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vendredi 14 novembre 2025

A la Choucrouterie, Fake l'amour, pas la guerre : Sourire en coin, mais rire un bon coup

 La Revue de la Choucrouterie de cette année nage dans le Fake, mais c'est la bonne cause, nous dit Roger Siffer, le maître de cérémonie dans sa conférence introductive, justifiant par la littérature et l'histoire du théâtre, remontant jusqu'à Athènes et à son enfance dans le Val de Villé (la plus belle des vallées, tous les beaux garçons viennent du Val de Villé, et il se compte parmi eux, au risque de voir son nez s'allonger suite à ce mensonge éhonté). Et justifiant sa place de comédien et de cabarettiste et de toute la troupe qui est là ce soir pour nous amuser en nous contant des sornettes, des blagues, des inventions. 


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Mais c'est cela le cabaret, la Revue. Transformer le réel pour nous amuser et nous faire réfléchir. Prêcher le faux pour que nous cherchions le vrai. Décrire le pire pour que nous allions vers le meilleur. Grossir le trait pour nous faire sentir un coin de vérité. Exagérer pour nous faire dessiner un sourire en coin dubitatif. Ou nous faire rire aux éclats pour éclabousser l'énormité de quelques situations, des événements, des informations ou des paroles auxquels nous avons été confrontés ces derniers temps dans l'actualité, surtout locale et régionale.


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Parce que la Revue sert à remettre les choses à leur place, redresser les discours faussés, jeter un peu de lumière sur les événements grands ou petits, faits divers ou événements politiques qui ont émaillé l'actualité de l'année. Et tout cela dans la joie et la bonne humeur - et l'amour du prochain. Le titre de la revue l'annonce: Fake l'amour, pas la guerre - Lon eich net FAKE, même si cela semble utopiste. D'ailleurs on se rend bien compte dans certains sketches que la bienveillance n'est pas forcément la solution. Mais l'important est le poil à gratter - et d'en rigoler - qu'importe le moyen pour y arriver.


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker

La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Il y a bien sûr les sketches, mais aussi les chansons détournées et les personnalités politiques qui se font (gentiment) égratigner. Chilbert Meyer nous a abandonnés cette année mais, élections oblige, l'"environnement" strasbourgeois est mis à l'honneur et les élus et les candidats sont sérieusement - et finement - brossés (à rebrousse-poil). L'ombre d'une revenante hante le plateau et le duo Syamak Agha Babaei - Jeanne Barseghian (Sébastien Bizzotto et Magalie Ehlinger) nous offrent avec Le comeback de Trautmann un magnifique rap enlevé sur l'air de Confessions nocturnes de Diam's - une réussite.  


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Le même duo nous campe une couple coincé dans les bouchons du 1er mai (devinez où) digne d'un film de Jean Yanne avec une Susanne Mayer (leur enfant) en pleine forme. 


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


On n'oublie pas Jean-Philippe Vetter, qu'Arthur Ganter incarne plus vrai que nature dans un tableau de campagne électorale, bucolique et fumeux. 


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker

La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker

La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Côté chansons, il y a des très belles adaptations de chansons pas forcément connues, accompagnées au piano par Sébastien Valle (en alternance avec Jean-René Mourot et Thomas Valentin). Il y a bien sûr celle des Dalton ou Les cornichons, la Bohême d'Aznavour qui devient La Lorraine ("trop de haine") avec Bizzotto dans un magnifique costume de cigogne (un grand bravo à Estelle Duriez et Magali Rauch et leurs équipes qui ont fait un formidable travail autant en scénographie qu'en costumes - un peu désaxés), Ce n'est rien (= 2% - avec une e-tranche apparition de Nathalie Muller), Dans cette mine-là et encore La Meinau dort avec une séance onirique où Guy Riss et Sébastien Bizzotto font une merveilleuse et atmosphérique chorégraphie (Charlotte Dambach aux commandes, arrive année après année à faire danser des comédiens dont ce n'est pas vraiment le métier mais qui s'en sortent très bien).


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Le duo Riss-Bizzotto nous régale bien sûr de leur personnages fétiches de supporters du Racing avec leur humour surréaliste et absurde, tout comme Jean-Pierre Schlagg qui campe le traditionnel beauf en boomer qui n'hésite pas à faire sa transition (mais pour un plus gros...). 


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker

La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


On essaie de deviner quelle personnalité incarne Bénédicte Keck qui se fait proposer tout une gamme de bracelets (par Guy Riss) dans une scène très intéressante - et osée. Céline d'Aboukir qui cette année encore signe la mise en scène nous offre une réelle diversité de traitements, d'ambiances, de rythme et d'approches et tire parti des capacités de cette merveilleuse petite équipe qui, comme chaque année court d'une salle à l'autre. Et quelquefois reviennent déguisés en fourmis tapinomas prêtes à tout saboter.

 

La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker

La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker

La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Il est aussi question de visites, totalement décalées et bancales comme celles d'envoyés de Trump ou de Poutine dans notre belle Alsace, ou celle inopinée d'une rectrice dans une ZEP en mal de reconnaissance (et de finances).  


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Et tout naturellement (cela coule de source) en ouverture et en clôture nous sommes confrontés à l'environnement du grand World Wide Web (www) et à toutes les évolutions qu'il a subi sous un aspect à la fois plaisant et édifiant. Si vous ne connaissiez pas les maîtres du Web, n'hésitez pas à étudier tous ces sigles et logos pour comprendre l'avenir qui vous est réservé, avant que les grands producteurs de "fakes" (au rang desquels Chat-GPT) vous réservent un avenir merveilleux - et irréel. 


La Choucrouterie - Fake l'amour, pas la guerre - Photo: Robert Becker


Et l'on regardera avec distance et circonspection le final Faire l'amour pas la guerre sur la chanson Flowers de Miley Cirrus, magnifique raccourci qui nous projette des années 68 à après-demain. La chanson et la chorégraphie est  un très beau travail d'ensemble où tous et toutes font "le choix du bonheur" (et des fleurs). Et nous souhaitons à le troupe de la Chouc' et aux spectateurs encore quelques années de Bonheur et d'Amour.


La Fleur du Dimanche


Fake l'amour, pas la guerre - Lon eich net FAKE


Jusqu'au 22 mars 2026 du jeudi au dimanche

Avec : Sébastien Bizzotto, Magalie Ehlinger, Arthur Gander, Marie Hattermann, Bénédicte Keck, Susanne Mayer, Nathalie Muller, Guy Riss, Jean-Pierre Schlagg et Roger Siffer

Piano (alternance) : Jean-René Mourot, Thomas Valentin, Sébastien Valle

Textes : équipe de la Chouc’

Mise en scène : Céline D’Aboukir – Chorégraphie : Charlotte Dambach – Costumes et scénographie : Estelle Duriez, Magali Rauch et leur équipe – Lumières : Cyrille Siffer – Photographie : Jean-Marc Loos – Production : APCA – Théâtre de la Choucrouterie



vendredi 15 novembre 2024

IA d'la Joie à la Choucrouterie: L'intelligence Alsacienne avec humour et knak(e)s

 30 c'est le nombre de revues que nous a déjà proposé Roger Siffer et sa formidable - et inoxydable - équipe de joyeux lurons dans la Choucrouterie, ce cabaret à Strasbourg où l'on rit deux fois plus que normalement.


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker


D'une part en Français, et, juste à côté en Alsacien. Mais différemment. Parce que les deux humours ne sont pas forcément les mêmes. Ce qui provoque quelque décalage - et explications de textes sur le mode d'emploi des deux versions de cette nouvelle revue "IA d'la Joie" et "IA IA het Sie g'sait un..."  . "Ah Voilà!"


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

30, c'est aussi la limitation de vitesse dans les zones de convivialité et qui nous donne droit à un magnifique sketch sur la cohabitation en ville et les rencontres, superpositions, frictions, ballets entre piétons, automobilistes, cyclistes... et... chute en trottinette, très bien senti, écrit et décrit, et dansé. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

Cela nous permet de saluer toute la partie dansée et chorégraphiée qu'ont développé les comédiennes et comédiens et à laquelle on ne prête pas toujours attention. Les chorégraphies conçues Charlotte Dambach pour la revue de cette année sont quelquefois très osées. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

Pour certaines scènes, les interprètes en arrivent à pousser les murs de la très petite scène de la Chouc' et à agrandir l'espace avec leurs voltes et leurs cabrioles et leurs manèges. Un grand bravo aussi aux créatrices des costumes et de la scénographie, Carole Deltenre et Estelle Duriez et leur équipe qui ont fait preuve d'imagination et de talent pour des costumes nombreux et à la fois beaux et originaux qui collent parfaitement aux différents sketches. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

Pour n'en citer que quelques-uns, justement les costumes de ce sketch (entre autre le chapeau des automobilistes, véritable oeuvre d'art, celui du Dr Paul Watson (qui veut sauver les baleines dans ls lac de Gérard dans les Vosges) ou le chapeau "Nid de Cigogne" plus vrai que nature ou les costumes d'inspiration Bauhaus et Schlemmer - surtout le magnifique costume de Suzanne Mayer. Sans oublier le costume à poches kangourou de la sirène Barseghian et la coiffure "requin" de Jean-Philippe Vetter..... Et j'en oublie...


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker


Le rythme ne faiblit pas tout au long des presque deux heures de spectacle où les deux douzaines de tableaux s'enchaînent sur un rythme fou, à l'image du sketch "Les Urgences" où les deux protagonistes n'endossent pas moins d'une quinzaine de fonctions face à un client venu cherche un paquet. L'alternance entre critique de l'actualité, égratignâge des personnalités politiques ou faits de société alterne avec des tableaux chantés - et dansés où les mélodies connues font passer des message avec des paroles écrites sur mesure. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

L'Y'a d'la joie de Trenet qui inspire le titre français de la revue est l'occasion d'un panorama de l'I.A. qui "oublie" la "plus belle des Vallées" (Le Val de Villé natal de Roger Siffer). L'I.A. qui permet aussi la résurrection de Chilbert Meyer ex-maire de Colmar - et le jeu de mots-valise délirants de Guy Riss dont le dictionnaire personnel doit aussi peser le double d'un dictionnaire normal. Ou une variations surréaliste du triangle amoureux. Capri c'est fini nous offre dans une tendance nostalgique et émouvante et même poignante une ode amoureuse à la disparition des Caddie. Le summum de l'émotion étant atteint par la version Je l'aide à mourir de la chanson de Francis Cabrel, dans une mise en scène sobre et très psychanalytique de "l'aidant" sur des paroles  très fortes et touchantes qui pourtant manient un humour des plus noir. Ne serait-ce le sujet, le texte de Sébastien Bizzotto et son interprétation nous saisissent. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

Les aventures du grand Tétras par Béatrice Keck sur la chanson de Néna est plus poétique. Et les Castors permettent une belle mise en fable de la politique. La politique qui n'est bien sûr pas absente, avec le discret et controversé ministre alsacien (ou lorrain ?) du gouvernement et les péripéties de l'opposition à la municipalité strasbourgeoise où chacun en prend pour sa veste (certaines se retournant trop souvent). 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

La Maire de Strasbourg (dynamique et expressive Marie Hattermann) n'étant pas en reste quand elle plonge dans le bain des réseaux sociaux sou la houlette de sa conseillère (imperturbable Susanne Mayer). 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

Arthur Gander incarne quelques personnages hauts en couleur, dont le "videur" du marché de Noël changé de gérer les "invasions" au ralenti de Vikings (Lines) aux tempes grises et le supporter du Racing qui fait "grève" et qui, dans le tableau qui succède découvre son besoin de tendresse dans un duo viril et touchant avec Sébastien Bizzotto. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

N'oublions pas l'inénarrable Jean-Pierre Schlagg dont on nous raconte le sketch (interdit aux Français) sur le bureau de vote) et Nathalie Keck qui officie aussi principalement dans la salle "alsacienne" - et biens sûr Magalie Ehlinger qui viendra remplacer dans le futur Marie Hattermann. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker


Jean-René Mourot, lui joue du piano à quatre mains, deux alsaciennes et deux françaises, ce qui ne l'empêche pas en plus de donner la réplique sur certaines scènes et également de chanter à l'unisson. Un véritable homme-orchestre. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

Et une équipe sur scène qui se démènent comme vingt, et ce n'est pas en vain. Rendons encore un grand hommage à Céline d'Aboukir qui a réussi un mise en scène trépidante et à Cyrille Siffer qui apporte toute la lumière sur la(les) scène(s). Et les tâcherons de l'ombre, j'ai nommé les graphomanes anonymes qui entre jeux de mots et mots d'esprits nous instillent humour et pensée critique sur les moeurs de nos concitoyens et les agissements de nos femmes et hommes politique. 


IA d'la joie - La Choucrouterie - Photo: Robert Becker

Un grand merci et cent mille bravo (comme des ballons) à cette belle troupe à laquelle nous souhaitons encore une belle destinée pour cette nouvelle cuvée du trentenaire.


La Fleur du Dimanche 


IA d'la Joie" et "IA IA het Sie g'sait un...

A la Choucrouterie du 15 novembre  2024au 30 mars 2025

vendredi 11 novembre 2022

La "Revue" de la Chouc' Ils ont un vélo dans la tête, l'humour en roue libre

 Après une belle prise d'élan pour repartir sur les chapeaux de roue l'année dernière (En vert et contre tousse), la joyeuse bande de comédiens de la Chouc' (la Choucrouterie pour les intimes) sont repartis du bon pied - ou plutôt de la bonne roue pour une nouvelle saison de revue ce 11 novembre -  traditionnellement le lancement de festivités de carnaval dans les pays germaniques. Reportée pour cause de Covid puis avancée pour les mêmes raisons l'année dernière, la nouvelle saison a failli se faire piéger par cette zoonose (un des sketche du nouveau spectacle) qui a touché un récent dimanche en pleines répétitions l'ensemble de l'équipe qui pourtant est présente de pied (ou de pédalier) ferme.


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Comme à son habitude, les deux spectacles parallèles (une salle pour la revue en Alsacien et une pour les francophones) sont un savant cocktail débridé de blagues, de critique de la politique (un peu moins cette année, les politiques ne seraient-ils plus des "modèles"), de la vie courante, avec des séquences chantées et dansées qui s'enchainent dans une course (contre la montre?) à couper le souffle. Du souffle, les comédiens en ont, pour sauter d'une salle à l'autre et pour chanter et danser pendant presque deux heures sans faiblir.


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Et l'on a donc droit à toute une série de scènes drôlatiques et critiques, de l'ouverture du marché de Noël par Jeanne Barseghian et Stéphane Bern, et... Brigitte Fontaine (je vous laisse en deviner la consistance), une conpétition dans une émission TV de la même Jeanne Barseghian avec comme adversaire la préfête de région. 


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Une séquence surréaliste à la limite de l'absurde entre un client et son banquier où l'on passe de la Poste à la SCNF et par la gendarmerie. Il sera question d'un réveillon du futur dans un climat tropical, de surcharge de travail dans les hôpitaux (avec un mort qui traîne toujours dans le couloir), d'une réunion syndicale du personnel de différents musées (magnifiques figures de la Belle Strasbourgeoise (Magalie Ehlinger), du penseur de Rodin (Arthur Gander), de Rouget de Lisle (Sébastien Bizzotto), et du Kachelofe (Jean-Pierre Schlagg) et de superbes costumes), du prosélitisme presque religieux de Saint "Paul Emploi" qui démarche à domicile. 


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


L'on passe d'un drôle de stage de remotivation du personnel à côté du panneau, à l'inauguration de la Fête de la Bière de Schiltigeim avec les trois grâce de l'Eurométropole (Jeanne, Pia et Danielle) à un conte lorrain de Blanche Charbon et ses petits compagnons "mineurs" et le fantôme de Gigilbebert Meyer (Guy Riss) qui revient hanter Strohmann.


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Le tout entrecoupé par des blagues introductives (aussi pour tenir la synchro entre les salles), des chansons en solo, duo ou groupe.  Une mention à Susanne Mayer, qui cette année a abandonné Brecht pour Biolay et Karen Ann avec une version du Jardin d'Hiver sensible et émouvante où elle coiffe les chapeaux de Queen Elisabeth et lui rend un dernier hommage, également au duo Sébastien Bizotto et Magali Ehlinger qui nous offre un voyage en Italie bien secoué (mais en automobile). 


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Magali Ehlinger incarne aussi "la groupie du plaquiste" et "Emporté par le fioul" avec un orgue de Barbarie qui joue à la roulette russe. Le Vosgien Thomas Valentin tient le piano mobile en cette première soirée et Jean-Pierre Schlagg le ballet pour "Les rats sont entrés dans Strasbourg" (le soir de la première il a aussi tenu le balai magique - et essoré - au restaurant de la Chouc).


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd

Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Il y en a plein d'autres, dont une version déjantée du "Tango des Bouchers " de Boris Vian ou un mix de tubes italiens et une "danse macabre". Saluons ici les talents chorégraphiques (et pédagogiques) de Charlotte Dambach qui a pris avec brio la succession de Louis Ziegler et arrive à faire bouger en rythme tout ce beau monde. 


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Et la mise en scène de Céline d'Aboukir et, bien sûr la persévérance et l'engagement du grand manitou (on pourrait lui donner le maillot jaune) Roger Siffer qui apparaît surtout en  pointillé, comme Bénédicte Keck et Susanne Mayer qui sont plutôt présent(e)s dans la salle alsacienne. 


Hopla Bicyclette - La Choucrouterie - Photo: lfdd


Cette année encore il ont "été formidables" comme le dit Siffer à son public.




La Fleur du Dimanche


Textes : Équipe de la Chouc’

Avec : Sébastien Bizzotto, Arthur Gander, Magalie Ehlinger, Marie Hattermann, Bénédicte Keck, Susanne Mayer, Nathalie Muller, Guy Riss, Jean-Pierre Schlagg et Roger Siffer

Piano : Jean-René Mourot ou Thomas Valentin ou Sébastien Vallé

Lumières : Cyrille Siffer

Scénographie/costumes/accessoires : Carole Deltenre, Marie Storup et leur équipe

Production : APCA – Théâtre de la Choucrouterie


mentions

Avec les soutiens : Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Grand Est, Région Grand Est, Collectivité Européenne d’Alsace, Ville de Strasbourg – Eurométropole, DNA, Crédit Mutuel Centre Est Europe, CroisiEurope, RG Peinture Guy Riss, Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle, CEED


autres informations

La revue sera en relâche entre le 19 décembre et le 04 janvier, et entre le 06 et le 12 février.