrale de Kengo Kuma grâce à l'Industrie Magnifique. ST-ART sera d'ailleurs le lancement de la nouvelle édition 2025 par Jean Hansmaennel.


ST-ART - L'Industrie Magnifique - Lune - Luke Jerram - Photo: lfdd


Autre structure associative présente, Apollonia qui remontre ses photos en soutien à l'Iran et ses femmes ainsi que le projet Vital dont l'installation Moss qui vous fait prendre conscience de la pollution dans le monde entier.

Il y a aussi les associations de l'Art au delà du Regard qui rend les oeuvres d'Art accessibles aux malvoyants et l'ARAHM qui intervient dans le social. 

Et DEVALER est descendu de ses montagnes de la vallée de Sainte-Marie aux Mines pour rencontrer les citadins. On y trouve Michel Bedez et Christophe Urbain les instigateurs du projet ainsi que Christian Pion, Pascal Poirot et Val Pareiso, les locaux de l'étape ainsi que Stéphanie-Lucie Mathern, Christophe Meyer, Hervé Bohnert et d'autres.


ST-ART 2023 - Dévaler - Photo: lfdd


Descendue aussi de son tableau, La Belle Strasbourgeoise, fierté de la SAAMS visite le salon.


ST-ART 2023 - La Belle Strasbourgeoise - SAAMS - Photo: lfdd

Et chez Pol Lemetais, nous croisons Mina Mond devant Les Petits Papiers et la sculpture de Paul Amar:


ST-ART 2023 - Pol Lemetais - Mina Mond - Paul Amar - Photo: lfdd


Chez Audet, vous avez Miotte et les membres de COBRA, historique et coloré


ST-ART 2023 - Audet - Miotte - COBRA - Photo: lfdd



Chez Chantal Bamberger, les sculptures en tissu de Myrtille Béal et les tressages féministes (avec de l'humour - regardez de près) de Claudie Hunzinger.


ST-ART 2023 - Bamberger - Myrtille Béal - Photo: lfdd

ST-ART 2023 - Bamberger - Claudie Hunzinger - Photo: lfdd


Chez Rémi Bucciali de Colmar, il y a du R.E. Waydelich et du Bucciali, la fille, Alma dont le père tire au tarot le Mat! 

ST-ART 2023 - Remi Bucciali - R.E. Waydelich - Photo: lfdd

ST-ART 2023 - Remi Bucciali - Alma Bucciali  - Photo: lfdd



Et chez Descorde, il y a un mouton parmi les Dutilleul, mais aussi de beaux verres d'Olivier Godat et la fidèle Petra Werlé avec ses couples qu'elle a mis "sous verre":
 

ST-ART 2023 - Philippe Decorde - Philippe Dutilleul  - Photo: lfdd

ST-ART 2023 - Philippe Decorde - Olivier Godat  - Photo: lfdd

ST-ART 2023 - Philippe Decorde - Petra Werlé  - Photo: lfdd

Et chez Sandra Blum, un couple en admiration devant les petit et précis dessins sur porcelaine de Rose-Marie Lortet:


ST-ART 2023 - Sandra Blum - Rose-Marie Lortet  - Photo: lfdd


Rose-Marie Lortet qui est aussi à la Galerie Murmure de Colmar avec ses très petites sculptures en papier:


ST-ART 2023 - Murmure - Rose-Marie Lortet  - Photo: lfdd
 


Autre galerie du Haut-Rhin, la Galerie JustBee de Masevaux avec, entre autres Germain Roesz, Didier Guth et Petr Beranek et Claudine Leroy-Weil:


ST-ART 2023 - JustBEE - Didier Guth - Petr Beranek  - Photo: lfdd

ST-ART 2023 - JustBEE - Germain Roesz - Petr Beranek  - Photo: lfdd


Et à Strasbourg, la Galerie AEDAEN avec les photos de Francesca Gariti, Life after life, ces pierre tombales sur lesquelles vit la mousse.

ST-ART 2023 - AEDAEN - Francesca Gariti  - Photo: lfdd


A suivre...


La Fleur du Dimanche


mercredi 6 septembre 2023

L'exposition Le Temps des Ardoises révélé - tour d'horizon pour préparer la visite à la Galerie Sandra Blum

Je vous avais annoncé le 1er septembre, jour du vernissage, l'exposition "Le Temps des Ardoises" à la Galerie Sandra Blum. Et je vous avais parlé des deux oeuvres de Robert Becker de la série "Derrière l'Image"; L'Annunciata - Peindre avec les mots" et "Purity - Secret".

Les oeuvres présentées, réalisées par les 52 artistes sont très variées et l'accrochage très cohérent les met en valeur chacune dans son style. Vous imaginez bien que le vernissage avec cinquante-deux artistes a attiré beaucoup de monde. Tous ceux et toutes celles qui sont venu(e)s peuvent en témoigner - sauf les quelques-un(e)s qui sont venu(e)s à 15h00, heure à laquelle j'avais annoncé l'ouverture de la galerie et le vernissage. Mais la sympathique galeriste a assuré l'accueil sans faute.

Je ne vais pas vous faire d'analyse ou de commentaire sur les différents travaux et vais uniquement vous en présenter quelques images pour vous donner envie d'aller découvrir par vous-même, en proximité,  ces petits bijoux de 18 cm X 26 cm - et même 14 X 22 pour la partie "ardoise" proprement dite s'il n'y a pas eu d'intervention sur le cadre.


Je rappelle le noms des 52 artistes et vais essayer de les récapituler pour les photos.

Corinne Albrecht - Alfred Angeletti - Emmanuel Antoine - Patrick Bastardoz - Robert Becker - Marine Bourgeois - Christiane Bricka - Anne Bulliot - Geneviève Charras - Philippe Charvolin - Nicolas Clair - Roger Cochard - Rose-Marie Crespin - Louis Danicher - Benoit Decque - Camille Dejean - Michel Dejean - Daniel Depoutot - Solene Dumas - Catherine Gangloff - Marie-Amélie Germain - Kevin Helan - Valérie Graftieaux - Antoine Halbwachs - Veronique Hauss-Jbil - Emmanuel Henninger - Erwin Heyn - Denis Jully - Klaus Kadel - Sylvie Lander - Claude Lory - Dominique Lutringer - Kim Lux - Gabriel Micheletti - Hafid Mourbat - Suzanne Obrecht - Marielle Paul - Jérôme Pergolesi - Pascal-Henri Poirot - Lucia Reyes - Germain Roesz - Chris Rul - Anna Sadler - Patrick Sadler - Franco Salas Borquez - Jean-Marc Scanreigh - Reza Seyfi Zoubaran - Robert Stephan - Jacques t’Kindt - Alain Tanguy - Raymond E. Waydelich - Nini Yu


Entrée à droite: Claude Lory - Emmanuel Antoine - Emmanuel Henninger



Entrée en face: Antoine Halbwachs - Chris Rul - Klaus Kadel 


Entrée à gauche: Solène Dumas - Rose-Marie Crespin - Franco Salas Borquez


Grande salle, mur de gauche:  Jérôme Pergolesi - Erwin Heyn - Denis Jully - Valérie Graftieaux - Klaus Kadel - Patrick Bastardoz - Kevin Helan - Gabriel Micheletti - Alfred Angeletti - Dominique Lutringer - Sylvie Lander - Lucia Reyes - Louis Danicher - Anne Bulliot - Patrick Sadler




Mur du fond à gauche : Catherine Gangloff - Michel Dejean - Marine Bourgeois - Roger Cochard



Mur du fond milieu: Marie-Amélie Germain - Suzanne  Obrecht - Raymond E. Waydelich - Germain Roesz



Mur du fond à droite:  Daniel Depoutot - Alain Tanguy - Geneviève Charras - Philippe Charvolin



Mur de droite au fond:  Benoit Decque - Corinne Albrecht - Hafid Mourbat - Camille Dejean - Kim Lux - Christiane Bricka - Veronique Hauss-Jbil




Mur de droite milieu:  Nicolas Clair - Robert Becker - Jacques t’Kindt




Mur de droite avant: Pascal-Henri Poirot + Valpareiso - Jean-Marc Scanreigh - Marielle Paul




Mur sur rue: Robert Stephan - Nini Yu - Anna Sadler:




Bonne visite:


Bonne visite


La Fleur du Dimanche