Affichage des articles dont le libellé est Unterlinden. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Unterlinden. Afficher tous les articles

samedi 2 juillet 2022

Le Retable d'Issenheim tout en beauté à Unterlinden: La danse en éclairage

 Le Retable d'Issenheim, véritable chef-d'oeuvre de la sculpture et de la peinture du début du XVIème siècle, était en restauration depuis 2018. Les travaux sont terminés et cette pièce maîtresse de l'art religieux, célèbre dans le monde entier, est non seulement à nouveau visible, mais elle a retrouvé un éclat inimaginable, avec des couleurs impressionnantes. La partie sculptée a été réalisée par Nicolas de Haguenau, qui avait aussi sculpté le maître-autel de la Cathédrale de Strasbourg, et Mathias Grünewald qui a peint les différents panneaux (9) retraçant la vie du Christ et deux pour la vie de Saint Antoine, le patron du couvent des Antonins à Issenheim, où il a installé à l'origine.  Pour célébrer d'une manière unique cette "résurrection" le Musée Unterlinden à Colmar, où cette oeuvre est désormais présentée organise une série de manifestations qui dialoguent avec elle et la mettent en lumière. 


Musée d'Unterlinden - Le retable de Grünenwald - La tentation de Saint Antoine - Photo: lfdd

Musée d'Unterlinden - Le retable de Grünenwald - La tentation de Saint Antoine - Photo: lfdd

Musée d'Unterlinden - Le retable de Grünenwald - La tentation de Saint Antoine - Photo: lfdd

Une des manifestations est une chorégraphie pour douze danseurs du Ballet de l'Opéra National du Rhin, adaptation de la pièce Bless, ainsi soit-il créée en 2010 en écho à la peinture murale de Delacroix dans l'église Saint Sulpice à Paris, La lutte de Jacob avec l'Ange. Bruno Bouché y voit "une allégorie du combat de l'homme face aux forces qui le dépassent". La peinture de Grünewald dépeint, elle le Christ devenu homme pour sauver l'humanité, et le combat de Saint Antoine contre le diable et ses tentations dans le but d'aider les malades venus se soigner au couvent des Antonins à Issenheim pour lutter contre le feu de Saint Antoine, ou l'ergotisme. Les douze danseuses et danseurs (Audrey Becker, Suzie Buisson, Christina Cecchini, Pierre Doncq, Ana Enriquez Gonzalez, Caué Frias, Rio Minami, Avery Reiners, Ryo Shimizu, Marwik Schmitt, Hénoc Wayenson et Dongting Xing) se positionent en trois fois deux couples entre les différents éléments du retable pour des duos alternants, à la fois fluides et dynamique, dans la proximité du toucher, entre attraction et repoussement. Dans une dynamique à la fois douce et vigoureuse, nous assitions à une simulation de corps à corps qui s'inscrit dans une relation très physique pour aboutir dans une position d'opposition à l'image de la peinture de Delacroix. Maxime Georges interprète en direct la transcription pour piano de la Chaconne de la Partita N°2 en ré mineur de Bach par Ferrucio Busoni, un vrai bonheur.


Musée d'Unterlinden - Visite dansée pour le retable de Grünewald - Photo: lfdd

Musée d'Unterlinden - Visite dansée pour le retable de Grünewald - Photo: lfdd


La  deuxième manifestations est une "visite dansée" du retable par Aurélie Gandit, danseuse, chorégraphe et historienne de l'art. L'artiste s'est imprégné du retable pendant plusieurs semaines et nous propose son éclairage à la fois commenté et dansé. Vêtue en guide de musée dans un uniforme sobre et sombre, elle nous ammène à travers le cloître dans la chapelle et commence par une présentation très "visite guidée" qui repositionne le retable dans son histoire: origine, création, auteurs, techniques, contexte historique, différents lieux d'accueil, caractéristiques, etc.,... Puis les explications se mettent à hocqueter. La disposition des éléments du polyptique du retable et les épaisseur du bois lui permettent de prendre possession de l'espace et de passer de la parole au geste, minuscule (3 et 4 centimètre d'épaisseur) et à d'autres qui la dépassent (des mètres en hauteur et en largeur,...).


Musée d'Unterlinden - Aurélie Gandit - Visite dansée pour le retable de Grünewald - Photo: lfdd
 
Musée d'Unterlinden - Aurélie Gandit - Visite dansée pour le retable de Grünewald - Photo: lfdd

Les panneaux consacrés à Saint Antoine apportent du feu et de la violence dans les gestes, avec le mal des ardents - ou ergotisme gangreneux  - également appelé la danse de Saint Guy, puis s'apaise avec la visite de Saint Antoine à Saut Paul dans un paysage fantastique mais avec, aux pieds de Saint Paul toute une botanique de soin..
La visite continue avec la série de panneaux consacrés au Christ, l'Annonciation, la Nativité et le Concert des Anges, toute en sérénité, en joie et en bonheur; plein de lumière et de couleurs.


Musée d'Unterlinden - Visite dansée pour le retable de Grünewald - Crucifixion - Photo: lfdd


Puis, beaucoup plus sombre et tragique, la séquence de la crucifixion et de la déposition, encadrée par les Saints Sébastien et Antoine, le Christ en croix, énorme qui, comme l'a décrit Huysmans: "vous abasourdit aussitôt avec l’effroyable cauchemar d’un calvaire (…) avec ses buccins de couleurs et ses cris tragiques, avec ses violences d’apothéoses et ses frénésies de charniers, il vous accapare et vous subjugue...". Nous restons sans voix et Aurélie Gandit ne peut que nous présenter, en toute intériorité l'incarnation de l'ensemble des personnages et figures qui entourent ce Christ en croix et au tombeau, dans un profond silence et un recueillement obligé. 


Musée d'Unterlinden - Retable de Grünewald - Résurrection - Photo: lfdd


Et on le quitte à jamais, passant de l'autre côté, là où, triomphant, il ressucite dans un cercle de lumière,  seul éclairage qui baigne la scène. Cette visuite nous aura permis de ressentir au plus près, à la fois par les mots mais aussi par les mouvements et les gestes, la force qui émane de cette magnifique oeuvre d'art qui est parvenue jusqu'à nous à travers les siècle. Le passage de la parole au geste, le rythme de la présentation et l'intériorité qu'Aurélie Gandit a réussi à faire passer dans nos sensations nous ont fait toucher du doigt à l'indicible et voir l'invisible caché dans ce polytpique exceptionnel qui a rétrouvé toute sa jeunesse et son éclat.

    

La Fleur du Dimanche  


mercredi 4 août 2021

Quelques expositions d'été en Alsace

 Petit tour estival des expositions en Alsace. Cap au Sud avec en première étape Erstein, la Fondation Würth où jusqu'au 20 octobre 2021 sont présentés des travaux du couple Christo et Jeanne-Claude qui vont faire l'actualité à Paris où leur projet d'emballage de l'Arc de Triomphe va voir sa réalisation posthume. Christo, pour cause de Covid (et accessoirement de période de nidification des faucons) n'aura pas pu assister à sa réalisation.

Alors, pour s'entraîner et se mettre en bouche, allez voir la manière de travailer de ce couple, autant sur des monuments (le Reichstag est un exemple très complet avec une belle maquette dan la première salle, mais aussi le Pont Neuf (exposé récemment à Beaubourg). Tout cela dans la diversité des trevaux, dessins photos, maquettes..., qui prouvent la grande qualité de dessinateur - surtout pour les drapés de l'artiste. Les aspects de d'organisatrice et de négociatrice de Jeanne-Claude qui étaient bien expliqués à Beaubourg ne sont pas aussi visibles ici. 

Exposition Christo et Jeanne-Claude - Wurth - vue d'ensemble - Photo: lfdd

Vous y verrez  toute la diversité des autres projets: les "Portes" - Gates, les iles ceintes, les rideaux, les empilements de bidons, les chemins sur l'eau à Iséo en Italie, les Mastaba. Ou son intervention à Kassel (avec une vidéo).

Exposition Christo et Jeanne-Claude - Wurth - Mastaba - Photo: lfdd

Exposition Christo et Jeanne-Claude - Wurth - River - Photo: lfdd

Dans la collection Würth également les premiers travaux d'emballage ou d'occultation et des peintures abstraites. Les portraits de ses débuts à son arrivée en France (qui lui ont permis de rencontrer JEanne-Claude) sont absents.

Exposition Christo et Jeanne-Claude - Wurth - boites bouteille - Photo: lfdd

Exposition Christo et Jeanne-Claude - Wurth - peinture -panneaux - bidons - Photo: lfdd



L'étape suivante, à Colmar se partage entre l'Espace d'Art Contemporain André Malraux avec un remarquable accrochage de Pierre Muckensturm. Son travail intitulé  « plus ou moins deux virgule deux degrés de fantaisie orthogonale » visible jusqu'au 26 septembre nous joue des tours et perturbe notre perception. Je vous invite à vous immerger dans cet univers noir et blanc qui nous entraîne dans une instabilité ludique. Ses diverses variations sur les angles et les carrés plus ou moins droits ou carrés qui s'accumulent ou s'annulent n'ont pas fini de nous en faire le tour - et l'on repart pour un tour pour être sûr de bien voir ce que l'on voit...

Pierre-Muckensturm - Centre André Malraux - plus ou moins deux virgule deux - Photo: lfdd

Pierre-Muckensturm - Centre André Malraux - plus ou moins deux virgule deux - Photo: lfdd

Pierre-Muckensturm - Centre André Malraux - plus ou moins deux virgule deux - Photo: lfdd

Pierre-Muckensturm - Centre André Malraux - plus ou moins deux virgule deux - Photo: lfdd


L'exposition "phare" elle, est à voir jusqu'au 11 octobre au Musée Unterlinden: "Au nom du père" de Yan-Mei Ping (né à Shanghai en 1960) et présente avec plus de cinquante tableaux les thématiques chères à l'artiste chinois qui vit désormais à Dijon, en relation avec les thèmes chers à Grünenwald: la filiation, le sacré, le sacrifice. Une oeuvre spécialement créée pour l'exposition "Pandémie" fait écho au Retable du Musée. Sinon la réflexion sur l'autoportait traverse l'exposition, démarant dans la première salle avec les premiers dessins au fusain ou à la gouache (la nature morte au crabe de 1969) et un autoportrait en couleur:

Yan Pei-Ming- Autoportrait - Musée unterlinden - Photo: lfdd

Son questionnement sur les origines lui fait revisiter l'imagerie de Mao, des portraits de son père ou de ses tantes ou des paysages "internationaux" ou les ruines...


Yan Pei-Ming - Col rouge - Musée unterlinden - Photo: lfdd


Yan Pei-Ming - Mao - Musée unterlinden - Photo: lfdd


Yan Pei-Ming - Mao - Musée unterlinden - Photo: lfdd

Yan Pei-Ming - 5 Autoportraits - Musée unterlinden - Photo: lfdd

Yan Pei-Ming - 5 Autoportraits - Musée unterlinden - Photo: lfdd

Yan Pei-Ming - 5 Autoportraits - Musée unterlinden - Photo: lfdd

Yan Pei-Ming - Pour l'amour d'un père - Musée Unterlinden - Photo: lfdd





Yan Pei-Ming - Nom d'un chien - Musée Unterlinden - Photo: lfdd


Yan Pei-Ming - Pandémie - Musée Unterlinden - Photo: lfdd


Yan Pei-Ming - Him - Musée Unterlinden - Photo: lfdd


L'exposition est ouverte jusqu'au 11 octobre 2021.

Une lectrice m'a fait remarquer que je n'avais pas parlé de l'exposition-hommage à Camille Claus à Sélestat dans le cadre des 23èmes Chemins de l'Art Sacré qui parcourt toute l'Alsace du Nord au Sud. C'est vrai que je n'ai pas fait le pélerinage complet mais j'ai vu cettte exposition attiré par le nom du peintre et y ai vu les travaux que dix de ses élèves: Claude BRAUN - Herrade BRESCH-GROB - Thierry DELORME - Luc DORNSTETTER - Louise FRITSCH - Sylvie LANDER - Martine LUTTRINGER - Martine MISSEMER - Marie-Anne MOUTON - Christian SCHRAMM lui ont dédiés en l'honneur de son centenaire  . L'exposition dure jusqu'au 15 octobre 2021.

Hommage à Camille Claus - La Montagne Magique - Martine Luttringer - Photo: lfdd



Si vous y passez, faites également un tour à la galerie-café La Ligne Bleue toute proche pour vous rafraichir le regard et faire une pause gourmande.

Et bien sûr au FRAC où vous avez le jardin "Schatz & Jardin de Gerda Steiner et Jörg Lenzinger et la nouvelle exposition PERSPECTIVES #01 - Les nouvelles oeuvres de la collection après le 4 septembre avec les artistes : Léa Barbazanges, Gabrielle Conilh de Beyssac, Marc Couturier, Esther Hunziker, Sandra Knecht, Jean-Luc Mylayne, Fernande Petitdemange, Pia Rönicke, Studer/van den Berg, Florian Tiedje, Capucine Vandebrouck.


Etape à Mulhouse

La prochaine étape sera à Mulhouse où vous avez à la fois la Fonderie et le Musée des Beaux Arts dans lequel Géraldine Husson a une "Carte Blanche" - dépéchez-vous l'exposition se termine le 29 août. Le dernier week-end sera l'occasion d'animations spéciales.
Ne rarez pas son travail simple mais sensible, avec des matériaux "pauvres", corde, sable, papier, verre, miroirs, clous, épingles, punaises, marbre (même faux) qui portent tout un univers plein de poésie et font voyager.
En voici un aperçu:

Mulhouse Beaux Arts - Géraldine Husson - Sablier inversé - Photo: lfdd

Mulhouse Beaux Arts - Géraldine Husson - Photo: lfdd

Mulhouse Beaux Arts - Géraldine Husson - Photo: lfdd

Mulhouse Beaux Arts - Géraldine Husson - Photo: lfdd

Mulhouse Beaux Arts - Géraldine Husson - Photo: lfdd

Mulhouse Beaux Arts - Géraldine Husson - Photo: lfdd

Mulhouse Beaux Arts - Géraldine Husson - Photo: lfdd





La suite  .... bientôt


La Fleur du Dimanche

jeudi 29 décembre 2011

L'Art dans un Triangle: Colmar - Fribourg - Bâle

Profitez du No Man's Land d’évènements entre Noël et Nouvel An pour voir les expos du Deyeckland.
Elle valent le déplacement ! 
Surtout l'exposition "Le Surréalisme à Paris" à la fondation Beyeler à Riehen, à côté de Bâle.
L'exposition est d'un très haut niveaux avec des oeuvres d'artistes: 200 chefs d'oeuvres sont annoncés et vous ne serez pas déçus.





Les tableaux sont tous de tout premier rang. Que ce soit Dali, Miro, Magritte, Max Ernst, Yves Tanguy, Francis Picabia, André Masson, Man Ray, Kurt Seligmann, Marcel Duchamp, Georgio de Chirico, Victor Brauner, Meret Oppenheim, Hans Bellmer, André Delvaux, Hans Arp, André Masson, Picasso et bien d'autres..
L'exposition qui s'inspire de la première exposition surréaliste à la Galerie du Faubourg Saint-Honoré à Paris en 1938 - elle reprend les noms de rues, réelles ou imaginaires qui ponctuaient les espaces de l'exposition - présente également des documents uniques et originaux qui ont trait à ce mouvement artistique qui, s'appuyant sur les avancées de la psychanalyse a révolutionné l'art et la littérature (dont René Char, Benjamin Péret, Paul Eluard et Breton lui-même).
Les collections privées - dont celles de Peggy Guggenheim, mais aussi de Simone Collinet, la première épouse d'André Breton nous réservent de belles découvertes et beaucoup d'émotion.
Ajoutez à cela l'exposition-hommage à Louise Bourgeois dont on aurait pu fêter les cent ans le 25 décembre et vous allez être gâtés. 





L'exposition s'articule autour de la sculpture "Maman" dans le parc à l'entrée de la Fondation, de 200 "dessins d'insomnie" inédits pour la plupart et qui ont été édités par Peter Fisher : "The Insomniac Drawings", de 14 grandes gravures "A l'infini" (100x151.8 cm) en regard de l'Homme qui marche II d'Alberto Giacometti et de sa plus grande "Cell" au sous-sol, ainsi que de quelques autres oeuvres disposées en regard du fonds Beyeler. 
Attention pour Louise Bourgeois, l'exposition s'achève le 8 janvier. Pour le Surréalisme, vous avez jusqu'au 29 janvier.


Le petit Nice à Francfort - Max Beckmann
Profitez de votre passage à Bâle pour aller voir la superbe exposition des "Paysages" de Max Beckmann au Kunstmuseum Basel.
Vous y verrez 70 toiles d'un maître du paysage du XXème siècle. 
De ses premières toiles au début du siècle jusqu'à ses dernières d'après-guerre.
VOus pourrez admirer la maîtrise de la construction des paysages que ce soit la nature ou la ville, la plage ou les parcs, les ports et je vous rends attentif au "point de vue" si particulier de l'artiste, qui, souvent, regarde le paysage par une fenêtre et met au premier plan un bouquet de fleurs.
Si vous souhaitez approfondir l'univers de cet artiste, dont on a pu récemment voir quelques oeuvre au Musée Freider Burda à Baden-Baden - où il a égalemnt séjourné et peint quelques toiles, vous pouvez le suivre "en Amérique" au Städel Museum de Francfort et pour des portaits à Leipzig.


Julius Bissier - aquarelle sur papier
Pour compléter les deux autres côtés du triangle, je vous invite à visiter le Museum für Neue Kunst de Fribourg en Brisgau qui a une collection d'art moderne intéressante, organisée par thématiques, avec des oeuvres intéressantes de la période expressionniste ou du "Nouveau réalisme". 
Il faut surtout y aller pour les oeuvres de Julius Bissier, un des plus grands artistes né à Fribourg et dont le musée présente des oeuvres de jeunesse, ainsi que ses oeuvres abstraites d'une belle sérénité et dont le fonds vient de s'enrichir de deux nouvelles pièces.


La dernière étape de ce triangle artistique sera Colmar et le Musée d'Unterlinden qui présente une dernière fois avant les travaux sa belle collection d'art moderne et contemporain.
L'exposition "Sous les tilleuls, les modernes", qui se tient jusqu'au 18 février présente la riche collection (plus de 120 ouvres, de Monet à Soulages), de Monet, Rodin, Boudin aux contemporains - Clavé, Soulages, sans oublier les surréalistes et leurs successeurs - Brauner, Boissec, Lam, jusqu'à Raymond Waydelich...


Lucas Cranach l'Ancien
La Mélancolie - Lucas Cranach
Un ensemble intéressant d'oeuvres de Jean Dubuffet suite au Legs Person ainsi que d'artiste de la Nouvelle École de Paris (Manessier, Bazaine, Bissière) et représentants de l’abstraction d’après guerre (Magnelli, Soulages, Atlan, Kupka, Vieira da Silva, Poliakoff), complètent cette belle collection.


Vous verrez également une tapisserie presque aussi grande que la toile d’origine de Guernica de Picasso.
Et comme vous êtes sur place, ne manquez pas de revoir le retable d'Issenheim de Mathhias Grünenwald ainsi que des oeuvres de Martin ScHöngauer et Lucas Cranach (La Mélancolie) et des gravures de Schöngauer et de Dürer.




Et comme vous êtes en chemin et que vous aimez l'art contemporain, laissez-vous aller à découvrir Regionale 12, la série d'expositions organisées par 15 centres d'art entre Strasbourg, Freiburg, Mulhouse, Hegenheim, Weil am Rhein, Bâle, Liestal et les environs, basée sur la thématique des Villes jumelées. A Strasbourg, ce sont des vidéos présentées par "Accélérateur de Particules" qui sont visibles au Maillon jusqu'au 13 janvier. 


Et ne ratez pas l'exposition - qui dure un peu plus longtemps "Partenaires particuliers", elle aussi sur l'idée de collaboration artistique et visible jusqu'au 29 avril 2012 au CRAC Alsace à Altkirch.




Bonne Visite


La Fleur du Dimanche





mercredi 22 juin 2011

L'expo du mercredi: La suite du paysage

Pour continuer et compléter le mot de mercredi dernier sur le paysage, je reviendrai sur l'exposition "Le goût du paysage" à Colmar au Musée Unterlinden. Elle présente de manière très documentée ce qu'on peut appeler "l'invention du paysage", c'est à dire le développement de la représentation du paysage entre la naissance de la photographie et la diffusion de la gravure et l'arrivée de la chromolithographie de la fin du 18ème siècle à celle du 19ème. Représentation du paysage qui débute par le reconnaissance d'un lieu pour aboutir au développement du tourisme et des loisirs et même le témoignage de l'industrialisation.

Une autre exposition également sur la thématique du paysage, non pas en Alsace, mais en Picardie (eh oui, le paysage intéresse ailleurs qu'en Alsace), à la Maison de la culture d'Amiens, du 15 juin au 20 octobre. 13 photographes interrogent notre planète dans cette exposition intitulée "Documents terre" et l'on y retrouve Nathalie Savey dont j'avais cité les "montagnes rêvées" et Jean-Louis Hess, autre photographe strasbourgeois. Le commissaire de l'exposition est Paul Kanitzer, lui-même photographe, mais qui ne s'y montrera pas, il faudra attendre août pour le voir exposer à Sélestat, puis septembre-octobre à Mulhouse avec d'autres photographes en Alsace. Sa dernière expo "New York City" vient de s'achever à Mulhouse.

L'ultime exposition d'Erwin Heyn s'étant également close ce week-end, je vous offre un bonbon pour que vous ne regrettiez pas de l'avoir ratée. L'artiste étant très sympathique, vous pouvez toujours le contacter directement pour qu'il vous présente ses travaux en privé. Ce bonbon est un détail d'une oeuvre assez grande, faite d'assemblage de gravures, comme il excelle à retravailler ses gravures sur bois, intitulée "La gourmandise", qu'il a spécialement créée pour l'exposition à Ertsein, ville du sucre comme chacun sait.

La gourmandise (détail) - collage de gravures sur bois - Erwin Heyn

Bonnes expositions

La Fleur du Dimanche