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dimanche 18 décembre 2016

Coleus pas Koleos, Renaud pas Renault, pêcheur pas pécheur, hameçon pas âme soeur, poisson pas on dîne..

Dimanche dernier, je vous parlais de la réalité - et de ce que l'on peut en voir si l'on ne regarde pas :
"Regardez là, il y a une fleur, c'est une fleur, mais puisque je vous dit que c'est une fleur...". Ce que voit l'ivrogne, explique Rosset, c'est que "son regard restera, comme toute chose au monde, étranger à ce qu'il voit, sans contact avec lui.

Il y a une différence entre la réalité et ce que l'on voit, de même qu'il y a une différence entre moi et vous, et aussi entre moi et Nathalie* qui dit:

"Les encouragements, je me les fabrique moi-même. Il n'est pas dit que les miens puissent devenir les vôtres, je veux dire par là que je ne promets rien, mais que je n'empêche personne non plus. Je n'empêche personne d'y mettre le nez, de repérer des ressemblances, des informations sur l'époque ou l'année en cours, des éléments - utiles ou pas. Ce que vous en ferez, c'est votre affaire. Si ça vous amuse, tant mieux. Et si vous y voyez le moyen de sortir d'une impasse ou une une explication possible à l'impasse dans laquelle vous vous êtes fourré, tant mieux aussi. Ce qui suit concerne tout le monde - en ce sens, et comme on le verra ultérieurement, je n'ai pas pris de risque. Je ne dis pas que l'ensemble soit pépère : on pourra toujours continuer à me reprocher les sauts du coq à l'âne, les problèmes de ponctuation, les allusions obscures, les paragraphes trop longs et les chapitres trop courts, etc., on pourra toujours tâcher d'excuser tout ça par la poésie, dire que ce n'est pas grave puisque c'est expérimental, ou dire au contraire que c'est du lourd, que ça sent le vécu, la tranche. Je vais résumer mon point de vue simplement : ce n'est pas parce que ce n'est pas pépère qu'on ne peut pas le lire, si tant est que ce ne le soit pas - pépère.

En signalant que ce qui suit concerne tout le monde, je ne viens pas poser qu'il y aurait là quelque chose démocratique d'emblée, littérature pour tous - c'est le genre d'option qui n'est jamais gagnée, pas plus en art qu'en politique, ça se travaille continûment, d'un bout à l'autre, avec des hauts et des bas, des rattrapages, des remords, il ne faut pas être fainéant.
...."


La fleur du jour sera une feuille de coléus:

Coleus - Photo :lfdd

Et c'est très drôle parce que le nom de cette plante vient du grec Koléus qui signifie "fourreau" (vagin) mais le mot Coleus en latin signifie "testicule" 


Coleus - Photo :lfdd

Et cela nous ramène au Texte à Valeur Ajoutée du début de ce billet qui est extrait du livre* qui parle de Brigitte**  


Coleus - Photo :lfdd

La plante m'a également forcément envoyé - via google - non pas dans les orties - qu'il ne faut pas confondre avec un coléus - mais sur la célèbre voiture de Renault.... que je ne connaissais pas si transgressif au niveau du nom. 


Hameçons préhistoriques japonais


Et le TVA prévu au départ - l'histoire d'hameçons vieux de plus 22.000 ans trouvés sur l'île d'Okinawa au Japon m'a montré la voix de Renaud puisque les chansons autour du pêcheur (dont la pêche à la baleine a eu son heure de gloire le 05/05/2015 : Avez-vous trouvé des Oeufs dans le nid de la Baleine?) sont chantées aujourd'hui par Renaud, Brassens et Gréco:






Le Pêcheur:

On dirait un fanatique
De la cause halieutique,
Avec sa belle canne et
Son moulinet.
Mais s'il pêche, c'est pour rire,

Et l'on peut être certain
Que jamais sa poêle à frire
Vit le plus menu fretin.
La pêche, à ce qu'on raconte,
Pour lui n'est en fin de compte
Qu'un prétexte, un alibi –
On connaît pis –
Un truc, un moyen plausible
De fuir un peu son chez-soi
Où sévit la plus nuisible
Des maritornes qui soient.
Avec une joie maligne,
Il monte au bout de sa ligne
Tout un tas d'objets divers :
Des bouts de fer,
Des paillassons, des sandales,
Des vieilles chaussett's à clous,
Des noyés faisant scandale
Aussitôt qu'on les rennfloue.
Si, déçu par une blonde,
Pensant faire un trou dans l'onde,
Tu tiens plus à te noyer
Qu'à te mouiller,
Désespéré, fais en sorte
D'aller piquer ton plongeon,
De peur qu'il ne te ressorte,
A l'écart de son bouchon.
Quand un goujon le taquine,
Qu'un gardon d'humeur coquine
Se laisse pour badiner
Hameçonner,
Le bonhomme lui reproche
Sa conduite puérile,
Puis à sa queue il accroche
Un petit poisson d'avril.
Mais s'il attrape une ondine,
L'une de ces gourgandines,
Femme mi-chair mi-poisson,
Le polisson – 
Coup de théâtre – dévore
Tout cru le bel animal :
Une cure de phosphore,
Ça peut pas faire de mal.
Quand il mourra, quand la Parque
L'emmènera dans sa barque,
En aval et en amont,
Truites, saumons,
Le crêpe à la queue sans doute,
L'escorteront chagrinés,
Laissant la rivière toute
Vide, désempoissonnée.
Lors, tombés dans la disette,
Repliant leurs épuisettes,
Tout penauds, tout pleurnicheurs,
Les vrais pêcheurs
Rentreront chez eux bredouilles
Danser devant le buffet,
Se faisant traiter d'andouilles
Par leur compagne. Bien fait !

Un fidèle lecteur m'ayant fait remarquer que ce n'est pas Brassens qui chante, je rajoute pour compenser une version russe du pêcheur chantée par Brassens - ou son double vodka:






Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

* j'ai volontairement laissé la citation en police droite et pas italique pour montrer l'italique de "littérature pour tous". 
Par ailleurs, je me permets d'appeler par son prénom Nathalie Quintane, l'ayant fréquentée dimanche dernier, elle en devient une "connaissance" et je me suis permis de citer l'intégralité du début de son livre parce que ce qu'elle dit résonne et raisonne avec la réflexion de ce blog où le TVA se veut aussi important que la - ou les - photographie(s) de fleurs, même si vous ne lisez pas toujours le texte parce que vous pensez que le texte est plus difficile à lire que la photographie. Et même si en le lisant, vous n'êtes pas toujours d'accord avec le texte.... Mais ce n'est pas non plus l'objectif du texte, l'important.
Et je reste fièle à l'objectif premier annoncé à la naissance de ce blog (le 20 février 2011) où je disais:
"Ce site va « ac-cueillir » des fleurs issues du paysage naturel ou  intérieur et les partager avec vous en vous donnant rendez-vous une fois par semaine pour cette pause/pose.
Les Fleurs du Dimanche sont gratuites…, et je rajoute chaque dimanche le TVA, Texte à Valeur Ajoutée, en rapport ou non avec l’image du jour, qui vous invite, en plus de la simple* contemplation, à partager et pourquoi pas réagir sur une pensée* ou un texte pour, je l’espère, vous rendre acteur/trice de cet échange. "
Je termine en dévoilant - si vous ne l'avez déjà deviné, le nom de Nathalie : Quintane et le titre du livre dont je vous ai offert le début: "Crâne chaud" - et pas chauve !  ;-) paru chez POL en 2012.
** Crâne chaud parle d'amour et de Brigitte Lahaye...

dimanche 10 avril 2016

Vivre et exister: s'ouvrir et sortir de soi, vérifier si c'est la vie...

J'avais annoncé lui acheter des roses, mais finalement celles-ci se sont transformées en tulipes... 
Et les tulipes, comme le disait la fleuriste: "Pas trop d'eau"...
Et la fleuriste a raison.... 
La fleur du jour va voir la chronique d'une existence....


Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd




Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Et pour ponctuer l'existence de ce bouquet de tulipes, je vous propose un petit parcours autour du concept d'exister...

Et comme je le disais dans le titre, "Exister, c'est s'ouvrir". Comme les tulipes:


Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Mais, à trop s'ouvrir....
Comme le dit Michel Tournier dans "Vendredi ou les limbes du Pacifique":

"Exister, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire être dehors, sistere ex. Ce qui est l’extérieur existe. Ce qui est à l’intérieur n’existe pas. […] C’est comme une force centrifuge qui pousserait vers le dehors tout ce qui remue en moi, images, rêveries, projets, fantasmes, désirs, obsessions. Ce qui n’ex-siste pas in-siste. Insiste pour exister."


Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Et plut tôt, Plutarque disait:
"Il faut vivre et non pas exister."

Cette dichotomie, François Jullien essaie d'en résoudre l'opposition dans son dernier livre "Vivre en existant. Une nouvelle Éthique" qu vient d'être publié par les éditions Gallimard.

Il en parle ainsi:
"Entre ces deux grands termes rivaux, l’être et le vivre, exister est le verbe moderne qui fait lever un nouveau possible. Mais comment décrire l’existence sans plus construire – comme la philosophie l’a fait de l’Être – en s’en tenant au ras du vécu ? Je cherche ici des concepts qui décolleraient le moins de l’expérience : on reste dans l’adhérence au vital ou l’on en désadhère. Car exister, c’est d’abord résister. Sinon ma vie s’enlise ; ou bien elle peut basculer. Elle s'amorce et se résorbe – plutôt qu’elle ait "début" et "fin". Elle reste prise dans le "dur désir de durer" ou bien je peux en émerger. Ou si seul le phénoménal existe, il faudra reconnaître ce qui s’y ouvre de faille (tel le "sexuel") ou qui l'excède : la rencontre de l’Autre. Car si vivre, c’est déjà dé-coïncider d’avec soi (sinon c’est la mort), exister est ce verbe nouveau qui, détaché de l’Être, promeut cette désadéquation en ressource. "Ex-ister", c’est en effet, littéralement, "se tenir hors" – il faudra dire de quoi. Ou comment émerger du monde, mais dans le monde, sans verser dans l’au-delà de la métaphysique? De là se dégage une nouvelle Éthique qui ne prêche pas: vivre en existant."

Comme le dit Roger-Pol Droit dans le Monde des Livres du 8 avril:
"Exister" Le terme suppose en effet de sortir de soi, d'émerger du monde. Il évoque l'exigence de défaire routines, contraintes, adhérences pour dessiner de nouveaux possibles. Ainsi répète-t-on tristement "c'est la vie" quand on se résigne à accepter ses pesanteurs et répétitions. 
Exister suppose exactement le mouvement inverse."

Si vous voulez en savoir davantage sur cette démarche et que vous êtes à Paris le 14 avril, vous pouvez  rencontrer l'auteur lors d'une conférence à 18h00 à Paris à la Fondation Maison des Sciences de l'Homme.

Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd

Pour ce qui est des chansons sur le concept, il y en a peu et peu philosophiques, je trouve.

J'en ai découverte une, bien cachée et pas connue (si quelqu'un la connaissait, faites-moi signe...).

Il s'agit littéralement de "Exister" de Serge Franklin (1968)




Comme les paroles ne sont pas très audible, je vous les offre...

"Vous vous êtes levé, et bien sûr il pleuvait
Vous vous êtes rasé, vous vous êtes coupé
En faisant le café, vous vous êtes brûlé
Exister
Exister
Exister

Une lettre posée là sur la cheminée
Qui semble vous narguer dit qu'elle vous a quitté
Vous froissez le papier entre vos doigts serrés
Exister
Exister
Exister

L'argent vous f'sait marcher dans les rues surpeuplées
Les gens semblent posés sur l'asphalte mouillé
Tout commence à tourner, vous avez la nausée
Exister
Exister
Exister

Vous rentrez vous cacher chez vous un tour de clef
Le miroir étonné vous regarde parler
Dans l'encens la fumée, surtout ne plus penser
Exister
Exister
Exister
Exister
Exister
Exister… 


Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Un autre plus sur le mode impératif et plus connue (?), de François Feldman "Existe"






Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Sinon, exister semble très très difficile, un grand combat qu'ont essayé de mener et Johnny et Patrick Bruel et "le plus dur reste à faire..."

Patrick Bruel - Pour exister

Et Johnny Halliday:



En voici les paroles:

"J'ai passé tellement de temps à regarder en arrière
A voir passer des gens au regard éphémère
J'ai passé tellement de nuits à courir derrière tout
A courir vers ma vie, pour ne pas devenir fou

A croiser des destins faits de haine et d'ennui

de larmes versées pour rien au milieu de mes nuits
J'ai peut-être joué ma vie sous de drôles de lumières
Mais j'ai toujours pensé que le plus beau reste à faire

Pour exister

Et pour gagner
Toutes les batailles que le temps me force à jouer
Et pour tenir
Malgré le pire
Les poings serrés sans rien dire apprendre à souffrir"



Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Pour Marilou, cela ne se conçoit qu'à deux - Exister à deux: 



"Viens t'abandonner, qu'on oublie nos mal d'aimer
Viens, pour oublier qu'on aurait pu se manquer

Malgré qu'on ait jamais eu d'amour

Sans qu'ils nous emprisonne au détour
Malgré qu'on ait jamais cru au jour
Où on serait libre d'exister à deux

Viens t'abandonner dans mon amour sans tomber

Juste ici mon amour
Entre aujourd'hui et toujours"


Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Certains se posent la question de l'existence de l'Amour ou de Dieu 


Jean-François Michael Si l'amour existe encore




Claude Dubois - SI DIEU EXISTE:





Brassens de son côté le prend avec humour: 
"Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère."
Et Maxime Le Forestier lui rend hommage - à Georges, pas à Dieu...

Dieu s'il existe. Le Forestier - Brassens:



"Au ciel de qui se moque-t-on ?
Etait-ce utile qu'un orage
Vînt au pays de Jeanneton
Mettre à mal son beau pâturage ?
Pour ses brebis, pour ses moutons,
Plus une plante fourragère,
Rien d'épargné que le chardon !
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère."


Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd

Julie Zenatti a rencontré l'amour:
"L'amour existe encore" - Julie Zenatti / 20 Septembre 





Mais d'autres, comme Joe Dassin se posent la question de la non existence de l'autre:
 Joe Dassin - Et si tu n'existe pas:






Chronique d'une tulipe annoncée - Photo: lfdd


Et Art Mengo nie carrément l'existence de la mer:

"La mer n'existe pas 
Parfois nous la rêvons 
Mais elle n'existe pas 
Ce n'est qu'une intuition.."

ART MENGO - La mer n'existe pas



Et Farruko, celle de l'Amour:

El Amor No Existe - Farruko [Audio Original] [Letra]





Bon Dimanche et existez bien, et surtout vivez et sortez!

La Fleur du Dimanche

dimanche 15 novembre 2015

Contre la folie, la parole, contre la violence, la solidarité, rester soi et avancer...

En moins d'un an, deux attentats meurtriers ont frappé la France, tué des innocents, les premiers plus connus et ciblés pour cela, ceux de ce vendredi 13 novembre, des personnes qui pourraient être vos frères et soeurs, vos enfants, vos parents.
Ces attentats sont perpétrés par des personnes embrigadées par d'autres qui ont une volonté délibérée de déstabiliser l'équilibre politique et économique du monde.

A cela il faut répondre par l'unité, la solidarité, la dignité, la fermeté. Il faut s'opposer, chacun à sa manière et à son niveau à cette folie. Mais il faut continuer à vivre, à s'engager dans ses conviction de paix et de partage, et participer à la construction d'un monde meilleur, plus humain. Chacun avec ses moyens et ses actions.

Pour ma part, au risque d'en surprendre certains, je vais le faire sous le signe de l'humour (mais, en creusant un peu? pas que...) qui est une arme contre la bêtise aussi. 

Hier, j'ai publié une page un peu noire, en signe de deuil, aujourd'hui, après les feuilles mortes d'un jaune lumineux, quelques chansons qui renvoient avec distance à l'actualité...


Feuilles mortes- Photo: lfdd


En TVA, deux pensées de René Char:

"Signe ce que tu éclaires, non ce que tu assombris."
“L'homme est capable de faire ce qu'il est incapable d'imaginer.”


Feuilles mortes- Photo: lfdd


Et les chansons sont: "Le Chant des Partisans", interprété par Nick Cave et - Bertrand Cantat.





Bertrand Cantat que l'on retrouve en duo avec Brigitte Fontaine pour la chanson "Les Vergers":





"Tous les jours à midi on rassasie les saints
le soleil amoureux exerce sa violence
des ruisseaux de mercure envahissent les mains
et des oiseaux dorés meurent dans le silence
nous sommes tous ici
pour pleurer et sourire
nous sommes tous ici
pour choisir nos prisons
nous sommes tous ici
pour tuer nos délires
nous sommes tous ici
pour mourir de raison
j’aimais trop les vergers lorsque j’avais trois ans
un jour il y a eu quelqu’un ou quelque chose
un passant qui a dit quelques mots en passant
un soldat enterré sous le buisson de roses
il ne faut pas pleurer disait l’araignée noire
et elle consolait les enfants affligés
à l’heure où le soleil descendait pour nous boire
à l’heure où je te parle à l’heure des vergers
sommes-nous tous ici
pour pleurer et sourire
sommes-nous tous ici
pour choisir nos prisons
sommes-nous tous ici
pour tuer nos délires
sommes-nous tous ici
pour mourir de raison"



La même Brigitte Fontaine, toujours avec Bertrand Cantat avec 
"Bis baby boum boum":





"De Baltimore à Bab-el-Oued 
j'allais bramer dans les bastringues 
avec un buriné bipède 
qui bandait pas pour le burlingue 

Dans ce bar branché bipolaire 
à fair' basculer les bell' mères 
j'allais besogner le brouillard 
avec un tambour de bazar 

J'allais baver pour les babas 
et les broutards à boucles blondes 
des petit's bull's de Baraka 
et des bonbons pour les James Bond 

BABY BOUM BOUM FAUT FAIRE UN BREAK
Y'EN A RAS L'BOL DE CES BLANCS-BECS 
QUI BAND'NT QUE POUR LE BAZOOKA 
POUR LA BAGARRE ET LE BRANLE-BAS 
BABY BOUM BOUM 
BABY BOUM BOUM 
BABY BOUM BOUM"


Pour revenir à des valeurs sûres et connues, je termine avec une chanson de Georges Brassens: "Mourir pour des idées":





Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche 

dimanche 1 juillet 2012

Marguerite et Coquelicot, nos fleurs des champs préférées

C'est le retour de l'été, les longues journées et - quelquefois - la chaleur, entre deux orages....
Dans les champs et les prés, les marguerites fleurissent et se font effeuiller, et les coquelicots se dressent sur le ciel bleu.


Marguerite - Photo: lfdd


Cette marguerite, je la dédie - je la lui ai promise - à Maguy, fidèle et adorable lectrice de La Fleur du Dimanche, et je lui dédie le TVA du jour. Pour le coquelicot, ce sera pour sa fille, qui adore les fleurs rouges - me trompe-je?. 


Coquelicot - Photo: lfdd


Le TVA est un poème de Robert Desnos, tiré de "Chantefleur":



"C’est sur la tour Quiquengrogne
Marguerite de Bourgogne,
Marguerite de Navarre,
J’entends sonner la fanfare :
Un peu, beaucoup, vraiment,
Un peu plus, doucement,
Et passionnément."


Je ne vous mettrai que le début du poème de Ronsard:

"A Madame Marguerite"


Il faut que j’aille tanter
L’oreille de Marguerite,
Et dans son palais chanter
Quel honneur elle mérite..."


Mais par contre, petit clin d'oeil d'humour - cela manquait un peu ces derniers temps - un mot de Brassens qui dit:


"Les serments d'amour m'irritent, - se plaignait la marguerite. - Aussitôt que débute une affaire sentimentale, j'y laisse tous mes pétales."



Et pour ceux qui s'en souviennent, une référence cinématographique, c'est dans le film d'Henri Verneuil, "La Vache et le prisonnier" où Fernandel trouve un "champ de Marguerites" lors de son évasion d'Allemagne, alors une TVA prime, Fernandel et Marguerite réunis à la télévision française. Vous les verrez en cliquant ici:
http://youtu.be/yIVUdyqKhzY




Bon Dimanche


La Fleur du Dimanche