jeudi 19 novembre 2015

En attendant Godot - Le Quantique de Beckett par Jean-Pierre Vincent

La pièce de Samuel Beckett "En attendant Godot" est une pièce emblématique du théâtre de l'après-guerre. Ceux qui ne l'ont pas vue, en ont entendu parler ou l'ont étudiée en classe.


En Attendant Godot - Mise en scène: Jean-Pierre Vincent - Photo: Raphaël Arnaud


Elle est jouée actuellement au TNS de Strasbourg dans une mise en scène de Jean-Pierre Vincent.
Créée au Théâtre du Gymnase à Marseille le 16 avril 2015, elle a bénéficié d'une belle tournée en France (Lyon, Angers, Grenoble, Bordeaux), en Belgique (Namur) et passe au TNS à Strasbourg quelques jours (jusqu'au 28 novembre) avant d'aller à Paris aux Bouffes du Nord (du 4 au 27 décembre).
Son passage à Strasbourg dans cette mise en scène est attendue, Jean-Pierre Vincent ayant dirigé le TNS de 1975 à 1983, et cette période est encore dans de nombreuses mémoires de par le souffle créatif qu'il a apporté à la culture qui a porté loin une énergie et une invention artistique que ce soit avec des pièces qu'il a lui-même mises en scène (Germinal, Le Misanthrope,Vichy fictions, Le Palais de Justice,...) ou qu'il a programmées ou initiées, comme les productions d'André Engel qui furent de vrais événements extraordinaires et extra-théâtrales.


En Attendant Godot - Mise en scène: Jean-Pierre Vincent - Photo: Raphaël Arnaud 

Un millefeuille de mots et de sens à déguster en silence.

La pièce de Beckett peut sembler simple, à la limite de l'aride, cependant de multiples couches de sens se superposent et la mise en scène de Jean-Pierre Vincent nous amène à une lecture plurielle. 
La référence au cinéma ouvre la pièce et la ferme et sous-tend le jeu du duo-couple Vladimir et Estragon.
Tout commence par un panoramique/zoom avant simulé sur une silhouette humaine souffrante qui prend corps. Et tout finit dans un "cut" au noir où le temps disparaît et les personnages sont laissés à eux-mêmes, ne partant pas, contrairement à ce qu'ils disent - c'est d'ailleurs le cas également à la fin de première journée. 
Le travail du cadre/hors-cadre participe également à cet aspect cinématoqraphique. Cependant la fin du jour avec un coucher de soleil - lever de lune - relève plus du dessin animé. 
Et le duo Vladimir-Estragon renvoie indéniablement du cinéma comique américain. Les comédiens Charlie Nelson et Abbes Zahmani symbolisant à merveille des Laurel et Hardi complétés de Charlot et Buster Keaton dans un jeu ouvertement gaguesque. 
Mais ce n'est pas du cinéma muet. Même si la prose de Beckett est sobre, le texte est travaillé et les jeux de mots, les situations comiques - de répétition, d'opposition, d'humour grinçant - nous font toucher du doigt un monde d'absurdité où nous ne savons plus pourquoi nous sommes là, si ce n'est pour répéter le même geste, la même parole, pour tenir debout (et encore, la scène où tous sont à terre est époustouflante) tout simplement.
Le millefeuille est aussi dans le texte, entre ces dialogues-monologues de sourds, ou, quand on lâche la pensée, elle aussi finit par tourner en rond et à ne plus savoir où elle va. Ou dans les couches de mémoire qui se perdent - on ne sait plus ce qu'on vient de dire ou les souvenirs communs qui ont resurgi ne sont plus partagés.
Plurielle l'est aussi l'interprétation des comédiens, Alain Rimoux et Frédéric Leidgens (anciens compagnons de Vincent au TNS) dans un duo Pozzo - Lucky à charge contre le vieux monde qui se délite. Et une pensée pour Gaël Kamilindi en "garçon", alerte messager de God(ot) pour dire qu'il ne viendra pas, mais qu'il faut croire qu'il viendra le jour suivant...
N'oublions pas la collaboration des vieux compagnons de route de Jean-Pierre Vincent que sont Bernard Chartreux pour la dramaturgie et Jean-Pierre Chambas qui nous a créé un nulle part sur une route désert(iqu)e et pourtant très "habitée".


Silence - Jean-Pierre Vincent - En Attendant Godot - TNS Strasbourg - Photo: lfdd


Pour tenir tout cela, il y a le silence, qui exprime magnifiquement tout ce que l'on ne sait pas, toute cette incertitude, ce temps où la pensée se perd, où on ne sait plus qui on est et ce qu'on attend. Et Jean-Pierre Vincent, par sa mise en scène, a réussi à faire tenir cette pièce avec ce silence de qualité en traduisant tout à fait Samuel Beckett qui disait dans sa correspondance: 
"Quant à dire qui je suis, d'où je viens et ce que je fais, tout cela dépasse vraiment ma compétence." Et comme pour y arriver, notre écrivain irlandais a écrit cette pièce après la guerre en Français, dont il dit : 
"Depuis 1945 je n'écris plus qu'en Français. Pourquoi ce changement. Il ne fut pas raisonné...  Je vous donnerai quand même une piste: le besoin d'être mal armé."

En Attendant Godot
au TNS à Strasbourg, jusqu'au 28 novembre 2015
aux Bouffes du Nord à Paris, du 4 au 27 décembre 2015

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche

dimanche 15 novembre 2015

Contre la folie, la parole, contre la violence, la solidarité, rester soi et avancer...

En moins d'un an, deux attentats meurtriers ont frappé la France, tué des innocents, les premiers plus connus et ciblés pour cela, ceux de ce vendredi 13 novembre, des personnes qui pourraient être vos frères et soeurs, vos enfants, vos parents.
Ces attentats sont perpétrés par des personnes embrigadées par d'autres qui ont une volonté délibérée de déstabiliser l'équilibre politique et économique du monde.

A cela il faut répondre par l'unité, la solidarité, la dignité, la fermeté. Il faut s'opposer, chacun à sa manière et à son niveau à cette folie. Mais il faut continuer à vivre, à s'engager dans ses conviction de paix et de partage, et participer à la construction d'un monde meilleur, plus humain. Chacun avec ses moyens et ses actions.

Pour ma part, au risque d'en surprendre certains, je vais le faire sous le signe de l'humour (mais, en creusant un peu? pas que...) qui est une arme contre la bêtise aussi. 

Hier, j'ai publié une page un peu noire, en signe de deuil, aujourd'hui, après les feuilles mortes d'un jaune lumineux, quelques chansons qui renvoient avec distance à l'actualité...


Feuilles mortes- Photo: lfdd


En TVA, deux pensées de René Char:

"Signe ce que tu éclaires, non ce que tu assombris."
“L'homme est capable de faire ce qu'il est incapable d'imaginer.”


Feuilles mortes- Photo: lfdd


Et les chansons sont: "Le Chant des Partisans", interprété par Nick Cave et - Bertrand Cantat.





Bertrand Cantat que l'on retrouve en duo avec Brigitte Fontaine pour la chanson "Les Vergers":





"Tous les jours à midi on rassasie les saints
le soleil amoureux exerce sa violence
des ruisseaux de mercure envahissent les mains
et des oiseaux dorés meurent dans le silence
nous sommes tous ici
pour pleurer et sourire
nous sommes tous ici
pour choisir nos prisons
nous sommes tous ici
pour tuer nos délires
nous sommes tous ici
pour mourir de raison
j’aimais trop les vergers lorsque j’avais trois ans
un jour il y a eu quelqu’un ou quelque chose
un passant qui a dit quelques mots en passant
un soldat enterré sous le buisson de roses
il ne faut pas pleurer disait l’araignée noire
et elle consolait les enfants affligés
à l’heure où le soleil descendait pour nous boire
à l’heure où je te parle à l’heure des vergers
sommes-nous tous ici
pour pleurer et sourire
sommes-nous tous ici
pour choisir nos prisons
sommes-nous tous ici
pour tuer nos délires
sommes-nous tous ici
pour mourir de raison"



La même Brigitte Fontaine, toujours avec Bertrand Cantat avec 
"Bis baby boum boum":





"De Baltimore à Bab-el-Oued 
j'allais bramer dans les bastringues 
avec un buriné bipède 
qui bandait pas pour le burlingue 

Dans ce bar branché bipolaire 
à fair' basculer les bell' mères 
j'allais besogner le brouillard 
avec un tambour de bazar 

J'allais baver pour les babas 
et les broutards à boucles blondes 
des petit's bull's de Baraka 
et des bonbons pour les James Bond 

BABY BOUM BOUM FAUT FAIRE UN BREAK
Y'EN A RAS L'BOL DE CES BLANCS-BECS 
QUI BAND'NT QUE POUR LE BAZOOKA 
POUR LA BAGARRE ET LE BRANLE-BAS 
BABY BOUM BOUM 
BABY BOUM BOUM 
BABY BOUM BOUM"


Pour revenir à des valeurs sûres et connues, je termine avec une chanson de Georges Brassens: "Mourir pour des idées":





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche 

samedi 14 novembre 2015

Croix Noire, Carré Noir, Rond Noir: il y a 100 ans naissait le Suprématisme...

Vivons et avançons..


Croix Noire - Carré Noir - Rond Noir - Malevitch - Beyeler à Bâle - Photo: lfdd

L'homme est capable de tout.... 

Chacun est responsable de soi et des autres....


Une pensée (parmi d'autres) et pas forcément de circonstance d'Horace Engdahl dans "Café existence" cité dans le Monde des livres du vendredi 13 novembre:

"Il existe des personnes prêtes à dépenser vingt ans de leur vie à élaborer une philosophie qui prouverait que la politesse c'est de la barbarie plutôt que de reconnaître qu'elles ont commis la faute de n'avoir pas dit bonjour à leur voisin.


Bon samedi

La Fleur du Dimanche

vendredi 13 novembre 2015

Le hasard des rencontres: Coup de foudre et éclairs...

Le hasard des rencontres: Coup de foudre et éclairs attirent la foule, mais les orages aussi, attirent l'attention.

J'avais noté que le billet du 25 octobre "Un coup d'oeil, un coup de foudre... et j'avale la foudre...avait connu un succès assez fulgurant. S'il continue sur sa lancée, il va rentrer dans le top 10 "historique" de La Fleur du Dimanche - parmi les 530 "billets" publiés depuis février 2011 en moins d'un mois, un exploit !

Mais qu'est-ci qui attire autant ?
Le frisson, l'amour de l'éclair subi - ou subit ? 

En tout cas le "coup de foudre" semble partagé. 
Et comme je le notais en titre, il y a aussi le hasard des rencontres... 
En l'occurrence, ce sont les rencontres qui auront lieu ce week-end à Strasbourg des chasseurs (ou plutôt des observateurs) d'orage.
C'est le séminaire annuel de KERAUNOS, premier bureau d’études français spécialisé dans la prévision et la gestion des phénomènes orageux, qui se tient ce samedi 14 et ce dimanche 15 novembre à Strasbourg.
Leur programme est en ligne ici:
http://www.keraunos.org/recherche/seminaires/2015.html
Mais le séminaire semble complet.

Pour ne pas être en reste, je vous renvoie d'une part vers l'article paru dans les DNA du 12 novembre intitulé "Fous d'Orages" et vers le site Facebook de Lucas Adler, chasseur d'orage qui dit: "Un orage, c’est une rencontre avec l’immensité, la puissance du ciel. On se retrouve seul face à une puissance brute".

Je vous propose une image de sa chasse. Vous pourrez en voir d'autres sur le site de Keraunos - le dieu de la foudre, bien sûr:

Orage de Lucas Adler

Je vous invite également à jeter un coup 'oeil à son tumblr... Impressionnant et beau !

Pour finir, sachez qu'il y a des lieux propices aux "coups de foudre". En Alsace apparemment du côté de Zehnacker dans le Bas-Rhin ou de Dolleren dans le Haut-Rhin.

Bonne chasse et ne prenez pas trop de coups !

La Fleur du Dimanche

jeudi 12 novembre 2015

ST-ART 20ème - top départ dans 15 jours

Il y a des impatients, qui veulent savoir ce qu'ils vont voir, il y a les pressés qui essaient d'avoir des invitations pour le vernissage, il y a les sceptiques qui se demandent si ST-ART sera encore ST-ART, il y a les pessimistes qui pensent qu'il n'y aura presque plus de galeries, il y a les optimistes qui pensent que la nouvelle direction va lancer une nouvelle dynamique, il y a les curieux qui se demandent quels sont les nouveaux qui vont venir et qui des anciens va revenir, il y a les objectifs qui se disent qu'il n'y a pas photo, vu qu'avec Bettina Rheims on va en finir avec les clichés,  et vous, à quoi vous attendez-vous à ST-ART ?

Ouvrez les yeux, La Fleur du Dimanche va vous permettre de préparer votre visite de cette vingtième édition de la Foire d'Art Contemporain de Strasbourg:


Isabelle Chapuis - Duy Anh Nhan Duc - Dandelion#05

Et cela devrait bien se passer, vu que pour les lunettes nous avons la fleur fétiche de La Fleur du Dimanche, le Dandelion - Taraxatum - pissenlit. Et la photo annonce la couleur: vous l'avez compris, un art nouveau prend sa place d'Art à part entière.
Il n'y a qu'a traverser le Rhin pour se rendre compte qu'à la Fondation Buda à Baden-Baden, l'exposition du moment est consacrée à Andreas Gursky (nous y reviendrons) l'artiste qui a vu une de ses photos vendue 4,3 millions de dollars.
Nous avions aussi déjà l'année dernière un espace réservé à la collection de photographies de Madeleine Millot-Durrenberger.
Cette année, ce sera la Maison Européenne de la Photographie qui prend le relais et présente une exposition monographique de Bettina Rheims:


Bettina Rheims - Breakfast with Monica Bellucci - (c) Bettina Rheims 

Il n'y aura pas que la MEP qui montrera de la photo... D'autres galeries ont fait le choix de mettre la photo à l'honneur, comme la Galerie Bettina (dont vous avez l'illustration du travail d'Isabelle Chapuis ci-dessus avec Dandelion#5.
Il y a aussi la Galerie Mazel de Bruxelles qui présent le travail d' Antoine Rose: "Red_Lobster":



St-Art - Galerie Mazel - Antoine Rose  - Red Lobster 2015.


Ou encore la galerie Bettina Von Arnim qui présente "Ecce Homo", une oeuvre phare de Sébastien Salamand, dit Le Turk: 



St-Art- Galerie Bettina von Arnim -  Sébastien Salamand dit Le Turk - Ecce Homo

Il y en a encore d'autres, comme Hans Silvester présenté par la Galerie Pome Turbil de Lyon:

Hans Silvester - Galerie Pome Turbil


Le photographe, né à Lörrach en 1938 et qui fait de la photo depuis qu'il a 14 ans est membre de l'agence Rapho et nous propose "Les enfants bergers", son regard sur les peuples de la vallée de l'Omo en Ethiopie, pays où il a déjà fait plus de 20 séjours. 

Ceci n'est qu'une vue apéritive de ST-ART, le programme est bien plus riche et je vous en présenterai bientôt  d'autres aspect - et bien sur les autres arts - dont bien sûr les "peintres" et, autre nouveauté, l'édition (à suivre).

Bon Start !

La Fleur du Dimanche

mercredi 11 novembre 2015

11 novembre, chanson pour la Paix

En ce jour de commémoration, un voyage dans le souvenir - d'il y a deux ans : "La Mémoire en pensée se souvient" - et dans le souvenir du siècle dernier....

Bouquet souvenir - Photo: lfdd


Et pour rebondir sur le billet de dimanche dernier, avec Rita Berger, qui justement nous chante aussi une chanson chantée par les hommes par-delà les frontières et par-delà les lignes de front: 
Lili Marleen:



Lily Marlène Lili Marleen Nita Berger


Et souvenez-vous de Rainer Werner Fassbinder et Hanna Schygulla dans le film éponyme ":





Bons Souvenirs

Bonne journée

La Fleur du Dimanche

dimanche 8 novembre 2015

Oublie-moi ! Oublie la Fleur du Dimanche, et pars...

Allez, on va boucler la boucle... Après la disparition, la réapparition après cette nécessaire disparition, le coup de foudre - qui apparemment vous a beaucoup plus (c'est meilleure progression des pages lues depuis le début, elle devrait arriver dans le Top 10 des pages très bientôt) et le souvenir de la première fois, le billet du jour va prendre à rebours ce "Ne m'oublie pas" - Vergissmeinicht:


Myosotis - Photo: lfdd

Vous l'avez reconnue, c'est la fleur du souvenir éternel, mais comme nous en parlions dimanche dernier, il faut quelquefois "oublier"...

Que ce soient "nos chers disparus", un débat a été ouvert par les lecteurs du blog, et comme le dit Edgar Hilsenrath:

"Nous ne devons pas oublier les morts. Mais nous ne devons pas non plus continuer de vivre avec eux."

Mais il faut également oublier tout simplement comme le dit Agnès Desarthe (dont j'avais parlé en mai 2015: "Douliton"):

"Quand on cherche, il faut, à tout prix, oublier que l'on espère trouver."


Myosotis - Photo: lfdd

Mais l'injonction "Oublie-moi" est quelquefois le constat d'un "coup de foudre" qui s'achève (mal quelquefois au moins pour l'un des deux)...  
Allez, courage et écoutez le conseil de Nita Berger: 

"Oublie-moi"

Oublie-moi, ô mon amour
Quand on oublie, je sais aussi que l'on pardonne
Oublie-moi et sans retour
Effeuille au vent les souvenirs que j'abandonne
Oublie-moi, c'est bien ton tour
D'aimer un coeur qui te comprenne et qui se donne
Oublie-moi
Oublie tous nos secrets
Et sans regrets
Pars, oublie-moi

Chéri, je sais combien tu m'aimes
Pourtant, ce soir, tu vas partir
Mon coeur n'est déjà plus le même
Alors à quoi bon nous mentir

Un jour, tu comprendras peut-être
Pourquoi je n'ai rien dit ce soir
Ton coeur peut mourir et renaître

Le mien, vois-tu, n'a plus d'espoir!






Plus près de nous, Les Chaussettes noires ont donné le même conseil en version Rock: "Oublie Moi"; mais en prévision...




On a failli les "oublier, les revoici:





Tout comme Michel Berger (est-il de la famille de Nita?), avec Véronique Sanson de sitôt: 





Et Jacques Higelin, lui, reprend le conseil de Michel "Tourne-moi le dos, oublie-moi de sitôt" en chantant "Pars":




"Pars, surtout ne te retourne pas
Pars, fais ce que tu dois faire sans moi
Quoi qu'il arrive je serai toujours avec toi
Alors pars et surtout ne te retourne pas !

Oh pars... mais l'enfant

L'enfant il est là
Il est avec moi
C'est drôle quand il joue
Il est comme toi, impatient
Il a du coeur, il aime la vie
Et la mort ne lui fait pas peur.

Alors pars

Surtout ne te retourne pas
Oh pars !
Mais qu'est ce que t'as ?

Oh pars... et surtout reviens-moi!"


Donc, pour le faire revenir, nous allons le faire chanter avec Isabelle Adjani "Je ne peux plus dire je t'aime":




"Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi.
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi.

Si la solitude te pèse
Quand tu viens à passer par là,
Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.

Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper.
Trop de serpents sous les caresses,
Trop d'amour à couteaux tirés.

Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin.
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin.

Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi,
Toi et moi ne sommes plus les mêmes,
Pourquoi l'amour vient et s'en va.

Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici,
Et qu'un ami t'a oubliée,
Tu peux toujours compter sur moi.
Et qu'une amie t'a oublié,
Tu peux toujours compter sur moi."



Pour clore cette série de demandes de séparation, une en anglais, chantée par Mary Lambert - "Forget Me":



"did you forget me 
i wish i could say that i never left 
sorry just sounds stupid and quiet 
in this house 
did you forget me 
letters don't talk 
and my crying's too loud 
paper's no palm, 
and i wonder where yours are at 
paper's no palm 
and i bet you'd laugh at that 
did you forget me 
please forget me 
cigarette out like our dying light 
i could love you if you would let me 
did you forget me 
please come get me 
please come get me"


Bon Dimanche 

Et surtout,  oubliez-moi !

La Fleur du Dimanche